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Serge Agoston
est né en 1973 à Levallois-Perret. Il entre à lEnsba en 1994. En 1997, grâce à
une bourse Colin Lefrancq, il séjourne à la Cooper Union Art School de New York.
Lannée suivante, il participe à lexposition Storage-a Temporary
Fermentation, qui se tient au Tonic, à New York.
sculptures
"Je souffle il se gonfle, jinspire il se dégonfle.
Je souffle il flotte, jinspire il coule.
Jinspire je flotte, jexpire je coule.
Je souffle il flotte je coule.
Jinspire il coule je flotte.
Je souffle il ne se gonfle pas.
Jinspire je ne flotte pas.
Je nage mon cur bat fort, je coule.
Jessaie de lattraper, il senfuit.
Jessaie de lattraper, il est hors de portée.
Jessaie de lattraper, il nest plus là.
Jarrête de bouger, je flotte."
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Pierre Assaël
est né en 1973 à Paris, où il vit et travaille. Après avoir obtenu une
maîtrise darts plastiques en 1997, il entre à lEnsba. En 1996, il séjourne
à Bilbao grâce à une bourse Erasmus, puis réalise en 1998 une fresque pour le bar
lEsperanza à Angers.
sculptures
"Les procédés du photomontage et de limage-choc, liés aux
esthétiques révolutionnaires, ont pris leur part, en tant quentreprises
réductrices au même titre que le slogan publicitaire, politique, etc. -, dans les
sinistres combats idéologiques du vingtième siècle, avec leur conséquences atroces.
De 1930 à 1938, cest par ces moyens-là que John Haartfield lutte contre le pouvoir
totalitaire nazi et contre Hitler, mais aussi pour le communisme, dans les revues Arbeiter
Illustrierte Zeitung et VI. Cest en cherchant à établir un parallèle entre mon
travail et celui de John Haartfield que jai décidé de mattaquer
aujourdhui au totalitarisme des firmes, contre Nike. Mais nest-ce pas là
encore alimenter le flux de revendications et de protestations, sajoutant au
substrat dimbécillité sur lequel fructifie ce totalitarisme ?
IGNOMINIE n.f. 1 infâmie. Grand deshonneur
Couvert dignominie 2 procédé vil et deshonorant
Origine latine dignominie : tache sur le nom (nomen)
[défilé Quillet Flammarion dictionnaire usuel 1963] "
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Duncan Atherstone Wylie
est né en 1975 au Zimbabwe. Après avoir commencé des études dart dans ce pays,
il entre à lEnsba en 1994. En 1997, il participe à lexposition La Ville, qui
se tient à la galerie de la Grande Masse, rue Jacques Callot. Lannée suivante il
participe à une exposition collective à la galerie Delta à Harare au Zimbabwe et
présente ses sculptures lors du concours de sculpture Dialogo à Madrid. Après avoir
reçu lannée dernière le second prix de peinture de la ville de Saint Grégoire,
il aura en septembre de cette année sa première exposition personnelle, organisée avec
le soutien de cette même ville et exposera en mars ses travaux sur papier à la galerie
Delta. Parallèlement à son activité de peintre, il est assistant à la galerie Dendera,
spécialisée dans les objets dart tribaux zimbabwéens et ouest-africains et
prépare un ouvrage (conception et photographies) sur lart tribal du peuple Shona du
Zimbabwe.
Peintures
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Pierre Belouin
est né en 1973. Il vit et travaille à Strasbourg. Après un BTS darts appliqués,
il entre à lEnsba en 1995. En 1996, il participe au Festival du huitième type à
Tours, ainsi quà lexposition Super Otto à la galerie Il Cantiere de Venise.
En 1997, il est co-fondateur de Glassbox, où il prend part à plusieurs expositions, (Ne
me quitte pas et Insomnia en 1997 ; Ascension et Glassbox Open en 1998). Il participe
en 1998 également à Déplacements à la galerie Anton Weller et en 1999 à Variables,
organisée par La lune en parachute à Epinal. Son travail est également visible sur
plusieurs sites internet, dont Art and
Glory (http://artandglory.ensba.fr/glory) et Desktopt
Optical Sound, installation sonore
"Pierre Belouin utilise différents médias dans son travail : le son, la
photographie, le film, la vidéo, internet
A travers eux, il interroge son
environnement, sonde ses contradictions, ses aberrations, il les détourne, les magnifie,
il sarrête sur un instant, en rit, sen émeut
Optical Sound est composé de sept tourne-disques placés les uns sur les autres, qui
diffusent en boucle des extraits de musique que Pierre Belouin a sélectionné en rayant
les 45 tours à des endroits précis. Nous découvrons alors une musique répétitive, aux
sonorités électroniques ; les extraits choisis deviennent des rythmes, des basses,
des aigus, des sons gérés par un alternateur programmé électroniquement qui laisse une
place à laléatoire. Lappropriation que Pierre Belouin sest faite de
morceaux de variété française devient une création ouverte aux spectateurs qui
désirent à leur tour changer lordre que Pierre Belouin a établit." Leonor
Nuridsany.
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Patrick Bernier
est né en 1971 à Paris. Après une maîtrise darts plastiques, il entre à
lEnsba en 1997. En 1998, il participe à Rapport de voyage, exposition organisée
par Infozone. La même année, il bénéficie dune bourse Colin-Lefrancq et
séjourne cinq mois à Abidjan, où il diffuse son travail sur les radios locales. En
1999, il participe aux Rencontres Paris Berlin dans le cadre du festival Hors circuit,
ainsi quà Lascaux 2, exposition sur internet proposée par la Villa Arson à Nice
et à Zac 99 à lArc avec le projet Cam_and_chat. Son travail est également visible
sur les sites suivants : http : //www.491.org/projets/journal et http :
//www.491.org/projets/hebergement
A Nice Chatroom 2 (Patrick Bernier/Olive Martin/Compagnie
Cam_and_Chat/#atelierenreseau), installation multimédia, en présence des acteurs chaque
samedi à 15 h
Lassociation dune webcam et dune chatroom cam and chat -
se rencontre fréquemment sur les pages personnelles du web ; nous avons saisi ce
dispositif pour lier cinq acteurs, réunis dans un espace filmé par deux caméras, à
autant dutilisateurs dun canal de discussion : le canal #atelierenreseau
sur lequel nous organisons depuis deux ans des rendez-vous hebdomadaires.
Un ensemble mobilier -conversation-, constitué dun siège double, de deux
tablettes supportant deux ordinateurs connectés fait office dinterface entre les
uns et les autres, entre le texte virtuel et le jeu réel. En labsence des acteurs
présents une fois par semaine pour une heure de représentation-, lespace
conçu comme un ring, un espace de jeu filmé se transforme en terrain de repos ou de jeu
surveillé qui piège le public qui sy aventure dans un autre topique des
webcams : la nursery.
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Agni Klintuni Boedhihartono, dite Intu
est née en 1971 à Jakarta en Indonésie. Elle rentre à lEnsba en 1996, après
avoir obtenu son Dnap à lécole nationale des beaux arts de Dijon. Parallèlement,
elle obtient en 1998 une maîtrise dethnologie à luniversité de Paris VII et
poursuit actuellement son doctorat dans le laboratoire danthropologie visuelle et
sonore du monde contemporain de la même université. Elle participe en 1995 à une
performance lors de lexposition Fluxus, organisée par le Musée dart
contemporain de Marseille, à Mail Art à la Poste Grangier de Dijon et expose en 1998 à
lEnsba dans Géricault - Points de vue contemporains, ainsi quen 1999 à la
Design and art Gallery de lUniversité de Colombie Britannique de Vancouver. Suite
à une mission effectuée en Indonésie pour le Musée de lhomme dans le cadre de
lexpédition " Lesprit de Bougainville ", elle y exposera
cette année les photographies et dessins sur Mentawai, quelle a réalisés à cette
occasion.
dessins de rêves, réalisés in situ
"Jai commencé mes dessins sur le rêve en 1999. Tous les jours,
jessaie de dessiner tous les rêves que jai fait pendant la nuit. Ce travail
est un work in progress. En même temps que ces dessins, je réalise des carnets de bord
des différents voyages que jai fait et que je vais continuer à faire. Ces carnets
de bord montrent mon intérêt pour le multiculturalisme et le voyage. Le
multiculturalisme tient un rôle très important dans mon travail. Les dessins de
" rêves " sont eux aussi un carnet de bord, un récit de
voyage : un voyage à travers les pensées que jai pendant le sommeil sur la
situation actuelle de lIndonésie, à travers mes souvenirs des différents voyages
au Canada, en Australie, à Cuba, aux différentes îles Indonésiennes, mais aussi à la
redécouverte de la France."
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Bénédicte Brun
est née en 1972 à Tarascon. En janvier 1993 elle quitte la province pour Paris et suit
une préparation au concours des écoles dart à lESAG. En septembre de la
même année elle entre à lEnsba où elle étudie diverses techniques : dessin ,
peinture, modelage, moulage, fresque, lithographie et vitrail. En 1998 elle expose ses
peintures à la galerie de la Grande Masse, rue Jacques Callot. Après avoir passé son
diplôme en juin dernier, elle quitte Paris pour retourner en province et suit
actuellement une formation de tailleur de pierre à Avignon.
peintures
"Mon frère. Plusieurs visages qui en cherchent un."
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Blanca Casas Brullet
est née en 1973 à Mataro en Espagne. En 1996 elle obtient son diplôme de la faculté
des beaux arts San Jordi de Barcelone et entre à lEnsba lannée suivante.
Parallèlement, elle poursuit depuis 1995 des études dHistoire de lart à
luniversité de Barcelone. En 1997, elle participe à lexposition Free Zone,
organisée par lassociation QUAM dans le cadre des portes ouvertes des ateliers de
Poblenou à Barcelone. En 1999, elle participe à Visage et Expressions, volet
contemporain de lexposition Duchenne de Boulogne à lEnsba, ainsi quà
lexposition Accademia per lEuropa au Castello di Rivoli de Turin. La même
année, elle expose à la galerie du forum Saint Eustache et participe au festival vidéo
Illuro 74 à Mataro.
vidéo, livre et sculptures
Peler : pelée.
Se déshabiller. Dans son sens le plus habituel, enlever ses habits, se déshabiller se
traduirait en catalan despullar-se, se dépouiller. Desnudarse en espagnol, se dénuder.
Peau, habit précaire, qui ainsi prononcée, [po], en catalan sécrirait por, qui
veut dire peur.
Habit (habitude, habitat).
Se dépouiller. Muda, (muette), la mue. Mue, aussi participe (passé) féminin, singulier
du verbe mouvoir. Autant que la dépouille laissée en arrière, la mue cest
lhabit du lendemain.
Et sur la peau, dans la neuve comme dans lancienne, des taches, des points, des
marques et des cicatrices. Points dattirance (et non pas points de repère). Se
balader, avancer des uns aux autres, errer et faire des erreurs, reculer et se perdre.
Se défaire dune peau ou imaginer sen refaire une ; ou encore songer
sabriter sous une cuirasse-coquille : parasiter tel un bernard-lhermite.
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Anne Claverie
est née en 1974 à Créteil. Elle entre à lEnsba en 1994. Elle voyage
beaucoup et sest notamment rendue aux Etats-Unis, en Amérique Centrale, en
Amérique Latine, en Afrique et en Asie du sud-est. En 1999, elle expose avec
dautres élèves de lécole au Castello di Rivoli, à Turin.
sculptures
"Pour que ma sculpture puisse exister, il fallait trouver un élément de
départ : le tube de métal. A partir de là, jai accumulé des tubes de toutes
sections que jai coupés, soudés, forgés, transpercés, ligaturés, afin de me
constituer des stocks.
Ces stocks, une fois triés, ont été organisés, cest-à-dire construits, de
façon déterminée ou dotés de structure."
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Marie Doria
est née en 1970 à Paris. Après une maîtrise en philosophie de lart à
luniversité de Paris, elle rentre à lEnsba en 1995. En 1997, elle participe
au quatrième Courant dart de Deauville et accroche à la Cimaise à la Maison
Européenne de la photographie. En octobre 1998 elle part pour 6 mois à la Musashino Art
University de Tokyo, grâce à un bourse Colin Lefrancq. Lannée suivante elle
participe à Visage et Expressions, volet contemporain de lexpostion Duchenne de
Boulogne à lEnsba, et expose à la galerie Grégoire Gardette Editions de Nice. Du
10 février au 18 mars 2000, elle participe à lexposition Haute définition, à la
galerie Nathalie Pariente.
installation cinématographique (triptyque,
16mm couleur bouclé, 1999)
"Un personnage parcourt létendue dun paysage ; il
sagit de trois plans rythmiques développés sur le mode de la rupture ou de la
différence de tempo. Chaque passage décline apparitions et disparitions, procession et
temporalité. Faire son cinéma, jouer de laccident, de lhétérogène pour la
rencontre."
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Alexandre Fernandes Sinde
projection de dessins
Présentation à Turin dune exposition de peinture dans la forme de
projections lumineuses.
"Lapparition dans la nuit de la projection lumineuse dote limage
dune force énorme. Ce nest pas quelle transforme limage mais
cest quelle transforme la perception qua delle celui à qui
limage est présentée. Surgissant seule dans la nuit, tout le contexte quotidien
aboli, elle acquiert un pouvoir considérable. Cest proprement le but de lart
darracher lesprit aux automatismes de la vie quotidienne, au rétrécissement
du champ de la pensée, à lassoupissement de celle-ci qui en résulte. La pensée
sendort dans lautomatisme quotidien, elle ne fonctionne presque plus. Elle ne
ressent plus rien de ce qui lui est offert. La projection lumineuse, en occultant tout le
tissu du contexte pour ne plus présenter que la seule image, précipite lesprit en
soudain éveil. Alors peut-on bien dire quelle présente une peinture avec plus de
vérité que ne le fait luvre originale elle-même. Car luvre a
été créée dans le plein éveil de lesprit ; elle veut être abordée dans
un transport de lesprit en un lieu tout autre que celui du contexte quotidien ;
cest la condition capitale de son action, cest la pleine vérité de son être
cest ce quil importe le plus de sauvegarder. On peut donc affirmer, quoique ce
puisse apparaître à première vue paradoxal, quune présentation de peintures dans
la forme de leurs projections lumineuses les révèle plus complètement et plus
véridiquement que ne le feraient les originaux. Cest à ma connaissance la
première fois que vas être tentée, à Turin, une exposition de cette sorte. Il faut
bien sattendre à voir protester contre une telle expérience ceux qui sont
attachés aux habitudes prises et qui refusent toutes novations. Ce qui est exposé
ci-dessus ne manquera pas de leur apparaître mal fondé. Ils refuseront que soit même
essayée la mise en uvre, pour une exposition de peintures, de moyens non encore
éprouvés dans le passé et que nous offrent les techniques nouvelles. Je crois
quils auront tort. Je crois que ces moyens nouveaux peuvent apporter à la diffusion
de lart non pas seulement de lessor mais aussi un salubre redressement. Ils la
débarrassent de la malsaine vénération portée au caractère original de
louvrage. Lindésirable sacralisation apportée à loriginal
autographié, qui fait si bien laffaire du commerce des uvres dart et de
lindécente spéculation dont elles sont lobjet, entraîne la création
dart sur un terrain de collectionneurs privés qui est bien étranger au sien. Elle
se trouverait bien den être au plus vite libérée."
Jean Dubuffet, in Notes du tome III, Prospectus et tous écrits suivants.
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Sylvain Guillaume
est né en 1974 à Caen. Il vit et travaille à Paris. Il entre à lEnsba en 1995,
après avoir obtenu un BTS darts et impression textile. En 1997, il bénéficie
dune bourse Colin Lefrancq et part à la Réunion. A cette occasion, il réalise une
vidéo pour le FRAC Réunion. En 1999, il part à Bilbao, grâce cette fois-ci à une
bourse Erasmus. Il est également coutumier de lart de la performance, avec
notamment les performances La Multométrie (hommage à Yves Klein) en 1995, et Eclipse le
11 août dernier à Fécamp.
photographies
"Le cheval qui avait passé la tête par la portière la rentra tranquillement
en disant " Ce nest quun ruisseau quil va nous falloir
sauter " Tout le monde parut rassuré par cette explication." Lewis
Carroll, De lautre côté du miroir.
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Marion Jannot
est née en 1972 à Brives. Après une maîtrise en Philosophie de lart obtenue à
luniversité de Paris I, elle entre à lEnsba en 1996. En 1998, elle
bénéficie dune bourse détudes et part trois mois à lécole des beaux
arts de Francfort. La même année, elle participe à Ex-position, organisée à
lécole des beaux arts de Marseille, ainsi quà Va le Faire Voir à
lAtelier de Pantin. En 1999, elle séjourne quatre mois au Hunter College de New
York et expose à la galerie du jour - Agnès b, à loccasion de la Carte blanche à
Jean Fournier.
peintures
"Jutilise des matériaux simples, qui incarnent pour moi une sorte de
minimum de la peinture : de la toile pré-enduite, de la couleur acrylique, des
pinceaux et parfois un feutre, un stylo ou un crayon à papier. La toile, déjà enduite,
est prête à lemploi ; elle me permet dentrer dans la pratique
picturale, initiée par la découpe. Jexécute cette découpe avec un cutter. Elle
est définitive, rapide et plus ou moins aléatoire. Elle marque pour moi une volonté
dappropriation despace et du temps. (
) A lintérieur de la toile
découpée, les formes ne se constituent pas par injonction, mais plutôt par une sorte
danalogie sensible. La composition nest pas pensée a priori, mais
seffectue dans lintuition des rapports des formes avec les bords et des formes
entre elles. Ces rapports créent un jeu, une distance, qui libèrent un espace où les
formes se répondent, sassemblent, se désagrègent ou sépuisent. (
).
Loin dêtre un produit fini, la toile garde un aspect inachevé car elle repose sur
une pratique toujours renouvelée où la peinture se rejoue à chaque expérience. Dans
cette pratique, la raison ne mène pas la danse mais dialogue avec le cours des
événements : cest par la fréquentation et la manipulation des matériaux que
je découvre "lintention de mes actes et les moyens dagir" (
)
Paris, décembre 1999.
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Pascale Landais-Beaupère
est née en 1970 à Saint-Etienne. Elle entre à lEnsba en 1998, après avoir obtenu
un Dnsep à lécole des beaux-arts de Rouen. En 1999, elle obtient également un DEA
en arts plastiques et sciences de lart à luniversité de Paris I. En 1998,
elle bénéficie dune bourse de recherches pour la Brown University et participe à
une exposition collective au Grand Réservoir à Paris. En juillet 1999, elle réalise une
sculpture dans le cadre de Germination 11, un workshop qui se tient à Prague. En janvier
2000, elle expose à la galerie Peblinc de Copenhague, en même temps que le groupe
dartistes danois Pussy Power. Elle a également publié dans Recherches Poïétiques
n°6, la revue de la société internationale de Poïétique.
sculptures et dessins
"Lune de mes premières pistes de recherche a commencé avec le concept, très
enraciné dans le surréalisme, de "femme-nature". Il apparaissait clairement
quà travers cette vision bon nombre de créateurs sérigeaient eux-mêmes en
"homme-culture". Jai alors pris systématiquement le contre-pied de ces
visions en travaillant notamment sur lidée de "lhomme-nature", de
muse et de modèle.
Les revendications passent nécessairement par la dénonciation et je ne me sentais pas
très à laise dans cette position. Dans lun de ses livres, Virginia Woolf
parle de limportance dêtre en paix dans le travail créateur : "La
création a besoin de liberté et de paix" et pour ce faire, "le créateur doit
être homme masculin, homme féminin". Cet "entre" les genres,
"entre" les sexes, trouve écho dans lidée dandrogynie originelle
décrit par les antiques. Le dialogue dAristophane dans Le Banquet est à ce sujet,
le plus délirant, le plus créateur, le plus universel. Cest la distance qui nous
permet de prendre le rire. Comme le dit Kristeva dans sa théorie de labjection, il
y a un moment, dans ce que nous rejetons, dans ce qui nous dérange, où les identités se
définissent mal. Elles sont "doubles, floues, hétérogènes, animales,
métamorphosées/
/". Cela prend sens dans mon approche du corps, dans sa mise
en scène souvent cathartique, et surtout dans lhumour qui me permet de jouer à la
fois avec la séduction des moyens et "la répulsion" du sens quil peut
prendre."
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You-Kyung Lee
est née en 1973 à Séoul en Corée. Après avoir obtenu en 1995 une licence de peinture
orientale à luniversité EWHA de Séoul, elle entre en 1996 à lEnsba. Elle
séjourne actuellement à la Bezalel Academy of Fine Arts de design de Jérusalem.
une sensibilité extrême
une remarque instantanée
une moindre attention.
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Luc Léotoing
est né en 1974. Après avoir obtenu un Dnsep à lécole des beaux arts de
Clermont-Ferrand, il entre à lEnsba en 1998. Lannée suivante il
sinscrit également à lécole nationale supérieure du paysage de Versailles,
afin de préparer le diplôme darchitecte-paysagiste. En 1995, il participe à la
semaine du court métrage de Clermont-Ferrrand. En 1997, il expose dans Peintures,
manifestation organisée à la maison de Mandrin à Brioude et réalise un peinture murale
pour le collège de la Charme à Clemont-Ferrand. Lannée dernière, il a également
participé à lexposition 13 bis, qui sest tenue au 13 bis rue Neyron à
Clermont-Ferrand et qui était organisée par le Creux de lEnfer et
lassociation Art Contemporain Expose.
sculpture
"Il y a dans les uvres de Luc Léotoing quelque chose qui se rapporte à ce que
lart se doit de matérialiser en priorité, une certaine capacité de
lindividu et de ses productions à réfléchir lespace dans lequel ils
évoluent. Ici, et comme dans les uvres de quelques-uns de ses parents dans
lart daugmenter la perception et lespace, Gorin, Le Corbusier, et plus
récemment encore Flavin, James Turrell, Ernst Caramelle ou Krijn de Koning,
luvre décline sur le plan plastique toutes les formes, aussi bien actives que
passives, dun même terme, le verbe réfléchir. (
) Cest une chose
étrange que dobserver avec quelle exactitude que renforce le caractère un peu
inattendu du phénomène, la sculpture chez Luc Léotoing travaille à dessiner,
larchitecture à colorier et la couleur à éclairer
" Guy Tortosa,
Luc Léotoing, espaces désignés et traits précis, le 13 janvier 2000.
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Elsa Mazeau
est née en 1974. Elle entre à lEnsba en 1995. En 1997, grâce à une bourse Colin
Lefrancq, elle séjourne 6 mois à la School of Visual Art de New York. En 1998, elle
participe à lexposition Les 2500 ans de Milan à la Fondation Stelline de Milan,
ainsi quau projet Plus de lumière, qui sest tenu aux fenêtres de
limmeuble de lassociation Cerise, rue Montorgeuil. Lannée dernière
elle a participé à plusieurs festivals vidéo (Vidéoformes, Bandits-mage et
Hors-Circuit - Paris-Berlin), ainsi quaux rencontres photographiques dArles et
à lexposition Carte Blanche au Centre Nerveux, centre dart Bruxellois. Elle
termine actuellement son projet de site internet La Cyberpoubelle, labellisé par le
Métafort dAubervilliers.
affiches
Les relations que les gens tissent avec leur environnement social et les choses qui les
entourent contribuent à élaborer une identité qui leur est propre, mais qui nous est
aussi commune à tous.
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Marie Charlotte de Maupeou
est née en 1973. Elle quitte lécole à seize ans et travaille pendant deux ans au
bureau de style de latelier de JC de Castelbajac. Ensuite, après deux ans passés
à lécole des beaux arts du Mans, elle entre à lEnsba en 1994. Elle expose
à la Watts Gallery de New York en 1996, puis en 1997. La même année, elle participe à
lexposition Sur le motif au Musée dart moderne de Céret, ainsi quà
Géricault Points de vue contemporains à lEnsba. En 1998, elle bénéficie
dune bourse pour le Royal College of Art de Londres et expose avec 8 autres
peintres. Parallèlement, elle collabore pour les saisons printemps-été et automne-hiver
1998 avec le styliste Jean Luc Amsler.
peintures
"The Kings argument was, that anything that had could be beheaded, and that you
werent to talk nonsense. " " Le roi déclarait que tout ce qui
avait une tête pouvait être décapité, et quil ne fallait pas raconter des
non-sens."
Lewis Carrol, Les Aventures dAlice au pays des merveilles.
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Anthony Mundy
est né en 1974 à Manchester en Grande-Bretagne. Après avoir suivi un année
préparatoire en arts plastiques à la Manchester Metropolitain University, il entre à
lEnsba en 1994. Il a déjà participé à trois expositions dans sa ville
natale : Its a dog Life à la Manchester University en 1993, Musical Europe au
Royal College of Music en 1996 et Images of France à la French Cultural Delegation en
1997. Lannée suivante, il participe également à Love will tear us apart, au
Frigo, à Paris.
vidéo
"Les lueurs de la ville en bas,
sont bien loin.
Mais ici, en haut,
poussent des phares dans les coins."
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Guergana Novkirichka
est née en 1974 à Sofia en Bulgarie. Après avoir obtenu son diplôme de lEcole
nationale darts plastiques de Bulgarie, elle entre à lEnsba en 1993. En 1997,
elle participe au festival Vidéoformes de Clermont-Ferrand, ainsi quà Connexions
Implicites et Géricault - Points de vue contemporains à lEnsba. En 1998, elle
présente le site web Art and Glory, lors du festival Imagina de Monaco et collabore au
projet World Skin de Maurice Benayoun, lauréat du grand prix de lart interactif
lors de Ars Electronica 98, à Linz en Autriche.
installation multimédia
"Que ressent-on à la sortie dun labyrinthe : une délivrance ? une
impression de plénitude ? ou, au contraire, un sentiment de perte, un manque.
"Le labyrinthe nest pas le lieu où lon se perd, mais le lieu doù
lon sort toujours perdu".(1) Quoi quil en soit, traverser, ne serait-ce
quune fois, un labyrinthe transforme la conscience. Après sêtre perdu, on
na pas trouvé la vérité, mais un chemin vers une question plus difficile. Dès
lors quil a "rencontré la réalité de lexpérience", (2)
"lhomme labyrinthique ne cherche jamais la vérité, mais toujours seulement
son Ariane". (3) Il ne débouche en fait que sur un chemin menant à un autre
labyrinthe."
daprès Jacques Attali, Le chemin de la sagesse. (1) M. Foucault. (2) J. Joyce,
Dedalus.(3) F. Nietzsche, Ariane à Naxos.
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Guillaume Poulain
est né en 1972 dans le 92. Après avoir obtenu son diplôme de lécole Estienne en
gravure taille douce, il entre à lEnsba en 1995. En 1996, il part pour la première
fois à Sarajevo, dans le cadre dun échange avec lacadémie Likovnik.
Lannée suivante, il y séjourne à nouveau à deux reprises et y réalise une
installation urbaine à loccasion de la journée contre les mines anti-personnel. En
1998, à loccasion dun voyage détude à Cuba, il participe avec
dautres étudiants de lEnsba à lexposition Pizza pizza
postimpossibilidad au centre de Desarolio de la Havane. La même année, il participe
également à lexposition Cartes, au centre Franco Antonicelli de Turin et à
Ex-position, organisée à lécole supérieure des beaux arts de Marseille. En 1999,
il présente son projet SDF à la galerie du Forum Saint Eustache, participe aux
expositions Pizza pizza et Lîle chez Public et Bernard Jordan, ainsi quà
Téléphérique, présentée au Web Bar et chez Access Local.
Vu à la télé, installation sur la façade
du 13, quai Malaquais
"Récemment diplômé d'une grande école d'art française, mon cursus est
exemplaire, alliant tradition et maîtrise de l'avenir par les nouvelles technologies. Mon
âge, 28 ans cette année, m'apporte l'assurance des aînés tout en gardant la fraîcheur
et l'esprit d'entreprise propre à la jeunesse.
Mon travail explore de multiples dimensions, formelles ou conceptuelles, en évitant
adroitement toute superficialité : modes, critiques ou ambitieux mes travaux sont
toujours sincères et trouvent leur source dans notre quotidien, souvent le plus trivial,
pour mieux le transcender. Alors, la portée politique implicite ou directe achève
d'inscrire mon travail dans une dynamique de projet, aux prises avec la réalité
alentour.
Curieux du monde et des hommes, c'est la conscience politique, mais aussi la sensibilité
qui ont guidé mes pas jusqu'à Sarajevo ou La Havane. Ces deux expériences
bouleversantes résonnent dorénavant dans ma production et m'encouragent à l'affranchir
du seul monde de l'art, trop exclusif.
De la diversité de mes idées j'ai tiré parti en acquérant de nombreuses techniques
nécessaires à leur réalisation, sans jamais pour cela assujettir mes travaux à quelque
"savoir-faire". Photo, vidéo, infographie 2D ou 3D, mais aussi gravure
taille-douce, lithographie, moulage ou fonte d'art, mes études sont marquées par la
pluridisciplinarité, la curiosité alliée à la rigueur de l'apprentissage.
Vous l'aurez compris, richesse, humour et compétence sont les maîtres mots de ma
personnalité. C'est donc en père de famille responsable que je constate, surpris, que
mes nombreuses qualités ne m'ont, à ce jour, pas rapporté bézef. Alors, si vous êtes
entreprenant, n'hésitez pas, entreprenez moi, je suis votre homme."
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Niv Rav-Hon
est né en 1969 à Petah-Tiqva en Israël. Il arrive en France en 1992 et, après avoir
fréquenté lAcadémie dart Paris-Italie, entre à lEnsba en 1995.
Parallèlement il a suivi de 1994 à 1998 une formation Feldenkrais, qui est une méthode
de prise de conscience par le mouvement et depuis 1998, une initiation au Reiki, une
pratique déquilibrage énergétique.
peintures
"La peinture est pour moi une aventure
spirituelle, individuelle et cosmique, une alchimie desprit et de matière qui
abolit le temps et lespace dans un moment de sérénité puissante et troublante,
celle de lunité du monde.
Ces peintures créent une porte ouverte sur linvisible et ses symboles. Elles
décrivent la beauté mythique du chemin spirituel avec ses exaltations et ses
difficultés, ses lumières et ses ombres.
La pratique régulière de la méditation spirituelle et corporelle qui soutient cette
recherche culmine dans un instant de lucidité et damour incarnés en formes et
couleurs.
Lunité émane dune recherche picturale qui révèle les correspondances entre
le tout et la partie, entre la forme et la couleur contenant lharmonie et
lesprit de la totalité.
Luvre à travers le jeu des correspondances et des profondeurs des
couches picturales soffre en miroir de la lumière surnaturelle et
bouleversante à lorigine de la création.
Ce voyage de la matière à la lumière, de " léveil " à la
" source " se déploie de tableau en tableau et simultanément
en chaque uvre singulière.
Chaque peinture est un paysage virtuel, un témoignage vibrant du chemin spirituel."
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Raphaël Renaud
est né en 1974. Après un CAP de dessinateur exécutant en publicité et une année à
lécole des beaux arts de Montpellier, il entre à lEnsba en 1994. En 1998, il
participe à deux expositions collectives : lune, sur le thème de la ville, à
la galerie de la Grande Masse à Paris ; lautre, qui réunissait les élèves
de latelier de V2lickovic, à la galerie Progres de Belgrade. Lannée
suivante, il participe à Carte Blanche 4 à la galerie Eof. En février 2000, il a sa
première exposition personnelle, organisée par la galerie des aéroports de Paris à
Orly Ouest.
peintures
"Raphaël Renaud se préoccupe de la peinture, littéralement. Une tâche à côté
dune autre, jamais lune sur lautre. Il entretient un rapport abstrait
avec limage quil choisit de reproduire : il en mesure dabord
lombre et la lumière. Il veut être simple, le plus simple possible. Un regard
aérien, sans plan, juste un amas de couleur. (
) Il tourne la peinture, il la
manipule, et sa volonté de peindre cherche une possible conciliation entre limage
photographique et la peinture." Eyal Debico-Goren, janvier 2000
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Michaël Schouflikir
est né en 1973. Il vit et travaille à Paris.
peintures
"
Où il est question de : Steve Mac Queen dans Bullit, de Pipo, dun
non, dun simple, de Lhomme qui aimait les femmes, dun écolier japonais,
dun pain au lait, dun piment, dune asperge, dun paysage du Havre,
dun citron, du tube de lété, dA bout de souffle, de Pérec, de John
Fante, dun mec dans le brouillard, de la montagne sainte, de pause, de Micmac,
dun nocturne du port de Copenhague, dun sans titre, dune peinture
furtive, de John Coltrane, de trame, dImpulse ! dun masque,
dattention danger ! dufs sur le plat, dAuschwitz, dun
bouffon, dune taupe, dun coq, dun homme dans le métro, dun
éléphant-frein de vélo, de pinceaux usagés, de Napoli, dun compteur de coups de
foudre, des gens qui rêvent, dApollo, dun arbre, de Nokia, du monde selon
Gap, des maux du peintre
" Michaël Schouflikir
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Olivia Touati
est née en 1973. Après avoir obtenu un diplôme des métiers dart, section décor
architectural à lécole Olivier de Serres, elle entre à lEnsba en 1994. En
1998, elle réalise une performance intitulée Pavement story 1, 10 minutes of Human
History pour une affiche placardée dans le centre ville de Belfast, participe à The Book
Project, exposition collective de livres dartistes femmes à Broham Mill au
Royaume-Uni, ainsi quà La superette de Noël à lEnsba. Lannée
dernière elle a eu sa première exposition personnelle chez Infozone.
Self Control, installation multimédia
"Intern.O.T. : Ce site est une base de donnée. Il regroupe les photos, les
notes et les observations faites dans mon appartement. Depuis le 1er octobre
1998, date de mon installation. Ces " auto - surveillances ",
" auto - observations " ont été motivées par plusieurs
facteurs :
- La constatation dune présence dans mon appartement, où je vis seule et compte de
rares visites.
- La découverte de lidentité tardive de cette présence :
moi-même et mes angoisses."
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Rebecca Young
est née en 1970 à Londres. Elle vit et travaille à Paris depuis 1992. Après avoir
obtenu une licence dhistoire de lart à lUniversity College of London,
elle entre à lEnsba en 1992. En 1997, elle présente linstallation Camera
Obscura au Musée de lArt Interdit - Wachturm im Schlesischer Busch à Berlin.
Lannée suivante, elle participe à lexposition intitulée Plus de lumière,
qui a eu lieu dans limmeuble de lassociation Cerise, rue Montorgeuil à Paris.
Elle expose chez Nathalie Pariente à Paris, en février et mars 2000, et participera
également cette année à lexposition Art Primeur 2000, à Dordrecht aux Pays-Bas.
Livre ouvert / Camera obscura, intallation
"Jutilise dans mon travail le dispositif de la camera obscura pour explorer la
subjectivité de la perception. Lenseignement de lophtalmologie nous ferait
comprendre que notre vision fonctionne mécaniquement, sur le modèle dun appareil
photo, et ignore pour la plupart le rôle du cerveau. Dans lère où une technologie
de plus en plus sophistiquée intervient constamment dans notre perception du monde, on a
du mal à être présent à soi-même.
A lintérieur de la camera obscura une image de la réalité à lextérieur -
une image floue, en mouvement, dune faible luminosité qui intensifie au fur et à
mesure que le spectateur sy sensibilise se projette sur une ou plusieurs
surfaces dans la pièce, grâce à un simple trou qui laisse passer la lumière du jour.
Pour voir cette image (éventuelle) le spectateur doit se débarrasser de ses
préconceptions, de toute attente, de toute connaissance, de toute appréhension et
laisser voir son esprit sans attachement.
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