Expositions en cours
L’Ange de l’Histoire
L’Ange de l’Histoire
Du 25 avril au 7 juillet 2013
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Le site du Palais des Beaux-Arts
Le 24 avril 2013, les galeries d’exposition de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris (ENSBA) reprennent leur nom historique de « Palais des Beaux-Arts ». Le bâtiment de 1 000 m2 a été entièrement repensé pour accueillir une nouvelle formule de programmation qui reflète l’identité de l’école en confrontant oeuvres anciennes et contemporaines, artistes émergents et relecture de l’histoire de l’art récent.
La première exposition de cette nouvelle programmation, « L’Ange de l’Histoire », explore le thème des ruines et du débris dans l’art. Elle prend appui sur un texte célèbre de Walter Benjamin, s’inspirant d’une aquarelle de Paul Klee afin de tracer le portrait de l’Ange de l’Histoire comme « poussé vers l’avenir auquel il tourne le dos », et assimiler le processus historique à un champ de ruines.
Avec L’Ange de l’Histoire, les Beaux-arts de Paris inaugurent une nouvelle programmation artistique qui entend refléter son identité (un lieu d’enseignement international, doté d’un patrimoine unique au monde ), et proposer une formule d’exposition originale : chacune des trois expositions thématiques annuelles sera divisée en quatre sections (les collections / les tendances de l’art contemporain international / un focus sur un(e) artiste du XXe siècle / les étudiants et diplômés de l’école). Ces expositions-programmes aborderont une seule et même problématique avec des prismes différents. Telle une revue tri-annuelle, elle confrontera des points de vue hétérogènes, des temporalités différentes, des objets aux statuts divers, comme autant de pop-ups apparaissant sur l’écran d’un ordinateur.
Un texte, associé à une image, formeront le point de départ de ce processus d’exposition: ici, la description par Walter Benjamin de « l’Ange de l’histoire », inspirée par Paul Klee, nous a amenés à interroger la question du fragment historique et des ruines ; de cette réflexion découla une image, celle de l’explosion finale dans le film Zabriskie point, de Michelangelo Antonioni. C’est à partir de ces deux éléments — ici, une déflagration et des décombres — que l’exposition assume son rôle de moteur de recherches, explorant la manière dont les artistes s’emparent aujourd’hui du passé historique.
Mais cette nouvelle programmation artistique répond tout d’abord à une question simple : comment créer un centre d’art intégré à une école ? Comment l’exposition contribue-t-elle à la construction d’un modèle de transmission ? Loin d’être cantonnée à un débat pédagogique, cette question concerne en premier lieu le public : dans le monde de l’art, l’école d’art constitue désormais l’unique espace symbolique à l’intérieur duquel l’oeuvre se voit appréhendée comme un objet d’étude, de réflexion, de discussion, à l’exclusion de toute autre considération – et notamment celle de sa valeur marchande.
La programmation du Palais des Beaux-Arts reflète ainsi l’identité de l’école, son ADN en quelque sorte, en confrontant son patrimoine artistique aux essais des étudiants, en mettant en vis-à-vis l’actualité internationale et ses racines, à partir de thèmes d’intérêt général (l’histoire, la nourriture…), mais qui génèrent des questions pointues.
À l’ère des “blockbusters”, le Palais des Beaux-arts fait ainsi le pari d’une contre-programmation très construite, dont les débats, conférences, projections et rencontres organisées à l’école feront partie intégrante. Il fait le pari de l’émergence d’un nouveau public, tout aussi à l’aise avec le lexique contemporain qu’avec l’histoire de l’art – un public à la recherche d’information comme de perspective historique, de profondeur intellectuelle et de stimulations esthétiques ; un public en quête de sens, plus que de sensationnel.
Nicolas Bourriaud
Directeur
On April 24th 2013, the exhibition galleries of the Beaux-Arts de Paris (ENSBA) will resume their historic name “Palais des Beaux-Arts”. The 1,000-m2 building was entirely redesigned to host a new program reflecting the school’s identity by confronting ancient and contemporary artworks, emerging artists and the rereading of recent art history.
The first exhibition of this new program, “The Angel of History”, explores the themes of ruins and debris in art. It is based on a famous text by Walter Benjamin, inspired by a watercolor by Paul Klee, the portrait of The Angel of History, “which faces backwards as it is blown towards the future”, and likens the historical process to a field of ruins.
Palais des Beaux-Arts
13, quai Malaquais, 75006 Paris
Ouverture du mardi au dimanche de 13h à 19h
Fermeture exceptionnelle le 1er mai 2013
Prix du billet : 7.50€ - gratuit pour les moins de 18 ans
Métro Ligne 4 : Saint-Germain-des-Près.

Philippe Cognée - Dessins
Philippe Cognée - Dessins
Du 22 mai au 19 juillet 2013
Cabinet des Dessins Jean Bonna
Vernissage le mardi 21 mai à 18h00
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Visuel: Philippe Cognée, Container, 1996, encre et lavis
Pour la première fois, une institution parisienne expose le travail de Philippe Cognée, artiste enseignant de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts (Ensba).
Après Jean Michel Alberola, Joël Kermarrec, Annette Messager ou encore Michel François, le Cabinet des dessins Jean Bonna présente le travail de l’artiste dans le cadre de son volet contemporain.
Apparu sur la scène artistique au milieu des années 1980, Philippe Cognée est essentiellement connu pour ses peintures à l’encaustique dont le fondu très particulier, obtenu au fer à repasser, constitue une véritable marque de fabrique. L’oeuvre peinte de Philippe Cognée est en fait beaucoup plus riche et complexe que ce que cette image simplifiée pourrait laisser supposer. Elle a fait l’objet, au cours des quinze dernières années, de nombreuses expositions, en France et à l’étranger, et de multiples publications, chacune abordant un pan ou une étape de son élaboration. L’importante exposition rétrospective que vient de lui consacrer le musée de Grenoble et la présentation, en février dernier, de ses peintures récentes à la galerie Daniel Templon à Paris, témoignent de la puissance et de la diversité de sa production picturale.
Parallèlement, Philippe Cognée a élaboré une oeuvre graphique constituée de dessins, d’aquarelles et d’estampes. En dépit de l’importance qu’il lui accorde, car pour lui, « le dessin n’est pas préparatoire à la peinture », cette oeuvre sur papier n’a été que très peu montrée. L’exposition présentée au Cabinet des dessins Jean Bonna de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts est la première qui aborde spécifiquement ce volet de l’oeuvre de Philippe Cognée en proposant une sélection de dessins réalisés depuis 1996.
Conçue en étroite collaboration avec l’artiste, l’exposition présente des oeuvres qui appartiennent à plusieurs séries thématiques et illustrent la diversité des matériaux et des techniques employés. Le propos de l’exposition est d’interroger les liens existants entre les productions picturales et graphiques de Philippe Cognée et d’inviter à une réévaluation de l’importance de celle-ci en montrant la façon dont le dessin constitue pour lui un territoire complémentaire à celui de la peinture, dans lequel il trouve à exprimer pleinement son énergie créative et sa soif d’expérimentations.
Commissaire de l’exposition - Emmanuelle Brugerolles
Cabinet des Dessins Jean Bonna, Palais des études, cour vitrée, entrée sur la gauche
École nationale supérieure des beaux-arts
14 rue Bonaparte, 75006 Paris
Métro Ligne 4 : Saint-Germain-des-Près, Bus : 24-27-39-63-70-86-87-95-96
www.beauxartsparis.fr
Ouverture du lundi au vendredi de 13h à 18h
Tarifs : plein 3€, réduit 2€ ; gratuit sur justificatif
Vernissage le 21 mai 2013 à partir de 18h

