Le voyage en Italie


Bacchanale, mine de plomb, plume, encre noire,
lavis de sanguine, aquarelle 18,5 x 25,7 cm.

Aurore, crépuscule, jour, enfant, d'après Michel-Ange,
mine de plomb et plume, encre brune sur papier beige 23 x 28,1 cm.

De 1816 à 1817, Géricault se rend à Florence d’abord, puis à Rome. Le fonds d’œuvres, réalisées pendant cette période et conservées à l’Ensba, témoigne de la diversité des sujets et des motifs abordés par l’artiste.

Un premier groupe est constitué de copies dessinées d’après les sculptures des tombeaux des Médicis par Michel-Ange, à la sacristie de San Lorenzo ; il correspond à un exercice traditionnel indispensable à tout peintre désirant parfaire sa formation en Italie, mais révèle aussi la forte émotion de l’artiste devant les originaux, qui demeure toutefois fidèle au schéma michelangelesque.

Un second ensemble rassemble des études mythologiques, comme Léda ou la Marche de Silène, où figurent des thèmes repris d’après l’Antique dans des compositions érotiques de son invention.

Un troisième groupe est composé de scènes contemporaines représentant notamment des Paysans romains ou la Prière à la Madone ; le choix de ces sujets a été en partie déterminé par le goût de l’époque pour leur caractère folklorique ; on trouve aussi des scènes d’exécution comme les Préparatifs d’une exécution capitale en Italie ou Une exécution à mort à Rome, de dimension plus sociale et politique, préfigurant largement les œuvres exécutées par l’artiste en Angleterre quelques années plus tard.

L’Italie fut pour Géricault, alors âgé de vingt-cinq ans, un tournant décisif, et joua un rôle déterminant dans la réalisation du Radeau de la Méduse à son retour en France.

E. B.

Hercule combattant le dragon du jardin des Hespérides,
plume, encre noire et gouache sur papier huilé brun rouge 9,5 x 15,1 cm.

Au dessus : Paysan romain tenant un enfant, paysan assis, et tête de profil,
pierre noire, plume, encre brune et aquarelle 18,5 x 25,7 cm, recto.

 


Léda et le cygne,
plume, encre brune 9,3 x 14,7 cm.
Quatre autres dessins
du voyage en Italie

(60 Ko)

 

La suite :
Le retour en France, 1818

 

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Groupes fragmentaires de figures,
plume, encre brune 9,3 x 7,7 cm.