Donai Yanen! Et maintenant!
La création contemporaine au Japon
du 22 septembre au 15 novembre 1998
prolongation jusqu'au 29 novembre 1998

Depuis la rétrospective Japon des Avant-Gardes en 1986 au musée national d’art moderne, la France n'avait pas consacré d’exposition à l'art contemporain japonais. Seule l'exposition Scream against the Sky, Japanese art after 1945 présentée au musée de Yokohama en 1994, puis au musée Guggenheim à New York et au musée d'Art moderne de San Francisco en 1995, a su s'ouvrir sur cette perspective plus contemporaine. A l’instar de la mode qui a su s’imposer depuis plus longtemps, du regain du cinéma et de la littérature, l’art contemporain japonais compte désormais autant que l’art européen ou américain sur la scène internationale.
A travers un choix d’œuvres et de regroupements thématiques, cette exposition entend par son contenu restituer les images éclatées du Japon d'aujourd'hui. Les années 90 sont marquées par une certaine culture japonaise investie par les médias occidentaux et par une jeunesse toujours consommatrice de nouveautés : le phénomène manga, l'extravagance vestimentaire, les jeux vidéo et autres gadgets électroniques… Bien que ce pays se métamorphose à une vitesse extraordinaire grâce à l’impulsion de cette jeune génération, on ne peut pourtant le réduire à ces seules images trop "japonisantes". Ces "clichés" sont confrontés à des problématiques plus spécifiques souvent ignorées des Européens. L’exposition propose à la fois des installations, des sculptures, des photographies, des peintures, un slide-show, une programmation de vidéos, une quarantaine de dessins ainsi qu’un programme de performances selon 3 temps
(40Ko)

Les 3 thèmes de l’exposition : une culture populaire, l’urbanisme et la précarité, la reconquête du corps

Le vestibule des salles d'exposition sera investi par des œuvres imposantes. Représentatives de la nouvelle génération des jeunes artistes japonais, elles sont le plus souvent le reflet d’une culture populaire, liées au monde de l’enfance, des manga ou de la science-fiction proposées comme réalité immanente de l’actualité et d’une image de la technologie à travers les robots et autres gadgets envahissant le mode de vie d’une nouvelle génération en pleine mutation. Les artistes choisis dans cette section ont d'ailleurs tous été profondément marqués dans leur petite enfance par la grande exposition universelle d'Osaka de 1970 qui distillait les rêves d'un nouveau mode de vie généré par la grande consommation, l'invasion des premiers jeux et gadgets tournés vers le futur, par un avenir où le rôle social de chacun semblait déjà prédéterminé.

Les artistes: Kenji Yanobe
Takashi Murakami
Minako Nishiyama
Hiroshi Araki
Manavu Muragishi


Sur la borne Internet: Ideal Copy
Tatsuo Miyajima
Tadasu Takamine
L’escalier servira de sas avec des œuvres en proportion à ses dimensions monumentales : 3 œuvres, un slide-show et une vidéo feront la synthèse des thèmes traités dans l'exposition

Les artistes: Mariko Mori
Yasumasa Morimura
Nobuyoshi Araki
Dumb Type
Au rez-de-chaussée, salle Melpomène, l’idée de précarité sera restituée à travers une quinzaine d’œuvres qui traitent des problèmes de l’urbanisme, de l’architecture, de la pauvreté, de la phobie du nucléaire, des problèmes identitaires que l’histoire récente du Japon révèle depuis quelques années : l’éclatement de la "bulle économique" qui plonge le Japon dans une crise autant économique que sociale, la fin d’un modèle de réussite pour l’Asie et l’Occident avec le tremblement de terre de Kobe qui démontra que l’ampleur du séisme fut autant logistique qu’éthique, et la perte des valeurs du groupe et de la cohésion sociale démontrée à travers les attentats au gaz sarin par la secte Aum en 1995…

Les artistes: Naoya Hatakeyama
Makoto Aida
Tatsuo Miyajima
Yoshihiro Suda
Tsuyoshi Ozawa
Saburo Ota
Ryuji Miyamoto
Michihiro Shimabuku
Sayo Takeshima
Tadashi Kawamata
Hiroshi Kariya
Kimio Tsuchiya
A l’étage, salle Foch, le corps comme reconquête d’une identité collective enfin individuellement assumée sera présenté à travers une expérience de monstration expérimentale. A l'une des extrémités de la salle, un espace sera réservé à la présentation d’une programmation de vidéos et de films japonais. A côté, un mur sera consacré à une sélection d'œuvres sur papier, le dessin étant de plus en plus le meilleur moyen de démontrer le non-sens apparu depuis les années 60 comme la réponse la plus pertinente face à la société japonaise en crise. Pendant toute la durée de l’exposition, une programmation de petits spectacles, de performances, d’installations plus ou moins éphémères sera établie de concert avec les artistes invités. Ces événements seront filmés et retransmis ensuite sur les écrans vidéo afin que le public puisse suivre les manifestations en cours.

C’est dans la confrontation de propositions autour du corps et de thématiques spécifiques - corps comme vecteur de communication, Sex gender, frontières entre l’activisme et l’esthétique, absurdité, infantilisation et non-sens de certaines performances - que le public pourra découvrir une autre image d’un Japon trop souvent enfermé dans des catégories esthétiques figées.
(50Ko)

Le programme vidéo: Kenji Yanobe
Mariko Mori
Yuki Kimura
Aki Ikemura
Kawai et Okamura
Ok Girls
Dumb Type
Tadasu Takamine
Yoshimasa Ishibashi
Bubu et Yukio Cho
Izumi Tachiki
Makoto Yoshihara.


La salle de dessins: Makoto Aida
Tsuyoshi Ozawa
Michihiro Shimabuku
Ayano Yamamoto
Aoki Ryoko
Ok Girls
Aki Ikemura.


Le programme de performances: Kenji Yanobe
Yasumasa Morimura
Tatsuo Miyajima
Tsuyoshi Ozawa
Michihiro Shimabuku
Makoto Nomura
Tadasu Takamine
Ok Girls
Bubu et Yukio Cho
Aki Ikemura
Dancing Commune.
A l’extérieur de l’exposition, des événements sont par ailleurs envisagés dans Paris, avec Tsuyoshi Ozawa, Michihiro Shimabuku, Toshiro Kimura.
L‘ensemble de cette manifestation bénéficie du soutien des ministères de la Culture et de la Communication (délégation aux Arts plastiques et département des Affaires internationales) et des Affaires étrangères (Association française d’Action artistique) et de celui de la Fondation du Japon/Maison de la culture du Japon à Paris.

Ouvert tous les jours sauf le lundi, de 13 h à 19 h
13, quai Malaquais, Paris 6e
Métro : Saint-Germain des Prés
Vernissage le lundi 20 septembre 1998
Droits d'entrée : 25 F ; tarif réduit : 15 F, catalogue
Commissaire de l'exposition : Eric Mézil
Chef du service de la communication et des expositions : Laurence Maynier
Tél. : 01 47 03 50 74, Fax : 01 47 03 50 88
Chargée des expositions: Carole Croënne
Tèl. : 01.47.03.50.72

 

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