Communiqué
de presse
[Corps]
social
Liste des artistes
Biographie des artistes
Le commissaire : Eric de Chassey
Le
catalogue
Les informations pratiques
Le programme des expositions
[CORPS] SOCIAL
18 septembre 21 novembre 1999
La question fondamentale du rapport
de lart à une situation sociale donnée est aujourdhui posée par de nombreux
artistes contemporains.
Nés entre 1945 et 1973, les artistes
retenus par Eric de Chassey, commissaire de lexposition, appartiennent à des
générations différentes. Ils viennent dhorizons variés (Angleterre, Allemagne,
Espagne, Etats-Unis, Pays-Bas, Suisse, etc.) et ne représentent ni un groupe, ni une
tendance.
Leurs uvres, qui ont le corps
pour sujet, manifestent toutes une conception de lindividu dans sa
dimension et sa définition sociales, au lieu de le caractériser dabord
par ses affects ou son identité a-contextuelle. Elles relèvent dun engagement avec
le corps social, cette instance de passage et déchange entre le public et le
privé, de constitution de lindividu et de la communauté, de résistance en même
temps à ces deux dimensions. Elles se trouvent ainsi liées et rassemblées, au-delà ou
à proportion de leur spécificité, pour ce quelles peuvent apporter de questions
et de repères dans une situation artistique, sociale et politique souvent confuse.
Comment " donner corps
au corps social " ? Cest donc à cette interrogation que la trentaine
dartistes présents dans cette exposition tente de donner une réponse, sans
exclusive de moyens ni deffets. Lexposition rassemble ainsi des uvres
élaborées dans les médiums les plus variés (peinture, sculpture, photographie, vidéo,
installation, etc.) et selon une grande diversité dapproches : la
représentation avec les portraits, la métaphore ou même labstraction.
Quelques uvres datant des
années 60 et 70 ponctuent ce parcours. Elles servent ici de contrepoint historique et
revêtent, à la lumière de ces nouvelles générations dartistes, une importance
nouvelle.
Cette exposition bénéficie du soutien
du British Council et de la Banque Bruxelles
Lambert, de Pro Helvétia, de la société Ricard
et de la Ratp.
Exposition :
tous les jours de 13 h à 19 h, sauf le lundi
Droits d'entrée : 25 F/3,81 et 15 F/2,29 (tarif
réduit)
Catalogue de 124 pages ; illus. couleur.
Prix de vente public : 120 F/18,29
CD [Corps] social : 110 F/16,77 , les 2 sont vendus 200 F/30,49
Responsable du service de la communication et des
expositions : Laurence Maynier
Tél. : 01 47 03 50 76, Fax : 01 47 03 50 88, Mél.laurence.maynier@ensba.fr
Chargée de mission : Sophie Kaplan
Tél. : 01 47 03 50 72, Fax : 01 47 03 50 88, Mél. : sophie.kaplan@ensba.fr
Chargée du partenariat : Huguette Meyran
Tél. : 01 47 03 52 93, Fax : 01 47 03 50 88, Mél. : huguette.meyran@ensba.fr
________^
[CORPS] SOCIAL
" (
) Les artistes choisis
sont ici réunis pour dialoguer avec le sujet de lexposition de groupe et pour
dialoguer entre eux si possible, en ensembles suffisamment nombreux pour former
cohérences.(
) En parallèle sont montrées quelques oeuvres plus anciennes, datant
dune trentaine dannées, parce que leur contrepoint ancre les réflexions
actuelles dans un certain passé (
).
Aucun de ces artistes ne se veut un
traducteur de la société, ni un témoin de son époque, ni un donneur de leçons. Sans
quil soit besoin dun contenu qui toucherait à la propagande, les images
prennent en effet de facto position. Elles sont juste des images pertinentes, sans
renvoi nécessaire à un critère dauthenticité qui fait un retour inattendu après
quelques décennies dinintérêt légitime (et produit aujourdhui la
valorisation dune imagerie misérabiliste " vécue " qui, pour
procurer un petit frisson deffroi ou de pitié aux visiteurs dexpositions,
nen remplit pas moins dabord une fonction de contentement des pulsions
voyeuristes les moins subtiles et de dérivation des combats politiques). Le rôle des
uvres, ici, est simplement dêtre en lien avec un certain état de la
société. De donner corps à cet état, de proposer à lexpérience des
oeuvres qui sont autant de corps du corps social, selon des modalités et
des effets très différents mais non exclusifs, que lon pourrait ordonner en trois
modes ou
options : la représentation, la métaphore et le modèle abstrait.
La représentation, la mimésis
Elle conduit à une sorte de relève du
portrait, genre dont lhistoire, au moins depuis Degas, est transformée de
lintérieur plutôt quoubliée. Loin dune entreprise
dintrospection, qui accorderait la première place à lexpression des passions
ou de lintériorité, des pulsions et des désirs, ce qui est donné à voir est
simplement ce qui est vu dans la vie courante, et la vérité de ce donné reste tout
aussi incertaine que dordinaire (en ce sens, on est bien-sûr loin de toute
tentation physiognomonique) (
). Michel Amet et Till Freiwald accordent une
place essentielle aux visages, qui témoignent de ces " singularités
quelconques " dont le philosophe Girgio Angamben fait le fondement dune
" communauté sans présupposé et sans objet ". Tina Barney,
Valérie Egles, James Rielly, Kerry Stewart et Djamel Tatah représentent directement
les corps humains, souvent dans leurs interactions, figures solitaires mais en voie de
solidarité (
). Istvan Balogh, Jenny Gage, Valérie Jouve ou Aidan Moffat
sattachent surtout aux relations réciproquement définissantes des personnes avec
leur milieu, en particulier architectural, dans des formes parfois à la limite de la
narration, qui passent de la construction élaborée à des options plus documentaires.
Pour tous ces artistes, leur sujet est
ainsi le sujet, hommes ou femmes, lieux de passage entre le public et le privé,
lieux de résistance à ces deux instances en même temps (
).
La métaphore
Une deuxième option - quoique bien
entendu elle existe en partie dans les oeuvres quon vient dévoquer - conduit
à donner à percevoir métaphoriquement le corps social (
). Yves Bélorgey,
par ses tableaux représentant des architectures collectives, caractérisques des
urbanismes européens, américains ou soviétiques tels quils ont évolué depuis
les années 60, dune manière souvent vécue comme négative mais ici envisagée
dans toutes ses potentialités, désigne les lieux de formation du corps social (
).
Chez Fabrice Gygi, cest la dimension coercitive de certains de ces lieux, le
rapport au pouvoir, qui sont mis en valeur et recréés. Des artistes comme Kelly Lamb,
Yolanda Montesa-Vich ou Caecilia Tripp (jusque dans le projet collectif " Les
parleuses " quelle coordonne pour loccasion) donnent surtout à
voir, et décryptent éventuellement, les codes de constitution de certaines parties de la
société : les gestes, les pratiques du langage et les définitions minoritaires passant
par la fiction et la mise en commun (
).
Les abstractions comme modèles
Au-delà de ces pratiques de la
métaphore, certains proposent de véritables modélisations artistiques de la
constitution du corps social et de la traversée du corps humain par le social. Avec une
remarquable conscience historique, ils utilisent pour cela le mode de la peinture
abstraite, revisité (
). Les tableaux dEllen Gallagher, Agnès Thurnauer et
David Urban induisent certes à la contemplation, à la concentration formelle, mais
leur picturalité est imprégnée de ce qui les entoure, envisage la modélisation de
nouveaux rapports au réel, qui sont condensés de manière spécifique dans chaque toile.
Leurs tableaux sont aussi des incarnations, les corps de ces rapports, avec
dailleurs une forte dimension haptique (
).
Les références historiques
Aux travaux de ces artistes sont mêlées
quelques oeuvres historiques choisies pour leur exemplarité et leur capacité
déchange, souvent oubliées ou négligées, la plupart du temps méconnues en
France - sans prétendre en aucune façon établir des filiations qui nexistent pas
la plupart du temps -. Le tableau With Love to Jean-Paul Belmondo (1962) de Pauline
Boty, artiste anglaise morte précocement en 1966, à lâge de 27 ans, montre un
usage du féminisme et de la peinture dont la portée plastique et sociale mérite
dêtre connue. Une oeuvre dAlex Katz, datant des années 60-70, montre
comment il a été possible de traiter de front la figure et la nature, sans choisir pour
autant ni la prétendue profondeur psychologique, ni le faux engagement misérabiliste, ni
léquivoque sincérité exhibitionniste. La sculpture Bardana (1964) de George
Sugarman témoigne de lexistence au sein dune pratique continûment
abstraite, dune possibilité implicite de rendre visibles les processus qui
parcourent et transforment la société, dune manière anti-compositionnelle où
lunité naît de la disparité et de lautonomie de chaque forme. La clé
des champs, film TV dYves Laumet réalisé en 1974 donne loccasion
rare de voir un travail entre la fiction et le documentaire, où lengagement social
et lattention aux particularités des individus se combinent avec précision (le
film est lhistoire de quelques journées de la vie sentimentale et professionnelle
dun ouvrier parisien). Une oeuvre atypique de Martial Raysse, appartenant à
limportante série Loriginalité dune forme se mesure à sa
propension à sexercer sur tout état, intervention dans le Village Voice
du 19 février 1970 - page anonyme où sinscrit simplement une silhouette de buste
féminin généralisé - permet dapprécier la justesse dune entreprise de
figuration qui sintègre à un milieu quotidien en le transformant subtilement.
(
) Il est possible
daffirmer que les oeuvres dart visuelles sont, avec la littérature et avec la
musique (doù laccompagnement de lexposition par une compilation de
morceaux inédits de musiciens contemporains, appartenant aux scènes pop, rock,
électronique et hip-hop de France, de Grande-Bretagne et des Etats-Unis), les meilleures
mises en valeur de la subjectivation caractéristique de notre époque. Elles sont
clairement des processus de création dentités nouvelles - les oeuvres - qui
nont pas pour vocation de se reposer dans une identité close, mais de continuer
perpétuellement à souvrir, en laissant visibles les étapes qui les ont mises au
jour, en créant lidentité à partir de la diversité (
).
Eric de Chassey, février 1999, extraits du
texte du catalogue.
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Liste des
artistes
Ghada Amer
Michel Amet
Istvan Balogh
Tina Barney et Dianna
Ilk
Yves Bélorgey
Pauline Boty
Noël Dolla
Valérie Egles
Till Freiwald
Jenny Gage
Ellen Gallagher
Fabrice Gygi
Valérie Jouve
Alex Katz
Yves Laumet
Kelly Lamb
Aidan Moffat
Yolanda Montesa-Vich
Les Parleuses (Marta Hoskins, Kareh
Mckinnon, Alejardra Riera, Anna Selander et Caecilia Tripp)
Géraldine Pastor Lloret
Martial Raysse
James Rielly
Kerry Stewart
George Sugarman
Djamel Tatah
Agnès Thurnauer
David Urban
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Biographie
des artistes
| Peinture |
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Yves
Bélorgey
né en 1960, vit et travaille à Lyon.
Depuis une dizaine dannées son attention de peintre sest portée sur le
paysage architectural des villes et des banlieues, tant en Europe quaux Etats-Unis.
Le travail méticuleux de représentation et darpentage sy incarne dans un
espace pictural singulier, qui renvoie à la tradition pré-romantique.
|
|
Noël Dolla
né en 1945, vit et travaille à Nice.
Depuis ses premières Structures-Etendoirs et ses peintures sur serviettes et sur
mouchoirs en 1967, toiles teintes et présentées comme du linge mis à sécher plutôt
que comme un tableau de musée, Noël Dolla na cessé dexplorer la façon dont
sa volonté de "peindre juste, dans lesprit de labstraction" pouvait
conduire à une remise en cause de la séparation entre la peinture abstraite et
lenvironnement le plus ordinaire, voire le plus populaire.
|

|
Till Freiwald
né en 1963, vit et travaille à
Saint-Etienne et Karlsruhe. Ses visages à laquarelle, souvent de dimensions
monumentales, adoptent une forme sérielle. La frontalité, le cadrage resserré,
laccord avec le fond monochrome, sont autant de principes respectés pour la
présentation dindividus singuliers et quelconques à la fois. |
|
Ellen Gallagher
née en 1965, vit et travaille à
Brooklyn. Les formes de ses tableaux abstraits - pages de cahier décoliers, yeux
exorbités ou bouches caricaturales des noirs dans le cinéma hollywoodien - incarnent une
déconstruction des stéréotypes de la société occidentale qui ménage une place à la
grâce.
|
|
Géraldine Pastor Lloret
née en 1971, vit et travaille à
Marseille.
"Les personnages figurant dans mes dessins sont souvent seuls, nommés ou
anonymes ; ils sont un peu comme les vecteurs de nos expériences personnelles. Aux
frontières de la psychologie, ces figures ne sont pas des modèles didactiques
détats (sentiments, caractères
) mais des sujets, exemples véhiculés dans
un contexte donné (
)".
|

|
James
Rielly
né en 1956, vit et travaille à Londres.
Ses tableaux montrent des personnages dans des poses souvent conventionnelles mais où un
ou plusieurs détails introduisent des dysfonctionnements analogues à ceux dun
monde caractérisé par ses décalages et ses facéties involontaires, où la banalité
dissimule une acuité violente. |
 |
Djamel Tatah
né en 1959, vit et travaille à
Montreuil. Ses grands tableaux de figures placées sur un fond monochrome font se cotoyer
des éléments qui gardent en même temps leur indépendance, aussi bien dun point
de vue plastique que du point de vue du sens, rendant ainsi visible des humanités
solitaires dans une solidarité en devenir.
|

|
Agnès Thurnauer
née en 1962, vit et travaille à Paris.
Ses tableaux résolument abstraits, intégrant matériaux traditionnels et industriels,
condensent des expériences de vie. Ils individualisent et poétisent des conditions que
lartiste traite séparément dans des affiches, des cartes-tracts et des
photographies. |

|
David
Urban
né en 1966, vit et travaille à Toronto.
Labstraction en peinture est pour lui une syntaxe où des systèmes autonomes et
très différenciés de lignes, de matières et de couleurs, sont la métaphore dune
harmonie douteuse et provisoire, entre vitalité et déchéance. |
Photographie |
|
|

|
Michel
Amet
né en 1948, vit et travaille à Paris.
Ses photographies noir et blanc de visages connus et inconnus adoptent un même principe
de frontalité qui, par focalisation sur le plus proche, joue avec une présence qui
saffirme à partir de lindéfini de larrière-face. |

|
Istvan Balogh
né en 1962, vit et travaille à Zurich.
Après avoir proposé des séries de photographies de grandes dimensions qui jouaient à
mettre en scène sous une forme contemporaine les poses de lhistoire de lart
occidental, sa dernière suite de 10 photographies montre des individus dans les
environnements mi-publics mi-privés qui sont ceux dune sociabilité en
construction.
|

|
Valérie Egles
née en 1967, diplômée de l'Ensba, vit
et travaille à Paris. Ses diptyques photographiques sont réalisés à partir dun
travail documentaire dans le métro de Paris, qui mettent en valeur la juxtaposition des
passagers entre eux et avec lartiste, leur insertion dans un cadre en mouvement qui
prétend aussi être un moyen de communication.
|

|
Jenny Gage
née en 1967, vit et travaille à
Brooklyn. Elle se met en scène dans des photographies à latmosphère troublée,
qui font songer à des images de films où lattente constituerait laction
principale. Elle vient de terminer son premier long métrage cinématographique.
|
|
Valérie Jouve
née en 1964, vit et travaille à
Montreuil. Ses compositions photographiques, posées à Marseille et à New York par des
individus aussi bien que par des architectures, montrent les transactions des hommes avec
leur environnement, selon des strates historiques et culturelles spécifiques.
|

|
Aidan
Moffat
né en 1973, vit et travaille à Falkirk
(près de Glasgow). Il est lun des deux leaders du groupe Arab Strap, lun des
plus influents de la scène indépendante écossaise. Les photographies qui illustrent la
plupart de ses disques sont des témoignages sans apprêt de son environnement, celui des
loisirs populaires daujourdhui tout comme ses chansons. |
| Sculpture |
|
|

|
Ghada Amer
née en 1963, vit et travaille à New
York. Ses broderies sur toile et ses sculptures partent des stéréotypes du regard
occidental ou oriental sur les femmes et leurs images pour créer des compositions
colorées et décoratives.
|

|
Fabrice Gygi né en 1965, vit et travaille à Genève et
Zurich. Il crée des sculptures qui semblent souvent appeler un usage corporel mais dont
lapparence familière ne masque jamais complètement un potentiel de violence contre
les individus. Le fonctionnement du pouvoir sy trouve ainsi modélisé dune
manière exemplaire. |
|
Yolanda
Montesa-Vich
née en 1973, diplômée de lEnsba,
vit et travaille à Barcelone. Ses sculptures exploitent les possibilités de la
transparence et du langage pour créer des métaphores complexes de la construction
sociale, de la présence des individus dans un monde collectif.
|

|
Kerry Stewart née en 1965, vit et travaille à Londres.
Ses sculptures à léchelle réelle, de personnages ou de situations, sont à la
fois attirantes et déconcertantes, comme des jouets gigantesques dont la compréhension
resterait difficile. Elles sont les individualisations dune véritable mythologie
collective. |
Vidéo et
multimédia |
|
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Tina Barney
née en 1945, vit et travaille à New
York. Surtout connue pour ses photographies explorant les relations intersubjectives
dun milieu américain privilégié, elle présentera une vidéo non-narrative
réalisée en collaboration avec Dianna Ilke intitulée " Un été du Rhode
Island ". |
| Dianna Ilk
Née en 1964, vit et travaille à New York.
|
|
Kelly
Lamb
née en 1971, vit et travaille à New
York. Ses vidéos sont formées de courtes boucles où le rapport des images avec la
musique joue un rôle majeur. Les expériences simples - saut à la corde, étreinte
amoureuse - y sont analysées avec une précision implacable et élégiaque. |
|
Les
Parleuses est un projet collectif multimédia de Caecilia
Tripp, Marta Hoskins, Alejardra Riera, Anna Selander et Karen McKinnon.
" Il sagit ici de faire résonner la spécificité de paroles de femmes,
bien que " femme " soit déjà le nom dune fiction [...] dans un
dialogue ouvert où interfèrent constamment expérience intime et représentations
publiques ". |
|
Caecilia Tripp
née en 1968, vit et travaille à Paris et Grenoble. Initiatrice du projet des
Parleuses, ses travaux prennent des formes diverses selon les occasions, du dessin au
livre, de linstallation à la vidéo, en un projet à long terme où lhistoire
collective des utopies dil y a trente ans se tresse des données individuelles de
lartiste-femme. |
uvres
historiques |
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Pauline Boty : With
Love to Jean Paul Belmondo, 1962, Londres.
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Alex Katz : View,
1962, 76x102 cms, coll. part.
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Martial Raysse :
Loriginalité dune forme se mesure à sa propoension à sexercer sur
tout état, intervention dans The Village Voice, 19 février 1970, p.60-61.
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George Sugarman :
Bardana, sculpture, 1962/63, Zurich. |
|
Yves Laumet : La
clé des champs, film TV, 1974. |
|
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Musique
A loccasion de lexposition,
un disque (C.D.) intitulé Body Social (label Kung-Fu Fighting Records,
Paris) est réalisé, avec des morceaux inédits de Arab Strap, Bassmati, Bien,
Ciao ! Manhattan, Dominique A, M &M's, 100 % Ponies, Something Beginning with
S, Stereolab, Tahiti 80, Tommy Hools.
________^
Le commissaire :
Eric de Chassey
Eric de Chassey, né en 1965, est
historien dart. Maître de conférences en histoire de lart contemporain à la
Sorbonne (Université Paris IV), il a publié de nombreux articles et ouvrages dont La
violence décorative (Nîmes, Jacqueline Chambon, 1998). Il a co-organisé
lexposition Abstraction/Abstractions : Géométries provisoires (Musée
dart moderne de Saint-Etienne, 1997).
________^
Le catalogue
Le catalogue bilingue français-anglais de
lexposition [Corps] social comprend :
- un texte dEric de Chassey, commissaire de
lexposition
- un extrait de La société des individus (avec
laimable autorisation des éditions Fayard) de Norbert Elias
Rédigé en 1939, ce texte n'a finalement été publié qu'en 1987. Il
constitue l'une des étapes majeures de la réflexion du grand sociologue sur le rapport
civilisation, individu et sociétés. Dans ce qui demeure le fondement théorique de tous
ses travaux, il montre à quel point ces concepts sont liés, l'idée d'individu étant
elle-même un effet des relations sociales.
- une présentation de chacun des artistes, sous forme de
texte ou dentretien
- la biographie et la bibliographie de chaque artiste
124 pages
photos couleur et noir et blanc
Prix de vente au public : 120 F / 18,29 
CD : 110 F/16,77 
Les 2 sont vendus : 200 F/30,49 
________^
Le
disque
Body Social. Kung-Fu Fighting Records, Paris
Le CD comprend 10 morceaux de 10 artistes dont :
· de nouveaux morceaux de Bassmati, Bien
(A la campagne), Ciao ! Manhattan (L'éternel),
M&Ms, Stereolab (courtesy Elektra), Tommy Hools et Zend
Avesta (courtesy Artefact)
· des morceaux inédits dArab Strap
(courtesy Chemikal Underground / GoBeat !) et Tahiti 80 (Revolution 80,
courtesy Atmosphériques)
ainsi que quelques surprises...
Tous les morceaux sont spécialement composés ou
remixés à l'occasion de l'exposition.
Producteur exécutif : Eric de Chassey
Producteur : Daniel Dauxerre
Durée : 70 mn environ
Tirage limité et numéroté à 2 500 exemplaires
Prix public : 110 F / 16,77 environ. Prix couplé avec le catalogue: 200 F / 30,49 environ
________^
INFORMATIONS
PRATIQUES
[CORPS] SOCIAL
du 18 septembre au 21 novembre 1999
Vernissage : 17 septembre 1999 à 18h
Commissaire : Eric de Chassey
13, quai Malaquais, Paris 6e
ouvert tous les jours sauf le lundi, de 13h à 19h
Métro : Saint-Germain des Prés
Bus : 24 - 27 - 39 - 48 - 63 - 70 - 86 - 87 - 95 - 96
Droits d'entrée : 25 F/3,81 ; tarif réduit : 15 F/2,29 
Chef du service de la communication et des expositions : Laurence Maynier
Tél. : 01.47.03.50.76, Fax : 01.47.03.50.88, Mél : laurence.maynier@ensba.fr
Chargée de mission : Sophie Kaplan
Tél. : 01.47.03.50.72, Fax : 01.47.03.50.88, Mél : sophie.kaplan@enba.fr
Chargée du partenariat : Huguette Meyran
Tél. : 01 47 03 52 93, Fax : 01 47 03 50 88, Mél. : huguette.meyran@ensba.fr
Un catalogue de 124 pages avec illustrations en couleurs est publié à cette occasion.
Prix de vente au public : 120 F / 18,29 
Un CD [Corps] social : 110 F/16,77 
Les 2 sont vendus 200 F/30,49 
Photographies disponibles
PROGRAMME DES
EXPOSITIONS
- Nous nous sommes tant aimés
(titre non
définitif)
Un regard sur la scène artistique
actuelle à partir d'une sélection duvres choisies auprès dune
vingtaine dartistes tous issus de lEcole nationale supérieure des beaux-arts,
depuis moins dune dizaine dannées.
Commissaire : Alfred Pacquement
de décembre 1999 à février 2000
Pour la dixième année consécutive,
lEnsba présente les travaux des élèves diplômés durant les trois sessions de
lannée 1999, avec les félicitations du jury.
Commissaire : Alfred Pacquement
de mars à mai 2000
Contact : Laurence Maynier, responsable du
service de la communication et des expositions.
Tél. : 01.47.03.50.74 ; Fax : 01.47.03.50.88 ; Mél. : laurence.maynier@ensba.fr
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