Le retour en France, 1818
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Le retour en France de Géricault, en 1818, est marqué par lélaboration de son chef-duvre le Radeau de la Méduse, mais aussi par la réalisation de nombreuses compositions, dessinées ou lithographiées, à sujets militaires. Celles-ci traitent pour la plupart de lépopée napoléonienne ; on ny voit guère les victoires remportées par lempereur, mais plutôt les misères de la guerre et plus particulièrement celles de la retraite de Russie, racontée par les soldats à leur retour en France : le Retour de Russie, lithographié avec teinte, représente un grenadier manchot qui conduit, dans une plaine enneigée, un cheval harassé, monté par un cuirassé aveugle et blessé au bras; le Chariot chargé de soldats blessés met en scène un groupe de militaires épuisés et éclopés qui, après avoir quitté le champ de bataille, sentassent dans une charrette brinquebalante; enfin, le Caisson dartillerie montre lhéroïsme inutile dun simple soldat, dont le cheval gît à terre, et qui, juché sur un caisson désarticulé, tient à la main une mèche allumée. |
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LOrient alimente, comme pour beaucoup de ses contemporains, limaginaire artistique du peintre. Liconographie orientaliste de Géricault correspond cependant à des valeurs libérales et véhicule les idéaux de liberté, dégalité et de fraternité. Le Mamelouk au bord de la mer relève tout à la fois de la propagande politique et dun exotisme romantique teinté de nostalgie. De la même manière, les quatre lithographies de 1819-1820 sont consacrées aux guerres dindépendance en Amérique latine : la Bataille de Maïpu, la Bataille de Chacabuco et les portraits équestres de Manuel Belgrano et de José de San Martin, rendent hommage aux luttes pour la libération des possessions espagnoles en Amérique latine et au soulèvement simultané des républicains espagnols contre labsolutisme de Ferdinand VII: deux causes qui furent défendues par les libéraux français. E. B. |
Mameluk au bord de la mer, mine de plomb, plume, encre brune et lavis brun 11,6 x 16,7 cm. |
Deux chevaux gris pommelé se battant dans une écurie, 1818, lithographie avec teinte 27,1 x 35 cm. |