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A la une
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Programme culturel : octobre 2009 / février 2010
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Expositions
Galeries d’exposition du quai Malaquais
L’École de la liberté, être artiste à Paris 1648-1817
Exposition du samedi 24 octobre 2009 au dimanche 10 janvier 2010, du mardi au dimanche de 13h à 19h.
Cabinet des dessins Jean Bonna, Palais des études
L’Académie mise à nu, l’École du modèle à l’Académie royale de peinture et de sculpture
Exposition du lundi 26 octobre 2009 au vendredi 29 janvier 2010, du lundi au vendredi de 13h à 17h. Entrée libre.
Chapelle des Petits-Augustins
Huang Yong Ping
Arche 2009, production : galerie Kamel Mennour
Exposition du vendredi 23 octobre au samedi 5 décembre 2009, du mardi au dimanche de 13h à 19h.
La Seine
Vendredi 6 novembre à 15h
Les jeunes artistes du programme de recherche La Seine dirigé par Tony Brown présentent leur travail artistique : Jean-Baptiste Akim Calistru, Camille Debray, Gabriel Desplanque, Lukas Hoffmann, Wei Hu, Chia-En Jao, Renaud Jerez, Hektor Mamet, Andrès Ramirez, Charwei Tsai.
Echanges
Jeudi 17 décembre à 15h
Rencontre animée par Valérie Labeyle, chargée des commandes artistiques, des artistes en résidence au Mac/Val, avec Adam Kuamba, atelier Philippe Cognée, Tokyo/Jessica Lajard, atelier Jean-Luc Vilmouth, Londres/ Vincent Lemaire, ateliers Christian Boltanski, Annette Messager, Bangkok/Tamim Sabri, atelier Richard Deacon, New York/Natalia Villanueva, atelier Giuseppe Penone, Chicago/Édouard Wolton, atelier Dominique Gauthier, Berlin.
Séminaire: Constructivismes
Vendredi 27 novembre à 17h, amphi du mûrier/Constructivisme et théorie de la perception par Jérôme Sackur, maître de conférences à l’École normale supérieure (Laboratoire de sciences cognitives et psycholinguistique)
Ce cycle de conférences est coordonné par Elie During, Laurent Jeanpierre, Christophe Kihm, Dork Zabunyan.
Les conférences ont lieu le vendredi, aux Beaux-arts, au rythme d’une séance par mois.
Le constructivisme désigne une sensibilité (expérimentale) et une stratégie (critique). Il revient à poser que toute réalité est produite, et à en déduire une pratique. Les mouvements artistiques du XXe siècle en ont donné des versions contrastées, en opposant à la fausse évidence de l’« objet d’art » la dimension matérielle et processuelle de l’activité créatrice. Mais la notion est également opérante dans le domaine des mathématiques, de la psychologie ou de la sociologie. Et partout se vérifie cette intuition : les choses sont d’autant plus « réelles » qu’elles ont été davantage « construites ». Les différents constructivismes peuvent-ils communiquer ? Réagir les uns aux autres ? L’approche constructiviste du laboratoire nous renseigne-t-elle sur les pratiques de l’atelier ? Inversement, les expérimentations artistiques permettent-elles d’éclairer les modes de production de la connaissance, ses usages techniques ou politiques ? Ce séminaire en fait le pari. Artistes, historiens de l’art, scientifiques et philosophes y seront invités à identifier des stratégies et des procédés transposables, en s’appuyant sur l’étude de constructions effectives (projets, objets, montages, faits scientifiques, dispositifs techniques, etc.).
Séminaire: Constructivismes
Vendredi 27 novembre à 17h, amphi du mûrier/Constructivisme et théorie de la perception par Jérôme Sackur, maître de conférences à l’École normale supérieure (Laboratoire de sciences cognitives et psycholinguistique)
Ce cycle de conférences est coordonné par Elie During, Laurent Jeanpierre, Christophe Kihm, Dork Zabunyan.
Les conférences ont lieu le vendredi, aux Beaux-arts, au rythme d’une séance par mois.
Le constructivisme désigne une sensibilité (expérimentale) et une stratégie (critique). Il revient à poser que toute réalité est produite, et à en déduire une pratique. Les mouvements artistiques du XXe siècle en ont donné des versions contrastées, en opposant à la fausse évidence de l’« objet d’art » la dimension matérielle et processuelle de l’activité créatrice. Mais la notion est également opérante dans le domaine des mathématiques, de la psychologie ou de la sociologie. Et partout se vérifie cette intuition : les choses sont d’autant plus « réelles » qu’elles ont été davantage « construites ». Les différents constructivismes peuvent-ils communiquer ? Réagir les uns aux autres ? L’approche constructiviste du laboratoire nous renseigne-t-elle sur les pratiques de l’atelier ? Inversement, les expérimentations artistiques permettent-elles d’éclairer les modes de production de la connaissance, ses usages techniques ou politiques ? Ce séminaire en fait le pari. Artistes, historiens de l’art, scientifiques et philosophes y seront invités à identifier des stratégies et des procédés transposables, en s’appuyant sur l’étude de constructions effectives (projets, objets, montages, faits scientifiques, dispositifs techniques, etc.).
Des pratiques autres
Mercredi 7 octobre à 15h Robyn Orlin Née d’un père lituanien et d’une mère polonaise danseuse émigrés en Afrique du Sud avant la seconde guerre mondiale, elle part, à la fin des années 1970, après une formation de danse classique, étudier la danse contemporaine à Londres et fait des études d’arts visuels à Chicago entre 1990 et 1995. Elle débute sa carrière de chorégraphe en 1980. Ses thèmes de prédilection ont directement à voir avec l’apartheid, le sida ; elle utilise une forme de danse très théâtrale en se servant de la vidéo. En collaboration avec le Festival d’Automne/Mercredi 21 octobre à 15h Annie Tolleter, scénographe. Elle réalise depuis 1985 des décors et des espaces scéniques pour la danse et le théâtre, et depuis 1988 les scénographies de Mathilde Monnier. Elle travaille au Centre chorégraphique national de Montpellier Languedoc-Roussillon et à l’école supérieure des Beaux-Arts de Montpellier, où elle mène un atelier de recherche sur l’espace scénique. En collaboration avec le théâtre de la Cité internationale/Jeudi 12 novembre à 15h Krzysztof Warlikowski Metteur en scène polonais, il fait des études de philosophie et d’histoire à Cracovie, puis d’histoire du théâtre à la Sorbonne. En 1989, il débute comme metteur en scène avec Nuits blanches de Dostoïevski et L’Aveuglement d’Elias Canetti. Il monte de nombreux textes de Shakespeare, mais aussi des textes contemporains de Koltès, Sarah Kane ou Tony Kushner, et cette année à Avignon, (A)pollonia qui est présenté à Chaillot cet automne. Il est acccompagné de la scénographe Malgorzata Szczesniak. En collaboration avec le théâtre de Chaillot/Mercredi 25 novembre à 15h Wen Hui, chorégraphe chinoise, et Wu Wenguang, réalisateur de films documentaires, fondent la compagnie Living Dance Studio et proposent un espace de création atypique en Chine, sans soutien financier de l’État. En collaboration avec le Festival d’Automne.
Forum de discussion
Mercredi 18 novembre à 15h Jean-Claude Moineau, théoricien de l’art/Mercredi 27 janvier à 15h Jacques Rancière, philosophe. Le Forum, à la suite des séances précédentes, propose une réflexion autour de la disciplinarisation et de la hiérarchisation des savoirs et des savoir-faire, des fonctions et des places qui leur sont corrélatives dans la société, et des situations qui feraient rupture à leur logique, ouvrant dans le même temps à la possibilité d’une pensée politique du commun. Ce Forum, ouvert à tous et fondé sur la mise en relation de domaines, de pratiques et d’idées, avec une orientation art, technologies, politique, a été créé et est maintenu de façon collégiale par des artistes, activistes, chercheurs et étudiants.
Cinéma expérimental
Performance/Mardi 27 octobre à 17h L’association Braquage propose une rencontre avec Laure Sainte-Rose et Chris Auger, fondateurs du laboratoire Ad Libitum à Cras. Ces deux artistes proposent depuis quelques années des performances qu’ils réalisent ensemble.
Essai/Mardi 20 octobre à 17h Rencontre avec Marcelin Pleynet, écrivain, professeur d’esthétique à l’École de 1989 à 1999, et Florence Lambert Projection de Vita Nova, 2008, 52’, de Marcelin Pleynet, produit par l’association Danse & Chorégraphie. Ce film est un portrait de Marcelin Pleynet par ou pour lui-même/Mardi 17 novembre à 17h Rencontre avec Boris Lehman, cinéaste belge, qui a produit et réalisé près de 400 films. Projection de Naissance, 1991, 75’, et de Symphonie, 1979, 35’/Mercredi 20 janvier à 18h Projection du film Un virus dans la ville, 2008, 80’, de Cédric Venail en sa présence. Au début des années 1990, l’artiste franco-israélien Absalon conçoit un projet de vie qui s’éloigne radicalement des aspirations habituelles à une «vie meilleure». Pour engager son projet et le tenir, il se fabrique six cellules à habiter, six petites maisons individuelles destinées à de grandes villes du monde : Paris, Zurich, New York, Tel-Aviv, Francfort, Tokyo.
Constructivismes
Cycle de conférences coordonné par Elie During, Laurent Jeanpierre, Christophe Kihm, Dork Zabunyan. Les conférences auront lieu le vendredi, au rythme d’une séance par mois.
Le constructivisme désigne une sensibilité (expérimentale) et une stratégie (critique). Il revient à poser que toute réalité est produite, et à en déduire une pratique. Les mouvements artistiques du XXe siècle en ont donné des versions contrastées, mais la notion est également opérante en mathématiques, en psychologie, en sociologie, etc. Le séminaire formule une hypothèse : du laboratoire à l’atelier, ces constructivismes communiquent et peuvent s’éclairer mutuellement. Artistes, historiens de l’art, philosophes et scientifiques s’emploieront à le montrer sur pièces.
Séance d’ouverture Vendredi 16 octobre à 17h, amphi du mûrier Forme et transformation: le constructivisme comme projet avec Marcella Lista, historienne de l’art (musée du Louvre), spécialiste des avant-gardes du début du XXe siècle, et qui a consacré une étude à la notion d’«œuvre d’art totale».
Films et vidéos d’artistes
Mercredi 21 octobre à 18h Rencontre avec Jonas Mekas, projection du film en cours de réalisation Les Mille et une nuits/Vendredi 23 octobre à 17h Rencontre avec Hans Op de Beeck, à l’occasion de sa rétrospective organisée par Red Shoes bureau en octobre à Paris, projection de Staging Silence, 2009, 45’/Mardi 24 novembre à 18h Façons de faire silence (films super-8 et 16mm), Helga Fanderl présente une sélection de films d’un groupe d’amis cinéastes qui vivent dans des pays différents. Dans ce cercle au départ informel, ils ont commencé à organiser des projections en commun dans chacune des villes où ils vivent. Ce qui les lie, c’est l’idée et la pratique d’un cinéma visuel et poétique. En présence des cinéastes Helga Fanderl, Ute Aurand, Jeannette Munoz, Robert Beavers, François Boué/Mardi 1er décembre à 17h Rencontre avec Johann Grimonprez, projection de Double Take, une proposition de Pascale Cassagnau, responsable du Fonds Image-Mouvement, CNAP.
Cinéma documentaire
Mardi 13 octobre à 17h
Rencontre avec Huang Wenhai (traduction assurée par Chen Zhiheng)
Projection du film inédit Women (Nous), 102', 2008 (vostf)
Mention Spéciale du jury Orizzonti 65ème Mostra de Venise
En collaboration avec les Rencontres du cinéma documentaire de Périphérie : master-class le vendredi 9 octobre à 14h30, animée par Marie-Pierre Duhamel-Muller, au Méliès à Montreuil.
www.peripherie.asso.fr
« On les qualifie d’individus problématiques, ce sont des créatures politiques (accroche du film « Women/Nous »). Parti d’un projet de portrait des chrétiens chinois (Wenhai oppose volontiers le sentiment religieux au désordre) Nous aboutit à rencontrer bien plus, et bien plus fort : les dissidents, tout simplement. Pas les dissidents au sens « soviétique », mais une poignée de courageux citoyens, membres du PCC ou non, qui s’obstinent à penser politiquement (et pas seulement économiquement) l’avenir de leur pays. Tous ont l’expérience de l’oppression, de la prison, du harcèlement policier, de la censure. Tous ont appris à survivre, à continuer.
Le premier titre du projet était Tamen, Eux. Mais Wenhai sait bien que le cinéaste se filme lui-même tout autant qu’il filme les « autres ». Dire « eux » serait renvoyer les personnages du film à une prudente étrangeté. Le montage final prend position : ils seront « nous ». (Marie-Pierre Duhamel-Muller, in La Revue Monde chinois, éditions Choiseul, Numéro 17, Printemps 2009 : Regard sur les cinémas chinois).
2 séances dans le cadre du projet autour du Mémorial de Drancy : Mercredi 14 octobre à 18h
Dans le cadre du projet Drancy/Bobigny
Rencontre avec Sylvie Lindeperg, historienne, professeure à l’Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne , Sur la question du lieu Auschwitz.
Elle a publié notamment Les Ecrans de l’ombre. La Seconde Guerre mondiale dans le cinéma français (CNRS Editions, 1977), Clio de 5 à 7. Les actualités filmées de la Libération : archives du futur (CNRS Editions, 2000), « Nuit et Brouillard », un film dans l’histoire (Odile Jacob, 2007) et en collaboration avec Annette Wieworka, Univers concentrationnaire et génocide. Voir, savoir, comprendre (Mille et Une Nuits, 2008).
Projection de films et d’extraits :
Harun Farocki Images du monde et inscription de la guerre, Alexandre Voronzov Chronique de la Libération d'Auschwitz, Wanda Jakubowska La Dernière étape", Leo Hurwitz The Museum and the Fury, Alain Resnais Nuit et Brouillard ; Sutherland et Balazova Auschwitz, les nazis, la Solution finale, et sous réserve : Marceline Loridan La Petite prairie aux bouleaux et Les touristes.Et Mercredi 28 octobre à 18h La Cité de la Muette, 1985, 89’, Jean-Patrick Lebel/Mercredi 25 novembre à 18h On Hitler’s Highway, 2002, 80’, de Lech Kowalski, en sa présence. La 2e partie de la trilogie The Fabulous Art of Surviving… opère un retour aux origines du cinéaste dans la Pologne contemporaine et prend la forme d’un road-movie douloureux et poétique à la rencontre des «passagers» (prostituées, tziganes…) d’une route qu’Hitler fit construire en Pologne par des prisonniers. Dans le cadre du Mois du film documentaire, en collaboration avec l’ACRIF/Mercredi 9 décembre à 17h30 Descartes, 1973, 150’, Roberto Rossellini, à l’occasion de l’exposition L’École de la liberté, être artiste à Paris 1648-1817.
Atelier public proposé par Les Yeux de l’Ouïe. A l’initiative de l’association, des cinéastes documentaristes poursuivent une réflexion publique dans un atelier ouvert à tous, réflexion qui réactive un espace critique susceptible d’explorer la puissance d’un cinéma documentaire s’attachant à renouveler ses formes et son mode de présence au monde. Projection en présence des réalisateurs suivies d’un débat/Mercredi 18 novembre à 18h30 À la limite… traces, 2009, 32’, réalisé avec des prisonniers qui sont condamnés à de longues peines à la maison centrale d’Ensisheim/Mercredi 16 décembre à 18h30 Les Dormants, 60’ 2008, Pierre-Yves Vandeweerd/Mercredi 13 janvier à 18h30 La Beauté crue, 2008, 64’, une folie documentaire de Hervé Nisic écrite par Michel Beretti et Hervé Nisic/Mercredi 10 février à 18h30 La Chine est encore loin, 2008, 120’, Malek Bensmail.
Editions
Jeudi 19 novembre à 19h, vestibule des galeries d’exposition À l’occasion de la publication des textes de Roland Recht sur les artistes dans la collection «D’art en questions» des Beaux-arts de Paris, dirigée par Henry-Claude Cousseau, table ronde avec Giuseppe Penone, Hubert Duprat, Didier Semin et Roland Recht.
Filmer la danse
Mardi 10 novembre à 17h Projection de la pièce filmée Saint Georges, 1991, 26’, de Régine Chopinot, sur une proposition de Fabrice Vannier, responsable de l’atelier de mosaïque, en présence de Daniel Dobbels.
Nouveau professeur
Vendredi 16 octobre à 15h Michel François Né en 1956, Michel François vit et travaille à Bruxelles. Par les gestes de la vie courante et par les tensions qu’ils révèlent, il se démarque depuis les années 1980 par une pratique singulière où règnent désordre et ambiguïté. Parallèlement à la photographie, sous forme d’affiche puis de livre, il a créé une approche particulière de la sculpture et de l’installation. Ses travaux et ses images sont souvent rassemblés, accumulés et réactualisés. Il a participé à de nombreuses expositions : à la Westfälischen Kunstverein à Münster, à la Fondation Miró de Barcelone, à la Kunsthalle de Berne, à la 48e Biennale de Venise où il représentait la Belgique.
Evénements
Dimanche 25 octobre de 10h à 16h, colloque Huang Yong Ping Les fables de la connaissance, avec Jérôme Alexandre, théologien, Richard Leydier, commissaire d’exposition, rédacteur en chef d’artpress, Jean de Loisy, commissaire d’exposition, Jean-Hubert Martin, commissaire d’exposition, directeur de la Biennale de Moscou 2009, Gilles Tiberghien, philosophe et maître de conférences à l’Université Paris I. Présentation Henry-Claude Cousseau, directeur des Beaux-arts de Paris, Kamel Mennour, galeriste, et Louis de Broglie, maison Deyrolle. Table ronde animée par Arnaud Laporte, journaliste à France Culture. Sur réservation/Mercredi 6 janvier de 12h à 20h, Hitler un film d’Allemagne, Hans Jürgen Syberberg, 1977, 442’, séance présentée par Jean-Pierre Rehm, délégué général du FID Marseille.
Vie professionnelle
Lundi 26 octobre à 15h, amphi du mûrier Maison des artistes présentation par Nathalie Meindre, coordinatrice administrative de la Maison des artistes, et Jean-Marc Bourgeois, vice-président/Mercredi 2 décembre à 15h, Glassbox Depuis 1997, Glassbox promeut la création contemporaine internationale, sans frontières techniques ni théoriques. Glassbox réside actuellement à la Cité internationale universitaire où les projets dialoguent avec l’environnement architectural et humain/Lundi 11 et lundi 18 janvier à 15h, amphi du mûrier Création et gestion des activités artistiques par Bruno Ughetto, conseiller en gestion et en management d’activités artistiques. L’objectif de ces conférences est de donner des bases fiscales et comptables aux jeunes artistes et de les préparer aux différentes contraintes sociales qu’ils auront à assumer dès le début de leur carrière/Lundi 25 janvier et lundi 1er février à 15h, amphi du mûrier Droit d’auteur par Judith Ickowicz, avocate spécialisée dans le droit d’auteur. Après 6 ans d’exercice, elle s’est orientée vers l’enseignement et la recherche et va soutenir une thèse dans laquelle elle décode la place du droit dans les pratiques artistiques contemporaines : les artistes sont confrontés nécessairement au droit dans la production des œuvres ; les discours juridiques sur l’art contemporain influencent sa réception et sa compréhension. Elle analysera les enjeux juridiques soulevés par l’art contemporain : droit d’auteur, droit à l’image, droit pénal.
Migrations/mutations
Ces deux termes ont une résonance planétaire. Il s’agit de les traiter dans le domaine de l’art, sans les confondre. Les arts visuels nous ont habitués à la création d’hybrides à partir du vivant, collaborant avec la science. La migration des artistes est mondiale et fait muter leur démarche. Les résidences d’artistes, les installations in situ notamment, favorisent ce phénomène. La mutation touche à la profondeur de l’œuvre, au sens biologique où elle «s’exprime» afin qu’émerge une espèce nouvelle. La parole sera donnée aux artistes pour ce colloque/Mercredi 4 novembre à 9h30 Présentation Éliane Chiron et Abraham Pincas.Dispositifs migratoires, paysages instables / Kalegdan bridge Collaboration. Belgrade, Richard Deacon, So long, Götz Arndt, Mémoire sensible, Philippe Cognée/14h30 Migrations géographiques, paysages d’exil/Exil et migration. Liberté, mutations, Abraham Pincas, Exil, pétrification, Fabrice Vannier, No man’s land numérique. Paysage mutant, Éliane Chiron, Les carnets de jardins. Perspectives et enjeux européens, Aline Rutily/Jeudi 5 novembre à 9h30 Pratiques migrantes et singularités nomades/Art et non-lieu. Migration et mutation, Mohamed Zinelabidine, UTOPIA (jusqu’au bout du quai), Michel Salsmann, Rejoindre le trait du Baroque par déPLIements du paysage, Sandra Rey, Les dessous de la profondeur ou le paysage de la peinture, Bernard Paquet/14h Errance identitaire et mutation des signes/Wifredo Lam, itinérance et espace pictural, Jacques Leenhardt, Migrations des figures, mutations de lieux dans les peintures de Iberê Camargo, Icleia Borsa Cattani, La migration des couleurs : acculturation ou salmigondis ? Michel Pastoureau. En collaboration avec la cellule de recherche en arts visuels de Paris I (IDEAT Paris I).
Artistes / rencontres / entretiens
Vendredi 13 novembre à 15h Anita Molinero Ses sculptures, tout en sommets et en creux, sont faites de matériaux ordinaires : mousses polystyrène, poubelles et autres plastiques souvent altérés par la chaleur. Elle les qualifie parfois de sculptures de la menace urbaine ou post-Tchernobyl/Mardi 8 décembre à 17h Jean-Jacques Lebel Après avoir fait à New York trois rencontres décisives : Billie Holiday, Marcel Duchamp et André Breton, il publie sa première revue de poésie et de politique Front unique à Florence, où a lieu sa première exposition en 1955. En 1960, il publie sur les happenings le premier essai critique en français. Il produit par la suite plus de 70 happenings, performances et actions parallèlement à ses activités picturales, poétiques et politiques. Il traîne une réputation d’agitateur patenté, mêlant art et politique, refusant toute étiquette. D’octobre à janvier La Maison Rouge lui consacre une rétrospective/Vendredi 11 décembre à 15h Nicolas Frize Compositeur, il écrit des musiques dites symphoniques : instrumentales, vocales, mixtes, destinées à des objets sonores ou électroacoustiques. Ses partitions sont prioritairement destinées aux concerts, mais il travaille également pour la danse, le théâtre, la vidéo, les expositions,… Il conduit des recherches en matière de lutherie sonore et a inventé de nouveaux matériaux/Vendredi 8 janvier à 15h Virginie Barré Elle pratique l’art du fait divers et sa mise en scène ; elle atténue les frontières entre fiction et réalité, cinéma et vie. Ses œuvres vont du dessin aux marionnettes, des installations (reconstitutions de scènes de crime) aux sculptures, des bandes dessinées à l’animation/Vendredi 15 janvier (reporté au 19 février) à 15h Esther Shalev-Gerz Elle mène une carrière internationale et est enseignante aux Beaux-Arts de Stockholm. Par le biais de l’installation, de la vidéo et de la photographie, Esther Shalev-Gerz interroge les fondements de la démocratie, la mémoire culturelle et collective dans son rapport à l’histoire personnelle et aux souvenirs individuels. L’implication créée dans ses interventions et les expériences qui en résultent laissent leurs traces dans la mémoire active de chaque intervenant, portant en elle l’empreinte d’une prise de responsabilité par rapport à l’époque. Le Jeu de Paume lui consacre une rétrospective de mars à juin 2010/Vendredi 22 janvier à 15h Maria Nordman Elle a développé depuis les années 1960 une forme d’art conceptuel liée à la phénoménologie de la perception. Les influences de la lumière du soleil, de la température, des déplacements dans l’espace, de la portée d’une voix, de la musique, de l’architecture et plus récemment du théâtre, sont de multiples paramètres que l’artiste organise en partitions pour réaliser sculptures et dessins.
Histoire des expositions
Des Attitudes à Sensation.
L’Histoire de l’art contemporain ne saurait être analysée sans la prise en compte des expositions collectives qui ont jalonné la création du dernier tiers du XXe siècle. Ce cycle de conférences vise à mettre en perspective certaines d’entre elles et cherche à travers un dialogue engagé avec ses acteurs, spectateurs ou commentateurs à en souligner la singularité et l’adéquation avec les mutations et bouleversements qui ont marqué les différentes tendances de l’art des années 1960 à 1990. Préparé par Erik Verhagen, maître de conférences en Histoire de l’art contemporain à l’Université de Valenciennes, sur une invitation d’Elsa Cayo et de Djamel Tatah.
Séance d’ouverture Mercredi 17 février à 15h Quand les attitudes deviennent formes et la Documenta V par Erik Verhagen, en présence de Jan Dibbetts.
Psychnalyse, art et image II
Depuis plus d’un siècle, l’art et la psychanalyse ont entretenu des relations étroites pour le meilleur, mais parfois aussi pour le pire. C’est pourquoi ces conférences ne proposeront ni explications de l’acte créateur ou de l’œuvre, ni psychobiographie, car «l’essence de la réalisation artistique nous est psychanalytiquement inaccessible» (Freud), mais des tentatives de cerner ce qui est en jeu dans l’acte créateur et qui, fondamentalement, nous échappe. Nul projet didactique, mais, plutôt, celui de moments de rencontres autour de questions qu’on voudrait reprendre au vif de leur émergence : comment lire les images avec la psychanalyse, elle qui ne se pratique qu’en parole ? Qu’est-ce qu’une image (mise en image et en forme d’un texte, ainsi au théâtre, par exemple) ? Qu’est-ce que le regard et que regarde-t-on (statut du spectateur et de l’image, présentation de l’image et représentation, etc.) ? Comment le psychanalyste est-il enseigné par l’artiste qui a accès à des sources qui nous sont «ordinairement fermées» ? Qu’est-ce que l’acte créateur (histoire singulière et acte créateur, etc.) ? Qu’est-ce qu’un artiste peut attendre de la psychanalyse ?
Ce cycle de conférences est préparé par Alain Vanier, professeur des universités, directeur du Centre de recherches Psychanalyse et Médecine de l’Université Paris Diderot–Paris 7. Amphi du mûrier de 18h à 20h : Lundi 9 novembre Psychanalyse et art : le dernier autoportrait de Degas par Daniel Widlöcher/Lundi 23 novembre L’Hypervisible par Gérard Wajcman/Lundi 30 novembre Imaginaire et Symbolique dans la mise en scène au théâtre par Philippe Adrien / lundi 7 décembre Lectures d’une image, Alain Vanier/Lundi 14 décembre Giuseppe Penone avec Alain Vanier.
Octobre
Mercredi 7, 15 h - Des pratiques autres, Robyn Orlin / mardi 13, 17 h - Cinéma documentaire, Huang Wenhai / mercredi 14, 18 h - Cinéma documentaire, Sylvie Lindeperg / vendredi 16, 15 h - Rencontre nouveau professeur, Michel François / vendredi 16, 17 h - Séminaire Constructivisme, Marcella Lista / mardi 20, 17 h - Cinéma expérimental, essai, Marcelin Pleynet et Florence Lambert / mercredi 21, 15 h - Des pratiques autres, Annie Tolleter, scénographe de Mathilde Monnier / mercredi 21, 18 h, Films et vidéos d’artistes, rencontre avec Jonas Mekas / vendredi 23, 17 h - Films et vidéos d’artistes, rencontre avec Hans Op de Beeck / dimanche 25, 10 h-16 h, colloque Huang Yong Ping / lundi 26, 15 h - Vie professionnelle, Maison des artistes, Nathalie Meindre et Jean-Marc Bourgeois / mardi 27, 17 h - Cinéma expérimental, performance, Laure Sainte-Rose et Chris Auger / mercredi 28, 18 h - Cinéma documentaire, Jean-Patrick Lebel
Novembre
Mercredi 4 et jeudi 5, 9 h 30-18 h - Colloque Migrations / mutations dans l’art contemporain / vendredi 6, 15 h - La Seine /
lundi 9, 18 h - Psychanalyse, art et image, conférence, Daniel Widlöcher / mardi 10, 17 h - Saint Georges, Régine Chopinot / jeudi 12, 15 h - Des pratiques autres, Krzysztof Warlikowski et Malgorzata Szczesniak / vendredi 13, 15 h - Rencontre artiste, Anita Molinero / mardi 17, 17 h - Cinéma expérimental, essai, Boris Lehman / mercredi 18, 15 h - Forum de discussion, Jean-Claude Moineau / mercredi 18, 18 h 30 - Cinéma documentaire, atelier public, Les Yeux de l’ouïe / jeudi 19, 19 h - D’art en questions, Roland Recht / lundi 23, 18 h - Psychanalyse, art et image, conférence, Gérard Wajcman / mardi 24, 18 h - Films et vidéos d’artistes, Helga Fanderl / mercredi 25, 15 h - Des pratiques autres, Wen Hui et Wu Wenguang / mercredi 25, 18 h - Cinéma documentaire, On Hitler’s Highway, Lech Kowalski /lundi 30, 18 h - Psychanalyse, art et image, conférence, Philippe Adrien
Décembre
Mardi 1er, 17 h - Films et vidéos d’artistes, rencontre avec Johann Grimonprez / mercredi 2, 15 h - vie professionnelle, Glassbox / lundi 7, 18 h - Psychanalyse, art et image, conférence, Alain Vanier / mardi 8, 17 h - rencontre artiste, Jean-Jacques Lebel / mercredi 9, 17 h 30 - Cinéma documentaire, Descartes, Roberto Rossellini / vendredi 11, 15 h - Rencontre artiste, Nicolas Frize/ lundi 14, 18 h - Psychanalyse, art et image, Giuseppe Penone / mercredi 16, 18 h 30 - Cinéma documentaire, atelier public, Les Yeux de l’ouïe / jeudi 17, 15 h - Échanges
Janvier
Mercredi 6, 12 h à 20 h - Projection Hitler un film d’Allemagne, Hans Jürgen Syberberg / vendredi 8, 15 h - Rencontre artiste, Virginie Barré / lundi 11, 15 h - Vie professionnelle, création et gestion des activités artistiques, Bruno Ughetto / mercredi 13, 18 h 30 - Cinéma documentaire, atelier public, Les Yeux de l’ouïe / vendredi 15, 15 h - Rencontre artiste, Esther Shalev-Gerz / lundi 18, 15 h - Vie professionnelle, création et gestion des activités artistiques, Bruno Ughetto / mercredi 20, 18 h - Cinéma expérimental, essai, Cédric Venail - Absalon / vendredi 22, 15 h - Rencontre artiste, Maria Nordman / lundi 25, 15 h - Vie professionnelle, Droit d’auteur, Judith Ickowicz / mercredi 27, 15 h - Forum de discussion, Jacques Rancière
Février
Lundi 1er, 15 h - Vie professionnelle, Droit d’auteur, Judith Ickowicz / mercredi 10, 18 h 30 - Cinéma documentaire, atelier public, Les Yeux de l’ouïe / mercredi 17, 15 h - Histoire des expositions, Erik Verhagen
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L’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris recrute
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L’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris recrute pour son département des pratiques artistiques un professeur artiste de renommée internationale
Ce professeur devra développer une pratique artistique dans le domaine de la sculpture, du volume et de l’installation.
Une expérience pédagogique est nécessaire.
A travers ses propositions, ce professeur participera à la dynamique du département des pratiques artistiques et favorisera les liens pédagogiques et les projets artistiques au sein de l’École.
Les candidats sont invités à consulter le livret de l’étudiant 2009/2010, accessible sur le site de l’École nationale supérieure des beaux-arts www.beauxartsparis.fr, et plus particulièrement, le régime des études et le programme des cours.
Charge d’enseignement : 15 heures par semaine, plus obligations de jurys et de comités.
Postes : sur contrat d’établissement, pouvant être pourvu par voie de détachement.
Prise de fonction : février 2010.
Adresser une lettre de candidature, un curriculum vitae détaillé dactylographié mentionnant l’expérience pédagogique, un projet pédagogique et un dossier d’œuvres originales ou de reproductions à :
Ensba, Gaïta Leboissetier, directrice adjointe, chargée des études
14, rue Bonaparte – 75272 Paris Cedex 06
Les candidatures doivent parvenir au plus tard le 27 novembre 2009.
Renseignements : Tél. : 01 47 03 54 76 – Fax : 01 47 03 54 54
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Les visites guidées à l'Ecole
l'Agence Purple Beam - "Visitez Autrement" |
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Les visites guidées en langue française et en langues étrangères pour les groupes, pour les individuels, les visites globales ou thématiques des Beaux-arts de Paris sont désormais assurées du lundi au vendredi à partir de 10h par l'Agence Purple Beam - "Visitez Autrement".
Standard de réservation
tél. : 01 42 46 92 02
fax : 01 42 46 92 09
email : contact@visitez-autrement.net
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Programme culturel février 2010
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Rendez-vous février 2010
Lundi 1er, 15h – Vie professionnelle, Droits d’auteur, Judith Ickowicz/mercredi 3, 15h – Des pratiques autres, Pascal Rambert et Éric Méchoulan/mercredi 3, 18h – Cinéma et intervention, Nicole Brenez/mercredi10, 18h30 – Cinéma documentaire, Atelier public, Les Yeux de l’ouïe, Christian Barani et Guillaume Reynard/ jeudi 11, 15h – Nouveau professeur, Gilgian Gelzer/mardi 16, 17h, Filmer la performance, David Tudor par Barbro Schultz Lundestam/mercredi 17, 17h – Histoire des expositions, Erik Verhagen, Jan Dibbets/ vendredi 19, 15h – Artistes/rencontres/entretiens, Esther Shalev Gerz/17h – Séminaire Constructivismes, François Albera/lundi 22, 10h – Cinéma expérimental, Nicolas Rey/mercredi 24, 18h, La Seine, projection, Hu Wei
Expositions
Galeries d’exposition du quai Malaquais
Seven Day Week End/Week end de Sept Jours
Œuvres des étudiants du programme de recherche La Seine de l’École nationale supérieure des beaux-arts, Paris, du 3e cycle du Royal College of Art, Londres et du LASALLE College of Arts, Singapour. Guillaume Aubry, Alan Butler, Jean-Baptiste Calistru, Frederico Camara, Justin Coombes, Crionha Costello, Nadine Feinson, Benjamin Hocart, Chia-En Jao, Lucas Jodogne, Sarah Jones, Siulan Ko, Claire Makhlouf Carter, Hektor Mamet, Susan Olij, Estefania Penafiel Loaiza, Hephzibad Rendle-Short, Sima Salehi, Patrick Storey, Charwei Tsai.
Commissaire Clara Carolin, responsable adjointe du département «Curating Contemporary Art», Royal College of Art, Londres.
Exposition du samedi 13 au dimanche 21 février 2010, tous les jours sauf le lundi, de 13h à 19h.
Vernissage le vendredi 12 février de 18h à 21h.
Cabinet des dessins Jean Bonna, Palais des études
Le Baroque en Flandres, Rubens, van Dyck, Jordaens
Exposition du lundi 16 février au vendredi 7 mai 2010, tous les jours de 13h à 18h. 3 €
Présentation d’un ensemble exceptionnel de dessins flamands du XVIIe siècle (portraits, scènes religieuses, nature mortes, paysages).
Catalogue, publié sous la direction d’Emmanuelle Brugerolles
Vie professionnelle
Lundi 1er février à 15h, amphi du mûrier/Droit d’auteur par Judith Ickowicz
Après six ans d’exercice, Judith Ickowicz, avocate spécialisée dans le droit d’auteur s’est orientée vers l’enseignement et la recherche et va soutenir une thèse dans laquelle elle décode la place du droit dans les pratiques artistiques contemporaines (production des œuvres, influence des discours juridiques sur la réception et la compréhension de l’art contemporain). Elle analyse les enjeux juridiques soulevés dans ce domaine à partir de trois axes.
Le droit d’auteur: définition juridique des notions d’auteur et d’œuvre. Examen de cas concrets: comment les pratiques artistiques contemporaines obligent à repenser le contenu des œuvres.
Le droit à l’image: analyse du statut de l’image; qu’est-ce qui circonscrit la marge de liberté laissée aux artistes dans la réappropriation des images existantes. Comment repérer le déplacement des frontières entre vie privée et vie publique face à la prolifération des images. Influence de cette évolution sur le statut de l’image.
Le droit pénal: droit et moralisation de l’image. Comment certaines images peuvent s’avérer litigieuses du fait de leur contenu.
Des pratiques autres
Mercredi 3 février à 15h/Pascal Rambert, Éric Méchoulan
À l’occasion de la présentation de la nouvelle création de Pascal Rambert, metteur en scène et directeur du théâtre de Gennevilliers, Une (micro) histoire économique du monde dansé.
«Un ruban brut et historique, du XVIIe siècle à la crise des subprimes, interprété par un philosophe, quatre actrices et cinquante non-professionnels, pour relater l’aventure humaine ordinaire prise dans les remous du grand marché mondial. Une communauté. Éparse. Un mélange de réel non retouché et de fiction très élaborée. Du savoir à un espace de non-savoir, des spécialistes avec des non-spécialistes. Avec un but commun: montrer un combat contre l’ignorance des causes et des effets qui parfois appauvrissent.»
«Concrètement j’ai vu la photo d’une famille américaine devant sa maison avec tous ses objets sur le trottoir. Maison saisie. J’ai cherché une personne qui pouvait m’expliquer cela. J’ai rencontre Éric Méchoulan. Parallèlement j’ai rencontré plus de 3000 personnes durant les ateliers d’écriture ici au théâtre. J’ai proposé à certains d’entre eux de travailler avec nous ainsi qu’à des chanteurs. Je n’ai jamais donné mon avis sur ce qui s’écrivait. Au contraire je cherchais des écrits bruts et des corps sans formation. J’ai veillé à ce que chacun soit l’auteur de ses mouvements et de ses textes. Et que cela se ré-invente chaque soir en privilégiant la forme aléatoire de l’ensemble. J’ai juxtaposé les paroles savantes avec les paroles brutes. Les corps tels qu’en eux-mêmes avec les voix savantes et ainsi de suite. En laissant toujours la place au hasard afin que ce dispositif soit générateur d’une forme de vie.»
«On peut imaginer une grande fresque, proche d’une installation d’art contemporain, très vivante, réelle. On peut imaginer des ballets de corps s’associant ou se défaisant dans une danse simple. On peut imaginer – entendre – des notes tenues, des chants eux aussi simples, des nappes sonores murmurées ou vocalisées à cinquante. On peut imaginer du “théâtre” revendiqué comme tel : ça joue, ça parle, ça interprète, ça performe des histoires à la ligne claire. On peut imaginer ce philosophe avec son micro prenant la parole comme il la prend simplement lors de ses cours au Collège international de philosophie. On est face à la vie qui se déroule devant nous. C’est vivant. On suit. On comprend. Ça arrive jusqu’à nous. Ce ne sera pas compliqué. Ce sera complexe.» Pascal Rambert
Cinéma et intervention
Mercredi 3 février à 18h/Collectif, Outrage et rébellion, 2009, France, 180’, vidéo, n&b et coul (extraits), présenté par Nicole Brenez, enseignante, programmatrice
«À défaut de nous rendre totalement aveugles voila que l’état policier projette de nous éborgner, de Montreuil à Villiers. C’est à la prunelle de nos yeux qu’ils en veulent. Comment ne pas penser aux mots qu’Eluard signait sous l’occupation, où l’on recherchait pour les crever les yeux de ceux qui voyaient clair dans le noir. Sale époque, on dressera ta potence. » Hamé (la Rumeur)
« Un film collectif lancé à l’occasion d’une agression policière sur des jeunes gens parmi lesquels un cinéaste qui perdit un œil, à Montreuil, le 9 juillet 2009. Un film pour les déjà trop nombreuses victimes de flash ball et plus largement les cibles du néo-libéralisme anachronique qui nous mutile tous d’une façon ou d’une autre au quotidien. Un film par exemple qu’un blessé peut voir à l’hôpital et qui lui redonne des forces, du courage et de la joie. Un film qui soit à la fois un hurlement, un coup, une bordée d’insultes, une analyse lucide, un manifeste, un poème d’amour pour la révolte, une méditation, un baume sur les blessures, un appel à la mutinerie et encore de l’amour. Un film sur cette guerre des classes raciste et spectaculaire qui ne dit pas son nom mais dont la violence s’exerce au quotidien sous des formes plus ou moins violentes, et de plus en plus violentes. Comme dit très bien Hamé, cela a commencé dans les quartiers, qui servent de laboratoire à la répression, et ensuite cela s’étend partout.
«Qu’est-ce que la paix sociale, sinon une guerre à basse intensité?», demandait Oreste Scalzone.»
L’été 2009, plus de 40 auteurs (cinéastes, vidéastes, plasticiens, chanteurs) se sont mis au travail. Projection en présence de :
Caroline Deruas, cinéaste, actrice: Exercice de double pensée, 5’30’’
David Faroult, Maître de conférences, cinéaste: Questions et hypothèses sur la répression, 2009, 13’29’’
Chaab Mahmoud, ouvrier de l’image: Communiqué de presse, 1’
Guillaume Massart, vidéaste, critique: Pompéi (nouvelle collection), 4’50’’
Marylène Negro, plasticienne: Répons, 3’20’’
Jacques Perconte, photographe, plasticien, artiste numérique : Satyagraha, 5’12’’
Francesca Solari, cinéaste : Oracolo, 3’
Cinéma documentaire
Mercredi 10 février à 18h30/Atelier public proposé par Les Yeux de l’Ouïe, projection du film de Christian Barani et Guillaume Reynard, Kazakhstan, naissance d’une nation, 2008, 65’, suivie d’un débat avec les réalisateurs
Ce film est le troisième d’une trilogie réalisée sur le Kazakhstan contemporain.
Dans le chantier de la nouvelle capitale kazakhe, Astana, le portrait saisissant d’une société dirigeante qui du passé soviétique fait table rase. En 1998, sept ans après l’indépendance du pays, le dictateur président Noursoultan Nazarbaiev décide de déplacer la capitale d’Almaty à Akmola, rebaptisée Astana, dans les steppes du nord. De vertigineuses tours de verre sortent de terre, financées par les exportations de pétrole. Christian Barani et Guillaume Reynard y regardent vivre la nouvelle oligarchie, dans les oripeaux standardisés et clinquants de la richesse. Un discours présidentiel de 1997 sur l’avenir du Kazakhstan ouvre le film, vantant aux « trois couches sociales, les riches, les classes moyennes et les pauvres », les infinies promesses du marché.
Nouveau professeur
Jeudi 11 février à 15h/Gilgian Gelzer
Né en 1951 à Berne, Gilgian Gelzer vit et travaille à Paris. Il mène de front une recherche dans les champs de la peinture, du dessin et de la photographie. Il développe chaque pratique de manière autonome et complémentaire, tirant parti de leurs qualités matérielles, temporelles et spatiales. Il y questionne les notions d’abstraction et de figuration, en s’intéressant à l’avènement de la forme ainsi qu’aux phénomènes qui orientent la perception qu’on peut en avoir. Au travail mené dans l’atelier répond régulièrement une activité in situ de dessins muraux réalisés en relation avec des lieux d’exposition. Ses expositions personnelles les plus récentes ont eu lieu au FRAC Auvergne, au Musée de l’abbaye Sainte-Croix des Sables d’Olonne, au Ludwig Museum de Coblence ainsi qu’à la galerie Bernard Jordan à Paris et à Zurich. Des dessins muraux ont récemment été réalisés à la galerie « rue Montgrand » à Marseille, dans la chapelle Sainte-Tréphine à Pontivy et à la galerie Lennon Weinberg à New-York. Sa prochaine exposition aura lieu en mars 2010 au Kunstraum Kreuzlingen en Suisse.
Filmer la performance
Mardi 16 février à 17h/Nine Evenings : Theater and Engineering (New York, 1966), film réalisé par Barbro Schultz Lundestam, 2009 et Projection de David Tudor : Bandoneon! (a combine), Interprète: David Tudor, 1966-2008, 45’
en présence de la réalisatrice (v.o. sous-titrée)
Nine Evenings : Theater and Engineering
En 1966, sous l’égide d’E.A.T. (Experiments in Art and Technology) fondé par Billy Klüver, un ingénieur passionnée de cinéma, Robert Rauschenberg, Fred Waldhauer et dix artistes newyorkais collaborent avec trente ingénieurs et techniciens de Bell Telephone Laboratories pour mettre en place des performances. Associant nouvelles technologies, vidéo, retransmission sonore sans fil et Doppler – technologies à l’époque très novatrices –, ces performances qui se sont déroulées au 69th Regiment Armory à New York du 13 au 23 octobre 1966 ont marqué l’art des années 1960.
Dans Bandoneon! (a combine), David Tudor met en circuit un instrument traditionnel, le bandonéon, avec un assemblage de composants technologiques; modulateurs de fréquences, amplificateurs, oscilloscopes. D’abord imperceptibles, les tonalités du bandonéon sont converties en signaux électroniques et traduites sur le plan sonore ou visuel, vidéo. Parallèlement, des éléments sculpturaux guidés à distance par d’autres interprètes déplacent des sources sonores dans l’espace. Elles rendent ainsi cette trajectoire à la fois audible et visible.
Le titre de l’œuvre fait référence aux Combine Paintings de Rauschenberg, évoquant la relation complexe instaurée entre les différents éléments du dispositif électronique. Cette performance est l’une de ses toutes premières faisant appel aux technologies.
Histoire des expositions
Des Attitudes à Sensation
L’Histoire de l’art contemporain ne saurait être analysée sans la prise en compte des expositions collectives qui ont jalonné la création du dernier tiers du XXe siècle. Ce cycle de conférences vise à mettre en perspective certaines d’entre elles et cherche à travers un dialogue engagé avec ses acteurs, spectateurs ou commentateurs à en souligner la singularité et l’adéquation avec les mutations et bouleversements qui ont marqué les différentes tendances de l’art des années 1960 à 1990. Ces quatre séances sont présentées par Erik Verhagen, maître de conférences en Histoire de l’art contemporain à l’Université de Valenciennes, sur une invitation d’Elsa Cayo et de Djamel Tatah.
1re séance Mercredi 17 février à 17h/Quand les attitudes deviennent forme, par Erik Verhagen, en présence de Jan Dibbets
Inaugurée en mars 1969 à la Kunsthalle de Berne, l’exposition Quand les attitudes deviennent forme, conçue par Harald Szeemann, marque une rupture conséquente dans l’histoire de l’art contemporain. Perméable aux bouleversements qui animent la création et sa diffusion à la fin des années 1960, cette manifestation témoigne d’une renégociation des codes de présentation des œuvres d’art, dans la mesure où la plupart des participants y ont été invités à penser et à déployer leurs pratiques en fonction des lieux et contextes mis à leur disposition. Ne se contentant plus de donner à voir des objets désolidarisés de leurs gestations, Szeemann parvient à accentuer des attitudes tout en endossant le rôle, non sans susciter des polémiques, d’un metteur en scène qui jouira d’une autorité incontestée à partir de 1972, et de son commissariat de la Documenta V de Kassel.
Avec la participation de Jan Dibbets, à qui Erik Verhagen a consacré une monographie et qui participa en 1969 à la manifestation d’Harald Szeeman.
Artistes/rencontres/entretiens
Vendredi 19 février à 15h/Esther Shalev-Gerz
Esther Shalev-Gerz qui enseigne aux Beaux-Arts de Stockholm, est internationalement connue pour son travail. Depuis plus de vingt ans, son travail s’est centré sur des interventions et des projets ancrés dans l’histoire des lieux et des villes dans lesquels elle a exposé. Par le biais de l’installation, de la vidéo et de la photographie, elle interroge les fondements de la démocratie, la mémoire culturelle et collective dans son rapport à l’histoire personnelle et aux souvenirs individuels. L’implication créée dans ses interventions et les expériences qui en résultent laissent leurs traces dans la mémoire active de chaque intervenant, portant en elle l’empreinte d’une prise de responsabilité par rapport à l’époque. Le Jeu de Paume lui consacre une rétrospective de mars à juin 2010 (commissariat Marta Gili) et la galerie Baudoin Lebon exposera son travail de photographe en mars et avril 2010.
Séminaire: Constructivismes
Vendredi 19 février à 17h/Quand, comment et où y-a-t-il constructivisme au cinéma? par François Albera
Ce cycle de conférences est coordonné par Elie During, Laurent Jeanpierre, Christophe Kihm, Dork Zabunyan.
(chaque vendredi, au rythme d’une séance par mois).
« Le constructivisme désigne une sensibilité (expérimentale) et une stratégie (critique). Il revient à poser que toute réalité est produite, et à en déduire une pratique. Les mouvements artistiques du XXe siècle en ont donné des versions contrastées, en opposant à la fausse évidence de l’«objet d’art» la dimension matérielle et processuelle de l’activité créatrice. Mais la notion est également opérante dans le domaine des mathématiques, de la psychologie ou de la sociologie. Et partout se vérifie cette intuition : les choses sont d’autant plus «réelles» qu’elles ont été davantage «construites». Les différents constructivismes peuvent-ils communiquer? Réagir les uns aux autres? L’approche constructiviste du laboratoire nous renseigne-t-elle sur les pratiques de l’atelier? Inversement, les expérimentations artistiques permettent-elles d’éclairer les modes de production de la connaissance, ses usages techniques ou politiques? Ce séminaire en fait le pari. Artistes, historiens de l’art, scientifiques et philosophes y seront invités à identifier des stratégies et des procédés transposables, en s’appuyant sur l’étude de constructions effectives (projets, objets, montages, faits scientifiques, dispositifs techniques, etc.).»
François Albera est professeur d’histoire et d’esthétique du cinéma à la Faculté des lettres de l’Université de Lausanne. Rédacteur en chef de la revue 1895, spécialiste d’Eisenstein et des cinéastes soviétiques des années 1920, il travaille également sur le cinéma français des années 1920 et le cinéma indépendant contemporain. Il est notamment l’auteur de Notes sur l’esthétique d’Eisenstein (1973), Eisenstein et le constructivisme russe (1989), Kouléchov et les siens (1990), Albatros, des Russes à Paris (1995), Les Formalistes russes et le cinéma (1996) et L’Avant-Garde au cinéma (2005). Il a récemment édité, aux Presses du Réel (2009), les notes et dessins relatifs au projet Glass House de S. M. Eiseinstein.
Cinéma expérimental
Lundi 22 février de 10h à 13h, au cinéma Le Saint Germain des Prés/Projection du film "Les soviets plus l’électricité, un cinévoyage au pays qui n’existe plus", de Nicolas Rey, 2001, 16mm, 175’, en sa présence
(sur inscription auprès du service culturel)
Un cinévoyage au pays qui n’existe plus, superautoproduction en Sviemacolor de Nicolas Rey, trois heures de transports en commun, 2001, 16 mm, en trois étapes :
1re bobine : Paris / Kiev / Dniepropetrovsk / Moscou
2e bobine : Novossibirsk / Kemerovo / Bratsk / Yakoutsk
3e bobine : Yakoutsk / Magadan
Le tournage a eu lieu en août et septembre 1999.
«Trois heures de transport en commun. Parcourir la Russie comme on fait le tour d’une maison qui n’est pas la sienne. «C’est le deuxième jour qui est pénible. Dans le train, c’était pareil, le deuxième jour je trépignais d’impatience. Ensuite, à partir du troisième, ça va mieux. On s’habitue à la lenteur, à la monotonie du paysage, à la vie faite de courts cycles sommeil-nourriture-distraction totalement sans rapport avec les horaires habituels d’une journée.»
«Des publicités pour le linoleum comme s’il s’agissait d’une pierre précieuse, et des villes entières - construites sur des mines d’or - finalement abandonnées.
Il n’y a pas de chaos russe. Simplement l’“Europe” qui s’étend désormais jusqu’au Pacifique, et non plus jusqu’aux fantomatiques Monts Oural.» Nicolas Rey
La Seine/projection
Mercredi 24 février à 18h/Hu Wei
Hu Wei, né en 1983 à Henan (Chine), étudiant au programme La Seine, écrit et réalise des films documentaires et de fiction depuis 2004. Il est diplômé de l’Institut d’art et de communication de l’Université de Pékin en 2006. Son film documentaire Mei You Ni Zai (Sans toi), 2008 – où il suit une immigrante chinoise qui vit à Paris et qui gagne sa vie en revendant au marché noir de Belleville ce qu’elle a glané dans les poubelles des quartiers chics – a été présenté en compétition officielle au festival Cinéma du Réel en 2009.
Mon père vole, 2006, 17’, 16 mm, a été sélectionné dans la section Shorter corner au Festival de Cannes 2006.Sans toi, 2008, 23’, documentaire, dv, 2009. Fréquences d’échantillons, 2010, film (cinéma expérimental), travail en cours.
Jany Lauga
Chargée de la Programmation culturelle
14, rue Bonaparte
75006 Paris
01 47 03 54 58 / 06 82 66 59 08
http://www.beauxartsparis.fr
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