NOUS NOUS SOMMES TANT AIMÉS

14 décembre  1999 – 13 février 2000
Vernissage le 13 décembre  1999

 

 

Communiqué de presse

Les artistes

Biographie des artistes

Les informations pratiques

Le programme des expositions

  

 

 

Communiqué de presse

 

Nous nous sommes tant aimés

14 décembre 1999 – 13 février 2000

 

Il a semblé opportun qu’au moment du changement de millénaire et de manière symbolique, les salles d’exposition de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts proposent à la place d’une exposition patrimoniale régulièrement programmée à la fin de chaque année, une manifestation d’art contemporain.

Alfred Pacquement, directeur de l’école et commissaire de cette exposition a dès lors décidé d’effectuer un choix parmi les artistes passés durant ces dix dernières années dans les ateliers de l’Ensba et de présenter l’état actuel de leurs productions plastiques. Le choix était délicat et vaste, forcément subjectif mais riche de redécouvertes. Chaque enseignant a été invité à repérer quelques anciens élèves, qui n’avaient pas déjà bénéficié de l’exposition, montée en 1995 sous le titre de Bleu pour les filles et Rose pour les garçons et qui dressait un premier bilan avec 33 jeunes artistes diplômés de l’Ensba.

Quelque 150 dossiers ont été réunis, aux propositions toutes aussi multiples, parmi lesquels 21 artistes ont été retenus. Certains d’entre eux sont déjà bien inscrits dans le circuit artistique car ils exposent régulièrement, ont une galerie, disposent d’une bibliographie naissante… mais il est utile de se rappeler qu’ils sont passés à un moment donné à l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts ; d’autres n’ont pas encore eu l’opportunité de diffuser leurs créations et cette exposition, plutôt un " instantané " qu’un bilan sur cette nouvelle génération d’artistes, sera peut-être l’occasion de les y aider. Il s’agit de Boris Achour, Zbigniew K. Adach, Renaud Auguste-Dormeuil, Dominique de Beir, Yves Buraud, Nicolas Chardon, Mia Enell, Jean-François Fourtou, Gilles Gerbaud, Glassbox, Hervé Ingrand, Majida Khattari, Koo Jeong-a, Jan Kopp, Violetta Liagatchev, Richard Müller, Alicia Paz, Kristina Solomoukha, Alberto Sorbelli, Muriel Toulemonde et Veronika Witte.

La photographie, la peinture, la sculpture, la vidéo, les installations y compris dans l’espace public sont bien entendu présentes, sous des formes variées, dans Nous nous sommes tant aimés, puisque cet état des lieux concerne une génération qui s’est confrontée à tous les moyens d’expression possibles. Le propos est ici de rassembler des artistes dont la diversité des approches – quelquefois opposées, se répondant souvent les unes aux autres mais toujours singulières – offre une vision cohérente de la scène artistique d’aujoud’hui.

9 femmes, 11 hommes, sans compter un collectif d’artistes, des français mais aussi des artistes d’autres nationalités qui ont d’ailleurs parfois quitté la France après leur diplôme passé entre 1991 et 1997, sont représentés.

Un catalogue d’environ 100 pages accompagne cette exposition avec reproductions en quadrichromie, textes critiques, biographies et bibliographies.

 

Contact : Laurence Maynier, responsable du service de la communication et des expositions,
Tél. : 01 47 03 50 74, Fax : 01 47 03 50 88, Mél.: laurence.maynier@ensba.fr

 

Paris, le 26 octobre 1999

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  Les artistes

 

Boris Achour
Zbigniew K. Adach
Renaud Auguste-Dormeuil
Dominique de Beir
Yves Buraud
Nicolas Chardon
Mia Enell
Jean-François Fourtou
Gilles Gerbaud
Glassbox
Hervé Ingrand
Koo Jeong-a
Majida Khattari
Jan Kopp
Violetta Liagatchev
Richard Müller
Alicia Paz
Kristina Solomoukha
Alberto Sorbelli
Muriel Toulemonde
Veronika Witte

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Biographie des artistes

 

Boris Achour

est né en 1966, il vit et travaille à Paris. Il obtient le Mastère de l’Ensba en 1992. Sa première exposition personnelle se déroule en 1997 à la galerie Chez Valentin à Paris, mais il commence à présenter son travail dès 1989 au Musée Roy Adzak à Paris ; en 1991 à Glasgow ; il participe aux Rencontres internationales de la photographie d’Arles en 1995 ; à Bruits secrets en 1998 au CCC de Tours ; à Aller/Retour au Bonner Kunstverein de Bonn et à Gare de l’Est, la même année, au Casino Forum d’art contemporain de Luxembourg. Son travail est parallèlement diffusé dans le cadre de différents programmes vidéo depuis 1996, à Paris, Lyon, Grenoble, Berlin et Bonn. En 1996, il est boursier de l’Ofaj pour une résidence de 3 mois à Berlin, séjourne également à Montréal, réalise Contrôle au Craft de Limoges, puis réside 3 mois à Los Angeles dans le cadre de la Villa Médicis Hors les murs, en 1999. C’est là qu’il réalise en partie les pièces présentées dans cette exposition.

Installation vidéo

" A contre-courant d’une tendance actuelle courante qui consiste à établir des " relations " par le biais de dispositifs spaciaux ou temporels, Boris Achour affirme une prédilection pour l’objet à la fois dans sa valeur d’usage et en tant que signe abstrait. Comprimer et exprimer la violence intrinsèque de l’objet du quotidien est l’un des modes d’intervention de cet artiste ". La pièce présentée dans l’exposition est une vidéo faite d’une séquence montée en boucle, dans laquelle on voit un homme qui tombe mort, mais projetée à l’envers et au ralenti, en référence à l’idée de " la mort au travail ", au désir de résurrection et de renversement du court du temps.

 

Zbigniew K. Adach

est né en 1962 à Nowy Dwor Mazowiecki en Pologne. Il vit et travaille à Paris. Il passe son Dnsap à l’Ensba en 1996, après avoir reçu celui de l’école d’art de Lyon l’année d’avant, et après un diplôme de vétérinaire obtenu en 1987 à Varsovie. Sa première exposition personnelle remonte à 1990 à la Maison Arche à Ambleteuse suivie d’une autre à Lyon puis au centre d’art contemporain de Varsovie en 1999. Il a parallèlement participé à plusieurs expositions collectives notamment à New York en 1995, Bac off à Lyon, à Douai, à Paris, à Bruxelles, au Magasin de Grenoble dernièrement. Lauréat de nombreux Prix de peinture, il a participé à la création d’un spectacle de théâtre à Varsovie entre 1977 et 1981, est chercheur à l’Académie des sciences de Varsovie (département d’immunogénétique), participe à la réalisation du pavillon à vent de Niek Van de Steeg à Villeurbanne et intervient dans plusieurs centres pour handicapés mentaux entre 1989 et 1996.

Peintures

" Si les tableaux possédaient une âme, auraient-ils des vices et des vertus ? Ceux d’Adach trahiraient probablement une franchise au-delà du bien et du mal. Des objets paradigmatiques de notre civilisation matérielle quittent le bureau et la cuisine, l’autoroute et les toilettes publiques, pour occuper une place inattendue et grande… La rugosité plastique de chaque surface a beau échapper à l’objectif des caméras, elle est notre premier indice de l’existence d’un monde parallèle. Les traits les plus explicites entrent dans un jeu complexe de couches et de transpirations résineuses… La vision originelle est toujours là, mais elle n’est plus la même… " Frederico Delgado.

  

Renaud Auguste Dormeuil

est né en 1968. Il vit et travaille à Paris, a obtenu son diplôme de l’Ensba en 1995. Ses premières expositions personnelles ont lieu en 1992 à l’espace Montjoie à Paris, à New York, puis chez Lucien Durand en 1996. Il présente Parc automobile à l’Aquarium l’année suivante, et dernièrement Hypothèse d’école chez Glassbox. Il réalise des performances, produit des vidéos dont certaines sont dans les collections vidéo du Mnam, a répondu à des commandes pour une vidéo Surveillance du voisin d’en dessous pour le Mnam et une installation sonore Visite guidée à thème : sécurité et patrimoine pour le CCC de Tours. Il a parallèlement participé à de nombreuses expositions collectives depuis 1992 entre Paris, Clermont-Ferrand, New York, Cologne, Berlin et Bonn.

Mabuse Paris visite tour, action urbaine

Il s’agit d’une agence de tourisme spécialisée dans les visites en mini-bus de la capitale. Elle propose, régulièrement tout au long de l’exposition, un itinéraire permettant la découverte une heure durant, de 13 emplacements insolites de caméras vidéos surveillance, dans les 1er et 2ème arrondissements de Paris, avec les commentaires d’une hôtesse, comme cela se fait lors d’une visite de la capitale. 

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Dominique de Beir

est née en 1964 dans la Somme. Elle passe une maîtrise d’arts plastiques en 1994 après son diplôme à l’Ensba en 1992. Ses expositions personnelles ont d’abord lieu à Nice en 1991, puis au Frac Picardie à Amiens en 1996 sous le titre Les cyclopédies, à la galerie Eof à Paris avec Le blanc est-il un chiffre ? Parallèlement, elle présente ses travaux dans de nombreuses expositions collectives dès 1993 en France ainsi qu’à Saint Louis du Sénégal et en Angleterre. En 1998, elle participe à l’exposition Les impromptus au Credac à Ivry.

Cahiers-peintures

Le cahier en tant qu’objet, la multitude de propositions formelles et le rapport au mot restent fondamentaux dans la recherche de Dominique de Beir. Le principal support utilisé est le papier. Elle lui fait subir, qu’il soit en calque, en carton, volant ou relié de multiples et étranges opérations : perforation, projection, brûlure, découpage.

Les outils utilisés et les actions qu’ils engagent importent plus que le résultat lui-même. On retrouve dans ses différentes séries Les cyclopédies, Comment faire un portrait d’exilé ?, Où se mettre ?, une interrogation sur les relations des êtres au monde et des êtres entre eux ; son travail joue avec le monde intérieur et extérieur par le biais de métaphores.

 

 

Yves Buraud

est né en 1964 à Saintes ; il vit et travaille à Paris. Il passe son diplôme national supérieur d’études plastiques à l’école des beaux-arts de Nimes en 1991, après un Deug de Lettres, et obtient un Mastère (3e cycle) à l’Ensba en 1992. Il engage un travail sur l’art et la thérapie en 1996 avec l’école d’art de Bourges et l’hôpital psychiatrique Beauregard. Artiste invité des ateliers des beaux-arts de Blois en 1993, il occupe l’année suivante un atelier d’artiste dans un collège du Loiret. Ses premières expositions démarrent en 1991 à Nimes, puis suivent des interventions dans l’espace public à Paris, Marseille avec le collectif Ne pas plier à Ivry, récemment. Il réalise des études pour des aménagements urbains à Saint-Jean-de-la-Ruelle et son travail est entré dans les collections du Frac Centre et du Fnac.

Affichage

Son projet consiste en un affichage de paysages panoramiques banals mis en rapport avec des silhouettes de personnes ou de sculptures. L’appareil utilisé pour les vues panoramiques fait ressortir les volumes, le dessin des silhouettes, blanches ou vides, qui renvoie aux gestes du quotidien. La confrontation des images, des figures et du texte - de brefs récits sur les situations humaines et politiques - soulèvent des questions sur la nature du site et l’inscription des êtres dans ces lieux. Ces affiches placardées sur les murs de l’Ensba, et disséminées dans Paris, sont organisées dans un cadre trompe-l’œil qui accentue la perspective, rythme géométriquement et chromatiquement l’espace. Les passants peuvent intervenir dans les zones laissées blanches.

 

Nicolas Chardon

né en 1974 à Clamart, vit et travaille à Paris. Diplômé de l’Ensba en 1997, il commence à exposer la même année une installation collective montée pour Optimiste à Cergy-Pontoise. Il participe en 1998 à Variétés au Tunnel à Paris, à France 98 au stade de France à Saint Denis et vient tout récemment de présenter ses œuvres à la Stephen Mc Laughlan Gallery à Melbourne en Australie, sous le titre de Recycling Abstraction, dans le cadre de la Carte blanche à Jean Fournier organisée par la galerie du Jour, ainsi qu’au centre d’art la Passerelle à Brest.

Peintures

" Or si je choisis de tendre une toile quasiment ready-made, tel imprimé de grilles colorées qui dit déjà une composition, des couleurs et en se tordant dans la tension le châssis, ce qui doit survenir après relève effectivement d’une forme de surplus. Face à l’objet tableau qui se réifie de la sorte, clos sur son temps, la peinture doit pourtant trouver sa place. La question n’est même plus " comment peindre ? " ou " que peindre ? " mais bien " que faire de la peinture ? " quand on peut s’en passer pour faire un tableau " in Le Journal des expositions N° 62, février 1999.

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Mia Enell

est née en 1967 à Göteborg en Suède, elle vit et travaille à New York. Elle obtient son diplôme de l’Ensba en 1992, après des études à la Nyckelvik Art School de Stockholm. Elle découvre en France la photographie qui vient compléter son approche du dessin et de la peinture. " Le dessin murmure spontanément, la photo encadre sa vision et la peinture complète sa narration ". Elle présente pour la première fois ses travaux à la galerie du Crous à Paris en 1995 puis Just Showing à l’Icap en 1997, tout en participant à des expositions de groupe notamment en 1992 au centre culturel suédois, à Cagnes-sur-Mer, à Düsseldorf, à la Caisse des dépôts et consignations en 1997 dans Mobile 2000 suivis d’une présentation à Berlin, au centre culturel coréen de Los Angeles la même année et en 1999 au centre d’art de Sète dans Ainsi de suite 3, ou encore Collection Ahrenberg à Fécamp, L’art contemporain français à l’Espace Paul Ricard à Paris.

Peintures et dessins

" Mia Enell est une visionnaire malicieuse. Car son regard affirme une singularité qui dissimule une profondeur derrière ses paradoxes. Créant un univers fantasmagorique, elle l’élabore sans complexe ni gratuité en prisant aussi un fond multiculturel " R. Kim. L’exposition propose une dizaine de dessins et 4 peintures réalisées entre 1997 et 1999.

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Jean-François Fourtou

est né en 1964 à Paris. Il obtient son diplôme de l’Ensba en 1992, part deux années à la Casa Velazquez à Madrid puis est lauréat de la Caja de Castilla La Mancha en 1996. C’est la galerie Nathalie et Georges-Philippe Vallois qui présente pour la première fois ses œuvres en 1992 et en 1993, dans le cadre d’une exposition personnelle Animaux de galerie. Il expose ensuite au Musée d’art moderne de Troyes, à la Villa Lemot, à l’Institut français de Madrid en 1996 avec Transhumance, en 1999 à la Galerie Angel Romero de Madrid et actuellement jusqu’au 11 décembre à la galerie Nathalie et Georges-Philippe Vallois. Il a fait l’objet d’une commande publique en 1995 pour une sculpture monumentale pour le lycée d’Osny dans le Val d’Oise.

Sculptures

" Jean-François Fourtou n’a de cesse depuis sa première exposition en 1992 de compléter aux limites de l’absurde son singulier bestiaire. Non pas que ces animaux fassent partie de quelque histoire improbable, au contraire, même si leur échelle est toujours décalée, ils se rapprochent de plus en plus d’une réalité presque vivante. Hors de toute référence naturaliste, le réalisme de ses animaux s’oppose, sur un mode humoristique, à leurs expressions et caractères étonamment humains. " Galerie Nathalie et Georges-Philippe Vallois.

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Gilles Gerbaud

est né en 1967 à Paris. Il vit et travaille à Bagneux. Il passe son diplôme de l’Ensba en 1993 et expose Constructions réelles en 1996 chez Françoise Paviot, dans le cadre d’une exposition personnelle, tout en participant dès 1988 à des expositions collectives comme Etat de siège à l’Ensba, Human Nature à Colchester en Grande-Bretagne, Voir/noter…la visite au musée à Orléans, puis à Mont de Marsan, Fontenay aux Roses, Châteauroux, Instants paysagers à Sceaux ou encore La photographie contemporaine en France, 10 ans d’acquisition au Centre Pompidou en 1996.

Photographies

Dans la continuité de ses travaux photographiques antérieurs qui s’articulaient autour du jeu entre des espaces architecturaux et leur révélation, au sens photographique du terme, par un réseau lumineux qui en soulignait et perturbait les lignes, les travaux récents de Gilles Gerbaud mettent en scène la lettre R, un bras ou des plaques de placoplâtre, dans des paysages urbains, notamment le port de Brest. Le R, le bras réalisés en polyuréthane ou les plaques viennent alors " surcharger, déranger et finalement parasiter l’image photographique " Gilles Gerbaud.

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Le collectif Glassbox (Stefan Nikolaev, Gemma Shedden, EFT, Julia Rometti et Julien Fronsacq)

créé en 1997 par 7 anciens élèves de l’école, qui occupe un espace modulable dans le 11e arrondissement, a fait le choix pour cette exposition de concilier destin collectif et individuel pour mener une enquète généalogique en reconstituant le parcours de chacun des anciens élèves de l’Ensba.

Storyboard, installation

L’histoire des rencontres des membres de ce groupe d’artistes et de leurs professeurs est retracée ainsi que celle de la constitution de Glassbox, sous le titre de Storyboard, récit de liens et de constructions constitué d’œuvres multiples en une installation. Au mur est réalisé un diagramme qui établit l’historique du parcours de chacun ; au sol des moniteurs complètent ce diagramme comme autant de témoignages, de souvenirs de l’école, de ses enseignants et de ses étudiants.

  

Hervé Ingrand

né en 1972, vit et travaille en région parisienne. Diplômé de l’Ensba en 1997, il séjourne en Suisse, aux Etats-Unis, en Turquie puis au Maroc, participe à différentes expositions comme Novembre à Vitry en 1995, Une semaine pour voir, Le Salon de mai en 1996, La première Triennale d’art contemporain d’Istanbul en 1997 et Peintures figuratives en 1998.

L’Atelier n°5, installation de peintures

L’atelier constitue la pièce générique de ce travail de décomposition et de représentation, avec le souci de "créer une œuvre rhizomatique produisant par le récit une inertie me permettant de peindre le monde sans y penser, peinture sans tête, 100 têtes, et s’entête, à la fois intelligente (l’histoire) et bête (l’action, le moment de la peinture)".

 

Majida Khattari

est née en 1966 à Erfoud, au Maroc ; elle vit et travaille à Paris. Elle obtient en 1995 son diplôme national supérieur d’arts plastiques après des études à l’école des beaux-arts de Casablanca. En 1997 elle réalise son premier défilé-performance dans le cadre du festival de l’imaginaire au Théâtre de la Maison des cultures du monde à Paris, puis chez Thaddeus Ropac et participe à des expositions collectives dès 1987 au Maroc, à Vitry, à Montreuil, aux Rencontres de la photographie d’Arles en 1998, à Bruxelles au Guggenheim Soho New York en 1998 et 1999, puis dernièrement à la Kunsthalle de Düsseldorf avec Heaven, et au Setagaya Art Museum de Tokyo avec New French Art.

Installation et défilé

L’exposition présente l’installation Marianne initialement réalisée à Beauvais dans le cadre d’un dialogue entre l’artiste et une association de lutte contre les exclusions et ses usagers, notamment des femmes. Son œuvre met en jeu la situation et l’image sur-codée de l’Autre, femme et/ou immigré. Majida a proposé à celles-ci, toutes habitantes de Beauvais, de travailler à leur visibilité ; par le biais du maquillage ou de la visite de l’entreprise Givenchy à Beauvais même, un lien s’est créé entre ces femmes et l’industrie cosmétique, comme un clin d’œil au monde du luxe et de la mode ; en réalisant d’elles des portraits pour une exposition et un calendrier, elle a suscité la discussion et le dialogue. Il s’agissait de leur renvoyer une image d’elles-mêmes dans laquelle elles puissent se reconnaître, non comme figurantes mais comme actrices et héroïnes de leur propre vie. Le calendrier, objet simple et anodin mais néanmoins reflet d’une idéologie dominante, est une tentative d’inscription de cette action dans l’espace et dans le temps. Majida montre également, dans la continuité de son travail sur le vêtement et de sa réflexion sur l’islam, une robe intitulée Le vêtement de l’étranger, présentée dans un défilé, le soir du vernissage.

 

 

Koo Jeong-a

est née en 1967 à Séoul en Corée. Elle vit et travaille partout, comme elle aime le dire. Elle a obtenu son diplôme de l’Ensba en 1996. Sa première exposition personnelle remonte à 1994 avec Migrateurs au Musée d’art moderne de la Ville de Paris et The showcase, by women for shopping à Zürich, suivies l’année suivante de La ville de villepoix avec les petits pois qui devient millepoix chez Anne de Villepoix et Lovely Loisir à Londres. En 1997 elle propose Aqueduc au Musée d’art moderne de la Ville de Paris et In out up down à Utrecht, puis Ousss, Ousss, Ousss place Stalingrad à Paris et en 1999 Côté Rue chez Yvon Lambert. Elle a participé à de multiples expositions collectives depuis 1991, un peu partout dans le monde. Elle est lauréate de la Villa Médicis en 2000.

Photographie

Koo Jeong-a réalise des oeuvres qui s’apparentent le plus souvent à des micro-interventions ponctuelles, dans des lieux où elle dépose des objets soumis à une probable destruction ou bien collecte et réinstalle des matériaux pauvres et disparates. Ces œuvres jouent de l’éphémère, du provisoire, du vulnérable et du fragile, en perturbant l’environnement avec discrétion. Ses récents travaux photographiques ont le même souci du quotidien, du banal, de l’anodin, qui nous échappe bien souvent et nous plongent dans une délicieuse mélancolie.

 

 

Jan Kopp

est né en 1970 à Francfort sur Main en Allemagne, il vit et travaille entre Paris, Berlin et New York depuis 1990. Il obtient son diplôme de l’Ensba en 1995 après des études de philosophie, puis devient l’assistant d’Esther et Jochen Gerz de 1995 à 1997, date à laquelle il fonde avec d’autres artistes le collectif Glassbox, qu’il quitte en 1999. On découvre ses premières interventions dans l’espace public en 1993 avec la Butte aux coquelicots à Ivry sur Seine (avec Richard Müller), suivie d’expositions à Mont de Marsan, à Berlin et à Paris. En 1995, il participe au concours pour un mémorial à la Shoah à Berlin, réalise installation sonore et performance à Amsterdam et Berlin ; en 1996 il expose en Corée, dans Monument et Modernité à Paris. Il investit les réseaux internet et les nouveaux médias en 1997, notamment avec Perfectly strange, sa cabine interactive qui relie Tokyo et Paris puis Beyrouth et Tyr au Liban. Son exposition personnelle a lieu d’abord chez Glassbox en 1998... Il réalise récemment Glassbau, une performance collective de Glassbox pour la Fondation Cartier pour l’art contemporain et différentes installations éphémères. Il séjourne actuellement à PS1 à New York (Villa Médicis hors les murs).

Installation vidéo et son

L’installation Jungle se compose d’une salle de projection et de 5 fauteuils de cinéma. Le spectateur prend place devant un écran où se projette sa propre image captée par la caméra de surveillance qui lui fait face. En s’asseyant, celui-ci déclenche une bande sonore diffusée dans un espace limitrophe. La simultanéité de l’en-face se met en relation avec des éléments lointains.
La partie sonore a été réalisée en collaboration avec Johnathan Lee à partir de sons de la télévision et de jeux vidéos. Né en 1974 en Californie, Johnathan Lee est spécialisé en composition informatique. Il a récemment collaboré avec DJ Spooky et le Freight Elevator Quartet pour le CD File under Futurism. Il enseigne actuellement à Columbia University à New York.

 

Violetta Liagatchev

est née à Moscou en 1966, elle vit et travaille à Paris. Elle passe son diplôme à l’Ensba en 1991 avec les félicitations du jury, après avoir eu un diplôme de 3ème cycle à l’école d’art de Marseille. Elle expose de manière personnelle en 1993 à la galerie des Beaux-arts à Paris puis à Saint Pétersbourg, chez Roger Pailhas à Marseille en 1996, à Issy les Moulineaux puis dans le cadre du festival Passage à Nancy, en 1999. Elle s’associe à des expositions collectives dès 1987 en Russie, en France, en Espagne, au Japon, en Allemagne, en Angleterre… Deux de ses pièces font l’objet d’une acquisition en 1998, par le Fonds national d’art contemporain.

Photogaphies

" Comme des rêves ou des cauchemars, les images numériques de Violetta Liagatchev laissent des gens, saisis dans leur vie courante, se déplacer dans un autre monde. Un monde au-dessus des nuages, un espace lunaire ou hors de terre ? Un monde qui pénètre l’esprit du monde fabriqué par nous, les Occidentaux. Nous, qui bien assurés de l’utilité de nos inventions dans la vie de tous les jours, trouvons notre technologie plus naturelle que les autres hommes, ces milliards d’êtres qui nous ressemblent et dont nous ne partageons que la représentation de la misère ". " Violetta veut par ses images donner un pouvoir à ceux qui n’en auront jamais aucun. " Olivier Schneider.

 

Richard Müller

est né en 1967 à Schaffhausen en Suisse, il vit et travaille à Ivry sur Seine. Il obtient son diplôme avec les félicitations du jury à l’unanimité en 1993, après avoir suivi les cours des écoles des beaux-arts de Lausanne puis Zurich. Il expose pour la première fois en 1996 à la galerie Jorge Alyskewycz à Paris, puis de nouveau l’année suivante, participe à Art Frankfurt en 1998 avec la galerie Schedler et dernièrement au centre régional d’art contemporain de Montbéliard, à Zurich et à Ulm en Allemagne. Il a parallèlement participé à plusieurs expositions collectives depuis 1993 et a produit, en collaboration avec Jan Kopp, La butte aux coquelicots à Ivry sur Seine, Mohnfeld am Postdamer Platz à Berlin en 1994 et Pied à terre IV au centre culturel suisse à Paris, en 1995.

Dessins cartographiques

Richard Müller aborde la question du paysage et de sa représentation, notamment à travers sa série des cartes, en créant des espaces à la fois précis, détaillés mais dont certains paramètres manquent et qui du même coup " dissolvent la réalité du paysage dans l’abstraction d’un schéma comme si la tradition du paysage se perdait dans les méandres d’une cartographie analytique auquel il manquerait toujours l’élément nécessaire nous permettant d’identifier le territoire… ". Philippe Cyroulnik.

 

Alicia Paz

est née en 1967 à Mexico, elle vit et travaille depuis 1989 à Paris, puis actuellement à Londres. Elle est diplômée de l’Ensba en 1996 avec les félicitations du jury, après des études à l’université de Berkeley en Californie. Présente dans de nombreuses expositions collectives depuis 1991, elle bénéficie d’expositions personnelles la même année au château de Gaillon, ou encore à la galerie municipale d’Ivry sur Seine, à la Manufacture des Œillets, à la galerie Vidal Saint Phalle, à Mexico ou cette année chez Yvonamor Palix à Paris. Lauréate d’un grand nombre de Prix de peinture et de bourses, ses peintures sont entrées dans certaines collections publiques et privées et elle était artiste-invitée en 1999 à l’école d’art de Valence.

Peintures

" Alicia Paz a misé sur l’histoire de l’art, vécue par certains comme castratrice. Jouant de la citation, ses toiles mettent en présence culture savante et populaire, chefs d’œuvre anciens et éléments contemporains, et donnent naissance non sans humour à d’autres narrations " in Beaux-arts Magazine, janvier 1997.

 

Kristina Solomoukha

est née en 1971 à Kiev en Ukraine. Elle vit et travaille à Paris et Berlin. Elle obtient son diplôme à l’Ensba en 1996 puis présente ses œuvres l’année qui suit au Crdc de Nantes, à l’Institut français de Berlin, dans Bruits secrets au CCC de Tours en 1998 et à la Biennale de Berlin. Ses expositions personnelles se sont déroulées en 1994 à la galerie Jorge Alyskewycz à Paris puis en 1998 à l’Institut français de Berlin.

Installation (maquettes et dessins)

" Dans les démarches liées à mon travail artistique je me suis souvent confrontée à la demande de présenter un projet. Il m’a semblé important de répondre le plus précisément possible à cette demande. Ainsi j’ai décidé de concevoir une représentation schématique du cheminement d’un projet, de sa construction bricolée avec les éléments qui tombent sous la main, jusqu’à sa réalisation spectaculaire. Pour la réalisation du " projet " j’ai adopté la forme d’une maquette d’architecture, où chaque bâtiment représente une étape du parcours : projet – budget – réalisation – présentation. " in catalogue Aller et retour, Ofaj.

 

Alberto Sorbelli

né en 1964 à Rome, vit et travaille à Paris. Diplômé de l’Ensba en 1995, après une formation initiale de chorégraphe, il présente dès 1990 son Photo Album chez Ghislain Molet-Viéville, organise le colloque Esthétique de la prostitution à l’Ensba en 1993. A partir de 1992, il investit les différents lieux de l’art et leurs vernissages, travesti, parfois en trouble-fête au point d’être censuré, se considérant comme un "artiste-prostitué" qui communique à sa manière avec les autres et dénonce les cérémonies codées et mondaines, pour célébrer le principe du désir. Il présente en 1996 son Diaporama chez Yvonamor Palix.

Performance, action dans les médias

" Ma démarche d’artiste a débuté à l’Ensba avec la mise en place d’un bureau intitulé " le secrétariat du secrétaire de Monsieur Sorbelli ". Ma vocation, mon rôle au sein du monde de l’art est de proposer-provoquer plusieurs formes d’entretiens " nous indiquait-il au moment de la préparation de cette exposition. Il a décidé d’y participer en produisant des œuvres dans des espaces concédés par des médias et en présentant, dans le même temps, ces pages qui prennent dès lors leur statut d’œuvre d’art, dans les salles d’exposition. Les revues suivantes s’associent au projet : L’Oeil, Beaux-Arts Magazine, Art press, Mouvement, La Mazarine, Musica Salsa, Juliette…

 

Muriel Toulemonde

est née en 1970 à Lille ; elle vit et travaille à Paris. Elle passe son Dnsap en 1997 avec les félicitations du jury à l’unanimité, après avoir effectué grâce à une bourse d’étude, un séjour d’un an à Los Angeles à la Otis Parson School of Art and Design. Elle avait travaillé préalablement dans l’atelier de Luciano Fabro à Brera et avait obtenu un Bts d’architecture d’intérieure aux Arts appliqués Olivier de Serres à Paris, en 1991. L’éclusière est sa première exposition personnelle organisée en 1997 à Rotterdam, elle participe à des expositions collectives depuis 1992 notamment à Milan, Los Angeles, Avignon, Helsinki, Cergy-Pontoise, Deauville, Nice, New York et présente ses vidéos dans différents festivals à Annecy, Amsterdam et Paris. Elle figure parmi les artistes de Instants donnés à l’Arc en 1997.

Anesthésies, série photographique

Anesthésies concerne les soins et l’entrainement des chevaux de compétition ; ma recherche qui jusqu’alors s’était concentrée sur le corps humain en cure, évolue désormais autour du corps animal. Mon choix de travailler sur les chevaux de courses n’est pas anodin : ce sont des étalons dressés pour gagner, des bêtes chères et précieuses qui subissent un entrainement intensif du même ordre que celui d’un sportif de haut niveau. Ce sont d’autre part des animaux superbes, d’une très grande force plastique. Dans mon travail ce glissement vers l’image d’un tel animal offre une possibilité de métaphore où le problème de " l’entretien " du corps reste fondamental. "

 

Véronika Witte

est née en 1962 à Ahaus-Wessum en Allemagne. Après une maîtrise en pédagogie passée à Münster, elle obtient son diplôme à l’Ensba en 1993 et expose la même année à Recklinghausen, puis à Berlin, Mannheim, à l’école des beaux-arts de Poitiers et récemment à Stuttgart, toujours dans le cadre d’expositions personnelles. Ses premières participations à des expositions collectives remontent à 1990 en Allemagne, puis en Finlande, en Italie, en Suisse et à Paris. Elle est lauréate de nombreux Prix et bourses.

Sculpture

" Deux domaines de création apparemment complètement étrangers l’un à l’autre, sont au centre du travail de Véronika Witte : d’une part la sculpture sous forme d’installation et d’autre part la performance.(…) Mue par des turbines et des moteurs, modifiant sans cesse son état d’agrégat, l’installation se voit toujours attachée à un aspect théâtral. Le spectateur devient témoin du processus dramatique qui a souvent pour base le quotidien et qui, au cours des cycles et développements que subit l’œuvre d’art, dynamise ce quotidien " in Traverse 1997.

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INFORMATIONS PRATIQUES

 

Nous nous sommes tant aimés

du 14 décembre 1999 au 13 février 2000
Vernissage : lundi 13 décembre 1999 à 18 h
Fermeture exceptionnelle le 25 décembre et le 1er janvier

Commissaire : Alfred Pacquement

13, quai Malaquais, Paris 6e
ouvert tous les jours sauf le lundi, de 13 h à 19 h
Métro : Saint-Germain des Prés
Bus : 24 - 27 - 39 - 48 - 63 - 70 - 86 - 87 - 95 - 96
Droits d'entrée : 25 F/3,811 € ; tarif réduit : 15 F/2,287 €
Chef du service de la communication et des expositions : Laurence Maynier
Tél. : 01 47 03 50 74, Fax : 01 47 03 50 88, Mél : laurence.maynier@ensba.fr
Chargée de mission : Sophie Kaplan
Tél. : 01 47 03 52 15, Fax : 01 47 03 50 88, Mél : sophie.kaplan@ensba.fr
Chargée du partenariat : Huguette Meyran
Tél. : 01 47 03 52 93, Fax : 01 47 03 50 88, Mél. : huguette.meyran@ensba.fr

Un catalogue d’une centaine de pages accompagne cette exposition. Mis en page par les Graphistes associés (Sylvain Enguehard), il est composé d’un texte d’introduction d’Alfred Pacquement, commissaire de l’exposition et directeur de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts, et de la présentation de chaque artiste avec un texte dont ils sont l’auteur ou bien un texte critique qu’ils ont choisi dans leur bibliographie. Une biographie et une bibliographie figurent en annexe.

Hors collection
Format 23,5 x 16,5 cm
100 pages avec ilustrations en quadrichromie
Prix de vente : 120 F/18,29
eurologo.GIF (66 octets)

Photographies disponibles

 

PROGRAMME DES EXPOSITIONS

  

  • Diplômés 1999, avec les félicitations du jury

Pour la dixième année consécutive, l’Ensba présente les travaux des élèves diplômés durant les trois sessions de l’année 1999, avec les félicitations du jury.
Commissaire : Alfred Pacquement

du 29 février au 16 avril 2000, vernissage le 28 février 1999

  • Herméneutique médicale (sous réserve)

Une jeune génération d’artistes russes, à partir de la collection d’art contemporain du Musée Tsaritsino de Moscou.
Commissaire : Andrei Erofeev, conservateur en chef

du 16 mai au 16 juillet 2000

  • Les dessins français du XVIIe siècle, dans les collections de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts

Ce fonds provient de l’Académie royale et de donations de collectionneurs parmi lesquelles figure celle de Mathias Polakovits en 1987. Un projet pédagogique autour du dessin, encadré par les professeurs de l’école, accompagne cette exposition patrimoniale.
Commissaire de l’exposition patrimoniale : Emmanuelle Brugerolles, conservateur à l’Ensba

de décembre 2000 à janvier 2001

 

Contact : Laurence Maynier, responsable du service de la communication et des expositions
Tél. : 01 47 03 50 74 ; Fax : 01 47 03 50 88 ; Mél. : laurence.maynier@ensba.fr

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