François Boucher et l’art rocaille et Rococo & Co

Une exposition proposée par Emmanuelle Brugerolles
Du 16/10/2003 au 04/01/2004

Vernissage le 15/10/2003

[Communiqué de presse]
[Les artistes]
[Biographie des artistes]
[Exposition]
[Commissaire de l'exposition]
[Catalogue]
[Informations pratiques]

 

Communiqué de presse

Communiqué de presse
François Boucher et l’art rocaille et Rococo & Co
16 octobre – 21 décembre 2003
Prolongation jusqu'au 4/01/2004


2003 est l’année du tricentenaire de la naissance de François Boucher et les institutions françaises ont naturellement souhaité lui rendre hommage ; ainsi le Musée du Louvre programme, du 17 octobre au 19 janvier 2004, François Boucher, hier et aujourd’hui, une exposition de dessins en relation étroite avec celle de l’Ensba tandis que le Musée des beaux-arts de Dijon en prépare une autre sur cet artiste français.
L’Ecole nationale supérieure des beaux-arts qui détient dans sa collection de dessins des feuilles remarquables de ce peintre tombé quelque peu en désuétude et dont on retrouve le goût avec celui de l’art du XVIIIe siècle, a dès lors décidé de présenter une nouvelle partie de son patrimoine dont les plus belles pièces, parmi les quelque 120 dessins présentés. Ils proviennent à la fois du fonds de l’Académie royale dont François Boucher fut membre et de l’exceptionnelle donation de Mathias Polakovits, autour des dessins de Boucher, complétés d’ensembles de très haute qualité des artistes qui lui étaient contemporains, notamment Pierre-Charles Trémolières, Edmé Bouchardon, Etienne Jeaurat ou encore Antoine Watteau, qui l’a inspiré.

Cette exposition est l’occasion de redécouvrir un artiste mal connu, véritable initiateur de l’art rocaille, si repérable par ses lignes multiples et contournées imitant les volutes de coquillage, dans lequel on l’a probablement un peu vite cantonné, auteur de portraits, de nus féminins, d’allégories, de scènes galantes mais aussi de décors, de motifs d’ornements d’une rare délicatesse. Chaque fois que cela est possible, un rapprochement des plus éloquents est fait entre la feuille et la gravure qui lui correspond.
Dans la tradition entretenue des donations faites à l’Ensba, différents marchands d’art ont récemment enrichi les collections de l’Ecole ; Jean-Christophe Baudequin a donné un dessin de François Boucher La jeune fille surprise, Bruno de Bayser a offert un dessin de Nicolas Poussin et Xavier Seydoux une gravure de Jean-François Blondel d’après Dumont le Romain, Trophée musical.

Comme l’habitude en a été prise depuis 1996 avec l’exposition Géricault, un projet pédagogique est lancé auprès des ateliers de l’Ensba sur le thème du rococo, Rococo & Co dont les meilleures réalisations sont présentées, sous l’égide de Jean-Michel Alberola, dans la salle Melpomène, en même temps que l’exposition François Boucher et l’art rocaille.
Un catalogue, qui s’inscrit dans la collection déjà riche de nombreux titres, accompagnera l’exposition patrimoniale ainsi qu’une publication pour le volet contemporain. Jean-François Bodin est l’architecte chargé de la mise en espace de cette exposition, comme il l’avait fait précédemment pour Italia Antiqua et Emmanuelle Brugerolles, conservateur des dessins à l’Ensba en est le commissaire.

Contacts : Laurence Maynier, responsable du service de la communication et des expositions
Tél. : 01 47 03 50 74, Fax : 01 47 03 50 88, Mél. : laurence.maynier@ensba.fr
Sophie Kaplan, chargée des expositions, Tél. : 01 47 03 50 72, Fax : 01 47 03 50 88, Mél : sophie.kaplan@ensba.fr

Paris, le 4 juillet 2003


 

 

Exposition

La liste des dessins exposés

1ERE SECTION : LES MAÎTRES DE BOUCHER, LEMOINE ET WATTEAU

• Antoine Watteau
Portrait de Watteau, estampe
Femme debout, vue de 3/4 et tournée vers la droite
Trois études de soldats et un homme agenouillé vu de dos
Deux études d’hommes, l’un assis, l’autre debout ; deux visages tournés vers la gauche
Trois études de soldats : au repos, dormant ou assis à terre
Etudes de deux hommes, celui de gauche debout, celui de droite assis
Moïse sauvé des eaux
Feuille d’études : femme assise jouant du luth, tête de femme, femme assise à terre, Arlequin prenant la pose, tête d’homme coiffé d’un chapeau
Le portrait de Watteau par François Boucher (estampe)

• François Lemoine
Feuille d’études : Victoire
Tête de Christ


2EME SECTION : FRANÇOIS BOUCHER
Portrait de Boucher, estampe

• Dessins de jeunesse
Deux amours jouant
La chute des damnés
Scène de bataille
La petite Chariclée confiée à un serviteur
Le Christ guérissant l’aveugle né
Hercule sur le bûcher
Nessus agonisant donnant la tunique empoisonnée

• Les académies masculines et féminines
Diane endormie
Etude de femme vue de trois quart de dos et reprise de la tête
Académie : Le sommeil
Académie : Homme assis les bras croisés
Académie : Homme couché appuyé sur son coude droit
Académie : Etude d’homme assis, le berger Paris

• Les Œuvres de la maturité
Portrait de Boucher (estampe)
Projet de frontispice : groupe d’enfants autour d’une draperie
Etude d’arbre
Projet de décor de théâtre
Projet de frontispice
Rocaille avec des plantes exotiques et deux singes
Frontispice : deux femmes se tenant la main et encadrant un autel
Paysage avec une tour
Groupe de personnages
Homme endormi
Tête d’homme de profil
Tête d’homme barbu de profil
Tête d’homme vu de trois quart (contre-épreuve)
Sainte Famille
Deux têtes d’hommes
Tête de jeune fille


3EME SECTION : LES ARTISTES DE LA GÉNÉRATION 1700

• Pierre Charles Trémolières
Portrait de Trémolières, estampe
Nymphe surprise par un satyre
Agar et l’ange
La Confession
L’Ordre

• Michel-François Dandré-Bardon
Portrait de Dandré-Bardon, estampe
Académie masculine : homme allongé vu de face, le bras droit levé
Suzanne et les vieillards

• Edme Bouchardon
Portrait de Bouchardon, estampe
Académie
Tête de femme
Etude de vase

• Pierre Subleyras
Deux garçons couchés
Le Bienheureux Bernard Tolomei intercédant afin de faire cesser la peste

• Charles-Joseph Natoire
Sainte Famille avec saint Jean Baptiste
Vénus et Amour
Tête de jeune femme
Académie

• Etienne Jeaurat
Portrait de Jeaurat, estampe
Vue des bords du Tibre
Trois Ruines du Colisée

• Carle Van Loo
Portrait de Van Loo, estampe
Deux Académies

• Jean Dumont le Romain
Portrait de Dumont, estampe
Académie


4EME SECTION : LE ROCOCO

Les écrans

• Antoine Watteau
Ecran avec des instruments de jardinage et un mascaron
Projet d’écran avec un chien et un écureuil
Chinoise tenant dans sa main un écran

• François Boucher
Ecrans, estampe

• Jacques de Lajoüe
Ecran, estampe
Ecran recueil Les 2028 : Allégorie de l’été (?)

Les différents ornemanistes

• Pierre-Edme Babel
Ecusson avec casque et drapeau
Ecusson

• Gabriel Huquier
Deux projets pour la carte d’adresse de l’artiste
Projet de fontaine
Cartouche chinois avec paysage
Projet de jardin
Innocent badinage

• Pierre Quentin Chedel
Buffet marin
Fantaisie ornementale avec coquillage

• Alexis Peyrotte
Femme chinoise
Jardinier chinois

• Jacques de Lajoüe
Deux projets de plafond
Fantaisie ornementale : allégorie de l’automne
Fantaisie ornementale avec un crocodile
Ornement avec coquille

• Dumont le Romain
Trophée

• Thomas Germain
Grande Girandole

• Caffieri
Projet de proue de navire

• Gilles-Marie Oppenord
Portrait de Oppenordt, estampe
Elévation de la façade de l’opéra
Projet de plafond pour l’opéra et coupe transversale de la scène de l’opéra
Coupe transversale de l’opéra
Plan de l’opéra
Deux rideaux de scène


 

Les artistes

Boucher | 

 

 

Biographie des artistes

Boucher

Sa jeunesse et ses maîtres

Né à Paris en 1703, François Boucher est le fils du peintre Nicolas. Sa jeunesse et son apprentissage sont encore mal connus. Mariette indique que Boucher aurait été l’élève de Lemoine avant 1721. Après cette date, il séjourne dans l’atelier de Jean-François Cars, graveur et éditeur d’estampes, qui l’emploie pour la réalisation de frontispices et d’illustrations d’ouvrages. Cette période est pour Boucher une époque d’hésitations où il assimile en quelques années toutes sortes de langages et combine un style noble tiré de l’enseignement académique avec les leçons flamandes et hollandaises. A la mort de Watteau, Boucher n’a pas encore 18 ans et il ne peut pas y avoir eu de contact entre les deux artistes mais une indéniable influence de l’œuvre de Watteau va s’exercer sur celles de Boucher. En revanche, entre 1722 (ou 1723) et 1727, Boucher a vécu dans une familiarité quotidienne avec les œuvres de Watteau : il a gravé environ 120 dessins pour les Figures de différents caractères auxquels il faut ajouter 21 estampes reproduisant des peintures de l’artiste dans l’Œuvre gravé de Watteau. Ce contact se fit grâce à l’intermédiaire de Jean de Jullienne qui, « voulant faire graver les dessins de Watteau, en distribua plusieurs à Boucher, qui s’en acquitta parfaitement bien. Sa pointe légère et spirituelle semblait faite pour ce travail ». L’artiste a en effet passé le meilleur de son temps, à l’âge de 20 et 25 ans, à copier et à graver les œuvres du maître et il trouva dans ce travail les enseignements les plus riches.
C’est surtout dans les années qui suivent son retour d’Italie que Boucher se rapproche de l’art de Lemoine ; entre 1730 et 1735, ce dernier est devenu le peintre le plus admiré de l’Ecole française : il décore à fresque la coupole de la Chapelle de la Vierge à Saint-Sulpice ; de 1731 à 1733, il se consacre au plafond du salon d’Hercule à Versailles qu’il achèvera en 1736 et qui lui vaut le titre de premier peintre du roi. Il apporte une veine très différente d’un Restout ou d’un Charles Coypel - encore dans la tradition de Jouvenet et d’Antoine Coypel - par la souplesse et l’élégance de son dessin et par son coloris brillant et clair.
En 1728, il part pour Rome - en compagnie de Carle Van Loo, Louis-Michel et Jean-Baptiste -, où il séjourne jusqu’en 1731. Durant cette période, il va étudier l’art italien mais aussi nordique et côtoyer un certain nombre d’artistes de sa génération, comme Natoire, Subleyras, Jeaurat, Dandré Bardon et Trémolières qui mènent des recherches comparables : copies d’après les maîtres, études d’après la nature, académies.

La carrière officielle

De retour en France, Boucher est agréé à l’Académie le 24 novembre 1731, puis y présente son morceau de réception le 30 janvier 1734 où il est reçu comme peintre d’histoire. Le 2 juillet 1735, un an et demi environ après sa réception, il est élu « adjoint à professeur », puis le 2 juillet 1737 il devient professeur. Parallèlement, Boucher se voit confier les premiers travaux officiels à Versailles et à la Manufacture de Beauvais. En 1738-1739, il participe au décor de l’Hôtel de Soubise, rue des Francs-Bourgeois, tout en réalisant des peintures de scène de genre.



Boucher « peintre des Grâces »

Boucher a su très vite tirer parti du goût du jour et exploiter la mode. Ses tableaux mythologiques étaient avant tout l’occasion de représenter des nus féminins dans 1 000 poses variées. Il se fit également une spécialité dans la pastorale et les scènes paysannes.

Boucher et les ornemanistes

Autour de 1740, Boucher dessine un grand nombre de gravures d’ornements qui paraissent pour la plupart chez Huquier Père : le Recueil de fontaines en 1736, les Tombeaux des princes d’abord édités par Mac Swiny (vers 1740), les Jeux d’enfants et les Livres de groupes d’enfants publiés à partir de 1738.
Le premier Livre de groupes d’enfants gravé par Pierre Aveline fut publié chez Huquier. L’adresse de l’éditeur est celle où il était établi de 1738 à 1745 mais on peut dater le recueil de 1740 à 1741, car 2 des 6 planches qui le composent reproduisent des amours qui peuplent le ciel dans le Triomphe de Vénus de 1740. On voit qu’à cette époque les représentations d’enfants deviennent un genre autonome. Les scènes d’enfants offrent à Boucher une matière très alléchante ; son activité principale est le jeu. Les enfants formaient un motif de choix dont il pouvait varier les attitudes et les positions sans avoir à s’occuper de donner des expressions aux visages ni de traduire la singularité des individus.
Gabriel Huquier, graveur, éditeur et marchand d’estampes, grand collectionneur, est l’un de ceux qui ont le plus contribué à propager la rocaille. Né en 1695, il vécut jusqu’en 1772. Tous les principaux maîtres de l’époque, Oppenord, Meissonnier, Lajoüe, Pineau fournirent à Huquier des dessins qu’il reproduisit par l’estampe. Il ne se bornait pas à graver ou à faire graver des dessins ; il dessinait lui-même et encadrait d’ornements en arabesques les œuvres qu’il éditait. Boucher fut l’une des figures principales du mouvement rocaille qui connut son plus grand épanouissement dans le domaine de l’ornement et de la gravure. Cependant, dès la fin des années 1740, la rocaille commence à tomber en désaffection.

Boucher et la peinture religieuse

La peinture religieuse est fort peu présente dans l’œuvre de Boucher jusqu’en 1750 bien qu’il exécute dans sa jeunesse un nombre non négligeable de dessins et de tableaux religieux. Après son ret

 

 

Commissaire(s) de l'exposition : Emmanuelle Brugerolles

Le commissaire, Emmanuelle Brugerolles

Emmanuelle Brugerolles, docteur en histoire de l'art, occupe les fonctions de conservateur au service des collections à l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts, depuis 1978.

Dans ce cadre, elle assure la mise en valeur des collections de dessins par un enseignement, des expositions et des publications régulières. Elle a déjà présenté plusieurs aspects de la collection : Les dessins nordiques du XVIe siècle ; Les dessins vénitiens ; Les dessins français du XVIe siècle, Géricault, Dessins et estampes des collections de l’Ecole des Beaux-Arts et l’année dernière Dessins français du XVIIe siècle dans les collections de l’Ecole des Beaux-arts qui vient de terminer son itinérance avec une dernière étape durant l’hiver 2002 à la Frick Collection de New York. Elle a participé au projet inter ateliers sur Géricault, à travers un cours hebdomadaire sur les dessins et les lithographies et de la même façon, a assuré un cours sur le dessin français du XVIIe siècle en 2001 puis sur l’art rococo toute l’année 2002.

Emmanuelle Brugerolles est par ailleurs le commissaire de l’exposition des estampes maniéristes de Georg Baselitz présentée au printemps 2002 dans la Chapelle des Petits-Augustins puis des dessins de David Smith, en étroite collaboration avec Alain Kirili, proposée toujours dans la Chapelle au printemps dernier.


L’architecte, Jean-François Bodin



Né en 1946, Jean-François Bodin obtient son diplôme de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts UP6 Paris en 1974 puis ouvre son bureau d’architecture à Paris, l’année suivante.

En 1978, il s’associe avec Andrée Putman pour créer le studio d’architecture d’intérieur Ecart, puis en 1979, Ecart international spécialisé dans l’édition et la réédition de meubles. C’est en 1983 qu’il crée Bodin et Associés, bureau de design industriel et d’art graphique.

A partir de 1987, il remporte de nombreux concours comme ceux du Musée Matisse à Nice, des musées des beaux-arts de Cambrai, de Tourcoing et la même année, en 1992, les concours du Musée d’art moderne de la ville de Paris et du Musée Charles Nègre de Grasse.

En 1993, il est nommé rapporteur de la Commission architecture et design pour la Villa Médicis hors les murs et est lauréat du concours pour le Musée des sciences naturelles de Boulogne-sur-Mer.

L’année d’après, ce sont les concours pour le Château des Ducs de Bretagne et du Musée des beaux-arts de Honfleur qu’il remporte, tandis qu’il est nommé membre du conseil d’administration du Centre national des arts plastiques.

1995 le voit lauréat du concours du Musée des monuments français de Paris et 1996, lauréat du concours du Musée national d’art moderne, du Centre de création industrielle et de la Bibliothèque publique d’information du Centre Georges Pompidou à Paris.

En 1999, il remporte le concours d’architecture du Musée d’art contemporain de Rochechouart et en 2000, celui du Fonds régional d’art contemporain de Lorraine.
Il vient d’être chargé de l’aménagement intérieur de la future Cité de l’architecture à Paris.

Pour l’exposition François Boucher et l’art rocaille, il a été assisté de Marc Vallet et de l’agence FBI pour la signalétique.

 

 

Catalogue

Le catalogue François Boucher et l’art rocaille
Sous la direction d’Emmanuelle Brugerolles avec la collaboration de Joëlla de Couessin



Sommaire

Préface de Henry-Claude Cousseau

« …un de ces hommes qui signifient le goût d’un siècle, qui l’expriment, le personnifient et l’incarnent » E. et J. de Goncourt - Introduction d’Emmanuelle Brugerolles et David Guillet

De Watteau à Boucher : formation d’une manière et d’un genre, par Marianne Roland Michel

Formation et culture de François Boucher : « de qui est-il donc le disciple ? », par Françoise Joulie

Boucher professeur à l’Académie royale de peinture et de sculpture, par Christian Michel

Boucher : le corps et le décor, par Georges Brunel

Boucher et la génération de 1700, par Pierre Rosenberg

Boucher et les dessinateurs d’ornement, par Peter Fuhring

Inventaire des dessins classés sous le nom de François Boucher par REmmanuelle Brugerolles

Index des artistes
Index des musées et collections
Index des provenances
Table de concordance
Bibliographie
Catalogues d’expositions

500 pages environ, format 22 x 30,5 cm,
Illustrations couleur et noir et blanc
Prix : à préciser

 


Informations pratiques

François Boucher et l’art rocaille et Rococo & Co
Du 16/10/2003 au 04/01/2004

Vernissage le 15/10/2003 à 18h00
Commissaire(s) : Emmanuelle Brugerolles

13, quai Malaquais, Paris 6e

ouvert tous les jours sauf le lundi, de 13h00 à 19h00

Métro Ligne 4 : Saint-Germain des Prés
Bus : 24 - 27 - 39 - 48 - 63 - 70 - 86 - 87 - 95 - 96