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DIPLOMES 99
avec les félicitations du jury

7 mars – 23 avril 2000
Vernissage le 6 mars 2000

 

Communiqué de presse

Liste des félicités 99

Biographie des artistes

Le GS Art 2000, Prix Gras Savoye de la jeune création

Le commissaire, Jean-Louis Froment

Le diplôme national supérieur d’arts plastiques (DNSAP)

Les informations pratiques

Le programme des expositions

 

Communiqué de presse

 

DIPLÔMES 99
avec les félicitations du jury

7 mars – 23 avril 2000

Depuis 10 ans, l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts présente chaque année, dans ses salles du quai Malaquais, une exposition collective des travaux d'élèves ayant obtenu leur diplôme national supérieur d’arts plastiques (Dnsap) avec les félicitations du jury.

Le jury était constitué d’un enseignant de l'Ecole pressenti par l'élève et de quatre personnalités extérieures, désignées par le directeur de l'Ensba. Pour l'année scolaire 1998-1999, la présidence du jury a été confiée à Jean-Louis Froment assisté de Sylvie Zavatta (directrice du Frac Normandie), avec les artistes Philippe Cognée et Sylvie Fanchon en dessin/peinture ; Bernard Pagès et Sarkis en sculpture ; et Philippe Cognée et Valérie Jouve en multimédia.

Cette année et pour la première fois, c’’est le président du jury, Jean-Louis Froment qui assumera la charge du commissariat de l’exposition.

Autre fait nouveau, à l’occasion de son dixième anniversaire, le GS Art, Prix Gras Savoye de la jeune création, sera décerné à l'occasion de cette exposition annuelle, par un jury composé de personnalités du monde de l’art. Gras Savoye renforce ainsi sa position d'entreprise soucieuse de soutenir de jeunes artistes et de les accompagner dès le début de leur parcours.

26 diplômés avec les félicitations du jury

Au terme des deux sessions de diplômes de mars, juin et décembre 1999, 106 élèves se sont présentés, 100 se sont vus décerner le Dnsap. 26 d'entre eux l'ont obtenu avec les félicitations du jury (16 à l'unanimité et 10 à la majorité). Ce sont ces derniers qui sont exposés :

 

Serge Agoston
Pierre Assaël
Duncan Atherstone Wylie
Pierre Belouin
Patrick Bernier
Agni Klintuni Boedhihartono
Bénédicte Brun
Blanca Casa Brullet
Anne-Laure Claverie
Marie Doria
Alexandre Fernandes Sinde
Sylvain Guillaume
Marion Jannot
Pascale Landais-Beaupère
You-Kyung Lee
Luc Leotoing
Elsa Mazeau
Marie-Charlotte de Maupéou
Anthony Mundy
Guergana Novkirichka
Guillaume Poulain
Niv Rav-Hon
Raphaël Renaud
Michaël Schouflikir
Olivia Touati
Rebecca Young

 

Cette promotion de diplômés avec félicitations comprend 13 femmes et 13 hommes, dont 8 étudiants de nationalité étrangère.

Commissaire : Jean-Louis Froment, président du jury de diplômes
Exposition ouverte tous les jours de 13 h à 19 h, sauf le lundi
Droits d'entrée : 25 F/3,811
et 15 F/2,287 (tarif réduit)
Catalogue avec illustrations couleur.

Responsable du service de la communication et des expositions : Laurence Maynier Tél. : 01 47 03 50 76, Fax : 01 47 03 50 88, Mél. laurence.maynier@ensba.fr
Chargée des expositions: Sophie Kaplan
Tél. : 01 47 03 50 72, Fax : 01 47 03 50 88, Mél. sophie.kaplan@ensba.fr

 

Paris, le 26 octobre 1999

 

Liste des félicités 99

Serge Agoston
Pierre Assaël
Duncan Atherstone Wylie
Pierre Belouin
Patrick Bernier
Agni Klintuni Boedhihartono
Bénédicte Brun
Blanca Casa Brullet
Anne-Laure Claverie
Marie Doria
Alexandre Fernandes Sinde
Sylvain Guillaume
Marion Jannot
Pascale Landais-Beaupère
You-Kyung Lee
Luc Leotoing
Elsa Mazeau
Marie-Charlotte de Maupéou
Anthony Mundy
Guergana Novkirichka
Guillaume Poulain
Niv Rav-Hon
Raphaël Renaud
Michaël Schouflikir
Olivia Touati
Rebecca Young

 

Serge Agoston

est né en 1973 à Levallois-Perret. Il entre à l’Ensba en 1994. En 1997, grâce à une bourse Colin Lefrancq, il séjourne à la Cooper Union Art School de New York. L’année suivante, il participe à l’exposition Storage-a Temporary Fermentation, qui se tient au Tonic, à New York.

sculptures

"Je souffle il se gonfle, j’inspire il se dégonfle.
Je souffle il flotte, j’inspire il coule.
J’inspire je flotte, j’expire je coule.
Je souffle il flotte je coule.
J’inspire il coule je flotte.
Je souffle il ne se gonfle pas.
J’inspire je ne flotte pas.
Je nage mon cœur bat fort, je coule.
J’essaie de l’attraper, il s’enfuit.
J’essaie de l’attraper, il est hors de portée.
J’essaie de l’attraper, il n’est plus là.
J’arrête de bouger, je flotte."


Pierre Assaël

est né en 1973 à Paris, où il vit et travaille. Après avoir obtenu une maîtrise d’arts plastiques en 1997, il entre à l’Ensba. En 1996, il séjourne à Bilbao grâce à une bourse Erasmus, puis réalise en 1998 une fresque pour le bar l’Esperanza à Angers.

sculptures

"Les procédés du photomontage et de l’image-choc, liés aux esthétiques révolutionnaires, ont pris leur part, en tant qu’entreprises réductrices – au même titre que le slogan publicitaire, politique, etc. -, dans les sinistres combats idéologiques du vingtième siècle, avec leur conséquences atroces.
De 1930 à 1938, c’est par ces moyens-là que John Haartfield lutte contre le pouvoir totalitaire nazi et contre Hitler, mais aussi pour le communisme, dans les revues Arbeiter Illustrierte Zeitung et VI. C’est en cherchant à établir un parallèle entre mon travail et celui de John Haartfield que j’ai décidé de m’attaquer aujourd’hui au totalitarisme des firmes, contre Nike. Mais n’est-ce pas là encore alimenter le flux de revendications et de protestations, s’ajoutant au substrat d’imbécillité sur lequel fructifie ce totalitarisme ?

IGNOMINIE n.f. 1 infâmie. Grand deshonneur
Couvert d’ignominie 2 procédé vil et deshonorant
Origine latine d’ignominie : tache sur le nom (nomen)
[défilé Quillet Flammarion dictionnaire usuel 1963] "

 

Duncan Atherstone Wylie

est né en 1975 au Zimbabwe. Après avoir commencé des études d’art dans ce pays, il entre à l’Ensba en 1994. En 1997, il participe à l’exposition La Ville, qui se tient à la galerie de la Grande Masse, rue Jacques Callot. L’année suivante il participe à une exposition collective à la galerie Delta à Harare au Zimbabwe et présente ses sculptures lors du concours de sculpture Dialogo à Madrid. Après avoir reçu l’année dernière le second prix de peinture de la ville de Saint Grégoire, il aura en septembre de cette année sa première exposition personnelle, organisée avec le soutien de cette même ville et exposera en mars ses travaux sur papier à la galerie Delta. Parallèlement à son activité de peintre, il est assistant à la galerie Dendera, spécialisée dans les objets d’art tribaux zimbabwéens et ouest-africains et prépare un ouvrage (conception et photographies) sur l’art tribal du peuple Shona du Zimbabwe.

Peintures

 

Pierre Belouin

est né en 1973. Il vit et travaille à Strasbourg. Après un BTS d’arts appliqués, il entre à l’Ensba en 1995. En 1996, il participe au Festival du huitième type à Tours, ainsi qu’à l’exposition Super Otto à la galerie Il Cantiere de Venise. En 1997, il est co-fondateur de Glassbox, où il prend part à plusieurs expositions, (Ne me quitte pas et Insomnia en 1997 ; Ascension et Glassbox Open en 1998). Il participe en 1998 également à Déplacements à la galerie Anton Weller et en 1999 à Variables, organisée par La lune en parachute à Epinal. Son travail est également visible sur plusieurs sites internet, dont  Art and Glory (http://artandglory.ensba.fr/glory) et Desktopt

Optical Sound, installation sonore
"Pierre Belouin utilise différents médias dans son travail : le son, la photographie, le film, la vidéo, internet…A travers eux, il interroge son environnement, sonde ses contradictions, ses aberrations, il les détourne, les magnifie, il s’arrête sur un instant, en rit, s’en émeut…
Optical Sound est composé de sept tourne-disques placés les uns sur les autres, qui diffusent en boucle des extraits de musique que Pierre Belouin a sélectionné en rayant les 45 tours à des endroits précis. Nous découvrons alors une musique répétitive, aux sonorités électroniques ; les extraits choisis deviennent des rythmes, des basses, des aigus, des sons gérés par un alternateur programmé électroniquement qui laisse une place à l’aléatoire. L’appropriation que Pierre Belouin s’est faite de morceaux de variété française devient une création ouverte aux spectateurs qui désirent à leur tour changer l’ordre que Pierre Belouin a établit." Leonor Nuridsany.

 

Patrick Bernier

est né en 1971 à Paris. Après une maîtrise d’arts plastiques, il entre à l’Ensba en 1997. En 1998, il participe à Rapport de voyage, exposition organisée par Infozone. La même année, il bénéficie d’une bourse Colin-Lefrancq et séjourne cinq mois à Abidjan, où il diffuse son travail sur les radios locales. En 1999, il participe aux Rencontres Paris Berlin dans le cadre du festival Hors circuit, ainsi qu’à Lascaux 2, exposition sur internet proposée par la Villa Arson à Nice et à Zac 99 à l’Arc avec le projet Cam_and_chat. Son travail est également visible sur les sites suivants : http : //www.491.org/projets/journal et http : //www.491.org/projets/hebergement

A Nice Chatroom 2 (Patrick Bernier/Olive Martin/Compagnie Cam_and_Chat/#atelierenreseau), installation multimédia, en présence des acteurs chaque samedi à 15 h 
L’association d’une webcam et d’une chatroom – cam and chat - se rencontre fréquemment sur les pages personnelles du web ; nous avons saisi ce dispositif pour lier cinq acteurs, réunis dans un espace filmé par deux caméras, à autant d’utilisateurs d’un canal de discussion : le canal #atelierenreseau sur lequel nous organisons depuis deux ans des rendez-vous hebdomadaires.
Un ensemble mobilier -conversation-, constitué d’un siège double, de deux tablettes supportant deux ordinateurs connectés fait office d’interface entre les uns et les autres, entre le texte virtuel et le jeu réel. En l’absence des acteurs –présents une fois par semaine pour une heure de représentation-, l’espace conçu comme un ring, un espace de jeu filmé se transforme en terrain de repos ou de jeu surveillé qui piège le public qui s’y aventure dans un autre topique des webcams : la nursery.

 

Agni Klintuni Boedhihartono, dite Intu

est née en 1971 à Jakarta en Indonésie. Elle rentre à l’Ensba en 1996, après avoir obtenu son Dnap à l’école nationale des beaux arts de Dijon. Parallèlement, elle obtient en 1998 une maîtrise d’ethnologie à l’université de Paris VII et poursuit actuellement son doctorat dans le laboratoire d’anthropologie visuelle et sonore du monde contemporain de la même université. Elle participe en 1995 à une performance lors de l’exposition Fluxus, organisée par le Musée d’art contemporain de Marseille, à Mail Art à la Poste Grangier de Dijon et expose en 1998 à l’Ensba dans Géricault - Points de vue contemporains, ainsi qu’en 1999 à la Design and art Gallery de l’Université de Colombie Britannique de Vancouver. Suite à une mission effectuée en Indonésie pour le Musée de l’homme dans le cadre de l’expédition " L’esprit de Bougainville ", elle y exposera cette année les photographies et dessins sur Mentawai, qu’elle a réalisés à cette occasion.

dessins de rêves, réalisés in situ
"J’ai commencé mes dessins sur le rêve en 1999. Tous les jours, j’essaie de dessiner tous les rêves que j’ai fait pendant la nuit. Ce travail est un work in progress. En même temps que ces dessins, je réalise des carnets de bord des différents voyages que j’ai fait et que je vais continuer à faire. Ces carnets de bord montrent mon intérêt pour le multiculturalisme et le voyage. Le multiculturalisme tient un rôle très important dans mon travail. Les dessins de " rêves " sont eux aussi un carnet de bord, un récit de voyage : un voyage à travers les pensées que j’ai pendant le sommeil sur la situation actuelle de l’Indonésie, à travers mes souvenirs des différents voyages au Canada, en Australie, à Cuba, aux différentes îles Indonésiennes, mais aussi à la redécouverte de la France."

 

Bénédicte Brun

est née en 1972 à Tarascon. En janvier 1993 elle quitte la province pour Paris et suit une préparation au concours des écoles d’art à l’ESAG. En septembre de la même année elle entre à l’Ensba où elle étudie diverses techniques : dessin , peinture, modelage, moulage, fresque, lithographie et vitrail. En 1998 elle expose ses peintures à la galerie de la Grande Masse, rue Jacques Callot. Après avoir passé son diplôme en juin dernier, elle quitte Paris pour retourner en province et suit actuellement une formation de tailleur de pierre à Avignon.

peintures
"Mon frère. Plusieurs visages qui en cherchent un."

 

Blanca Casas Brullet

est née en 1973 à Mataro en Espagne. En 1996 elle obtient son diplôme de la faculté des beaux arts San Jordi de Barcelone et entre à l’Ensba l’année suivante. Parallèlement, elle poursuit depuis 1995 des études d’Histoire de l’art à l’université de Barcelone. En 1997, elle participe à l’exposition Free Zone, organisée par l’association QUAM dans le cadre des portes ouvertes des ateliers de Poblenou à Barcelone. En 1999, elle participe à Visage et Expressions, volet contemporain de l’exposition Duchenne de Boulogne à l’Ensba, ainsi qu’à l’exposition Accademia per l’Europa au Castello di Rivoli de Turin. La même année, elle expose à la galerie du forum Saint Eustache et participe au festival vidéo Illuro 74 à Mataro.

vidéo, livre et sculptures
Peler : pelée.
Se déshabiller. Dans son sens le plus habituel, enlever ses habits, se déshabiller se traduirait en catalan despullar-se, se dépouiller. Desnudarse en espagnol, se dénuder.
Peau, habit précaire, qui ainsi prononcée, [po], en catalan s’écrirait por, qui veut dire peur.
Habit (habitude, habitat).
Se dépouiller. Muda, (muette), la mue. Mue, aussi participe (passé) féminin, singulier du verbe mouvoir. Autant que la dépouille laissée en arrière, la mue c’est l’habit du lendemain.
Et sur la peau, dans la neuve comme dans l’ancienne, des taches, des points, des marques et des cicatrices. Points d’attirance (et non pas points de repère). Se balader, avancer des uns aux autres, errer et faire des erreurs, reculer et se perdre.
Se défaire d’une peau ou imaginer s’en refaire une ; ou encore songer s’abriter sous une cuirasse-coquille : parasiter tel un bernard-l’hermite.

 

Anne Claverie

est née en 1974 à Créteil. Elle entre à l’Ensba en 1994. Elle voyage beaucoup et s’est notamment rendue aux Etats-Unis, en Amérique Centrale, en Amérique Latine, en Afrique et en Asie du sud-est. En 1999, elle expose avec d’autres élèves de l’école au Castello di Rivoli, à Turin.

sculptures
"Pour que ma sculpture puisse exister, il fallait trouver un élément de départ : le tube de métal. A partir de là, j’ai accumulé des tubes de toutes sections que j’ai coupés, soudés, forgés, transpercés, ligaturés, afin de me constituer des stocks.
Ces stocks, une fois triés, ont été organisés, c’est-à-dire construits, de façon déterminée ou dotés de structure."

 

Marie Doria

est née en 1970 à Paris. Après une maîtrise en philosophie de l’art à l’université de Paris, elle rentre à l’Ensba en 1995. En 1997, elle participe au quatrième Courant d’art de Deauville et accroche à la Cimaise à la Maison Européenne de la photographie. En octobre 1998 elle part pour 6 mois à la Musashino Art University de Tokyo, grâce à un bourse Colin Lefrancq. L’année suivante elle participe à Visage et Expressions, volet contemporain de l’expostion Duchenne de Boulogne à l’Ensba, et expose à la galerie Grégoire Gardette Editions de Nice. Du 10 février au 18 mars 2000, elle participe à l’exposition Haute définition, à la galerie Nathalie Pariente.

installation cinématographique (triptyque, 16mm couleur bouclé, 1999)
"Un personnage parcourt l’étendue d’un paysage ; il s’agit de trois plans rythmiques développés sur le mode de la rupture ou de la différence de tempo. Chaque passage décline apparitions et disparitions, procession et temporalité. Faire son cinéma, jouer de l’accident, de l’hétérogène pour la rencontre."

 

Alexandre Fernandes Sinde 

projection de dessins
Présentation à Turin d’une exposition de peinture dans la forme de projections lumineuses.
"L’apparition dans la nuit de la projection lumineuse dote l’image d’une force énorme. Ce n’est pas qu’elle transforme l’image mais c’est qu’elle transforme la perception qu’a d’elle celui à qui l’image est présentée. Surgissant seule dans la nuit, tout le contexte quotidien aboli, elle acquiert un pouvoir considérable. C’est proprement le but de l’art d’arracher l’esprit aux automatismes de la vie quotidienne, au rétrécissement du champ de la pensée, à l’assoupissement de celle-ci qui en résulte. La pensée s’endort dans l’automatisme quotidien, elle ne fonctionne presque plus. Elle ne ressent plus rien de ce qui lui est offert. La projection lumineuse, en occultant tout le tissu du contexte pour ne plus présenter que la seule image, précipite l’esprit en soudain éveil. Alors peut-on bien dire qu’elle présente une peinture avec plus de vérité que ne le fait l’œuvre originale elle-même. Car l’œuvre a été créée dans le plein éveil de l’esprit ; elle veut être abordée dans un transport de l’esprit en un lieu tout autre que celui du contexte quotidien ; c’est la condition capitale de son action, c’est la pleine vérité de son être c’est ce qu’il importe le plus de sauvegarder. On peut donc affirmer, quoique ce puisse apparaître à première vue paradoxal, qu’une présentation de peintures dans la forme de leurs projections lumineuses les révèle plus complètement et plus véridiquement que ne le feraient les originaux. C’est à ma connaissance la première fois que vas être tentée, à Turin, une exposition de cette sorte. Il faut bien s’attendre à voir protester contre une telle expérience ceux qui sont attachés aux habitudes prises et qui refusent toutes novations. Ce qui est exposé ci-dessus ne manquera pas de leur apparaître mal fondé. Ils refuseront que soit même essayée la mise en œuvre, pour une exposition de peintures, de moyens non encore éprouvés dans le passé et que nous offrent les techniques nouvelles. Je crois qu’ils auront tort. Je crois que ces moyens nouveaux peuvent apporter à la diffusion de l’art non pas seulement de l’essor mais aussi un salubre redressement. Ils la débarrassent de la malsaine vénération portée au caractère original de l’ouvrage. L’indésirable sacralisation apportée à l’original autographié, qui fait si bien l’affaire du commerce des œuvres d’art et de l’indécente spéculation dont elles sont l’objet, entraîne la création d’art sur un terrain de collectionneurs privés qui est bien étranger au sien. Elle se trouverait bien d’en être au plus vite libérée."
Jean Dubuffet, in Notes du tome III, Prospectus et tous écrits suivants.

 

Sylvain Guillaume

est né en 1974 à Caen. Il vit et travaille à Paris. Il entre à l’Ensba en 1995, après avoir obtenu un BTS d’arts et impression textile. En 1997, il bénéficie d’une bourse Colin Lefrancq et part à la Réunion. A cette occasion, il réalise une vidéo pour le FRAC Réunion. En 1999, il part à Bilbao, grâce cette fois-ci à une bourse Erasmus. Il est également coutumier de l’art de la performance, avec notamment les performances La Multométrie (hommage à Yves Klein) en 1995, et Eclipse le 11 août dernier à Fécamp.

photographies
"Le cheval qui avait passé la tête par la portière la rentra tranquillement en disant " Ce n’est qu’un ruisseau qu’il va nous falloir sauter " Tout le monde parut rassuré par cette explication." Lewis Carroll, De l’autre côté du miroir.

 

Marion Jannot

est née en 1972 à Brives. Après une maîtrise en Philosophie de l’art obtenue à l’université de Paris I, elle entre à l’Ensba en 1996. En 1998, elle bénéficie d’une bourse d’études et part trois mois à l’école des beaux arts de Francfort. La même année, elle participe à Ex-position, organisée à l’école des beaux arts de Marseille, ainsi qu’à Va le Faire Voir à l’Atelier de Pantin. En 1999, elle séjourne quatre mois au Hunter College de New York et expose à la galerie du jour - Agnès b, à l’occasion de la Carte blanche à Jean Fournier.

peintures
"J’utilise des matériaux simples, qui incarnent pour moi une sorte de minimum de la peinture : de la toile pré-enduite, de la couleur acrylique, des pinceaux et parfois un feutre, un stylo ou un crayon à papier. La toile, déjà enduite, est prête à l’emploi ; elle me permet d’entrer dans la pratique picturale, initiée par la découpe. J’exécute cette découpe avec un cutter. Elle est définitive, rapide et plus ou moins aléatoire. Elle marque pour moi une volonté d’appropriation d’espace et du temps. (…) A l’intérieur de la toile découpée, les formes ne se constituent pas par injonction, mais plutôt par une sorte d’analogie sensible. La composition n’est pas pensée a priori, mais s’effectue dans l’intuition des rapports des formes avec les bords et des formes entre elles. Ces rapports créent un jeu, une distance, qui libèrent un espace où les formes se répondent, s’assemblent, se désagrègent ou s’épuisent. (…). Loin d’être un produit fini, la toile garde un aspect inachevé car elle repose sur une pratique toujours renouvelée où la peinture se rejoue à chaque expérience. Dans cette pratique, la raison ne mène pas la danse mais dialogue avec le cours des événements : c’est par la fréquentation et la manipulation des matériaux que je découvre "l’intention de mes actes et les moyens d’agir" (…) Paris, décembre 1999.

 

Pascale Landais-Beaupère

est née en 1970 à Saint-Etienne. Elle entre à l’Ensba en 1998, après avoir obtenu un Dnsep à l’école des beaux-arts de Rouen. En 1999, elle obtient également un DEA en arts plastiques et sciences de l’art à l’université de Paris I. En 1998, elle bénéficie d’une bourse de recherches pour la Brown University et participe à une exposition collective au Grand Réservoir à Paris. En juillet 1999, elle réalise une sculpture dans le cadre de Germination 11, un workshop qui se tient à Prague. En janvier 2000, elle expose à la galerie Peblinc de Copenhague, en même temps que le groupe d’artistes danois Pussy Power. Elle a également publié dans Recherches Poïétiques n°6, la revue de la société internationale de Poïétique.

sculptures et dessins
"L’une de mes premières pistes de recherche a commencé avec le concept, très enraciné dans le surréalisme, de "femme-nature". Il apparaissait clairement qu’à travers cette vision bon nombre de créateurs s’érigeaient eux-mêmes en "homme-culture". J’ai alors pris systématiquement le contre-pied de ces visions en travaillant notamment sur l’idée de "l’homme-nature", de muse et de modèle.
Les revendications passent nécessairement par la dénonciation et je ne me sentais pas très à l’aise dans cette position. Dans l’un de ses livres, Virginia Woolf parle de l’importance d’être en paix dans le travail créateur : "La création a besoin de liberté et de paix" et pour ce faire, "le créateur doit être homme masculin, homme féminin". Cet "entre" les genres, "entre" les sexes, trouve écho dans l’idée d’androgynie originelle décrit par les antiques. Le dialogue d’Aristophane dans Le Banquet est à ce sujet, le plus délirant, le plus créateur, le plus universel. C’est la distance qui nous permet de prendre le rire. Comme le dit Kristeva dans sa théorie de l’abjection, il y a un moment, dans ce que nous rejetons, dans ce qui nous dérange, où les identités se définissent mal. Elles sont "doubles, floues, hétérogènes, animales, métamorphosées/…/". Cela prend sens dans mon approche du corps, dans sa mise en scène souvent cathartique, et surtout dans l’humour qui me permet de jouer à la fois avec la séduction des moyens et "la répulsion" du sens qu’il peut prendre."

 

You-Kyung Lee

est née en 1973 à Séoul en Corée. Après avoir obtenu en 1995 une licence de peinture orientale à l’université EWHA de Séoul, elle entre en 1996 à l’Ensba. Elle séjourne actuellement à la Bezalel Academy of Fine Arts de design de Jérusalem. 

une sensibilité extrême
une remarque instantanée
une moindre attention.

 

Luc Léotoing

est né en 1974. Après avoir obtenu un Dnsep à l’école des beaux arts de Clermont-Ferrand, il entre à l’Ensba en 1998. L’année suivante il s’inscrit également à l’école nationale supérieure du paysage de Versailles, afin de préparer le diplôme d’architecte-paysagiste. En 1995, il participe à la semaine du court métrage de Clermont-Ferrrand. En 1997, il expose dans Peintures, manifestation organisée à la maison de Mandrin à Brioude et réalise un peinture murale pour le collège de la Charme à Clemont-Ferrand. L’année dernière, il a également participé à l’exposition 13 bis, qui s’est tenue au 13 bis rue Neyron à Clermont-Ferrand et qui était organisée par le Creux de l’Enfer et l’association Art Contemporain Expose.

sculpture
"Il y a dans les œuvres de Luc Léotoing quelque chose qui se rapporte à ce que l’art se doit de matérialiser en priorité, une certaine capacité de l’individu et de ses productions à réfléchir l’espace dans lequel ils évoluent. Ici, et comme dans les œuvres de quelques-uns de ses parents dans l’art d’augmenter la perception et l’espace, Gorin, Le Corbusier, et plus récemment encore Flavin, James Turrell, Ernst Caramelle ou Krijn de Koning, l’œuvre décline sur le plan plastique toutes les formes, aussi bien actives que passives, d’un même terme, le verbe réfléchir. (…) C’est une chose étrange que d’observer avec quelle exactitude que renforce le caractère un peu inattendu du phénomène, la sculpture chez Luc Léotoing travaille à dessiner, l’architecture à colorier et la couleur à éclairer… " Guy Tortosa, Luc Léotoing, espaces désignés et traits précis, le 13 janvier 2000.

 

Elsa Mazeau

est née en 1974. Elle entre à l’Ensba en 1995. En 1997, grâce à une bourse Colin Lefrancq, elle séjourne 6 mois à la School of Visual Art de New York. En 1998, elle participe à l’exposition Les 2500 ans de Milan à la Fondation Stelline de Milan, ainsi qu’au projet Plus de lumière, qui s’est tenu aux fenêtres de l’immeuble de l’association Cerise, rue Montorgeuil. L’année dernière elle a participé à plusieurs festivals vidéo (Vidéoformes, Bandits-mage et Hors-Circuit - Paris-Berlin), ainsi qu’aux rencontres photographiques d’Arles et à l’exposition Carte Blanche au Centre Nerveux, centre d’art Bruxellois. Elle termine actuellement son projet de site internet La Cyberpoubelle, labellisé par le Métafort d’Aubervilliers.

affiches
Les relations que les gens tissent avec leur environnement social et les choses qui les entourent contribuent à élaborer une identité qui leur est propre, mais qui nous est aussi commune à tous.

 

Marie Charlotte de Maupeou

est née en 1973. Elle quitte l’école à seize ans et travaille pendant deux ans au bureau de style de l’atelier de JC de Castelbajac. Ensuite, après deux ans passés à l’école des beaux arts du Mans, elle entre à l’Ensba en 1994. Elle expose à la Watts Gallery de New York en 1996, puis en 1997. La même année, elle participe à l’exposition Sur le motif au Musée d’art moderne de Céret, ainsi qu’à Géricault – Points de vue contemporains à l’Ensba. En 1998, elle bénéficie d’une bourse pour le Royal College of Art de Londres et expose avec 8 autres peintres. Parallèlement, elle collabore pour les saisons printemps-été et automne-hiver 1998 avec le styliste Jean Luc Amsler.

peintures
"The King’s argument was, that anything that had could be beheaded, and that you weren’t to talk nonsense. " " Le roi déclarait que tout ce qui avait une tête pouvait être décapité, et qu’il ne fallait pas raconter des non-sens."
Lewis Carrol, Les Aventures d’Alice au pays des merveilles.

 

Anthony Mundy

est né en 1974 à Manchester en Grande-Bretagne. Après avoir suivi un année préparatoire en arts plastiques à la Manchester Metropolitain University, il entre à l’Ensba en 1994. Il a déjà participé à trois expositions dans sa ville natale : It’s a dog Life à la Manchester University en 1993, Musical Europe au Royal College of Music en 1996 et Images of France à la French Cultural Delegation en 1997. L’année suivante, il participe également à Love will tear us apart, au Frigo, à Paris.

vidéo
"Les lueurs de la ville en bas,
sont bien loin.
Mais ici, en haut,
poussent des phares dans les coins."

 

Guergana Novkirichka

est née en 1974 à Sofia en Bulgarie. Après avoir obtenu son diplôme de l’Ecole nationale d’arts plastiques de Bulgarie, elle entre à l’Ensba en 1993. En 1997, elle participe au festival Vidéoformes de Clermont-Ferrand, ainsi qu’à Connexions Implicites et Géricault - Points de vue contemporains à l’Ensba. En 1998, elle présente le site web Art and Glory, lors du festival Imagina de Monaco et collabore au projet World Skin de Maurice Benayoun, lauréat du grand prix de l’art interactif lors de Ars Electronica 98, à Linz en Autriche.

installation multimédia
"Que ressent-on à la sortie d’un labyrinthe : une délivrance ? une impression de plénitude ? ou, au contraire, un sentiment de perte, un manque. "Le labyrinthe n’est pas le lieu où l’on se perd, mais le lieu d’où l’on sort toujours perdu".(1) Quoi qu’il en soit, traverser, ne serait-ce qu’une fois, un labyrinthe transforme la conscience. Après s’être perdu, on n’a pas trouvé la vérité, mais un chemin vers une question plus difficile. Dès lors qu’il a "rencontré la réalité de l’expérience", (2) "l’homme labyrinthique ne cherche jamais la vérité, mais toujours seulement son Ariane". (3) Il ne débouche en fait que sur un chemin menant à un autre labyrinthe."
d’après Jacques Attali, Le chemin de la sagesse. (1) M. Foucault. (2) J. Joyce, Dedalus.(3) F. Nietzsche, Ariane à Naxos.

 

Guillaume Poulain

est né en 1972 dans le 92. Après avoir obtenu son diplôme de l’école Estienne en gravure taille douce, il entre à l’Ensba en 1995. En 1996, il part pour la première fois à Sarajevo, dans le cadre d’un échange avec l’académie Likovnik. L’année suivante, il y séjourne à nouveau à deux reprises et y réalise une installation urbaine à l’occasion de la journée contre les mines anti-personnel. En 1998, à l’occasion d’un voyage d’étude à Cuba, il participe avec d’autres étudiants de l’Ensba à l’exposition Pizza pizza postimpossibilidad au centre de Desarolio de la Havane. La même année, il participe également à l’exposition Cartes, au centre Franco Antonicelli de Turin et à Ex-position, organisée à l’école supérieure des beaux arts de Marseille. En 1999, il présente son projet SDF à la galerie du Forum Saint Eustache, participe aux expositions Pizza pizza et L’île chez Public et Bernard Jordan, ainsi qu’à Téléphérique, présentée au Web Bar et chez Access Local.

Vu à la télé, installation sur la façade du 13, quai Malaquais
"Récemment diplômé d'une grande école d'art française, mon cursus est exemplaire, alliant tradition et maîtrise de l'avenir par les nouvelles technologies. Mon âge, 28 ans cette année, m'apporte l'assurance des aînés tout en gardant la fraîcheur et l'esprit d'entreprise propre à la jeunesse.
Mon travail explore de multiples dimensions, formelles ou conceptuelles, en évitant adroitement toute superficialité : modes, critiques ou ambitieux mes travaux sont toujours sincères et trouvent leur source dans notre quotidien, souvent le plus trivial, pour mieux le transcender. Alors, la portée politique implicite ou directe achève d'inscrire mon travail dans une dynamique de projet, aux prises avec la réalité alentour.
Curieux du monde et des hommes, c'est la conscience politique, mais aussi la sensibilité qui ont guidé mes pas jusqu'à Sarajevo ou La Havane. Ces deux expériences bouleversantes résonnent dorénavant dans ma production et m'encouragent à l'affranchir du seul monde de l'art, trop exclusif.
De la diversité de mes idées j'ai tiré parti en acquérant de nombreuses techniques nécessaires à leur réalisation, sans jamais pour cela assujettir mes travaux à quelque "savoir-faire". Photo, vidéo, infographie 2D ou 3D, mais aussi gravure taille-douce, lithographie, moulage ou fonte d'art, mes études sont marquées par la pluridisciplinarité, la curiosité alliée à la rigueur de l'apprentissage.
Vous l'aurez compris, richesse, humour et compétence sont les maîtres mots de ma personnalité. C'est donc en père de famille responsable que je constate, surpris, que mes nombreuses qualités ne m'ont, à ce jour, pas rapporté bézef. Alors, si vous êtes entreprenant, n'hésitez pas, entreprenez moi, je suis votre homme."

 

Niv Rav-Hon

est né en 1969 à Petah-Tiqva en Israël. Il arrive en France en 1992 et, après avoir fréquenté l’Académie d’art Paris-Italie, entre à l’Ensba en 1995. Parallèlement il a suivi de 1994 à 1998 une formation Feldenkrais, qui est une méthode de prise de conscience par le mouvement et depuis 1998, une initiation au Reiki, une pratique d’équilibrage énergétique.

peintures

"La peinture est pour moi une aventure spirituelle, individuelle et cosmique, une alchimie d’esprit et de matière qui abolit le temps et l’espace dans un moment de sérénité puissante et troublante, celle de l’unité du monde.
Ces peintures créent une porte ouverte sur l’invisible et ses symboles. Elles décrivent la beauté mythique du chemin spirituel avec ses exaltations et ses difficultés, ses lumières et ses ombres.
La pratique régulière de la méditation spirituelle et corporelle qui soutient cette recherche culmine dans un instant de lucidité et d’amour incarnés en formes et couleurs.
L’unité émane d’une recherche picturale qui révèle les correspondances entre le tout et la partie, entre la forme et la couleur contenant l’harmonie et l’esprit de la totalité.
L’œuvre – à travers le jeu des correspondances et des profondeurs des couches picturales – s’offre en miroir de la lumière surnaturelle et bouleversante à l’origine de la création.
Ce voyage de la matière à la lumière, de " l’éveil " à la " source " se déploie de tableau en tableau et –simultanément – en chaque œuvre singulière.
Chaque peinture est un paysage virtuel, un témoignage vibrant du chemin spirituel."

 

Raphaël Renaud

est né en 1974. Après un CAP de dessinateur exécutant en publicité et une année à l’école des beaux arts de Montpellier, il entre à l’Ensba en 1994. En 1998, il participe à deux expositions collectives : l’une, sur le thème de la ville, à la galerie de la Grande Masse à Paris ; l’autre, qui réunissait les élèves de l’atelier de V2lickovic, à la galerie Progres de Belgrade. L’année suivante, il participe à Carte Blanche 4 à la galerie Eof. En février 2000, il a sa première exposition personnelle, organisée par la galerie des aéroports de Paris à Orly Ouest.

peintures
"Raphaël Renaud se préoccupe de la peinture, littéralement. Une tâche à côté d’une autre, jamais l’une sur l’autre. Il entretient un rapport abstrait avec l’image qu’il choisit de reproduire : il en mesure d’abord l’ombre et la lumière. Il veut être simple, le plus simple possible. Un regard aérien, sans plan, juste un amas de couleur. (…) Il tourne la peinture, il la manipule, et sa volonté de peindre cherche une possible conciliation entre l’image photographique et la peinture." Eyal Debico-Goren, janvier 2000

 

Michaël Schouflikir

est né en 1973. Il vit et travaille à Paris.

peintures
"…Où il est question de : Steve Mac Queen dans Bullit, de Pipo, d’un non, d’un simple, de L’homme qui aimait les femmes, d’un écolier japonais, d’un pain au lait, d’un piment, d’une asperge, d’un paysage du Havre, d’un citron, du tube de l’été, d’A bout de souffle, de Pérec, de John Fante, d’un mec dans le brouillard, de la montagne sainte, de pause, de Micmac, d’un nocturne du port de Copenhague, d’un sans titre, d’une peinture furtive, de John Coltrane, de trame, d’Impulse ! d’un masque, d’attention danger ! d’œufs sur le plat, d’Auschwitz, d’un bouffon, d’une taupe, d’un coq, d’un homme dans le métro, d’un éléphant-frein de vélo, de pinceaux usagés, de Napoli, d’un compteur de coups de foudre, des gens qui rêvent, d’Apollo, d’un arbre, de Nokia, du monde selon Gap, des maux du peintre…" Michaël Schouflikir

 

Olivia Touati

est née en 1973. Après avoir obtenu un diplôme des métiers d’art, section décor architectural à l’école Olivier de Serres, elle entre à l’Ensba en 1994. En 1998, elle réalise une performance intitulée Pavement story 1, 10 minutes of Human History pour une affiche placardée dans le centre ville de Belfast, participe à The Book Project, exposition collective de livres d’artistes femmes à Broham Mill au Royaume-Uni, ainsi qu’à La superette de Noël à l’Ensba. L’année dernière elle a eu sa première exposition personnelle chez Infozone.

Self Control, installation multimédia
"Intern.O.T. : Ce site est une base de donnée. Il regroupe les photos, les notes et les observations faites dans mon appartement. Depuis le 1er octobre 1998, date de mon installation. Ces " auto - surveillances ", " auto - observations " ont été motivées par plusieurs facteurs :
- La constatation d’une présence dans mon appartement, où je vis seule et compte de rares visites.
- La découverte de l’identité – tardive – de cette présence : moi-même et mes angoisses."

 

Rebecca Young

est née en 1970 à Londres. Elle vit et travaille à Paris depuis 1992. Après avoir obtenu une licence d’histoire de l’art à l’University College of London, elle entre à l’Ensba en 1992. En 1997, elle présente l’installation Camera Obscura au Musée de l’Art Interdit - Wachturm im Schlesischer Busch à Berlin. L’année suivante, elle participe à l’exposition intitulée Plus de lumière, qui a eu lieu dans l’immeuble de l’association Cerise, rue Montorgeuil à Paris. Elle expose chez Nathalie Pariente à Paris, en février et mars 2000, et participera également cette année à l’exposition Art Primeur 2000, à Dordrecht aux Pays-Bas.

Livre ouvert / Camera obscura, intallation
"J’utilise dans mon travail le dispositif de la camera obscura pour explorer la subjectivité de la perception. L’enseignement de l’ophtalmologie nous ferait comprendre que notre vision fonctionne mécaniquement, sur le modèle d’un appareil photo, et ignore pour la plupart le rôle du cerveau. Dans l’ère où une technologie de plus en plus sophistiquée intervient constamment dans notre perception du monde, on a du mal à être présent à soi-même.
A l’intérieur de la camera obscura une image de la réalité à l’extérieur - une image floue, en mouvement, d’une faible luminosité qui intensifie au fur et à mesure que le spectateur s’y sensibilise – se projette sur une ou plusieurs surfaces dans la pièce, grâce à un simple trou qui laisse passer la lumière du jour.
Pour voir cette image (éventuelle) le spectateur doit se débarrasser de ses préconceptions, de toute attente, de toute connaissance, de toute appréhension et laisser voir son esprit sans attachement.

 

 

 

 

"GS ART"

X éme édition du Prix Gras Savoye
de la jeune création

 

Le "gs art", Prix Gras Savoye de la jeune création aura dix ans cette année et sera remis le 6 mars 2000 à 18 heures à l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts. La grande nouveauté du "gs art 2000" réside dans la composition du jury qui fera appel cette année exclusivement à des critiques d'art. Lancé en 1989 il a su rester fidèle à sa mission d'origine, celle de découvrir les talents de demain. Créé par Gras Savoye, premier courtier d'assurance en France, le "gs art" est devenu une référence dans le milieu de l'art. Il a déjà permis depuis sa création de présenter les œuvres de plus de deux cent cinquante jeunes artistes et d’en exposer plus de quatre vingt dans l'un des lieux parisiens les plus prestigieux, l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts.

Dix ans d'engagement auprès de la jeune création

A l'occasion de son dixième anniversaire, le "gs art", Prix Gras Savoye de la jeune création sera ainsi décerné à l'occasion d'une exposition collective regroupant les travaux d'élèves ayant obtenu leur diplôme supérieur d'arts plastiques avec les félicitations du jury. Gras Savoye poursuit son soutien dans l'art contemporain en aidant les jeunes artistes dès le début de leurs parcours. Action de mécénat menée sur le long terme, Gras Savoye a fait du "gs art" un prix ouvert à toutes les formes d'art plastique et dont les choix et le sérieux lui valent aujourd'hui la reconnaissance de l'ensemble des professionnels de l'art.

Un coup de pouce à la nouvelle génération d'artistes

En dix ans, le "gs art" a permis de découvrir à travers ses lauréats des talents, aujourd'hui célèbres et reconnus comme Camille Saint-Jacques, Djamel Tatah, Estelle Fredet, Gwen Rouvillois, Marie-Hélène Gripekoven, Francis Rodrigues de Oliveira, Stéphane Larroze. Pour les autres artistes, sélectionnés et exposés dans le cadre du "gs art" (comme Valérie Favre, Carole Benzaken, Hervé Heuzé, Bernard Piffaretti....), ce prix a constitué à la fois un tremplin, une fenêtre ouverte sur le milieu de l'art, l'occasion de rencontrer ses représentants et un vrai public.

Gras Savoye, mécène de l'art contemporain et courtier des expositions

Professionnel reconnu et de grande notoriété dans le milieu de l'art, Gras Savoye qui assure plus de 3000 expositions chaque année dans le monde a fait de son engagement auprès de la nouvelle génération d'artistes l'axe majeur d'une politique de mécénat qui dure depuis déjà une décennie.

 

Contact presse : Christophe GILBERT
Tél: 01.41.43.52.37 Fax: 01.41,43.69.24
e-mail : christophe.gilbert@grassavoye.com

 

LE COMMISSAIRE, JEAN-LOUIS FROMENT

 

Professeur dès 24 ans à l’école des beaux-arts de Bordeaux, Jean-Louis Froment est le fondateur en 1973, du centre d’arts plastiques contemporains de Bordeaux, le CAPC, qu’il va diriger pendant 23 ans.

Au début, il met en place une politique d’action culturelle basée sur un travail pédagogique dans des lieux toujours différents car le CAPC est alors nomade. C’est en 1978 qu’il se voit offrir 50 m2 dans les Entrepôts Laîné, et qu’il expose ainsi Tuttle, Stella, Hantaï. Il faudra attendre 1983 pour que ce centre d’art, premier du genren s’agrandisse puis 1990, pour que ce haut lieu de l’art contemporain prenne toute son ampleur grâce notamment à sa programmation et à ses mises en scènes qui font, aujourd’hui encore, référence.

Dans les années 80, il confie ses espaces à des artistes internationaux comme Richard Long, Sol LeWitt, Keith Haring, Mario Merz, Richard Serra, Julian Schnabel.

Il est nommé commissaire du pavillon français à la Biennale de Venise en 1990 où il présente non pas des artistes mais des architectes, Christian de Portzamparc, Jean Nouvel et Philippe Starck. Ce commissariat lui est de nouveau confié en 1993.

Parmi les expositions majeures qu’il produit au CAPC, citons en 1973 Claude Viallat, en 1974 Pour mémoires doublée d’un action éducative, Identités Identifications en 1976, Sculpture Nature en 1978, L’art depuis 1960 en 1979, Frank Stella en 1980, Antiform et Arte Povera en 1982, Sol LeWitt en 1983, Légendes en 1984, Art minimal I en 1985 et Art minimal II en 1986, Mario Merz en 1987, Art conceptuel en 1988, Collection du musée en 1990, Daniel Buren en 1991, Lawrence Wiener en 1992. Sa dernière exposition en 1996 a été consacrée à l’œuvre d’Annette Messager.

Alors que l’art contemporain était quasi-inexistant en province, ce découvreur a su faire de Bordeaux un lieu de référence, grâce à une large ouverture à l’avant-garde internationale et à un militantisme en faveur des nouveaux mouvements et de l’expérimentation.

 

 

LE DIPLÔME NATIONAL SUPÉRIEUR D’ARTS PLASTIQUES/(DNSAP)

 

• Un cursus en 4 à 6 ans

Dès la première année, chaque élève s’inscrit à 2, voire 3 ateliers dans l’un des 3 champs : peinture, sculpture ou multimédia. Il est tenu de présenter 4 unités de valeur (UV) avec succès pour passer en seconde année.
Durant les quatre années suivantes, il doit passer 2 UV, 3 au plus, et au terme de la 2ème année, le bilan de son travail est dressé par un comité de 4 enseignants de l’Ensba qui donnent des recommandations sur la poursuite de sa scolarité. En cas d’insuffisance du travail reconnue par 3 des 4 membres du jury, l’étudiant doit représenter un nouveau bilan de son travail dans les mêmes conditions à la fin de la 3ème année. Une nouvelle insuffisance du travail conduit à l’arrêt de la scolarité, auquel cas est délivré un certificat de scolarité mentionnant les enseignements suivis.
Le DNSAP est homologué au niveau II (Bac+4) depuis septembre 1994 et permet de se présenter aux concours du CAPES, du CAPET et de l’agrégation.

• Un large éventail d’enseignements théoriques et pratiques

La première année, l’élève doit obtenir 1 UV décernée en commun par les responsables d’ateliers, 1 UV théorique, 1 UV technique et 1 UV de morphologie ou de dessin (l’autre devant être obtenue en 2ème année).
- 12 enseignements sont dispensés dans le cadre des UV théoriques : esthétique, histoire et théories de l’art, histoire de l’art et de la littérature contemporaine, histoire de la photographie, cinéma, critique d’art, histoire générale de l’art, de l’architecture, de l’art du XXe siècle, des collections, de l’art contemporain, etc.
Ces UV théoriques font l’objet d’un examen terminal écrit et oral.
- 21 enseignements sont dispensés dans le cadre des UV techniques et pratiques, à choisir parmi le dessin, la morphologie, la gravure, la lithographie, la sérigraphie, le modelage, la mosaïque, les techniques de la peinture, de la sculpture (fonderie, bois, métal, etc.), du multimédia, de la photo, de la vidéo, etc.
Ces UV techniques font l’objet d’un contrôle continu des connaissances, sans examen terminal.
- les stages en entreprise ou dans le cadre d’une institution en France ou à l’étranger sont obligatoires et l’UV de stage est sanctionnée par un mémoire prouvant l’intérêt du stage sur le plan technique et théorique.

• Le corps enseignant

L’école compte 56 enseignants dans les différents champs, peinture, sculpture et multimédia, enseignements théoriques et pratiques. Les derniers nommés sont François Boisrond, Erik Dietman et François Roche.
Outre ces enseignants permanents, l’Ensba a développé depuis quelques années une politique consistant à inviter pour un semestre ou une année scolaire complète, des artistes ou théoriciens français et étrangers. Pour cette année, 11 professeurs invités interviennent dans différentes disciplines ; Pascal Convert, Patrick Faigenbaum, Dominique Figarella, Catherine Francblin, Rita McBride, Hector Obalk, Jean-Luc Parant, Daniel Pommereulle, Stephen Prina, Pierre Sterckx et Alver Chester Tait.

Gras Savoye finance d’ailleurs l’une des chaires d’enseignement qui permet d’accueillir l’un de ces artistes.

 

INFORMATIONS PRATIQUES

 

DIPLÔMES 99 avec les félicitations du jury

du 7 mars au 23 avril 2000
Vernissage : lundi 6 mars 2000 à 18 heures

Commissaire : Jean-Louis Froment

13, quai Malaquais, Paris 6e
ouvert tous les jours sauf le lundi, de 13h à 19h
Métro : Saint-Germain des Prés
Bus : 24 - 27 - 39 - 48 - 63 - 70 - 86 - 87 - 95 - 96
Droits d'entrée : 25 F/3,811 ; tarif réduit : 15 F/2,287
Chef du service de la communication et des expositions : Laurence Maynier
Tél. : 01.47.03.50.76, Fax : 01.47.03.50.88, Mél : laurence.maynier@ensba.fr
Chargée des expositions : Sophie Kaplan
Tél. : 01.47.03.50.72, Fax : 01.47.03.50.88, Mél : sophie.kaplan@ensba.fr
Chargée du partenariat : Huguette Meyran
Tél. : 01.47.03.52.93, Fax : 01.47.03.50.88, Mél : huguette.meyran@ensba.fr

Un catalogue avec illustrations en couleurs, consacré aux travaux de l'ensemble des diplômés 1999 est publié à cette occasion.
Prix de vente au public : (non encore fixé)

 

PROGRAMME DES EXPOSITIONS

  

  • Herméneutique médicale (sous réserve)
    Une jeune génération d’artistes russes, à partir de la collection d’art contemporain du Musée Tsaritsino de Moscou.
    Commissaire : Andrei Erofeev, conservateur en chef
    du 16 mai au 16 juillet 2000

  • Les dessins français du XVIIe siècle, dans les collections de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts
    Ce fonds provient de l’Académie royale et de donations de collectionneurs parmi lesquelles figure celle de Mathias Polakovits en 1987. Un projet pédagogique autour du dessin, encadré par les professeurs de l’école, accompagne cette exposition patrimoniale.
    Commissaire de l’exposition patrimoniale : Emmanuelle Brugerolles, conservateur à l’Ensba
    de décembre 2000 à janvier 2001

 

Contact : Laurence Maynier, responsable du service de la communication et des expositions
Tél. : 01 47 03 50 74 ; Fax : 01 47 03 50 88 ; Mél. : laurence.maynier@ensba.fr

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