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[Programmation culturelle février à juin 2010]
[Programme culturel février 2010]
[Les visites guidées à l'Ecole]


 
Programmation culturelle février à juin 2010

 

Expositions

Galeries d’exposition du quai Malaquais
"Seven Day Week End / Week end de Sept Jours"
Œuvres des étudiants du programme de recherche La Seine de l’École nationale supérieure des beaux-arts, Paris, du 3e cycle du Royal College of Art, Londres et du LASALLE College of Arts, Singapour. Guillaume Aubry, Alan Butler, Jean-Baptiste Akim Calistru, Frederico Camara, Justin Coombes, Crionha Costello, Nadine Feinson, Benjamin Hochart, Chia-En Jao, Lucas Jodogne, Sarah Jones, Siulan Ko, Claire Makhlouf Carter, Hektor Mamet, Susan Olij, Estefania Penafiel Loaiza, Hephzibad Rendle-Short, Sima Salehi, Patrick Storey, Charwei Tsai.
Commissaire Clare Carolin, responsable adjointe du département «Curating Contemporary Art», Royal College of Art, Londres.
Exposition du samedi 13 au dimanche 21 février 2010, tous les jours sauf le lundi, de 13h à 19h.

"État d’âmes, une génération hors d’elle"
Jeune scène contemporaine turque avec Nevin Aladg, Nezaket Ekici, Extramucadele, Nilbart Gures, IDANS, Berat Isik, Necla Ruzgar, Canan Senol, Tayfun Serttas, Erinc Seymen, Ozlem Simsek, Cengis Tekin, Irem Tok, Nasan Tur
Exposition du mercredi 31 mars au dimanche 9 mai 2010, tous les jours sauf le lundi, de 13h à 19h.

"Exposition des Diplômés félicités par le jury en 2009" du vendredi 28 mai au samedi 10 juillet, tous les jours sauf le lundi, de 13h à 19h

Cabinet des dessins Jean Bonna, Palais des études
"Le Baroque en Flandres, Rubens, van Dyck, Jordaens"
Exposition du lundi 16 février au vendredi 7 mai 2010, tous les jours de 13h à 18h.
Exposition des dessins de François Bouillon du lundi 17 mai au vendredi 24 juillet 2010, tous les jours, de 13h à 18h.



Cinéma expérimental

Lundi 22 février de 10h à 13h45, au cinéma Le Saint-Germain-des-Prés.
Projection du film Les soviets plus l’électricité, un cinévoyage au pays qui n’existe plus, de Nicolas Rey et en sa présence (superautoproduction en Sviema color 16 mm, 2001, 3h, documentaire, couleur, France).
Trois heures de transports en commun : le tournage a eu lieu en août et septembre 1999. Il n’y a pas de chaos russe. Simplement l’«Europe» qui s’étend désormais jusqu’au Pacifique, et non plus jusqu’aux fantomatiques Monts Oural.


Histoire des expositions

Des Attitudes à Sensation.
L’Histoire de l’art contemporain ne saurait être analysée sans la prise en compte des expositions collectives qui ont jalonné la création du dernier tiers du XXe siècle. Ce cycle de conférences conçu par Erik Verhagen, maître de conférences en Histoire de l’art contemporain à l’Université de Valenciennes sur une invitation d’Elsa Cayo et de Djamel Tatah, vise à mettre en perspective certaines d’entre elles et cherche, à travers un dialogue engagé avec ses acteurs, spectateurs ou commentateurs, à en souligner la singularité et l’adéquation avec les mutations et bouleversements qui ont marqué les différentes tendances de l’art des années 1960 à 1990.
Mercredi 17 février à 17h Quand les attitudes deviennent forme, 1969 et la Documenta V, 1972 par Erik Verhagen, en présence de Jan Dibbetts/Mercredi 10 mars à 15h Jean-Hubert Martin, Les Magiciens de la terre, 1989/Mercredi 17 mars, à 17h Richard Leydier, rédacteur en chef d’artpress et Jean Clair, L’âme au corps, 1992, la Biennale de Venise 1995/Mercredi 31 mars à 17h, Erik Verhagen, la Documenta X, 1997 Charlotte Gould, maître de conférences en Etudes anglophones à l’Université de Paris III Sorbonne nouvelle, Sensation, 1997, les Young British Artists (Y.B.A.).

Cinéma documentaire

Mardi 9 mars à 17h Rencontre avec Sylvain George et André S. Labarthe, autour de la projection de la 3e partie de L’Impossible – Pages arrachées – (2009, 43’) de Sylvain George, et de l’épisode 12 de La Lutte de l’homme pour sa survie (1967-1971, 629’, 48’) de Renzo Rossellini sous la direction de Roberto Rossellini (projection rendue possible grâce à la collaboration de Fuori Orario-RAI 3). Je me suis armé contre la justice (Burn ! Burn ! Burn !). Paris. Manifestation du 19 mars 2009. Malgré tout, encore plus loin, Série télévisée qui traite de l’évolution scientifique de l’homme, de la préhistoire à la conquête de l’espace / Mercredi 10 mars à 18h Dans le cadre du projet Drancy /Bobigny, Projection en sa présence du film de Pierre Creton, Le paysage pour témoin. Rencontre avec Georges Arthur Goldschmidt (film documentaire, 2009, 30’, Production FACIM). Ce film accompagne Georges-Arthur Goldschmidt sur les lieux où il fut caché enfant pendant la guerre pour fuir le nazisme : un pensionnat, puis des fermes à Megève, en haute Savoie. Comment rendre compte de la mémoire de l’écrivain, de la littérature et de l’Histoire ? Pierre Creton accompagnera sa présentation d’autres extraits de films. Né en Allemagne en 1928, Georges-Arthur Goldschmidt est considéré comme l’un des meilleurs traducteurs de l’allemand de notre époque (Nietzsche, Kafka, Stifter, Handke…). Il est aussi essayiste (études sur Rousseau, Molière, Freud, Kafka) et l’auteur d’une œuvre romanesque : La traversée des fleuves, autobiographie, (Seuil, 1999) / Jeudi 11 mars à partir de 17h Rencontre entre Claudio Pazienza, cinéaste, et Jean-Louis Comolli, cinéaste et essayiste. Parcours à deux voix à partir de la projection de films et de vidéos d’artistes autour de la question du son, et du son «manquant». Jean-Louis Comolli, critique puis rédacteur en chef aux Cahiers du cinéma, auteur de nombreux ouvrages, a réalisé depuis 1968 plus de 30 films documentaires et de fiction. Il a enseigné à la Fémis et à Paris 8, à Strasbourg, Barcelone, Belo Horizonte, Genève, et fait partie de l’équipe des Ateliers Varan. «Claudio Pazienza est un cinéaste inclassable et important. C’est un inventeur, essayiste, penseur en cinéma, acteur de ses propres films qui sont comme des plongées dans le monde qui paraît proche et dont il nous fait entrevoir les abîmes.» (Claire Simon, Les Écrans documentaires 2007) / Vidéo performance Mardi 6 avril à 17h Groupes d’interventions R.E.P. Group/Non Grata/Chto Delat ? / Mujeres Creando / Internacional Errorista / Grupo Etcétera, par le peuple qui manque, Aliocha Imhoff & Kantuta Quiros D’Europe de l’Est (Russie, Ukraine et Estonie) à l’Amérique latine (Argentine et Bolivie), de nombreuses expériences collectives ont récemment surgi qui relèvent, au-delà de la performance, de l’intervention urbaine et d’actions artistiques sans séparation avec l’activisme politique.
Atelier public proposé par Les Yeux de l’Ouïe, projection suivie d’un débat avec les réalisateurs : Mercredi 10 février à 18h30 Kazakhstan, naissance d’une nation (2008, 65’), de Christian Barani et Guillaume Reynard. Ce film est le troisième volet d’une trilogie réalisée avec Guillaume Reynard sur le Kazakhstan contemporain. De vertigineuses tours de verre sortent de terre, financées par les exportations de pétrole. Christian Barani et Guillaume Reynard y regardent vivre la nouvelle oligarchie, dans les oripeaux standardisés et clinquants de la richesse. Un discours présidentiel de 1997 sur l’avenir du Kazakhstan ouvre le film, vantant aux «trois couches sociales, les riches, les classes moyennes et les pauvres», les infinies promesses du marché / Mercredi 3 mars à 18h30 Sombras (2009, 94’), d’Oriol Canals. Chaque année, des réfugiés viennent s’échouer inexorablement sur les côtes de l’Espagne. Comment montrer des personnes qui ont peur d’être vues ? Comment raconter leur histoire, alors qu’ils n’aspirent qu’à oublier ? / Mercredi 14 avril à 18h30 Semelles aux vents (2009, 80’), d’Olivier Mitterrand. Après 35 ans de vie en France, un quinquagénaire de nationalité algérienne veut obtenir la nationalité française. Ce film a été réalisé suite à un atelier, deux années de direction d’acteurs avec des habitants d’Alfortville et de Créteil, autour de leurs liens à leur terre d’origine, qu’elle soit étrangère ou française / Mercredi 12 mai à 18h30 (sous réserve), Une jeunesse amoureuse, film en cours de François Caillat, / Mercredi 9 juin à 18h30 La Chine est encore loin (2008, 120’), de Malek Bensmail,. Le 1er novembre 1954, près de Ghassira, un petit village perdu dans les Aurès, un couple d’instituteurs français et un Caïd algérien sont les premières victimes civiles d’une guerre de 7 ans qui mènera à l’indépendance de l’Algérie. Plus de 50 ans après, Malek Bensmaïl revient dans ce village chaoui, devenu «le berceau de la révolution algérienne».


Vie professionnelle

Quatre interventions permettent de prendre connaissance des approches, de professionnels de l’art, de leur program-mation et méthodes de travail.
Lundi 12 avril à 15h, amphi du mûrier, Xavier Franceschi, directeur du Plateau : présentation du F.R.A.C., du centre d’art le Plateau, du travail avec les jeunes artistes / Jeudi 6 mai à 15h, amphi du mûrier, Kamel Mennour, galeriste / Lundi 10 mai à 15h, amphi du mûrier, Sandra Terdjman, directrice de la Fondation Kadist. La fondation Kadist à la fois collection, lieu d’exposition et de résidence d’artiste / Lundi 17 mai à 15h, amphi du mûrier, Caroline Coll, directrice du Centre d’art l’Abbaye de Maubuisson et présidente du réseau d’art contemporain Tram.



Événement

Jeudi 10 juin à 18h Les ambigrammes : un art qui combine clarté, ambiguïté, beauté, humour par Douglas Hofstadter, professeur de sciences cognitives et de littérature comparée à l’université Indiana, Bloomington. Il est surtout connu pour son ouvrage Gödel, Escher, Bach, les brins d’une guirlande éternelle.



Portes ouvertes

Vendredi 25 juin de 11 h à 23 h et samedi 26 juin de 11h à 20h Un accès libre dans tous les ateliers, des projets d’étudiants dans tous les bâtiments de l’École, des événements, des concerts, des performances…



Des pratiques autres

Mercredi 12 mai à 15h Rencontre avec Daniel Jeanneteau, dans le cadre de la présentation de sa dernière création avec Marie-Christine Soma, Ciseaux, papier, caillou de Daniel Keene, du 5 mai au 5 juin 2010 au Théâtre National de la Colline. Daniel Jeanneteau, scénographe et metteur en scène, a étudié à l’école des Arts Décoratifs de Strasbourg puis à l’école du TNS. Il a rencontré Claude Régy en 1989, dont il a conçu les scénographies pendant une quinzaine d’années. Il dirige le Studio–Théâtre de Vitry depuis 2008. En collaboration avec le Théâtre National de la Colline.



Constructivismes

Cycle de conférences (une séance par mois, le vendredi) coordonné par Elie During, intervenant aux Beaux-arts de Paris et maître de conférences en philosophie à l’Université de Paris 10, Laurent Jeanpierre, maître de conférences à l’Université de Paris 8, Christophe Kihm, intervenant à la Haute école d’art de Genève, Dork Zabunyan, maître de conférences en études cinématographiques à l’Université de Lille 3.
Le constructivisme désigne une sensibilité (expérimentale) et une stratégie (critique). Il revient à poser que toute réalité est produite, et à en déduire une pratique. Les mouvements artistiques du XXe siècle en ont donné des versions contrastées, mais la notion est également opérante en mathématiques, en psychologie, en sociologie, etc. Le séminaire formule une hypothèse : du laboratoire à l’atelier, ces constructivismes communiquent et peuvent s’éclairer mutuellement. Artistes, historiens de l’art, philosophes et scientifiques s’emploieront à le montrer sur pièces.
Vendredi 19 février à 17h François Albera (spécialiste de cinéma, Université de Lausanne, Suisse) : «Quand, comment et où y a-t-il constructivisme au cinéma ?» / vendredi 12 mars à 17h Jean-Michel Salanskis, mathématicien et philosophe (Université Paris Ouest) : Geste constructif, pensée constructive / vendredi 9 avril à 17h Patrice Maniglier, philosophe (Université d’Essex, Grande-Bretagne) : La perspective du diable : constructions de l’espace figuratif / vendredi 14 mai à 17h Boris Charmatz, chorégraphe (Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne) : Être une école : une construction sans fin / vendredi 11 juin à préciser.



Artistes/rencontres/entretiens

Vendredi 19 février à 15h Rencontre avec Esther Shalev-Gerz à l’occasion de la rétrospective que lui consacre le Jeu de Paume (février-juin 2010) et de son exposition à la galerie Baudoin Lebon (mars-avril). Par le biais de l’installation, de la vidéo et de la photographie, Esther Shalev-Gerz interroge les fondements de la démocratie, la mémoire culturelle et collective dans son rapport à l’histoire personnelle, et les souvenirs individuels de chacun. L’élément constitutif des interventions est la participation de l’autre, celui à qui l’on s’adresse et dont l’image et la parole / l’écoute nous regarde, nous concerne, nous produit. L’implication ainsi créée et les expériences qui en résultent laissent leurs traces dans la mémoire active de chaque intervenant. C’est une mémoire qui porte en elle l’empreinte d’une prise de responsabilité par rapport à l’époque présente / Vendredi 19 mars à 15h Albert Weis Son travail questionne l’espace, et en particulier : la relation privé et public, centre et périphérie, espace urbain et espace vierge. Ses installations dans l’espace public révèlent les caractères du lieu et du contexte (historique, architectural, social). Elles sont accompagnées de photographies qui témoignent de sa perception / Vendredi 3 avril à 15h Robert Stadler : Une vocation industrielle vers un design artistique brouille les catégories usuelles entre art et design. Né en 1966 à Vienne en Autriche, Robert Stadler vit et travaille à Paris et Rio de Janeiro. Après des études de design à l’Instituto Europeo di Design de Milan, puis à l’ENSCI à Paris, il co-fonde le groupe Radi Designers en 1992. Depuis 2000 il développe également son travail en solo. Il intervient dans des domaines très divers en effaçant toute hiérarchie entre la libre proposition et la commande industrielle (produits destinés à la grande consommation : électroménagers pour Moulinex, la ligne Plein Air pour Ricard,…).


Filmer la performance

Nine Evenings : Theater and Engineering (New York, 1966), film réalisé par Barbro Schultz Lundestam, 2009
Mardi 16 février à 17h Projection de David Tudor : Bandoneon ! (a combine), Interprète : David Tudor (1966-2008, 45’), en présence de la réalisatrice. D’abord imperceptibles, les tonalités du bandonéon sont converties en signaux électroniques et traduits sur le plan sonore ou visuel, vidéo. Parallèlement, des éléments sculpturaux guidés à distance par d’autres interprètes déplacent certaines sources sonores dans l’espace. Elles rendent ainsi cette trajectoire à la fois audible et visible / Mardi 16 mars à 17h Projection de Lucinda Childs : Vehicle, 2010, en présence de la réalisatrice. Lucinda Childs, Vehicle. (Interprètes : William Davis, Alex Hay, Lucinda Childs). Dans Vehicle, Lucinda Childs met en parallèle une série de situations où se révèlent les qualités et les limites de chaque élément non statique sur le plateau (décors, accessoires, danseurs). En même temps qu’elle balance des seaux rouges de pompier à l’intérieur de faisceaux des ultrasons, les signaux réfléchis des seaux sont mixés au signal original de 70 khz, et la fréquence résultante du son, tombe dans la gamme audible. Ces sons sont transmis aux douze haut-parleurs situés autour de l’Armory.



Films et vidéos d’artistes

Mardi 23 mars à 17h Projection hors les murs du Cinéma du Réel, présentée par Javier Packer-Comyn, directeur artistique du festival. Rencontre avec Emily Richardson, prix Gilles Dusein 2009 et projection en sa présence de Memo Mori (vidéo, 2009, 23’) ; Block (2005, 12’, 16 mm) ; Cobra Mist (2008, 6’ 45, 16 mm anamorphique). Caméra fixe, longueur des plans, le cinéma est à la fois l’outil d’un enregistrement précis du réel et une manière de mettre en scène la nature et ses modes d’apparition. Accompagnés par une bande-son extrêmement travaillée, qui insiste sur l’idée d’une activité secrète des espaces choisis, ces films délivrent une expérience de vision inédite, intense.
Mardi 4 mai à 17h (sous réserve) Rencontre avec Mathilde Rosier. À l’occasion de son exposition au Jeu de Paume, «Find circumstances in the antechamber» (Trouver des circonstances dans l’antichambre) Programmation Satellite 3, proposée par Elena Filipovic (9 février - 6 juin 2010). Les œuvres de Mathilde Rosier paraissent hors du temps. De même sont-elles, en quelque sorte, hors du lieu, en ce qu’elles explorent l’insaisissable frontière entre théâtre et réalité, entre nature et culture.



Nouveaux professeurs

Jeudi 11 février à 15h Gilgian Gelzer
Né en 1951 à Berne, Gilgian Gelzer vit et travaille à Paris. Il mène de front une recherche dans les champs de la peinture, du dessin et de la photographie. Il développe chaque pratique de manière autonome et complémentaire, tirant parti de leurs qualités matérielles, temporelles et spatiales. Il questionne les notions d’abstraction et de figuration, en s’intéressant à l’avènement de la forme ainsi qu’aux phénomènes qui orientent la perception qu’on peut en avoir. Au travail mené dans l’atelier répond une activité de dessins muraux réalisés in situ en relation avec des lieux d’exposition.
Lundi 8 mars 15h Tania Bruguera Á propos de l’art utile
Née en 1968 à Cuba, Tania Bruguera vit à la Havane et aux États-Unis où elle enseigne à la School of Visual Art de Chicago. Elles est plasticienne, vidéaste, performeuse. Son travail traite des relations entre art, vie et politique. Elle envisage l’art comme une expérience et un terrain propice à la construction de projets utopiques et utilise le corps comme support et véhicule de son discours artistique. Son œuvre se compose de séries de performances d’objets et d’installations et de vidéos, parmi lesquels La Homaje a Ana Mendieta, El Peso de la Culpa, Dedalo o el Imperio de Salvacion, et plus récemment Poetic Justice. Elle a participé à de nombreuses expositions dont la Document XI, la Biennale de Venise (2001, 2005) et a présenté une exposition personnelle à la Kunsthalle de Vienne.



État d’âmes

Jeudi 1er avril à 17h Introduction à la situation artistique de la Turquie par Yekhan Pinarligil, historien de l’art et Sener Özmen, critique d’art et artiste. Projection et présentation du film Ibretnüma de Canan Senol, en sa présence. Dans le cadre de VideoSeZon, à l’occasion de la saison de la Turquie en France et de l’exposition État d’âmes, une génération hors d’elle, présentée dans les Galeries d’exposition du quai Malaquais, du 31 mars au 9 mai.



Rencontre

Mardi 23 mars à 15h De la philosophie à l’atelier du sculpteur à partir des travaux en cours, du contexte de l’atelier, Danièle Cohn réagira en philosophe sur ce corps à corps entre matière inerte et la volonté de la dompter. La particularité de l’intervention réside dans le fait d’exprimer du point de vue du philosophe dans le lieu même où s’ébauche le modelage visible d’une pensée. À l’invitation de Patrice Alexandre, professeur de modelage. Danièle Cohn est philosophe, professeur à l’EHESS, Centre de sociologie du travail et des arts, évoque la question de l’atelier, son histoire.




 
     
 
Programme culturel février 2010

 

Rendez-vous février 2010

Lundi 1er, 15h – Vie professionnelle, Droits d’auteur, Judith Ickowicz/mercredi 3, 15h – Des pratiques autres, Pascal Rambert et Éric Méchoulan/mercredi 3, 18h – Cinéma et intervention, Nicole Brenez/mercredi10, 18h30 – Cinéma documentaire, Atelier public, Les Yeux de l’ouïe, Christian Barani et Guillaume Reynard/ jeudi 11, 15h – Nouveau professeur, Gilgian Gelzer/mardi 16, 17h, Filmer la performance, David Tudor par Barbro Schultz Lundestam/mercredi 17, 17h – Histoire des expositions, Erik Verhagen, Jan Dibbets/ vendredi 19, 15h – Artistes/rencontres/entretiens, Esther Shalev Gerz/17h – Séminaire Constructivismes, François Albera/lundi 22, 10h – Cinéma expérimental, Nicolas Rey/mercredi 24, 18h, La Seine, projection, Hu Wei

Expositions

Galeries d’exposition du quai Malaquais
Seven Day Week End/Week end de Sept Jours
Œuvres des étudiants du programme de recherche La Seine de l’École nationale supérieure des beaux-arts, Paris, du 3e cycle du Royal College of Art, Londres et du LASALLE College of Arts, Singapour. Guillaume Aubry, Alan Butler, Jean-Baptiste Calistru, Frederico Camara, Justin Coombes, Crionha Costello, Nadine Feinson, Benjamin Hocart, Chia-En Jao, Lucas Jodogne, Sarah Jones, Siulan Ko, Claire Makhlouf Carter, Hektor Mamet, Susan Olij, Estefania Penafiel Loaiza, Hephzibad Rendle-Short, Sima Salehi, Patrick Storey, Charwei Tsai.
Commissaire Clara Carolin, responsable adjointe du département «Curating Contemporary Art», Royal College of Art, Londres.
Exposition du samedi 13 au dimanche 21 février 2010, tous les jours sauf le lundi, de 13h à 19h.
Vernissage le vendredi 12 février de 18h à 21h.

Cabinet des dessins Jean Bonna, Palais des études
Le Baroque en Flandres, Rubens, van Dyck, Jordaens
Exposition du lundi 16 février au vendredi 7 mai 2010, tous les jours de 13h à 18h. 3 €
Présentation d’un ensemble exceptionnel de dessins flamands du XVIIe siècle (portraits, scènes religieuses, nature mortes, paysages).
Catalogue, publié sous la direction d’Emmanuelle Brugerolles


Vie professionnelle

Lundi 1er février à 15h, amphi du mûrier/Droit d’auteur par Judith Ickowicz
Après six ans d’exercice, Judith Ickowicz, avocate spécialisée dans le droit d’auteur s’est orientée vers l’enseignement et la recherche et va soutenir une thèse dans laquelle elle décode la place du droit dans les pratiques artistiques contemporaines (production des œuvres, influence des discours juridiques sur la réception et la compréhension de l’art contemporain). Elle analyse les enjeux juridiques soulevés dans ce domaine à partir de trois axes.
Le droit d’auteur: définition juridique des notions d’auteur et d’œuvre. Examen de cas concrets: comment les pratiques artistiques contemporaines obligent à repenser le contenu des œuvres.
Le droit à l’image: analyse du statut de l’image; qu’est-ce qui circonscrit la marge de liberté laissée aux artistes dans la réappropriation des images existantes. Comment repérer le déplacement des frontières entre vie privée et vie publique face à la prolifération des images. Influence de cette évolution sur le statut de l’image.
Le droit pénal: droit et moralisation de l’image. Comment certaines images peuvent s’avérer litigieuses du fait de leur contenu.


Des pratiques autres

Mercredi 3 février à 15h/Pascal Rambert, Éric Méchoulan
À l’occasion de la présentation de la nouvelle création de Pascal Rambert, metteur en scène et directeur du théâtre de Gennevilliers, Une (micro) histoire économique du monde dansé.
«Un ruban brut et historique, du XVIIe siècle à la crise des subprimes, interprété par un philosophe, quatre actrices et cinquante non-professionnels, pour relater l’aventure humaine ordinaire prise dans les remous du grand marché mondial. Une communauté. Éparse. Un mélange de réel non retouché et de fiction très élaborée. Du savoir à un espace de non-savoir, des spécialistes avec des non-spécialistes. Avec un but commun: montrer un combat contre l’ignorance des causes et des effets qui parfois appauvrissent.»
«Concrètement j’ai vu la photo d’une famille américaine devant sa maison avec tous ses objets sur le trottoir. Maison saisie. J’ai cherché une personne qui pouvait m’expliquer cela. J’ai rencontre Éric Méchoulan. Parallèlement j’ai rencontré plus de 3000 personnes durant les ateliers d’écriture ici au théâtre. J’ai proposé à certains d’entre eux de travailler avec nous ainsi qu’à des chanteurs. Je n’ai jamais donné mon avis sur ce qui s’écrivait. Au contraire je cherchais des écrits bruts et des corps sans formation. J’ai veillé à ce que chacun soit l’auteur de ses mouvements et de ses textes. Et que cela se ré-invente chaque soir en privilégiant la forme aléatoire de l’ensemble. J’ai juxtaposé les paroles savantes avec les paroles brutes. Les corps tels qu’en eux-mêmes avec les voix savantes et ainsi de suite. En laissant toujours la place au hasard afin que ce dispositif soit générateur d’une forme de vie.»
«On peut imaginer une grande fresque, proche d’une installation d’art contemporain, très vivante, réelle. On peut imaginer des ballets de corps s’associant ou se défaisant dans une danse simple. On peut imaginer – entendre – des notes tenues, des chants eux aussi simples, des nappes sonores murmurées ou vocalisées à cinquante. On peut imaginer du “théâtre” revendiqué comme tel : ça joue, ça parle, ça interprète, ça performe des histoires à la ligne claire. On peut imaginer ce philosophe avec son micro prenant la parole comme il la prend simplement lors de ses cours au Collège international de philosophie. On est face à la vie qui se déroule devant nous. C’est vivant. On suit. On comprend. Ça arrive jusqu’à nous. Ce ne sera pas compliqué. Ce sera complexe.» Pascal Rambert


Cinéma et intervention

Mercredi 3 février à 18h/Collectif, Outrage et rébellion, 2009, France, 180’, vidéo, n&b et coul (extraits), présenté par Nicole Brenez, enseignante, programmatrice
«À défaut de nous rendre totalement aveugles voila que l’état policier projette de nous éborgner, de Montreuil à Villiers. C’est à la prunelle de nos yeux qu’ils en veulent. Comment ne pas penser aux mots qu’Eluard signait sous l’occupation, où l’on recherchait pour les crever les yeux de ceux qui voyaient clair dans le noir. Sale époque, on dressera ta potence. » Hamé (la Rumeur)
« Un film collectif lancé à l’occasion d’une agression policière sur des jeunes gens parmi lesquels un cinéaste qui perdit un œil, à Montreuil, le 9 juillet 2009. Un film pour les déjà trop nombreuses victimes de flash ball et plus largement les cibles du néo-libéralisme anachronique qui nous mutile tous d’une façon ou d’une autre au quotidien. Un film par exemple qu’un blessé peut voir à l’hôpital et qui lui redonne des forces, du courage et de la joie. Un film qui soit à la fois un hurlement, un coup, une bordée d’insultes, une analyse lucide, un manifeste, un poème d’amour pour la révolte, une méditation, un baume sur les blessures, un appel à la mutinerie et encore de l’amour. Un film sur cette guerre des classes raciste et spectaculaire qui ne dit pas son nom mais dont la violence s’exerce au quotidien sous des formes plus ou moins violentes, et de plus en plus violentes. Comme dit très bien Hamé, cela a commencé dans les quartiers, qui servent de laboratoire à la répression, et ensuite cela s’étend partout.
«Qu’est-ce que la paix sociale, sinon une guerre à basse intensité?», demandait Oreste Scalzone.»

L’été 2009, plus de 40 auteurs (cinéastes, vidéastes, plasticiens, chanteurs) se sont mis au travail. Projection en présence de :
Caroline Deruas, cinéaste, actrice: Exercice de double pensée, 5’30’’
David Faroult, Maître de conférences, cinéaste: Questions et hypothèses sur la répression, 2009, 13’29’’
Chaab Mahmoud, ouvrier de l’image: Communiqué de presse, 1’
Guillaume Massart, vidéaste, critique: Pompéi (nouvelle collection), 4’50’’
Marylène Negro, plasticienne: Répons, 3’20’’
Jacques Perconte, photographe, plasticien, artiste numérique : Satyagraha, 5’12’’
Francesca Solari, cinéaste : Oracolo, 3’


Cinéma documentaire

Mercredi 10 février à 18h30/Atelier public proposé par Les Yeux de l’Ouïe, projection du film de Christian Barani et Guillaume Reynard, Kazakhstan, naissance d’une nation, 2008, 65’, suivie d’un débat avec les réalisateurs
Ce film est le troisième d’une trilogie réalisée sur le Kazakhstan contemporain.
Dans le chantier de la nouvelle capitale kazakhe, Astana, le portrait saisissant d’une société dirigeante qui du passé soviétique fait table rase. En 1998, sept ans après l’indépendance du pays, le dictateur président Noursoultan Nazarbaiev décide de déplacer la capitale d’Almaty à Akmola, rebaptisée Astana, dans les steppes du nord. De vertigineuses tours de verre sortent de terre, financées par les exportations de pétrole. Christian Barani et Guillaume Reynard y regardent vivre la nouvelle oligarchie, dans les oripeaux standardisés et clinquants de la richesse. Un discours présidentiel de 1997 sur l’avenir du Kazakhstan ouvre le film, vantant aux « trois couches sociales, les riches, les classes moyennes et les pauvres », les infinies promesses du marché.


Nouveau professeur

Jeudi 11 février à 15h/Gilgian Gelzer
Né en 1951 à Berne, Gilgian Gelzer vit et travaille à Paris. Il mène de front une recherche dans les champs de la peinture, du dessin et de la photographie. Il développe chaque pratique de manière autonome et complémentaire, tirant parti de leurs qualités matérielles, temporelles et spatiales. Il y questionne les notions d’abstraction et de figuration, en s’intéressant à l’avènement de la forme ainsi qu’aux phénomènes qui orientent la perception qu’on peut en avoir. Au travail mené dans l’atelier répond régulièrement une activité in situ de dessins muraux réalisés en relation avec des lieux d’exposition. Ses expositions personnelles les plus récentes ont eu lieu au FRAC Auvergne, au Musée de l’abbaye Sainte-Croix des Sables d’Olonne, au Ludwig Museum de Coblence ainsi qu’à la galerie Bernard Jordan à Paris et à Zurich. Des dessins muraux ont récemment été réalisés à la galerie « rue Montgrand » à Marseille, dans la chapelle Sainte-Tréphine à Pontivy et à la galerie Lennon Weinberg à New-York. Sa prochaine exposition aura lieu en mars 2010 au Kunstraum Kreuzlingen en Suisse.

Filmer la performance

Mardi 16 février à 17h/Nine Evenings : Theater and Engineering (New York, 1966), film réalisé par Barbro Schultz Lundestam, 2009 et Projection de David Tudor : Bandoneon! (a combine), Interprète: David Tudor, 1966-2008, 45’
en présence de la réalisatrice (v.o. sous-titrée)
Nine Evenings : Theater and Engineering
En 1966, sous l’égide d’E.A.T. (Experiments in Art and Technology) fondé par Billy Klüver, un ingénieur passionnée de cinéma, Robert Rauschenberg, Fred Waldhauer et dix artistes newyorkais collaborent avec trente ingénieurs et techniciens de Bell Telephone Laboratories pour mettre en place des performances. Associant nouvelles technologies, vidéo, retransmission sonore sans fil et Doppler – technologies à l’époque très novatrices –, ces performances qui se sont déroulées au 69th Regiment Armory à New York du 13 au 23 octobre 1966 ont marqué l’art des années 1960.
Dans Bandoneon! (a combine), David Tudor met en circuit un instrument traditionnel, le bandonéon, avec un assemblage de composants technologiques; modulateurs de fréquences, amplificateurs, oscilloscopes. D’abord imperceptibles, les tonalités du bandonéon sont converties en signaux électroniques et traduites sur le plan sonore ou visuel, vidéo. Parallèlement, des éléments sculpturaux guidés à distance par d’autres interprètes déplacent des sources sonores dans l’espace. Elles rendent ainsi cette trajectoire à la fois audible et visible.
Le titre de l’œuvre fait référence aux Combine Paintings de Rauschenberg, évoquant la relation complexe instaurée entre les différents éléments du dispositif électronique. Cette performance est l’une de ses toutes premières faisant appel aux technologies.

Histoire des expositions

Des Attitudes à Sensation
L’Histoire de l’art contemporain ne saurait être analysée sans la prise en compte des expositions collectives qui ont jalonné la création du dernier tiers du XXe siècle. Ce cycle de conférences vise à mettre en perspective certaines d’entre elles et cherche à travers un dialogue engagé avec ses acteurs, spectateurs ou commentateurs à en souligner la singularité et l’adéquation avec les mutations et bouleversements qui ont marqué les différentes tendances de l’art des années 1960 à 1990. Ces quatre séances sont présentées par Erik Verhagen, maître de conférences en Histoire de l’art contemporain à l’Université de Valenciennes, sur une invitation d’Elsa Cayo et de Djamel Tatah.

1re séance Mercredi 17 février à 17h/Quand les attitudes deviennent forme, par Erik Verhagen, en présence de Jan Dibbets
Inaugurée en mars 1969 à la Kunsthalle de Berne, l’exposition Quand les attitudes deviennent forme, conçue par Harald Szeemann, marque une rupture conséquente dans l’histoire de l’art contemporain. Perméable aux bouleversements qui animent la création et sa diffusion à la fin des années 1960, cette manifestation témoigne d’une renégociation des codes de présentation des œuvres d’art, dans la mesure où la plupart des participants y ont été invités à penser et à déployer leurs pratiques en fonction des lieux et contextes mis à leur disposition. Ne se contentant plus de donner à voir des objets désolidarisés de leurs gestations, Szeemann parvient à accentuer des attitudes tout en endossant le rôle, non sans susciter des polémiques, d’un metteur en scène qui jouira d’une autorité incontestée à partir de 1972, et de son commissariat de la Documenta V de Kassel.
Avec la participation de Jan Dibbets, à qui Erik Verhagen a consacré une monographie et qui participa en 1969 à la manifestation d’Harald Szeeman.

Artistes/rencontres/entretiens

Vendredi 19 février à 15h/Esther Shalev-Gerz
Esther Shalev-Gerz qui enseigne aux Beaux-Arts de Stockholm, est internationalement connue pour son travail. Depuis plus de vingt ans, son travail s’est centré sur des interventions et des projets ancrés dans l’histoire des lieux et des villes dans lesquels elle a exposé. Par le biais de l’installation, de la vidéo et de la photographie, elle interroge les fondements de la démocratie, la mémoire culturelle et collective dans son rapport à l’histoire personnelle et aux souvenirs individuels. L’implication créée dans ses interventions et les expériences qui en résultent laissent leurs traces dans la mémoire active de chaque intervenant, portant en elle l’empreinte d’une prise de responsabilité par rapport à l’époque. Le Jeu de Paume lui consacre une rétrospective de mars à juin 2010 (commissariat Marta Gili) et la galerie Baudoin Lebon exposera son travail de photographe en mars et avril 2010.


Séminaire: Constructivismes

Vendredi 19 février à 17h/Quand, comment et où y-a-t-il constructivisme au cinéma? par François Albera
Ce cycle de conférences est coordonné par Elie During, Laurent Jeanpierre, Christophe Kihm, Dork Zabunyan.
(chaque vendredi, au rythme d’une séance par mois).
« Le constructivisme désigne une sensibilité (expérimentale) et une stratégie (critique). Il revient à poser que toute réalité est produite, et à en déduire une pratique. Les mouvements artistiques du XXe siècle en ont donné des versions contrastées, en opposant à la fausse évidence de l’«objet d’art» la dimension matérielle et processuelle de l’activité créatrice. Mais la notion est également opérante dans le domaine des mathématiques, de la psychologie ou de la sociologie. Et partout se vérifie cette intuition : les choses sont d’autant plus «réelles» qu’elles ont été davantage «construites». Les différents constructivismes peuvent-ils communiquer? Réagir les uns aux autres? L’approche constructiviste du laboratoire nous renseigne-t-elle sur les pratiques de l’atelier? Inversement, les expérimentations artistiques permettent-elles d’éclairer les modes de production de la connaissance, ses usages techniques ou politiques? Ce séminaire en fait le pari. Artistes, historiens de l’art, scientifiques et philosophes y seront invités à identifier des stratégies et des procédés transposables, en s’appuyant sur l’étude de constructions effectives (projets, objets, montages, faits scientifiques, dispositifs techniques, etc.).»
François Albera est professeur d’histoire et d’esthétique du cinéma à la Faculté des lettres de l’Université de Lausanne. Rédacteur en chef de la revue 1895, spécialiste d’Eisenstein et des cinéastes soviétiques des années 1920, il travaille également sur le cinéma français des années 1920 et le cinéma indépendant contemporain. Il est notamment l’auteur de Notes sur l’esthétique d’Eisenstein (1973), Eisenstein et le constructivisme russe (1989), Kouléchov et les siens (1990), Albatros, des Russes à Paris (1995), Les Formalistes russes et le cinéma (1996) et L’Avant-Garde au cinéma (2005). Il a récemment édité, aux Presses du Réel (2009), les notes et dessins relatifs au projet Glass House de S. M. Eiseinstein.


Cinéma expérimental

Lundi 22 février de 10h à 13h, au cinéma Le Saint Germain des Prés/Projection du film "Les soviets plus l’électricité, un cinévoyage au pays qui n’existe plus", de Nicolas Rey, 2001, 16mm, 175’, en sa présence
(sur inscription auprès du service culturel)
Un cinévoyage au pays qui n’existe plus, superautoproduction en Sviemacolor de Nicolas Rey, trois heures de transports en commun, 2001, 16 mm, en trois étapes :
1re bobine : Paris / Kiev / Dniepropetrovsk / Moscou
2e bobine : Novossibirsk / Kemerovo / Bratsk / Yakoutsk
3e bobine : Yakoutsk / Magadan
Le tournage a eu lieu en août et septembre 1999.
«Trois heures de transport en commun. Parcourir la Russie comme on fait le tour d’une maison qui n’est pas la sienne. «C’est le deuxième jour qui est pénible. Dans le train, c’était pareil, le deuxième jour je trépignais d’impatience. Ensuite, à partir du troisième, ça va mieux. On s’habitue à la lenteur, à la monotonie du paysage, à la vie faite de courts cycles sommeil-nourriture-distraction totalement sans rapport avec les horaires habituels d’une journée.»
«Des publicités pour le linoleum comme s’il s’agissait d’une pierre précieuse, et des villes entières - construites sur des mines d’or - finalement abandonnées.
Il n’y a pas de chaos russe. Simplement l’“Europe” qui s’étend désormais jusqu’au Pacifique, et non plus jusqu’aux fantomatiques Monts Oural.» Nicolas Rey

La Seine/projection

Mercredi 24 février à 18h/Hu Wei
Hu Wei, né en 1983 à Henan (Chine), étudiant au programme La Seine, écrit et réalise des films documentaires et de fiction depuis 2004. Il est diplômé de l’Institut d’art et de communication de l’Université de Pékin en 2006. Son film documentaire Mei You Ni Zai (Sans toi), 2008 – où il suit une immigrante chinoise qui vit à Paris et qui gagne sa vie en revendant au marché noir de Belleville ce qu’elle a glané dans les poubelles des quartiers chics – a été présenté en compétition officielle au festival Cinéma du Réel en 2009.
Mon père vole, 2006, 17’, 16 mm, a été sélectionné dans la section Shorter corner au Festival de Cannes 2006.Sans toi, 2008, 23’, documentaire, dv, 2009. Fréquences d’échantillons, 2010, film (cinéma expérimental), travail en cours.


Jany Lauga
Chargée de la Programmation culturelle
14, rue Bonaparte
75006 Paris

01 47 03 54 58 / 06 82 66 59 08
http://www.beauxartsparis.fr





 
     
 
Les visites guidées à l'Ecole

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Les visites guidées en langue française et en langues étrangères pour les groupes, pour les individuels, les visites globales ou thématiques des Beaux-arts de Paris sont désormais assurées du lundi au vendredi à partir de 10h par l'Agence Purple Beam - "Visitez Autrement".
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