[CORPS] SOCIAL

18 septembre – 21 novembre 1999
Vernissage le 17 septembre 1999

 

 

Communiqué de presse

[Corps] social

Liste des artistes

Biographie des artistes

Le commissaire : Eric de Chassey

Le catalogue

Les informations pratiques

Le programme des expositions

  

 

 

[CORPS] SOCIAL

18 septembre – 21 novembre 1999

 

La question fondamentale du rapport de l’art à une situation sociale donnée est aujourd’hui posée par de nombreux artistes contemporains. 

Nés entre 1945 et 1973, les artistes retenus par Eric de Chassey, commissaire de l’exposition, appartiennent à des générations différentes. Ils viennent d’horizons variés (Angleterre, Allemagne, Espagne, Etats-Unis, Pays-Bas, Suisse, etc.) et ne représentent ni un groupe, ni une tendance.

 Leurs œuvres, qui ont le corps pour sujet, manifestent toutes une conception de l’individu dans sa dimension et sa définition sociales, au lieu de le caractériser d’abord par ses affects ou son identité a-contextuelle. Elles relèvent d’un engagement avec le corps social, cette instance de passage et d’échange entre le public et le privé, de constitution de l’individu et de la communauté, de résistance en même temps à ces deux dimensions. Elles se trouvent ainsi liées et rassemblées, au-delà ou à proportion de leur spécificité, pour ce qu’elles peuvent apporter de questions et de repères dans une situation artistique, sociale et politique souvent confuse.

 Comment " donner corps au corps social " ? C’est donc à cette interrogation que la trentaine d’artistes présents dans cette exposition tente de donner une réponse, sans exclusive de moyens ni d’effets. L’exposition rassemble ainsi des œuvres élaborées dans les médiums les plus variés (peinture, sculpture, photographie, vidéo, installation, etc.) et selon une grande diversité d’approches : la représentation avec les portraits, la métaphore ou même l’abstraction.

 Quelques œuvres datant des années 60 et 70 ponctuent ce parcours. Elles servent ici de contrepoint historique et revêtent, à la lumière de ces nouvelles générations d’artistes, une importance nouvelle.

Cette exposition bénéficie du soutien du British Council et de la Banque Bruxelles Lambert, de Pro Helvétia, de la société Ricard et de la Ratp.

Exposition : tous les jours de 13 h à 19 h, sauf le lundi
Droits d'entrée : 25 F/3,81 eurologo.GIF (839 octets) et 15 F/2,29 eurologo.GIF (839 octets) (tarif réduit)
Catalogue de 124 pages ; illus. couleur.
Prix de vente public  : 120 F/18,29
eurologo.GIF (66 octets) 
CD [Corps] social : 110 F/16,77 
eurologo.GIF (66 octets), les 2 sont vendus 200 F/30,49 eurologo.GIF (66 octets)

Responsable du service de la communication et des expositions : Laurence Maynier
Tél. : 01 47 03 50 76, Fax : 01 47 03 50 88, Mél.laurence.maynier@ensba.fr
Chargée de mission : Sophie Kaplan
Tél. : 01 47 03 50 72, Fax : 01 47 03 50 88, Mél. : sophie.kaplan@ensba.fr
Chargée du partenariat : Huguette Meyran
Tél. : 01 47 03 52 93, Fax : 01 47 03 50 88, Mél. : huguette.meyran@ensba.fr

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[CORPS] SOCIAL

  

" (…) Les artistes choisis sont ici réunis pour dialoguer avec le sujet de l’exposition de groupe et pour dialoguer entre eux si possible, en ensembles suffisamment nombreux pour former cohérences.(…) En parallèle sont montrées quelques oeuvres plus anciennes, datant d’une trentaine d’années, parce que leur contrepoint ancre les réflexions actuelles dans un certain passé (…).

Aucun de ces artistes ne se veut un traducteur de la société, ni un témoin de son époque, ni un donneur de leçons. Sans qu’il soit besoin d’un contenu qui toucherait à la propagande, les images prennent en effet de facto position. Elles sont juste des images pertinentes, sans renvoi nécessaire à un critère d’authenticité qui fait un retour inattendu après quelques décennies d’inintérêt légitime (et produit aujourd’hui la valorisation d’une imagerie misérabiliste " vécue " qui, pour procurer un petit frisson d’effroi ou de pitié aux visiteurs d’expositions, n’en remplit pas moins d’abord une fonction de contentement des pulsions voyeuristes les moins subtiles et de dérivation des combats politiques). Le rôle des œuvres, ici, est simplement d’être en lien avec un certain état de la société. De donner corps à cet état, de proposer à l’expérience des oeuvres qui sont autant de corps du corps social, selon des modalités et des effets très différents mais non exclusifs, que l’on pourrait ordonner en trois modes ou
options : la représentation, la métaphore et le modèle abstrait.

 La représentation, la mimésis

Elle conduit à une sorte de relève du portrait, genre dont l’histoire, au moins depuis Degas, est transformée de l’intérieur plutôt qu’oubliée. Loin d’une entreprise d’introspection, qui accorderait la première place à l’expression des passions ou de l’intériorité, des pulsions et des désirs, ce qui est donné à voir est simplement ce qui est vu dans la vie courante, et la vérité de ce donné reste tout aussi incertaine que d’ordinaire (en ce sens, on est bien-sûr loin de toute tentation physiognomonique) (…). Michel Amet et Till Freiwald accordent une place essentielle aux visages, qui témoignent de ces " singularités quelconques " dont le philosophe Girgio Angamben fait le fondement d’une " communauté sans présupposé et sans objet ". Tina Barney, Valérie Egles, James Rielly, Kerry Stewart et Djamel Tatah représentent directement les corps humains, souvent dans leurs interactions, figures solitaires mais en voie de solidarité (…). Istvan Balogh, Jenny Gage, Valérie Jouve ou Aidan Moffat s’attachent surtout aux relations réciproquement définissantes des personnes avec leur milieu, en particulier architectural, dans des formes parfois à la limite de la narration, qui passent de la construction élaborée à des options plus documentaires.

Pour tous ces artistes, leur sujet est ainsi le sujet, hommes ou femmes, lieux de passage entre le public et le privé, lieux de résistance à ces deux instances en même temps (…).

 La métaphore

Une deuxième option - quoique bien entendu elle existe en partie dans les oeuvres qu’on vient d’évoquer - conduit à donner à percevoir métaphoriquement le corps social (…). Yves Bélorgey, par ses tableaux représentant des architectures collectives, caractérisques des urbanismes européens, américains ou soviétiques tels qu’ils ont évolué depuis les années 60, d’une manière souvent vécue comme négative mais ici envisagée dans toutes ses potentialités, désigne les lieux de formation du corps social (…). Chez Fabrice Gygi, c’est la dimension coercitive de certains de ces lieux, le rapport au pouvoir, qui sont mis en valeur et recréés. Des artistes comme Kelly Lamb, Yolanda Montesa-Vich ou Caecilia Tripp (jusque dans le projet collectif " Les parleuses " qu’elle coordonne pour l’occasion) donnent surtout à voir, et décryptent éventuellement, les codes de constitution de certaines parties de la société : les gestes, les pratiques du langage et les définitions minoritaires passant par la fiction et la mise en commun (…).

 Les abstractions comme modèles

Au-delà de ces pratiques de la métaphore, certains proposent de véritables modélisations artistiques de la constitution du corps social et de la traversée du corps humain par le social. Avec une remarquable conscience historique, ils utilisent pour cela le mode de la peinture abstraite, revisité (…). Les tableaux d’Ellen Gallagher, Agnès Thurnauer et David Urban induisent certes à la contemplation, à la concentration formelle, mais leur picturalité est imprégnée de ce qui les entoure, envisage la modélisation de nouveaux rapports au réel, qui sont condensés de manière spécifique dans chaque toile. Leurs tableaux sont aussi des incarnations, les corps de ces rapports, avec d’ailleurs une forte dimension haptique (…).

 Les références historiques

Aux travaux de ces artistes sont mêlées quelques oeuvres historiques choisies pour leur exemplarité et leur capacité d’échange, souvent oubliées ou négligées, la plupart du temps méconnues en France - sans prétendre en aucune façon établir des filiations qui n’existent pas la plupart du temps -. Le tableau With Love to Jean-Paul Belmondo (1962) de Pauline Boty, artiste anglaise morte précocement en 1966, à l’âge de 27 ans, montre un usage du féminisme et de la peinture dont la portée plastique et sociale mérite d’être connue. Une oeuvre d’Alex Katz, datant des années 60-70, montre comment il a été possible de traiter de front la figure et la nature, sans choisir pour autant ni la prétendue profondeur psychologique, ni le faux engagement misérabiliste, ni l’équivoque sincérité exhibitionniste. La sculpture Bardana (1964) de George Sugarman témoigne de l’existence au sein d’une pratique continûment abstraite, d’une possibilité implicite de rendre visibles les processus qui parcourent et transforment la société, d’une manière anti-compositionnelle où l’unité naît de la disparité et de l’autonomie de chaque forme. La clé des champs, film TV d’Yves Laumet réalisé en 1974 donne l’occasion rare de voir un travail entre la fiction et le documentaire, où l’engagement social et l’attention aux particularités des individus se combinent avec précision (le film est l’histoire de quelques journées de la vie sentimentale et professionnelle d’un ouvrier parisien). Une oeuvre atypique de Martial Raysse, appartenant à l’importante série L’originalité d’une forme se mesure à sa propension à s’exercer sur tout état, intervention dans le Village Voice du 19 février 1970 - page anonyme où s’inscrit simplement une silhouette de buste féminin généralisé - permet d’apprécier la justesse d’une entreprise de figuration qui s’intègre à un milieu quotidien en le transformant subtilement.

 (…) Il est possible d’affirmer que les oeuvres d’art visuelles sont, avec la littérature et avec la musique (d’où l’accompagnement de l’exposition par une compilation de morceaux inédits de musiciens contemporains, appartenant aux scènes pop, rock, électronique et hip-hop de France, de Grande-Bretagne et des Etats-Unis), les meilleures mises en valeur de la subjectivation caractéristique de notre époque. Elles sont clairement des processus de création d’entités nouvelles - les oeuvres - qui n’ont pas pour vocation de se reposer dans une identité close, mais de continuer perpétuellement à s’ouvrir, en laissant visibles les étapes qui les ont mises au jour, en créant l’identité à partir de la diversité (…).

 

Eric de Chassey, février 1999, extraits du texte du catalogue.

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Liste des artistes

  

Ghada Amer
Michel Amet
Istvan Balogh
Tina Barney et Dianna Ilk
Yves Bélorgey
Pauline Boty

Noël Dolla
Valérie Egles
Till Freiwald
Jenny Gage
Ellen Gallagher
Fabrice Gygi
Valérie Jouve
Alex Katz
Yves Laumet
Kelly Lamb
Aidan Moffat
Yolanda Montesa-Vich
Les Parleuses (Marta Hoskins, Kareh Mckinnon, Alejardra Riera, Anna Selander et Caecilia Tripp)

Géraldine Pastor Lloret
Martial Raysse
James Rielly
Kerry Stewart
George Sugarman
Djamel Tatah
Agnès Thurnauer
David Urban

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Biographie des artistes

Peinture

Yves Bélorgey

né en 1960, vit et travaille à Lyon. Depuis une dizaine d’années son attention de peintre s’est portée sur le paysage architectural des villes et des banlieues, tant en Europe qu’aux Etats-Unis. Le travail méticuleux de représentation et d’arpentage s’y incarne dans un espace pictural singulier, qui renvoie à la tradition pré-romantique.

 

Noël Dolla

né en 1945, vit et travaille à Nice. Depuis ses premières Structures-Etendoirs et ses peintures sur serviettes et sur mouchoirs en 1967, toiles teintes et présentées comme du linge mis à sécher plutôt que comme un tableau de musée, Noël Dolla n’a cessé d’explorer la façon dont sa volonté de "peindre juste, dans l’esprit de l’abstraction" pouvait conduire à une remise en cause de la séparation entre la peinture abstraite et l’environnement le plus ordinaire, voire le plus populaire.

 

  Till Freiwald

né en 1963, vit et travaille à Saint-Etienne et Karlsruhe. Ses visages à l’aquarelle, souvent de dimensions monumentales, adoptent une forme sérielle. La frontalité, le cadrage resserré, l’accord avec le fond monochrome, sont autant de principes respectés pour la présentation d’individus singuliers et quelconques à la fois. 

 

Ellen Gallagher

née en 1965, vit et travaille à Brooklyn. Les formes de ses tableaux abstraits - pages de cahier d’écoliers, yeux exorbités ou bouches caricaturales des noirs dans le cinéma hollywoodien - incarnent une déconstruction des stéréotypes de la société occidentale qui ménage une place à la grâce.

 

Géraldine Pastor Lloret

née en 1971, vit et travaille à Marseille.
"Les personnages figurant dans mes dessins sont souvent seuls, nommés ou anonymes ; ils sont un peu comme les vecteurs de nos expériences personnelles. Aux frontières de la psychologie, ces figures ne sont pas des modèles didactiques d’états (sentiments, caractères…) mais des sujets, exemples véhiculés dans un contexte donné (…)".

 

James Rielly

né en 1956, vit et travaille à Londres. Ses tableaux montrent des personnages dans des poses souvent conventionnelles mais où un ou plusieurs détails introduisent des dysfonctionnements analogues à ceux d’un monde caractérisé par ses décalages et ses facéties involontaires, où la banalité dissimule une acuité violente.

 

Djamel Tatah

né en 1959, vit et travaille à Montreuil. Ses grands tableaux de figures placées sur un fond monochrome font se cotoyer des éléments qui gardent en même temps leur indépendance, aussi bien d’un point de vue plastique que du point de vue du sens, rendant ainsi visible des humanités solitaires dans une solidarité en devenir.

 


Agnès Thurnauer

née en 1962, vit et travaille à Paris. Ses tableaux résolument abstraits, intégrant matériaux traditionnels et industriels, condensent des expériences de vie. Ils individualisent et poétisent des conditions que l’artiste traite séparément dans des affiches, des cartes-tracts et des photographies.

David Urban

né en 1966, vit et travaille à Toronto. L’abstraction en peinture est pour lui une syntaxe où des systèmes autonomes et très différenciés de lignes, de matières et de couleurs, sont la métaphore d’une harmonie douteuse et provisoire, entre vitalité et déchéance.

Photographie

 Michel Amet

né en 1948, vit et travaille à Paris. Ses photographies noir et blanc de visages connus et inconnus adoptent un même principe de frontalité qui, par focalisation sur le plus proche, joue avec une présence qui s’affirme à partir de l’indéfini de l’arrière-face. 

 

Istvan Balogh

né en 1962, vit et travaille à Zurich. Après avoir proposé des séries de photographies de grandes dimensions qui jouaient à mettre en scène sous une forme contemporaine les poses de l’histoire de l’art occidental, sa dernière suite de 10 photographies montre des individus dans les environnements mi-publics mi-privés qui sont ceux d’une sociabilité en construction. 

 

 

Valérie Egles

née en 1967, diplômée de l'Ensba, vit et travaille à Paris. Ses diptyques photographiques sont réalisés à partir d’un travail documentaire dans le métro de Paris, qui mettent en valeur la juxtaposition des passagers entre eux et avec l’artiste, leur insertion dans un cadre en mouvement qui prétend aussi être un moyen de communication. 

 

 

Jenny Gage

née en 1967, vit et travaille à Brooklyn. Elle se met en scène dans des photographies à l’atmosphère troublée, qui font songer à des images de films où l’attente constituerait l’action principale. Elle vient de terminer son premier long métrage cinématographique. 

 

 

Valérie Jouve

née en 1964, vit et travaille à Montreuil. Ses compositions photographiques, posées à Marseille et à New York par des individus aussi bien que par des architectures, montrent les transactions des hommes avec leur environnement, selon des strates historiques et culturelles spécifiques. 

 

Aidan Moffat

né en 1973, vit et travaille à Falkirk (près de Glasgow). Il est l’un des deux leaders du groupe Arab Strap, l’un des plus influents de la scène indépendante écossaise. Les photographies qui illustrent la plupart de ses disques sont des témoignages sans apprêt de son environnement, celui des loisirs populaires d’aujourd’hui – tout comme ses chansons.

Sculpture

 

Ghada Amer

née en 1963, vit et travaille à New York. Ses broderies sur toile et ses sculptures partent des stéréotypes du regard occidental ou oriental sur les femmes et leurs images pour créer des compositions colorées et décoratives. 

 

Fabrice Gygi

né en 1965, vit et travaille à Genève et Zurich. Il crée des sculptures qui semblent souvent appeler un usage corporel mais dont l’apparence familière ne masque jamais complètement un potentiel de violence contre les individus. Le fonctionnement du pouvoir s’y trouve ainsi modélisé d’une manière exemplaire. 

 

Yolanda Montesa-Vich

née en 1973, diplômée de l’Ensba, vit et travaille à Barcelone. Ses sculptures exploitent les possibilités de la transparence et du langage pour créer des métaphores complexes de la construction sociale, de la présence des individus dans un monde collectif. 

 

Kerry Stewart

née en 1965, vit et travaille à Londres. Ses sculptures à l’échelle réelle, de personnages ou de situations, sont à la fois attirantes et déconcertantes, comme des jouets gigantesques dont la compréhension resterait difficile. Elles sont les individualisations d’une véritable mythologie collective.

Vidéo et multimédia

 

Tina Barney

née en 1945, vit et travaille à New York. Surtout connue pour ses photographies explorant les relations intersubjectives d’un milieu américain privilégié, elle présentera une vidéo non-narrative réalisée en collaboration avec Dianna Ilke intitulée " Un été du Rhode Island ".

Dianna Ilk

Née en 1964, vit et travaille à New York. 

 

Kelly Lamb

née en 1971, vit et travaille à New York. Ses vidéos sont formées de courtes boucles où le rapport des images avec la musique joue un rôle majeur. Les expériences simples - saut à la corde, étreinte amoureuse - y sont analysées avec une précision implacable et élégiaque. 

Les Parleuses est un projet collectif multimédia de Caecilia Tripp,  Marta Hoskins, Alejardra Riera, Anna Selander et Karen McKinnon. " Il s’agit ici de faire résonner la spécificité de paroles de femmes, bien que " femme " soit déjà le nom d’une fiction [...] dans un dialogue ouvert où interfèrent constamment expérience intime et représentations publiques ". 
Caecilia Tripp
née en 1968, vit et travaille à Paris et Grenoble. Initiatrice du projet des Parleuses, ses travaux prennent des formes diverses selon les occasions, du dessin au livre, de l’installation à la vidéo, en un projet à long terme où l’histoire collective des utopies d’il y a trente ans se tresse des données individuelles de l’artiste-femme.

Œuvres historiques


Pauline Boty : With Love to Jean Paul Belmondo, 1962, Londres.

Alex Katz : View, 1962, 76x102 cms, coll. part.

Martial Raysse : L’originalité d’une forme se mesure à sa propoension à s’exercer sur tout état, intervention dans The Village Voice, 19 février 1970, p.60-61.

George Sugarman : Bardana, sculpture, 1962/63, Zurich.
Yves Laumet : La clé des champs, film TV, 1974.

Musique

A l’occasion de l’exposition, un disque (C.D.) intitulé Body Social (label Kung-Fu Fighting Records, Paris) est réalisé, avec des morceaux inédits de   Arab Strap, Bassmati, Bien, Ciao ! Manhattan, Dominique A, M &M's,  100 % Ponies, Something Beginning with S,  Stereolab,  Tahiti 80, Tommy Hools.

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Le commissaire : Eric de Chassey

Eric de Chassey, né en 1965, est historien d’art. Maître de conférences en histoire de l’art contemporain à la Sorbonne (Université Paris IV), il a publié de nombreux articles et ouvrages dont La violence décorative (Nîmes, Jacqueline Chambon, 1998). Il a co-organisé l’exposition Abstraction/Abstractions : Géométries provisoires (Musée d’art moderne de Saint-Etienne, 1997).

 

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Le catalogue

Le catalogue bilingue français-anglais de l’exposition [Corps] social comprend : 

  • un texte d’Eric de Chassey, commissaire de l’exposition
  • un extrait de La société des individus (avec l’aimable autorisation des éditions Fayard) de Norbert Elias
    Rédigé en  1939, ce texte n'a finalement été publié qu'en 1987. Il constitue l'une des étapes majeures de la réflexion du grand sociologue sur le rapport civilisation, individu et sociétés. Dans ce qui demeure le fondement théorique de tous ses travaux, il montre à quel point ces concepts sont liés, l'idée d'individu étant elle-même un effet des relations sociales.
  • une présentation de chacun des artistes, sous forme de texte ou d’entretien
  • la biographie et la bibliographie de chaque artiste

124 pages
photos couleur et noir et blanc
Prix de vente au public : 120 F / 18,29
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CD : 110 F/16,77 eurologo.GIF (66 octets)
Les 2 sont vendus : 200 F/30,49 eurologo.GIF (66 octets)

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Le disque
Body Social. Kung-Fu Fighting Records, Paris 

 

 Le CD comprend 10 morceaux de 10 artistes dont :  

· de nouveaux morceaux de Bassmati, Bien (A la campagne), Ciao ! Manhattan (L'éternel), M&Ms, Stereolab (courtesy Elektra), Tommy Hools et Zend Avesta (courtesy Artefact)

· des morceaux inédits d’Arab Strap (courtesy Chemikal Underground / GoBeat !) et Tahiti 80 (Revolution 80, courtesy Atmosphériques)

 ainsi que quelques surprises...

 Tous les morceaux sont spécialement composés ou remixés à l'occasion de l'exposition.

 Producteur exécutif : Eric de Chassey
Producteur : Daniel Dauxerre

 Durée : 70 mn environ
Tirage limité et numéroté à 2 500 exemplaires
Prix public : 110 F / 16,77
eurologo.GIF (66 octets) environ. Prix couplé avec le catalogue: 200 F / 30,49 eurologo.GIF (66 octets) environ

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INFORMATIONS PRATIQUES

 

[CORPS] SOCIAL

du 18 septembre au 21 novembre 1999
Vernissage : 17 septembre 1999 à 18h

Commissaire : Eric de Chassey

 13, quai Malaquais, Paris 6e
ouvert tous les jours sauf le lundi, de 13h à 19h
Métro : Saint-Germain des Prés
Bus : 24 - 27 - 39 - 48 - 63 - 70 - 86 - 87 - 95 - 96
Droits d'entrée : 25 F/3,81
eurologo.GIF (839 octets) ; tarif réduit : 15 F/2,29 eurologo.GIF (839 octets)
Chef du service de la communication et des expositions : Laurence Maynier
Tél. : 01.47.03.50.76, Fax : 01.47.03.50.88, Mél : laurence.maynier@ensba.fr
Chargée de mission : Sophie Kaplan
Tél. : 01.47.03.50.72, Fax : 01.47.03.50.88, Mél : sophie.kaplan@enba.fr
Chargée du partenariat : Huguette Meyran

Tél. : 01 47 03 52 93, Fax : 01 47 03 50 88, Mél. : huguette.meyran@ensba.fr

Un catalogue de 124 pages avec illustrations en couleurs est publié à cette occasion.
Prix de vente au public : 120 F / 18,29
eurologo.GIF (66 octets)
Un CD [Corps] social : 110 F/16,77 
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Les 2 sont vendus 200 F/30,49 eurologo.GIF (66 octets)
Photographies disponibles

 

PROGRAMME DES EXPOSITIONS

  

  • Nous nous sommes tant aimés… (titre non définitif)

Un regard sur la scène artistique actuelle à partir d'une sélection d’œuvres choisies auprès d’une vingtaine d’artistes tous issus de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts, depuis moins d’une dizaine d’années.

Commissaire : Alfred Pacquement
de décembre 1999 à février 2000

  

Pour la dixième année consécutive, l’Ensba présente les travaux des élèves diplômés durant les trois sessions de l’année 1999, avec les félicitations du jury.

Commissaire : Alfred Pacquement
de mars à mai 2000

 

Contact : Laurence Maynier, responsable du service de la communication et des expositions.
Tél. : 01.47.03.50.74 ; Fax : 01.47.03.50.88 ; Mél. : laurence.maynier@ensba.fr

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