avec les félicitations du jury

6 mai – 11 juillet 1999


 

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Communiqué de presse

Liste des diplômés 98

Le diplôme national supérieur d'arts plastiques (DNSAP)

Les informations pratiques

Le programme des expositions

 

 

 

Communiqué de presse

 

DIPLÔMES 98
avec les félicitations du jury

 

6 mai – 11 juillet 1999

  

Depuis 9 ans, l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts présente chaque année, dans ses salles du quai Malaquais, une exposition collective des travaux d'élèves ayant obtenu leur diplôme national supérieur d’arts plastiques (Dnsap) avec les félicitations du jury.

Le jury était constitué d’un enseignant de l'Ecole pressenti par l'élève et de quatre personnalités extérieures, désignées par le directeur de l'Ensba. Pour l'année scolaire 1997-1998, la présidence du jury a été confiée à Joëlle Pijaudier (conservateur du musée d’art moderne de Villeneuve d’Ascq), assistée de Eric de Chassey (maître de conférences en histoire de l’art contemporain), avec Daniel Dezeuze (artiste), Jean-François Lacalmontie (artiste) en dessin/peinture ; alternativement Anne Ferrer et Françoise Quardon (artistes), Bertrand Lavier (artiste) en sculpture ; et Thomas Hirschhorn (artiste), Suzanne Lafont (artiste) en multimédia.

22 diplômés avec les félicitations du jury

Au terme des trois sessions de diplômes de mars, juin et décembre 1998, 93 élèves se sont présentés, 83 se sont vus décerner le Dnsap. 22 d'entre eux l'ont obtenu avec les félicitations du jury (7 à l'unanimité et 15 à la majorité).

Ce sont ces derniers qui sont exposés :

Anna Adahl
Vincent Bailliez
Marie Baronnet
Nadia Benbouta-Médouakh
Benjamin Bozonnet
Lionel Chardine
Nicolas Darrot
Bérengère de Tarle
Xavier Escriba
Olivier Gonties
Yolande Guérout
Cécile Hartmann
Anne-Margreet Honing
Richard Kendrick
Nathalie Leroy-Fiévée
Yolanda Montesa-Vich
Orlando Mostyn-Owen
Grégoire Noyelle
Eric Plancke
Raphaël Roger de Villers
Gabrièle Sparwasser
Romain Théobald

Cette promotion de diplômés avec félicitations comprend 10 femmes et 12 hommes ainsi que 8 étudiants de nationalités étrangères.

Exposition : tous les jours de 13 h à 19 h, sauf le lundi
Droits d'entrée : 25 F/3,811eurologo.GIF (66 octets) et 15 F/2,287eurologo.GIF (66 octets) (tarif réduit)
Catalogue de 96 pages ; illus. couleur. Prix de vente public : 60 F/9,146eurologo.GIF (66 octets)
Responsable du service de la communication et des expositions : Laurence Maynier
Tél.: 01 47 03 50 76, Fax: 01 47 03 50 88, Mél. maynier@ensba.fr
Chargée de mission : Sophie Kaplan

 

 

LISTE DES DIPLÔMÉS 98

Anna Adahl
Vincent Bailliez
Marie Baronnet
Nadia Benbouta-Médouakh
Benjamin Bozonnet
Lionel Chardine
Nicolas Darrot
Bérengère de Tarle
Xavier Escriba
Olivier Gonties
Yolande Guérout
Cécile Hartmann
Anne-Margreet Honing
Richard Kendrick
Nathalie Leroy-Fiévée
Yolanda Montesa-Vich
Orlando Mostyn-Owen
Grégoire Noyelle
Eric Plancke
Raphaël Roger de Villers
Gabriele Sparwasser
Romain Théobald
 

Anna ADAHL est née en 1973 à Stockholm. Elle entre à l’Ensba en 1993 dans l’atelier de Tony Brown. En 1998, elle part en voyage d’études à la Central Saint Martins School de Londres. Elle a notamment participé en 1996 à l’exposition  X/Y   au Centre Georges Pompidou, en 1997 à Connections Implicites à l’Ensba, et en 1998 à la Videonale 8 de Bonn. Elle travaille également dans le multimédia avec, en 1996, une collaboration avec Alberto Sorbelli sur le cédérom Just from Cynthia et, en 1997, la création du site Web Art & Glory. Elle expose actuellement à la Mota Gallery de Londres ainsi qu’à la National Gallery d’Ottawa.

  • The Sunflower, 1998, vidéo
  • The dance, 1998, vidéo
  • The Säve, 1998, installation (lit, couette, photographies)

"Anna Adahl ne dit pas les choses ; elle met en scène la relation de soi à soi dans le rapport touchant, naïf et désinvolte d’une présence au ravissement.

En somme, dans The Sunflower ou dans The Dance, elle expérimente la relation simple (l’émotion) de soi à l’expression d’une poétique de la sensation. Car il ne s’agit pas de raconter une histoire, mais de mettre en scène une présence dans l’émouvante parcimonie d’un geste capturé. Son travail semble toujours être le ravissement de quelque chose qui aurait miraculeusement réussi à être saisi : un semblant de fixité.

Säve n’est pas un lit, c’est l’inexprimable frisson du dormeur qui sombre ; c’est l’inexprimable passage dans le silence du corps ; donc dans la présence.
Säve n’est pas un lit mais le lieu de la douceur à soi entre l’épanchement et le fantasme." Fabien Valles

 

Vincent BAILLIEZ est né en 1974 à Mantes-la-Jolie. Après avoir obtenu son Dnsep à l’Ecole des beaux-arts de Rouen, il entre à l’Ensba en 1997, dans l’atelier de Joël Kermarrec et, la même année, bénéficie d’une exposition personnelle à la Grande Galerie de l’école des beaux-arts de Rouen.

  • L’Eveil, 1998, acrylique et huile sur toile
  • Rien à faire, 1998, huile sur toile
  • Rien à voir, 1998, huile sur toile
  • Une Paire, 1998, photographie couleur (diptyque)
  • Entre Chien et Loup, 1998, photographie couleur
  • Histoires de famille, 1997-1999, technique mixte sur papier encollé sur bois
  • Histoires d’y voir plus clair, 1999, technique mixte sur papier encollé sur bois

" Des yeux, des bouches et des fleurs. Des moules, des jumelles et des dragons. Du noir et du rose bonbon, de la peinture à l’huile et des crayons de couleur, tout cela s’entremêle, tout cela n’est que langage pour raconter mes histoires.

Elles sont à la fois biologiques et initiatiques, des compromis entre la science et l’art, le monde et moi. Ce qui est révélé dans mes images n’est évidemment que la partie émergée de l’iceberg, accessible à la contemplation, le reste est soigneusement détourné. Il s’agit de (se) donner à voir, tout en gardant la feuille de vigne.

Je cherche dans chacune de mes images un instant de vérité, un point d’inertie bien difficile à atteindre de par les dangers à déjouer. Ulysse les connaît bien, de la séduction fatale à la perte du sujet. "

  

Marie BARONNET est née en 1972 à Paris. Elle fait de fréquents voyages aux Etats-Unis (New York) avant de rentrer en 1995 en troisième année à l’Ensba. Travaillant à la fois la vidéo et la photographie, elle a notamment exposé au Japon (Ficiton Inc. Gallery, 1993), aux USA (Laughter ten years after, Connecticut, 1995), ainsi qu’au Musée d’art moderne de la Ville de Paris (Instants donnés, 1997). En 1996, elle obtient une bourse d’études et part à Los Angeles au California Institute of the Arts où elle entreprend la réalisation de la vidéo Figures.

  • Figures, 1998, installation vidéo
  • Sans titre, 1997-1999, polaroïds couleur

" A travers le film " Figures ", je cherche à comprendre les contradictions d’une mégalopole aussi étrange que Los Angeles ; ses paysages urbains et leurs caractères inhumains, associés à des populations qui participent à la vie de la cité, tout en restant étrangers à celles-ci, etc...

Parallèlement à mon travail vidéo, je développe un travail photographique sur le corps ; celui-ci se décline à travers différentes séries. J’utilise mon propre corps pour créer des signes compréhensibles par tous, à travers des formes et des figures organiques et ludiques articulant entre elles un langage qui transforme ainsi les codes habituels de représentation du corps féminin."

 

Nadia BENBOUTA-MEDOUAKH est née en 1970 à Alger. Parallèlement à ses études à l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts d’Alger, elle entre en 1994 en deuxième année à l’Ensba, où elle fréquente les ateliers de Michel Salsmann et de Jean-Michel Alberola. Elle a participé en 1996 à la 1ère Biennale des créatrices de la Méditerranée, qui s’est tenue à la galerie Cargo de Marseille et, en 1997, à l’exposition collective Algérie je ne quitterai jamais mes amis, galerie Niki Diana-Marquardt ainsi qu’au Mois de l’Estampe, à l’Ensba. En 1998, elle expose à la galerie Bernard Jordan de Paris, dans Insularité, exposition montée à l’initiative de Vincent Barré et participe, dans le cadre du projet Cerise, à l’exposition Plus de Lumière, rue Montorgeuil.

  • Sans titre, 1997, sérigraphies sur sachets de course Leader Price et Hédiard
  • Sans titre, 1997, sérigraphie sur tickets de caisse
  • Parlez à vos voisins, 1998, sérigraphie sur photographie
  • Démocratisation des médicaments, 1997, huile sur toile et sérigraphie sur bois
  • L’innommable, 1998, huile sur toile
  • En route vers Auchan Bel Est, 1998, huile sur toile
  • Les gens ont plus besoin de logements que de voitures, 1998, huile sur toile et texte au mur
  • Sans titre, 1998, huile sur toile
  • Caméras de surveillance, 1998, huile sur toile
  • Petite histoire morale de slip, 1998, livre d’artiste
  • Personnel ouvrier de l’ensb-a, 1998, 6 huiles sur toile
  • Gagner au juste prix, 1998, sérigraphies sur papier peint et sur papier

Critique sociale, remise en question, engagement politique et travail de citation sont selon Nadia Benbouta-Médouakh autant de termes qui permettent de caractériser sa démarche plastique. Son travail, qui utilise délibérément les matériaux les plus divers, s’articule souvent autour du langage, qu’il soit d’un registre familier ou littéraire. Le texte est ensuite imprimé sur un objet. De la rencontre entre le texte imprimé et l’objet, support de l’impression, naît très souvent un décalage, source d’humour ou espace d’interrogation.

 

Benjamin BOZONNET est né en 1974. Après une maîtrise d’arts plastiques, il entre à l’Ensba en 1997 dans l’atelier de Jean-Michel Alberola. En 1993, il réalise pour la galerie Area, à Paris, Tribu de papier, recueil de 14 dessins présenté la même année au salon SAGA. Dans le cadre d’un voyage d’études en Suède, il participe en 1998 à la Spring exhibition organisée par l’Académie royale des beaux-arts de Stockholm. Il a également fait partie au mois de janvier dernier de l’exposition collective, Les 4 photographes du Docteur March, qui s’est tenue à l’espace Confluences, à Paris et a exposé en Mars à la Villa Vincelli de Fécamp.

  • Mississipi sur Saône, 1997, technique mixte sur toile
  • Le Petit Bal perdu, 1998, huile sur toile
  • Sweet Socks Homes Blues, 1998, huile sur toile
  • Si j’étais Dieu, j’aurais pitié du cœur des hommes, 1997-1998, huile sur toile
  • Le Paradis de notre enfance, 1997-1998, huile sur toile
  • La Revanche d’Holopherne 1ère partie : Judith, huile sur toile, 1999

" Comment parler de sa propre peinture ? Je pourrais vous raconter ma dernière toile en date, en cours, ou vous la montrer simplement. Elle serait au bout du compte figurative et calme, alors que longtemps dans son processus elle fut agitée, chaotique et abstraite. Donc je serais parvenu (?) à faire poindre à la surface de cette peinture une image qui m’aurait fait sursauter comme " la carpe gobant à la surface du lac immobile surprend le moine en méditation" ".

 

Lionel CHARDINE est né en 1971 à Dourdan. Après un BTS de plasticien de l’environnement architectural, il entre en 1992 à l’Ensba dans l’atelier de Pierre Carron. En 1996, dans le cadre d’un échange Erasmus, il séjourne durant trois mois à l’école des beaux-arts de Valence. Il a participé à différents salons et marchés d’art contemporain, notamment ceux de Saint-Cloud en 1996 et de la Bastille en 1998. Il a également exposé en 1997 au centre d’art contemporain de Mehun-sur-Yèvre et au début de l’année à la galerie Traces de Rouen.

  • Radioscopie d’un d’hydrocéphale, 1998, huile sur toile
  • Monsieur Steel, 1998, huile sur toile
  • Ulysse, 1998, huile sur toile
  • Tous à Zanzibar, 1998, huile sur toile
  • La Quadrature du cercle, 1998, huile sur toile
  • L’envol de Jango Edwards, 1999, huile sur toile

" Cette série de peintures, par le jeu des collages et des masques est, plus qu’une suite de visions cyniques des rapports humains, une tentative pour jeter des ponts entre des mondes épars, entre des individualités disparates. "

 

Nicolas DARROT est né en 1972 au Havre. Il entre à l’Ensba en 1993 et fréquente les ateliers de Joël Kermarrec et de Jean-Michel Alberola. Il a voyagé en Inde en 1994 ainsi qu’en Côte d’Ivoire en 1996, où il a exposé à Institut national des arts et de l’action culturelle d’Abidjan. En 1997, il est lauréat du prix Perrier-Jouët et expose au Carré d’art de Cergy-Pontoise. En 1998, il a sa première exposition personnelle à la galerie Weiler à Paris.

  • Ygdrassill, 1998, noyer irrigué, mécanisé
  • Collection d’insecte, 1998, matériaux divers
  • Afroanarchojamsession, 1998, Orchestre électrique

 

Xavier ESCRIBA est né en 1969. Il vit et travaille à Barcelone et à Paris. Après une maîtrise d’arts plastiques obtenue à l’Université de Barcelone en 1993, il entre à l’Ensba dans l’atelier de Michel Gemignani. En 1996 Il participe à l’exposition Quatre artistes catalans à la galerie Matisse de Seclin; à l’exposition Dos Pintors à la Fondation Rodriguez Amat à Garrigoles en Espagne, ainsi qu’à l’exposition collective Kaukolampoä à Helsinki. En 1998  l’exposition Climate (avec Urmo Raus) est présentée à la galerie Vaal àTallinn (Estonie) puis à la galerie Dels Angels à Barcelone.

  • Objets picturaux, 1996-1999, technique mixte
  • Les Yeux de Paul Klee – 27 ans, 1996, acrylique sur toile
  • 1994, 1995, 1996, 1997, 1998, 1999, 1994-1999, 6 acryliques sur toile

" Souvent je peins sur la toile tendue sur châssis. Alors je sais ce que je fais, peut-être trop. Ce sont des peintures qui ont uniquement besoin du temps passé pour exister, comme s’il s’agissait d’arbres qui ont besoin du temps physique pour ajouter des cercles à leurs troncs ou comme s’il s’agissait des tribus aborigènes d’Australie qui ont besoin du temps pour s’améliorer et comme cela devenir plus sages. Les peintures sur toiles tendues sur châssis ont besoin que " leur heure arrive ", qui ne peut être ni avancée ni reculée, pour qu’elles aient la chance de s’enrichir chromatiquement et de poursuivre leur évolution.

Mais aussi souvent je pourrais dire, de la même manière, que je ne peux, ne veux, ne crois, ni ne sais peindre sur toile tendue sur châssis. Cet équilibre entre pouvoir et ne pas pouvoir m’est commandé par la peinture elle-même lorsque je pousse le fait pictural dans ses dernières conséquences avec la conviction de sa capacité, sans cesser d’être peinture, pour évoquer de nouvelles inquiétudes.

La peinture : la peinture et son contraire. Cela répond à une volonté de maintenir actives des voies qui inspirent une nouvelle plasticité dans le domaine de la peinture. Nœuds, plis…Objets picturaux. "

 

Olivier GONTIES est né en 1971 à Brou. Il entre à l’Ensba en 1992 dans l’atelier de Jean-Michel Alberola. En 1996, à l’occasion d’un voyage d’études de quatre mois en Côte d’Ivoire, il expose ses travaux réalisés sur place à l’Institut national ds arts et de l’action culturelle d’Abidjan. Depuis 1995 il est également peintre-décorateur sur différents tournages.

  • La Société sous la forme d’un petit théâtre, 1998, huile sur toile
  • Portrait de famille, 1998, huile sur toile
  • Le Mythe décisif (ou si vous êtes fasciste avec votre femme, il n’y a pas de raison que…), 1998, huile sur toile
  • Les Epiphanies (où Robert Hue se décide à lire la lettre à Barbizon d’Arthur Rimbaud), 1999, huile sur toile
  • La Nuit grave, 1999, huile sur toile
  • Portrait d’Œdipe (Œdipe est sans complexe), 1999, huile sur toile

Une nuit grave

" Je regarde ma règle où se joue la course aux décalages. Ecran panoramique, plein feu sur le mur de Berlin. Derrière, un chemin de fer en béton armé, dessous coule une rivière, juste une barque avec un sac de pièces d’or.
Le passeur est visiblement mort, licencié peut être. Dans l’eau flottent trois têtes de chien. 
C’est comme si c’était hier. "

 

Yolande GUEROUT est née en 1973 à Abbeville. Après avoir obtenu son Dnsep à l’école des beaux-arts de Rouen, elle entre en 1997 à l’Ensba. Elle a sa première exposition personnelle à la galerie des beaux-arts du Havre en 1998. Elle participe cette année à plusieurs expositions (exposition personnelle à la galerie Art Confrontation de Rouen, exposition de ses à la Cité internationale des arts) et salons (Salon de la jeune peinture en avril, SAGA en mars). Elle travaille également à l’atelier de gravure de la Cité internationale des arts de Paris.

  • Mise en état, 1999, installation, robe en lycra, eaux fortes, plastiques, pâte à modeler, cédérom

" En juin 1998, lors de mon diplôme, j’ai présenté un "phénomène": une robe de 100 m2 modulée par des "énergies corps" selon une certaine "mise en état". Cette robe, par ses dimensions gargantuesques, perd sa fonction de vêtement et devient un espace mouvant. Lorsque celui-ci est modulé, il prend "l’état d’un volume". Des configurations de plis animés par les "énergies corps" se déploient à chaque instant, ne s’épuisant jamais. J’affirme dans ce travail, à travers le système de plis, mon intérêt pour un ensemble formel en devenir, dans lequel rien n’est défini. Je suis en effet attentive à toute œuvre susceptible d’évoluer dans sa forme et plus encore à l’intérieur du processus qui l’a généré. Je ne peux arrêter le cours des choses puisque tout est inextricablement lié dans une maille qui se métamorphose à vue d’œil. Je ne peux évoluer dans ce monde sans modifier ce qui existe autour de moi même si ce que je crée finalement n’est qu’un léger déplacement. L’œuvre bascule d’un état à un autre. Toute œuvre est chargée d’une énergie, d’un potentiel qu’il faut savoir saisir afin de la maintenir dans un continuum. C’est une certaine mise en état de mon travail que je propose ici. "

 

Cécile HARTMANN est née en 1971 à Colmar. Après une licence en arts plastiques et une autre en histoire de l’art, elle entre en 1993 à l’Ensba, où elle fréquente l’atelier de Bernard Piffaretti. En 1998, dans le cadre d’un échange Erasmus, elle séjourne durant trois mois à la Hochschule der Kunst de Berlin. La même année, elle participe aux expositions French Connections, à la Radio Berlin Gallery de Berlin et Ex-position, à l’école supérieure des beaux-arts de Marseille. Elle fait aujourd’hui partie du collectif Servez-vous qui a investi pour une durée de six mois la galerie du Forum Saint Eustache.

  • Sans titre, 1997, huile sur toile
  • Ecran, 1998, huile sur toile
  • Sans titre, 1998, huile sur toile
  • Point of View, 1998, huile sur toile
  • X, 1998, huile sur toile
  • Algérienne, 1998, huile sur toile
  • Structure de retable, 1999, peinture sur mur (œuvre in situ)
  • Signalisation, 1999, affiche, jet d’encre

" Regarder le monde sous différents aspects, ne pas se fier à l’image que l’on voit, mais trouver des outils pour vérifier mon rapport à la figuration. Changer alors de méthodes à chaque moment opportun afin de rétablir le lien entre l’acte de production, l’image et son sens. Des gestes formels mineurs entraînent des différences majeures de fond. Donner à voir la lisibilité du processus de fabrication là où le sujet X devient image. Le tableau se trouve ainsi être un espace ouvert à de multiples points de vue qui interrompent l’identification à une seule histoire dont la mémoire reste cependant éveillée (montrer les couches).
Penser les formats et les châssis non pas comme des limites incontournables mais comme des durées et des objets qui produisent chacun la substance de l’autre. Utiliser la peinture d’aujourd’hui comme conscience critique est une motivation pour peindre, pour peindre encore plus proche du médium. "

 

Anne-Margreet HONING est née en 1972 à Amsterdam. Entre 1990 et 1992 elle suit les cours d’une école d’art graphique à Paris, puis entre à l’Ensba en 1993, dans les ateliers de Vladimir Vélickovic et Jean-Michel Alberola. Elle séjourne à la Stäedelschule de Franckfort am Main en 1997, puis obtient son diplôme, section peinture, avec les félicitations du jury à l’unanimité, l’année suivante.
En 1997, elle participe à l’exposition des étudiants invités à la Stäedelschule de Franckfort am Main ainsi qu’à celle de jeunes artistes organisée à l’Espace, rue Robert Planquette, dans le 18ème.

  • - ¥ +,1996-1998, huile sur toile (triptyque)
  • Autoportrait de la Carotte, 1998, huile sur bois
  • Monolithe, 1998, huile sur bois
  • Paysage urbain, 1998, huile sur bois
  • Paysage urbain, 1998, huile sur bois

" J’ai trouvé la peinture comme réponse à mon besoin d’organiser l’absurde.
Je veux parler du monde que je sens, que je pense, que je subis, pour pouvoir le rendre visible. Un désir compulsif d’unité m’amène à rassembler ruptures, contradictions et segments de vie.
Les sensations que j’exprime dans ma peinture relèvent d’une quête du sentiment de justesse et de liberté. Mes tableaux sont une accumulation de tentatives d’expression de ma vision du monde, de l’humanité. Ils sont une critique sociale brouillée par une double culture. Primitifs flamands, Ecole du Danube, Expressionnistes allemands, Nouvelle Objectivité, muralistes mexicains sont autant de mouvements qui ont nourri mes recherches et de tout cela je tente de faire une synthèse. "

 

Richard KENDRICK est né en 1974. Il entre à l’Ensba en 1993 dans l’atelier de Tony Brown et obtient son diplôme en 1998. La même année, l’exposition en hommage à Pérec à laquelle il participe est présentée au Carré d’art à Nîmes ; à l’école d’art de Grenoble ; au Triangle d’art à Paris ; au centre Lotois d’art contemporain  ainsi à la grande galerie, Aitre Saint Maclou, à Rouen, tandis qu’en 1997 il est dans Bandits-mages, à Bourges et Vidéoformes 97, à Clermont-Ferrand

  • A Matter of Life and Death, 1998, installation, projection vidéo et diapositive

Le critique Rob Daniel décrit l’installation vidéo de Richard Kendrick en ces termes : "Une question de vie ou de mort" démontre l'inanité de la liberté artistique excessive. Avec un hommage à peine rendu au personnage clef et aux rapports thématiques, le film est finalement semblable à un serpent furieux qui se mord la queue..."

 

Nathalie LEROY-FIEVEE est née en 1971 à Cayenne en Guyane Française. Après un DEUG d’arts plastiques, elle entre en 1992 à l’Ensba dans l’atelier de Claude Viallat. En 1996, elle part en voyage d’études au Californian Collège of Arts and Crafts d’Oakland, assiste l’artiste Navajo Joe Ben Junior en Arizona et au Nouveau Mexique et expose à l’Italian Gallery de San Fransico. En 1998, elle participe au Salon international de dessin de presse et d’humour de Saint-Just-Le-Martel avec l’association "Aplatie pour lire" ainsi qu’au salon du meuble, pour lequel elle travaille avec le décorateur Pietro Scaglione en tant qu’artiste invitée. Elle est également l’auteur de plusieurs livres d’artiste.

  • Sans titre, 1998, acrylique sur toile et huile sur coton
  • Sans titre, 1998, acrylique sur toile et huile sur coton
  • Sans titre, 1998, technique mixte sur plastique
  • Sans titre, 1998, huile sur nylon
  • Sans titre, 1998, huile sur nylon
  • Toiles au sol, 1996-1998, acrylique sur toile

Pour Nathalie Leroy-Fiévée, les émotions qu’elle ressent, les souvenirs qui l’animent et les rêves qu’elle fait en disent plus sur son travail que tout discours. Ainsi, ce rêve :  " Tout à coup ma mère nous dit : "  il faut que je vous montre quelque chose ". Mon père, mon frère et moi marchons en direction de la troisième entrée de Zéphir, Cayenne. Face à l’église nous tournons à gauche. Un chemin semblable à celui qui mène à la plage nous conduit à un village boni. Ma mère se dirige vers une pièce de dix centimes debout sur sa tranche et brillante grâce au soleil. Elle s’assied sur un petit banc face à cette pièce. Nous prenons place sur un banc derrière elle. Ma mère commence à chanter, elle cherche sa voix à deux reprises puis la trouve. Chaque son se répercute dans la pièce. La chanson terminée elle se lève. Derrière la pièce, un cabanon en bois. Sur la paroi gauche, des clous. Sur les clous des clefs jaunes. Ma mère prend les clefs et les pose tour à tour sur une table en bois, jusqu’à ce que le tout forme une montagne : " A chaque clef correspond le nom d’un enfant. Tous ces enfants sont morts et ont été jetés dans le fleuve." Je pleure. Mes sanglots me réveillent. "

 

Yolanda MONTESA-VICH est née en 1973 à Ibiza, elle obtient en 1996 un diplôme des beaux-arts en sculpture, à l’école des beaux-arts de San Carlos, Université polytechnique de Valence en Espagne et en 1998 celui de l’Ensba.
En 1994, elle participe à Objetos, à la galerie El Purgatori, à Valence, à Pedra, à la Maison de la culture de Quart de Poblet, Valence ; en 1995 à Art : Espais vinculats une exposition dans différents lieux de Valence et Torrente ; en 1997 à Brûler, ne pas brûler, construire un feu, une performance au Quai de la Gare, à Paris et plus récemment à Pizza, Pizza (Posimposibilidad), Centro de Desarrollo de las artes visuales de La Havane, à Cuba ; Ex-Position, à l’école supérieure des beaux-arts de Marseille ainsi qu’à une exposition itinérante en Espagne, Europe et Amérique latine, Arte Joven de la U.P.V.

  • Penser ne rien penser, et après penser, ne rien penser, 1998, table avec maquettes et photographies
  • Labyrinthe de silence (sept espaces de silence), 1998, dépliages de transparences posées par terre et photographies N/B
  • Paradis, 1998, photographies couleurs contrecollées sur aluminium

" Mon intérêt pour les plantes sans racines grandit encore. Je cherche une pensée noire ou peut-être quelques grains pour la cultiver, parce que la seule façon de parvenir à ce qu’une pensée noire ne soit pas noire est de s’habituer à elle et de la camoufler dans l’évidence de la comparaison avec une pensée blanche.
Regarder les choses en face et ne rien dire parce que, sûrement, le mot ne sera pas fidèle à ce qu’il voudrait signifier. Et si je dis " pensée noire " ou si j’écris " trou gris ", il y aura toujours une sorte de poésie absurde qui viendra troubler ce que je veux exprimer avec ces mots. Si le temps s’est arrêté, il faut le remettre en route. Entre un SI et un NON il y a un intervalle de temps qui les sépare avant la consécution répétée en forme de ligne diagonale croisée avec sa perpendiculaire sans fin.
Une violente bataille finira par la complète extermination, par la disparition. "

 

Orlando MOSTYN-OWEN est né en 1973 à Londres. Il entre à l’Ensba en 1992 dans l’atelier de Pierre Carron. En 1994, 1995 et 1998, il est primé en dessin et peinture par l’Académie des beaux-arts de Paris. Depuis 1992, il a exposé dans différentes galeries de Londres (expositions personnelles à la Studio Gallery en 1992 et au Studio D en 1993, exposition collective en 1997 à la National Portrait Gallery, à l’occasion de laquelle il termine finaliste du BP Portrait Award). Il a également exposé en 1998 à Bologne et en 1999 à Rome.

  • Le couple Américain, 1998, huile sur toile
  • Métro 1, 1997, huile sur toile
  • Métro 3, 1998, huile sur toile
  • Sans titre, 1999, huile sur toile
  • Etudes, 1999, huiles sur toile

" La ville, qui est présente dans tous mes tableaux exposés, produit sans cesse des visions d’une intensité troublante. Dans la rue, dans le métro, je suis frappé par l’atmosphère qui peut se dégager d’un immeuble, ou de l’ensemble d’une scène sans importance évidente. Il émane des choses quotidiennes une sensation indéfinissable d’étrangeté et de présence. C’est le contraire du cliché, car il ne s’agit pas de l’instant mais des sensations éprouvées dans un lieu dans le passage du temps. La fixité du dessin et du tableau exprime très bien la dimension temporelle, curieusement.
Certaines situations et formes sont plus porteuses de signification que d’autres – à titre personnel. Par exemple, je suis mystérieusement ému par la vue de la lune dans le 2ème arrondissement ou des immeubles années 30 du boulevard Clichy (d’ailleurs j’évoque un de ces immeubles dans un des tableaux présentés). Il y a des raisons, mais la justification principale est l’intensité de sensation qui émane de tel objet. J’ai après tout la conviction que notre inconscient est plus intelligent que nous et que notre intelligence réside dans la capacité d’écouter l’inconscient. En peinture aujourd’hui on confond souvent l’inconscient avec le hasard, mais ce n’est pas le cas. La ville est dans un état apocalyptique perpétuel. C’est une menace qui incite à l’érotisme, à la création, à la folie. Ceci donne une richesse d’image qui peut être écrasante. Cette concentration d’éléments si réactifs, cette cristallisation en formes tangibles de notre inconscient, ce lieu hautement métaphysique qu’est la ville devient pour moi un immense vocabulaire chaotique de formes. J’ai voulu me servir de ces formes et les organiser pour donner un langage à mes sensations. "

 

Grégoire NOYELLE est né en 1970 à Rouen. Il suit d’abord un enseignement dans l’atelier Penninghen parallèlement à l’étude de la langue Thaï aux Langues O à Paris, puis entre en 1991 à l’Ecole nationale supérieure des arts appliqués et l’année suivante à l’Ensba, dans l’atelier de d’Henri Cueco. En 1995, dans le cadre d’une bourse Colin-Lefrancq, il part à Canberra. Il obtient les félicitations à l’unanimité lors de son diplôme en 1998. La même année, il participe à Instantuition à l’Ensba puis fonde le groupe du même nom. En 1999, il expose dans Sur la banquise au Château de Draveil.

  • Processus 1, 1998, technique mixte à l’eau sur toile (7 panneaux)
  • Desseins, 1998, série de dessins

" Mon travail est un passage de portes, sept portes. Sept c’est l’idée ancestrale, quasi universelle, de la révolution absolue ; le temps cyclique et lunaire.
Ainsi, je me détache du temps linéaire, diktat abstrait, et je me livre aux saisons, à tous ces arbres qui ont guidé mes desseins. Je les écoute en silence. Leur histoire est celle d’un ciel plus proche de nous. La cime semble côtoyer la base du tronc, le dessous, le dessus et le dessus, le dessous.
Cette disposition de mon esprit déclenche en moi une intense vision intérieure. Le ciel comme tant d’autres choses devient ce champ des possibles formels ; toutes ces silhouettes ancrées en nous qui se révèlent dans d’autres formes. Je pense aux nuages, aux rochers, aux reflets divers de la lumière, à quelques tâches sur un mur. Je pense à une unité atomique dans toutes ces choses qui nous entourent.
En définitive, l’arbre serait pour le moment mon champ d’observations, mon médium. Les points de vue se mélangent et tentent d’éviter l’écrasante domination du point de vue unique de la perspective linéaire. L’arbre serait le témoin de mon évolution spirituelle, cette prise de conscience qu’il s’agit sans complexe, et avec patience, d’élargir au maximum la cime de sa conscience si l’on désire profiter pleinement de la lumière. "

 

Eric PLANCKE est né en 1973 à Malo les Bains. Il obtient en 1997 son Dnsep à l’école des beaux-arts de Valenciennes puis son Dnsap à l’Ensba. Il prépare actuellement un DEA d’Esthétique et sciences de l’art, au département des études musicales, à Lille III

  • Même pas, seulement s’appuyant dessus) ne, 1998, technique mixte

" Pourquoi… " j’oublie… la parole en déplacement
s’oublie … pour s’aveugler Et le sol - toujours
André du Bouchet, L’Ajour, Poésie Gallimard, 1998

 

Raphaël ROGER DE VILLERS est né en 1969 à Epernay. Diplômé en 1993 de l’Institut des études politiques de Paris, il entre à l’Ensba en 1994. Grâce à des bourses d’études il part à la Winchester School of Art en Grande-Bretagne en 1995 et à l’Université de Baroda en Inde en 1997. Durant sa scolarité à l’Ensba, il réalise plusieurs installations dans l’atelier de Jean-Michel Alberola (Le Jardin démocratique en 1995 ; La Cabane, La Tour infernale, Le grand Ciel en 1998) ainsi que des performances au Musée Calvet d’Avignon et à l’ARC en 1996. Il expose ses Carnets de voyages indiens dans divers lieux depuis 1997 et a eu sa première exposition personnelle à la galerie Hervé Simon, à Paris, en 1998.

  • 3 installations in situ (titres à venir), matériaux et dimensions variés

" Monsieur de Maupertuis dit qu’il aimerait mieux avoir une conversation d’une heure avec un habitant de l’Australasie qu’avec le plus bel esprit de l’Europe. " Monsieur de Kerguelen

 

Gabrièle SPARWASSER est née en 1970 à Stuttgart en Allemagne. Elle suit en 1991, pendant six mois, un stage de taille de pierre à Stuttgart (E. Girgis), puis entre en première année d’histoire de l'art à la Sorbonne en 1993 et l’année suivante à l’Ensba, dans l’atelier de Richard Baquié. Grâce aux échanges Erasmus, elle part à Barcelone en 1997 et obtient son diplôme en 1998. Elle prépare actuellement une exposition à la galerie du Forum Saint Eustache.

  • Portrait, 1998, vidéo
  • Sans titre, 1998, 5 photographies couleurs contrecollées sur l'aluminium

" Le déplacement et la confrontation de fragments du réel sont pour moi un moyen de traduire les choses de façon plus intime. Les images que je montre sont des révélateurs de solitude et d'errance. "

 

Bérengère de TARLE est née en 1972 à Sydney. Elle entre à l’Ensba en 1992. En 1996, grâce à une bourse Colin-Lefrancq, elle part étudier un semestre au Hunter Collège de New York. Avec une bourse de la Fondation Ludwig, elle séjourne en 1998 à la Havane où elle participe à l’exposition collective Pizza-Pizza   au Centro Desarroles, ainsi qu’au festival de musique électro-accoustique. La même année, elle participe à l’exposition Insularité organisée par Vincent Barré à la galerie Jordan à Paris, chez qui elle exposera à nouveau en mai 99. Elle réalise en 1998 pour la scène nationale de Narbonne une bande son pour l’adaptation théâtrale de Foi, Amour, Espérance de Odön von Horva et prépare actuellement une autre bande son pour l’opéra Carnaval de Tristan Zedelman.

  • Poche plane, 1999, installation sonore

" Déversement sonore dans l’espace plein. Les gardiens sifflent la fermeture. Espace transpercé puis vidé par les sons. "

 

Romain THEOBALD est né en 1971 à Neuilly sur Seine. Après une année à l’école des beaux-arts de Versailles, il entre en 1992 à l’Ensba, où il fréquente les ateliers de Joël Kermarrec et de Jean-Michel Alberola. En 1994 il est lauréat du prix Singer. En 1998, dans le cadre d’un échange Erasmus, il séjourne un semestre à Helsinki. Il expose en 1994 et en 1995 au salon de mai à Paris et en 1997 au salon de Montrouge. En 1996 il bénéficie de deux expositions personnelles, l’une au Forum des Halles, l’autre à la galerie du Crous, rue des beaux-arts. Il a également exposé à Alger, à Fécamp et à Helsinki.

  • Sans titre, 1994-1998, huile sur papier marouflé sur toile
  • La Laponie, 1998, huile et acrylique sur papier marouflé sur toile
  • Maisema, 1997, huile sur toile
  • L’idiot du village, 1999, acrylique sur toile
  • Série de peintures à l’acrylique sur photo, 1998
  • Suite lapone, 1998, objets et photographies (pierre peinte, photo sous verre, bronze, etc.)

" J’ai ressenti mes premiers émois picturaux lorsque j’ai commencé mes visites quotidiennes au Louvre. Naturellement je me suis appliqué à observer la peinture et exercé au croquis. J’ai ainsi vu mon travail hanté par les figures du Louvre. J’ai ouvert le champ de la gravure à toutes les intrusions, développant une activité critique face à cette réappropriation, m’offrant un regard neuf et original sur l’art et son histoire. Au fur et à mesure du temps, j’ai, tout comme Pénélope, tramé et détramé ma peinture, pensé et pansé le tableau, tissé ma propre mythologie, travaillé en série sur l’idée du palimpseste et peint sur des photographies. Puis les toiles se sont de plus en plus dépouillées. Elles ont pris du poids, se sont assourdies. Mes figures sont souvent des trouées, des fantômes, des actrices, nées de rencontres, de points de vue nécessairement toujours mouvants. L’espace est moins sonore et le corps s’absente. Puis ce fut un détour par la Laponie finlandaise qui me fit blanchir et alléger tout cela. En attendant que cela sèche, mes travaux d’assemblage et de gravure avançaient. Le regard est voyageur et (en filigrane) tout reste peinture. "

 

 

LE DIPLÔME NATIONAL SUPÉRIEUR D’ARTS PLASTIQUES

(DNSAP)

 

Un cursus en 4 à 6 ans

Dès la première année, chaque élève s’inscrit à deux, voire trois ateliers dans l’un des trois champs : dessin/peinture, sculpture ou multimédia. Il est tenu de présenter 4 unités de valeur (UV) avec succès pour passer en seconde année.
Durant les quatre années suivantes, il doit passer 2 UV, 3 au plus, et au terme de la deuxième année, le bilan de son travail est dressé par un comité de quatre enseignants de l’énsb-a qui donnent des recommandations sur la poursuite de sa scolarité. En cas d’insuffisance du travail reconnue par trois des quatre membres du jury, l’étudiant doit représenter un nouveau bilan de son travail dans les mêmes conditions à la fin de la troisième année.
Une nouvelle insuffisance du travail conduit à l’arrêt de la scolarité, auquel cas est délivré un certificat de scolarité mentionnant les enseignements suivis.
Le DNSAP est homologué au niveau II (Bac+4) depuis septembre 1994 et permet de se présenter aux concours du CAPES, du CAPET et de l’agrégation.

• Un large éventail d’enseignements théoriques et pratiques

La première année, l’élève doit obtenir 1 UV décernée en commun par les responsables d’ateliers, 1 UV théorique, 1 UV technique et 1 UV de morphologie ou de dessin (l’autre devant être obtenue en 2ème année).
- 12 enseignements sont dispensés dans le cadre des UV théoriques : esthétique, histoire et théories de l’art, histoire de l’art et de la littérature contemporaine, histoire de la photographie, cinéma, critique d’art, histoire générale de l’art, de l’architecture, de l’art du XXe siècle, des collections, de l’art contemporain, etc.
Ces UV théoriques font l’objet d’un examen terminal écrit et oral.

- 21 enseignements sont dispensés dans le cadre des UV techniques et pratiques, à choisir parmi le dessin, la gravure, la lithographie, la sérigraphie, le modelage, la mosaïque, les techniques de la peinture, de la sculpture (fonderie, bois, métal, etc), du multimédia, de la photo, de la vidéo, etc.
Ces UV techniques font l’objet d’un contrôle continu des connaissances, sans examen terminal.
- les stages en entreprise ou dans le cadre d’une institution en France ou à l’étranger sont obligatoires et l’UV de stage est sanctionnée par un mémoire prouvant l’intérêt du stage sur le plan technique et théorique.

• Le corps enseignant

L’école compte 56 enseignants dans les différents champs, dessin/peinture, sculpture et multimédia, enseignements théoriques et pratiques. Les derniers nommés sont notamment Giuseppe Penone, Richard Deacon, Pat Andréa et Didier Semin.

Outre ces enseignants permanents, l’Ensba a développé depuis quelques années une politique consistant à inviter pour un semestre ou une année scolaire complète, des artistes ou théoriciens français et étrangers. Pour cette année, 11 professeurs invités interviennent dans différentes disciplines ; Paul Ardenne, Jordan Crandall, Aïm Düelle Lüski, Barbara Kruger, Moshe Ninio, Gabriel Orozco, Marc Pataut, Claude Rutault, Esther Shalev-Gerz, Pierre Tilman et Franco Vecchiet.

 

 

INFORMATIONS PRATIQUES

 

DIPLÔMES 98 avec les félicitations du jury
du 6 mai au 11 juillet 1999
Vernissage : mercredi 5 mai 1999 à 18h
13, quai Malaquais, Paris 6e
ouvert tous les jours sauf le lundi, de 13h à 19h
Métro : Saint-Germain des Prés
Bus : 24 - 27 - 39 - 48 - 63 - 70 - 86 - 87 - 95 - 96
Droits d'entrée : 25 F/3,811eurologo.GIF (66 octets) ; tarif réduit : 15 F/2,287eurologo.GIF (66 octets)
Chef du service de la communication et des expositions : Laurence Maynier
Tél.: 01.47.03.50.76, Fax: 01.47.03.50.88, Mél: maynier@ensba.fr
Chargée de mission : Sophie Kaplan
Tél.: 01.47.03.50.72, Fax: 01.47.03.50.88, Mél: kaplan@enba.fr

Un catalogue de 96 pages environ avec illustrations en couleurs, consacré aux travaux de l'ensemble des 83 diplômés 1998, est publié à cette occasion.
Prix de vente au public : 50 F/7,62eurologo.GIF (66 octets)
Photographies disponibles

 

 

PROGRAMME DES EXPOSITIONS

  • Corps social

La question fondamentale du rapport de l’art à une situation sociale donnée est posée par chacune des œuvres de ces quelque trente artistes qui ne représentent ni un groupe, ni une tendance mais qui tous manifestent une conception de l’individu dans sa dimension et sa définition sociales.

Commissaire : Eric de Chassey, maître de conférences en histoire de l’art contemporain à l’Université Paris IV - Sorbonne

du 18 septembre au 21 novembre 1999

 

  • Nous nous sommes tant aimés… (titre non définitif)

Une sélection d’œuvres choisies auprès d’une vingtaine d’artistes tous issus de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts, depuis moins d’une dizaine d’années.

Commissaire : Alfred Pacquement

de décembre 1999 à février 2000

 

  • Diplômés 1999, avec les félicitations du jury

Pour la dixième année consécutive, l’Ensba présente les travaux des élèves diplômés durant les trois sessions de l’année 1999, avec les félicitations du jury.

Commissaire : Alfred Pacquement

d’avril à juin 2000

 

Contact : Laurence Maynier, responsable du service de la communication et des expositions.
Tél. : 01.47.03.50.74 ; Fax : 01.47.03.50.88 ; Mél. : maynier@ensba.fr

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