De ma fenêtre, des artistes et leurs territoires...
Prolongation jusqu'au 13/03/2005
Une exposition proposée par Nathalie Boutin, Solène Guillier et Lukasz Gorczyca
Du 17/12/2004 au 13/03/2005

Vernissage le 16/12/2004

[Communiqué de presse]
[Les artistes]
[Biographie des artistes]
[Exposition]
[Commissaire de l'exposition]
[Catalogue]
[Informations pratiques]

 

Communiqué de presse

DE MA FENÊTRE,
DES ARTISTES ET LEURS TERRITOIRES

Une exposition présentée à l’Ensba dans le cadre de
Nova Polska, une Saison polonaise en France


17 décembre 2004 - 27 février 2005


La Saison polonaise en France, organisée par l’Association Française d’Action Artistique et l’Institut Adam Mickiewicz de Varsovie, propose de mai à décembre 2004 plus de 600 manifestations dans toutes les disciplines de l’art et de la culture afin de mettre à l’honneur les grands mouvements intellectuels et artistiques des deux derniers siècles communs à la Pologne et à l’Europe. L’exposition De ma fenêtre, des artistes et leurs territoires s’ inscrit pleinement dans cette perspective en proposant un voyage mental dans un pays imaginaire, sans frontières précises, qui exprime ses doutes identitaires, relit sans cesse son histoire et cherche sa liaison aux « autres ». Une contrée dans laquelle le jeu de l’absurde est une question de survie et dans laquelle la notion de réalité se réinvente en permanence.

Ce parcours subjectif à l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris propose des allers-retours dans le temps, des glissements de contextes, des rapprochements d’esprits, des détours géographiques. Ces déplacements créent ainsi leur propre territoire d’action sans en définir les limites. Cette rencontre est l’occasion de réactiver les échanges et les liens existants depuis les avant-gardes qui ont permis à la Pologne de garder une activité artistique riche et intense dans un contexte politique particulier.

Pawel Althamer, Azorro, Cezary Bodzianowski, Michal Budny, Rafal Bujnowski, Josef Dabernig, Oskar Dawicki, Edward Dwurnik, Aleksandar-Battista Ilic, Jùlius Koller, Jiri Kovanda, Igor Krenz, Robert Kusmirowski, Pawel Kwiek, Zbigniew Libera, Marcin Maciejowski, Jozef Robakowski, Zbigniew Rogalski, Wilhelm Sasnal, Mladen Stilinovic, Krzysztof Wodiczko.


Commissariat : Nathalie Boutin, Solène Guillier et Lukasz Gorczyca

Catalogue bilingue français-anglais d’environ 192 pages, d’après une maquette de wa 75, avec des textes de Maria Anna Potocka, Maria Morzuch, Kathrin Rhomberg, Georg Schoellhammer.

Ecole nationale supérieure des beaux-arts, 13 quai Malaquais, 75006 Paris
Exposition ouverte tous les jours, sauf le lundi, de 13 h à 19 h
Contact : Sophie Kaplan et Huguette Meyran, Tél : 01 47 03 50 74, Fax : 01 47 03 50 88, Mèls : sophie.kaplan@ensba.fr et huguette.meyran@ensba.fr
Contact presse Nova Polska : Claudine Colin, Tél : 01 42 72 60 01, Fax : 01 42 72 50.23, Mèl : marie@claudinecolin.com


 

 

Exposition

LES ÉVÉNEMENTS CULTURELS

A l’occasion de l’exposition De ma fenêtre, des artistes et leurs territoires présentée dans le cadre de la saison polonaise en France, l’Ensba propose des rencontres et des débats avec les artistes et les commissaires de l’exposition Nathalie Boutin, Solène Guillier et Lukasz Gorczyca ainsi que deux séances vidéo.

- Le 17 décembre à partir de 18h : rencontre et table ronde
Rencontre et table ronde avec les commissaires et les artistes de l’exposition.

- Le 20 janvier à partir de 18h : projection
L’Ensba propose une sélection des films de Jozef Robakowski présentée par Stéphanie Moisdon, critique d’art, commissaire d’expositions et fondatrice du Bureau des vidéos


Toutes les conférences ont lieu dans la salle de conférences de l’Ensba,
1er étage du Palais des études, escalier de droite
Entrée par le 14, rue Bonaparte, 75006 Paris


 

Les artistes

Althamer |  Azorro |  Bodzianowski  |  Budny |  Bujnowski |  Dabernig  |  Dawicki |  Dwurnik  |  Ilic |  Koller |  Kovanda |  Krenz  |  Kusmirowski |  Kwiek  |  Libera |  Maciejowski |  Robakowski |  Rogalski |  Sasnal  |  Stilinovic  |  Wodiczko | 

 

 

Biographie des artistes

Althamer

Pawel Althamer est né en 1967. Il vit et travaille à Varsovie, Pologne.
Ses œuvres ont été montrées internationalement, dans des expositions personnelles notamment au Bonnefanten Museum de Maastricht en 2004, au Kunstverein de Düsseldorf en 2003, au CCA Ujazdowski de Varsovie en 2002, au Museum of Contemporary Art de Chicago en 2001 et à la Kunshalle de Bâle en 1997. Il a participé à la Documenta X en 1997, à Manifesta 3, Ljubljana en 2000. Pawel Althamer est représenté par la Foksal Gallery Foundation, Varsovie.

Son travail, pluridisciplinaire, renvoie aussi bien à la sculpture traditionnelle, à la performance radicale et engagée, à la vidéo documentaire qu'à l'art conceptuel. L'œuvre d'Althamer interprète librement la réalité et joue sur ses aspects les plus irrationnels et changeants. Il conçoit un espace sans limite, ouvert à l'autre, pour une communication possible et de nouvelles perceptions.
Double-Ganger présenté dans cette exposition est, à partir d'un autoportrait dessiné, la présence d'un sosie de l'artiste, mais projeté trente années plus tard. Pawel Althamer crée un contexte où le public rencontre l'œuvre de manière physique mais ambiguë. Il assume ainsi le rôle de directeur de casting afin de construire une fiction à réactiver par le public. Cette situation renvoie le spectateur à sa propre fonction dans le processus de l'œuvre. Très souvent, chez Althamer, le personnage de l'artiste reste isolé de la société et tente, à travers une expérience intime et personnelle, de trouver un langage universel.

Azorro

Azorro est composé de : Oskar Dawicki : né en 1971, il vit et travaille à Cracovie ; Igor Krenz : né en 1959, il vit et travaille à Varsovie ; Wojtek Niedzielko : né en 1959, il vit et travaille à Varsovie et Lukasz Skapski : né en 1958, il vit et travaille à Cracovie.

Ce groupe constitué de 4 artistes ayant chacun leur activité artistique propre qui, dans le contexte difficile d'émergence dans le milieu de l'art en Pologne, affirme en groupe un positionnement beaucoup plus libre et cynique face aux problèmes qu'ils rencontrent individuellement. La force d'Azorro vient de ce décalage dans une sphère d'ensemble comme un outil de dérision affichée. Ce qu'ils ne peuvent se permettre en tant qu'individus isolés leur est possible sous cette forme : la subversion et l'autodérision, le besoin de reconnaissance par le marché, les enjeux et mécanismes du milieu de l'art (Portrait with a Curator, 2002 met en scène la capture dans le cadre de la vidéo des personnalités de l'art lors de vernissages, Proposal, 2002 met à jour le cynisme de propositions faites aux artistes), mais aussi les problèmes face à la censure. Invités de plus en plus dans les manifestations internationales, ils vivent ce paradoxe d'être plus connus en groupe que par leurs activités propres et révèlent ainsi nos attentes non formulées que ce fonctionnement a mis à jour, rendant palpables nos propres limites d'intégration et nos processus de validation.

Leurs vidéos ont été présentées en 2004 à Sparwasser HQ de Berlin, au Passage de Retz à Paris, au Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne, à la Galerie Nationale Zacheta de Varsovie et à la Renaissance Society de Chicago. En 2003, au Musée d’Art Contemporain Kiasma à Helsinki, à la National Gallery de Prague, au Musée Ludwig de Vienne, au Museum Junge Kunst de Frankfurt, au Bunkier Sztuki de Cracovie et au Deutscher Kunstlerbund de Berlin. En 2002, à la Galerie Arsenal de Bialystok et à la galerie Raster, Varsovie.

Bodzianowski

Cezary Bodzianowski est né en 1968 et vit à Lodz, Pologne. Ses performances ont été réalisées dans des expositions comme celles à la Foksal Gallery de Varsovie en 2000, à la Biennale de Tirana et à la Sécession de Vienne en 2001, au Natural History Museum de Lodz et au Kunstverein de Salzburg en 2002, au Kunstverein de Cologne et à la National Gallery Zacheta de Varsovie en 2003 ; puis en 2004, au Museum of Art et Ethnographic Museum de Lodz enfin récemment au Centre Georges Pompidou à Paris. Cezary Bodzianowski est représenté par la Foksal Gallery Foundation de Varsovie.

Cezary Bodzianowski crée un espace/temps spécifique, dans lequel se déroulent des mini-fictions. De ses performances ou actions, il ne reste qu'une documentation photographique. Ses histoires pleines d'ironie universalisent l'accidentel, rendent hommage au marginal. Son champ d'action privilégie des endroits abandonnés, obscurs aux espaces institutionnels. Il ne cherche pas à transformer le système de manière réelle et profonde, mais par son geste imprévisible, un temps hors limite, il décale les choses. Ses œuvres constituent une quintessence poétique et existentielle de la réalité. Seules quelques personnes sont témoins de ses actions et son art ne circule qu’à travers le bouche à oreille. Pour l'exposition De ma fenêtre, il a choisi à nouveau d'intervenir là où l'on ne l'attend pas car pour lui il n'y a pas de frontière précise entre ce qui appartient au domaine artistique et ce qui n’est que la vie. A sa manière, il perfectionne la réalité. Rien de réel pour pointer du doigt tout ce qui a de plus tangible.

Budny

Michal Budny est né en 1976 à Leszno, Pologne. Il vit et travaille à Varsovie.
Il a été exposé au Centre d’Art Contemporain Ujazdowski à Varsovie en 2004, au Kulturbrauerei de Berlin et au festival de Cieszyn. Son travail est représenté par la galerie Raster, Varsovie.

Michal Budny reconstruit méticuleusement des objets et des formes extraits de notre environnement quotidien : cartes postales, publicités, téléphones. Ces objets réalisés en carton ou en papier, fragiles et discrets, souvent jaunis par le temps, prennent une autre dimension par leur simplicité et leur réserve. Nous sommes confrontés à des modèles d'objets, intemporels, sans valeur ni fonction. Michal Budny cherche ainsi à saisir la quintessence même du temps et de la forme que ces objets comportent. Pour l’exposition à Paris, Michal Budny présente une installation composée de trois sculptures en carton qui isole un moment lumineux, comme l'empreinte d'une sensation fugitive.

Bujnowski

Rafal Bujnowski est né en 1974. Il vit et travaille à Varsovie, Pologne.
Il a exposé personnellement à l’Institut polonais de Paris et à la galerie Raster de Varsovie en 2004. Il a participé en 2002 aux expositions de la Kunsthalle de Vienne et en 2001, au Bunkier Sztuki de Cracovie ainsi qu’à la galerie Arsenal de Bialystok.

Rafal Bujnowski s’intéresse à l’insertion de l’art dans l’espace public et à la question de commercialisation de l’art, réduit à son aspect purement matériel. Sa création artistique a pour motif principal l’utilité sociale de l’artiste lui-même. A travers ses tableaux, qu’il considère comme des objets d’usage quotidien, il tente de se débarrasser de la subjectivité et de l’individualisme de l’artiste. Le projet appelé Visa de 2004 présenté ici, est une intervention artistique audacieuse. L’artiste a peint, dans un style photo - réaliste, son autoportrait en noir et blanc et en a donné une reproduction dans sa demande de visa pour les Etats-Unis. L’administration n’a pas réalisé le fait qu’elle avait été manipulée et son visa - avec une copie d’une peinture, à la place d’une photographie standard - lui a été accordé pour son passeport. Le risque réellement encouru est complété par la présentation d’une documentation sur les cours de pilotage suivis durant son séjour à New York.

Dabernig

Josef Dabernig est né en 1956 à Kötschach-Mauthen en Autriche, il vit et travaille à Vienne. En 2005, son travail sera présenté à la Galerie für Zeitgenössische Kunst de Leipzig. Ses principales expositions personnelles sont au Kunstverein, Graz en 2004; en 2002 au Contemporary Art Center de Vilnius, puis au Künstlerhaus Bethanien de Berlin. En 1996 à la Neue Galerie am Landesmuseum Joanneum de Graz et dès 1992 à la Secession de Vienne. Il a participé en 2003 et 2001 aux Biennales de Venise, en 2000 à Manifesta 3, Ljubljana.

Cet artiste autrichien, dont le positionnement et la sensibilité sont en relation directe avec une commune interrogation des artistes polonais, travaille uniquement le film. Il y aborde l'absurde, la suspension du temps, le rapport à la réalité, l'interrogation d'un quotidien vécu de façon sociétale, une forme d'impuissance face aux actes et à l'histoire. Son film Wisla, 2001 montre deux hommes assistants à un match de foot. De l'intensité de leur participation confrontée à l'architecture en béton très datée du stade se dégage un malaise profond. La parodie et l'absurde prennent le dessus de la narration pour dénoncer les codes du sport et ses enjeux nationaux. WARS,1996 met en scène, toujours dans un espace clos sur lui-même et connoté de l'Est, l'activité inutile, le labeur comme norme de survie, la répétition de gestes anodins pour parer au désordre quel qu'il soit. En noir et blanc, ces deux films au cadrage et grain si particuliers, exprime un profond désabusement. Le train, omniprésent dans les films de Josef Dabernig, devient ici le vecteur de l'idée de passage d'un temps à l'autre, de stéréotypes, de perceptions géographiques.

Dawicki

Oskar Dawicki est né en 1971. Il vit et travaille à Cracovie, Pologne. Il est aussi membre du groupe Azorro. Ses travaux ont été exposés en 2004 à la galerie Potocka et au Bunkier Sztuki de Cracovie, au Centre d’art Contemporain de Vilnius et au Musée de Tallin; en 2003 à la galerie Raster et à la Nationale Galerie Zacheta de Varsovie. En 2002 à la galerie Display à Prague. Oskar Dawicki est représenté par la galerie Raster, Varsovie.

Oskar Dawicki réalise des performances et des ensembles conceptuels. Ses projets réunissent les éléments de recherche et intègrent la description du processus. Son travail se nourrit de la vie personnelle et quotidienne de l’artiste et s’infiltre dans la société par le biais d’actions secrètes comme, par exemple, les affiches réalisées pour une compagnie de publicité, dans lesquelles il a glissé, à leur insu, son portrait. La présence « camouflée » de l’artiste sur un tel support nous renvoie à une réflexion sur notre regard des images qui nous entourent, à notre passivité de consommateur, mais aussi déplace le rôle de l’artiste vers de nouveaux champs d’action. Il se positionne ainsi comme un acteur désireux d’intéresser un plus large public, au-delà des espaces réservés à l’art.

Dwurnik

Edward Dwurnik est né en 1943 à Radzymin, Pologne. Il vit et travaille à Varsovie. Il a eu des rétrospectives à la Galerie Nationale Zacheta de Varsovie en 2001, en 1994 au Kunstverein de Stuttgart et en 1985 au Stedelijk Van Abbemuseum d’Eindhoven. Il est exposé en 1988 au Museum fur Gegenwartkunst de Bâle et au Museum of Modern Art d’Oxford. En 1986 Museum Ludwig, Cologne. Dwurnik participe en 1987 à la Biennale de Sao Paolo, en 1985 à la Nouvelle Biennale de Paris, en 1982 à Documenta 7 à Kassel et enfin 1984 à la Biennale de Sydney.

Le trublion polonais ne cesse de déranger et de démanger, soit qu'il ait consenti une exposition en Pologne pendant le veto des artistes en résistance avec le régime autoritaire pour s'offrir la chance de participer aux grandes expositions internationales avec une possibilité de visa, soit qu'il se fasse la chantre de la polinité exacerbée, soit qu'il se moque de l'intelligentsia artistique de son pays. Dans un style qui lui est propre, fait de saturations et de trop plein, de grotesque, liant le naïf à la réalité quotidienne, Dwurnik ne se dépare jamais de son ironie et facétie. Egal à sa légende, iconoclaste de sa propre histoire et gargantuesque dans la voracité de sa production, Edward Dwurnik continue de détonner dans une scène en quête de repères.

Ilic

Aleksandar-Battista Ilic est né en 1965 à Karlovac, Croatie. Il a exposé en 2000 à la Fondation La Caixa de Barcelone, au Frac Languedoc-Roussillon et au Museum in Progress de Vienne en 1998, à la SKUC Gallery, Ljubljana et au Museum of Contemporary Art de Zagreb en 1991. Il a participé aux expositions en 2003 à la Kunsthalle de Graz, au Tanzquartier de Vienne, à la Biennale de Kyoto en 2002, au Nikolaj Center for Contemporary Art, Copenhague. En 2001, à Exit Art de New York et à l’Institut d'art contemporain de Lyon et Irish Museum of Modern Art de Dublin. En 1999, au Ludwig Museum de Budapest et à l’exposition After the Wall organisée par le Moderna Museet de Stockholm.

Aleksandar-Battista Ilic questionne sans cesse ses propres traditions, à travers une approche conceptuelle. Le projet Weekend Art : Hallelujah the Hill, conçu par l’artiste en collaboration avec les deux artistes croates Ivana Keser et Tomislav Gotovac, a commencé en 1996. Chaque week-end, ils se promènent sur une colline près de Zagreb. Ces sorties, « performances permanentes du dimanche », ont été régulièrement répertoriées par des photographies. Celles-ci sont exposées dans les musées ou transformées en cartes postales envoyées. A travers la photographie, Aleksandar-Battista Ilic réactive la sphère privée en lui donnant un contenu artistique ; certaines questions s'affirment tant d'un point de vue artistique que de celui d'archives sociales non liées à l'art. Les promenades quotidiennes deviennent performances.... est-ce qu’une performance sans public en est une ? The Weekend Art est un portrait paradoxal de la définition de l’art. Ce projet peut être perçu comme une déviation de l’urbanisme, un refus de cette société yougoslave des années 90. Ils recréent une fiction originelle, à partir d'un lieu à peine visible sur une carte mais qui devient pour eux le centre du monde.

Koller

Julius Koller est né en 1939 à Piestany en Tchécoslovaquie. Il vit et travaille à Bratislava, Slovaquie. Son travail est diffusé internationalement : en 2004 au Kunstverein de Cologne, au Kontakt Kunstraum de Munich, à la Generali Foundation et Bawag Fondation de Vienne ; en 2003 à la Biennale de Venise, au Austrian Cultural Forum de New York ; en 2001 à la Sécession de Vienne et en 2000 à la Fondation Mirò de Barcelone. En France, il a participé en 1997, à Face à l’Histoire au Centre Georges Pompidou à Paris et était présent en 1996 à la Biennale de Sao Paulo.

En 1965, Julius Koller publie son manifeste intitulé Anti-Happening qui consiste à user des objets quotidiens et du monde réel pour une esthétique automatique et infinie. Il envisage son travail comme un processus et souhaite ainsi créer une situation culturelle résultant d’une manière de vivre : nouvelle créativité pour une culture humaniste. Face à l’idéologie communiste, la subjectivité reprend sa place. Les Anti-Happening sont des gestes et actions éphémères, transmises et commentées par des messages textuels et par des photographies noir et blanc. En 1970, avec son second manifeste U.F.O., il joue de cette abréviation offrant un système complexe de multiples possibilités de mutations de sens. Le sigle UFO devient la signature de l’artiste. Cet intérêt pour tout ce qui est lié aux mystères du cosmos témoigne aussi de la fin du rêve d’une troisième voie socialiste tchèque. L’idée du futur, de l’attente de quelque chose de meilleur s’est déplacée vers d’autres sphères. Mais c’est surtout un rapport à l’autre, du partenaire, de celui avec qui l'on peut communiquer et donc une définition de soi-même qui est en jeu ici.

Kovanda


Jiri Kovanda est né en 1953 à Prague, Tchécoslovaquie. Il vit et travaille à Prague, République Tchèque. Ses œuvres ont été exposées à la Bawag Fondation de Vienne et au Austrian Cultural Forum de New York en 2004. En 2003 au Kunstverein de Cologne, en 2001 à Exit Art à New York. Puis en 2000 à la Fondation Miró de Barcelone, au Ludwig Museum de Budapest, au Museum Moderner Kunst, Stiftung Ludwig de Vienne. En 1998 à la Moderna galeria de Ljubljana et en 1979 à la Fondation de Appel à Amsterdam.

Jiri Kovanda rejoint les artistes du mouvement Body Art au milieu des années 70 et réalise des actions discrètes dans les rues de Prague. L'activité passive de Kovanda rejoint quelque peu le situationnisme. La plupart de ses actions corporelles se trouvent dans des espaces publics. Elles sont tellement intrusives qu’il est presque impossible de les différencier de la vie réelle. A Prague dans les années 60, le mouvement Fluxus a trouvé un écho favorable. L'expérience politique du Printemps de Prague s'est résumé en un nettoyage de l'espace public. Jiri Kovanda utilise cet espace comme une sphère mentale dématérialisée et la performance comme un processus de changement.

Krenz

Igor Krenz est né en 1959 à Katowice, Pologne. Il vit et travaille à Varsovie. Il est membre du Groupe Azorro. Ses vidéos ont été montrées en 2004 à la galerie Arsenal de Bialystok et 2003 à la galerie Raster de Varsovie. Il a participé à de nombreux festivals et expositions de groupe, dont une en 2004 au Centre d’Art Contemporain de Varsovie, en 2003 aux Transmediale Events de Berlin, en 2002 et 2000 aux Festivals du Bunkier Sztuki de Cracovie et en 2001, au festival Mikromuseum d’ Athènes.

Avec des séquences courtes, toutes tournées dans son atelier, Igor Krenz met en place de façon légère une forme d'esprit tourné vers l'absurde et un questionnement sur la place de l'artiste dans une société civile. Si la désobéissance est son mot d'ordre et la fausse désinvolture sa posture, la modestie de moyens mis en place révèle une ultime provocation tout en douceur ; le travail d'Igor Krenz évoque finement tous les doutes et l'exigence d'un artiste face au monde qui l'entoure. De l'obsession de la mesure pour comprendre l'espace («4 cm, 8 cm, 9 cm, Ø 5, Ø 6» 2003), il extrapole une relecture des codes de l'art, de ses jeux de disparition d'une partie de l'écran (Only the left side of the screen exist, 1998 et 2002); il se joue de la réception de la réalité, son interrogation du quotidien est une sorte d'urgence de vie (Fire is better than scissors, 1990) ; l'absurde peut devenir un rempart d'intelligence quand la raison semble faillir à sa mission.

Kusmirowski

Robert Kusmirowski est né 1973 à Lodz, Pologne. Il a été exposé en 2004 à la Johnen Galerie à Berlin et en 2003 au Centre d’Art Contemporain de Varsovie. Il a participé à l’exposition Distances en 2004 au Plateau à Paris, en 2003 aux expositions à la Sécession de Vienne, à la Galerie de L’Espace International à Rennes, à la Galerie fur Zeitgenoessische Kunst de Leipzig, puis en 2002 à la Galerie Nationale Zacheta de Varsovie et au Bunkier Sztuki de Cracovie. Il est représenté par la galerie Foksal Foundation, Varsovie.

Robert Kusmirowski propose un travail sur la notion de falsification d'objets appartenant à notre vie quotidienne mais aussi des aspects de notre environnement (copies de documents, photos, objets). Extrême dans cette volonté, il est allé jusqu'à recréer la réplique parfaite d'un espace entier, provocant la sensation d'un vis-à-vis. Lors du projet Paris-Luxembourg-Leipzig en 2003, Robert Kusmirowski a reconstitué une fiction qui aurait pu se passer au début du siècle. L'artiste a effectué le parcours séparant les villes avec une bicyclette des années 1920 et réalisé des photos semblant appartenir à la même époque. Pour l’exposition à Paris, Robert Kusmirowski se propose de réaliser le voyage entre Varsovie et Paris à pied et de le transcrire par des photographies. Sorte d'imitateur-illusionniste, il réinvente ainsi un monde parallèle spatial et temporel pour proposer au spectateur un voyage dans les limites du réel.

Kwiek

Pawel Kwiek vit et travaille à Varsovie.

Dans les années 70, Pawel Kwiek réalise un travail à la frontière du Body-art, de la performance et du cinéma expérimental. Ses photographies en noir et blanc sont accompagnées de textes et témoignent de l’importance de l’art conceptuel en Europe de l’Est, dans la manière d’analyser la photographie en tant que médium et de ses possibilités formelles, en réponse à d’autres formes artistiques comme celles de la performance ou de la sculpture. En 1970, Jozef Robakowski crée le manifeste Film Form Workshop afin de proposer une alternative au milieu culturel officiel. Pawel Kwiek participe à ce mouvement et réalisera plusieurs films engagés. Il analyse les différents aspects du médium télévisuel, la place de cet objet fétiche dans la culture de masse. L'exposition à Paris réunit un ensemble de photographies des années 70 et montre à quel point l'esprit de cet artiste dans le geste poétique trouve un écho chez les artistes d’aujourd’hui.

Libera

Zbigniew Libera est né en 1959 à Pabianicie, Pologne. Il vit et travaille à Varsovie. Son travail a été exposé internationalement depuis 1990. Récemment au Casino - Forum d'art contemporain de Luxembourg ; aux Rencontres internationales de la photographie d’Arles; au Passage de Retz à Paris et au Kunst-Werke de Berlin. En 2001 à la Fondation Mirò de Barcelone. Au Musée d’art Contemporain de Chicago en 1995, à la Biennale de Venise en 1993, En 1992 au Centre d’art Contemporain, Ujazdowski à Varsovie. Enfin, en 1991 au Kunstverein de Bonn.

Esprit fin et critique, appartenant à une génération faisant le pont, Libera a défrayé la chronique en réinterprétant les fameuses boîtes de Legos sous forme de camps de concentration. Il a ainsi réveillé le malaise profond d'une conscience refoulée de son pays avec l'utilisation intelligente de standards de la consommation. Son travail se prolonge par une relecture des codes de l'image, celles qui, médiatisées à l'extrême, deviennent les vraies nouvelles icônes de notre culture globale. Aimant se jouer des pertes de repères et des faux-semblants, Libera propose dans l’exposition un ensemble d'albums photos que chacun possède en famille ; mais ceux-ci ne sont alimentés que de nos images, véhiculant sur papier glacé, notre famille n'est plus que le réceptacle des strates superposées d'images de magazines.

Maciejowski

Marcin Maciejowski est né en 1974 à Grojec, Pologne. Il vit et travaille à Cracovie. Il a exposé personnellement à la galerie Nationale Zacheta à Varsovie en 2002 et à la galerie Arsenal de Bialystok en 2004. Il a participé aux expositions collectives comme Distances au Plateau à Paris, en 2002 et 2000 au centre d’art contemporain Ujazdowski à Varsovie, au Kunstburo de Vienne en 2002, au Bunkier Sztuki de Cracovie en 2001. Marcin Maciejowski est représenté par la Galerie Meyer Kainer, Vienne.

Marcin Maciejowski développe un travail de peinture formellement proche du langage lapidaire de la publicité et de la bande dessinée. Il peint à partir de photos tirées de la presse. Son art reflète une réalité d’occasion, désigne ce qui a été déjà choisi et médiatisé et témoigne de l’état de conscience de la société. Ses œuvres parlent non seulement de ce qui intéresse les Polonais moyens, mais elles montrent les mécanismes de la représentation de la réalité dans les médias. Jusqu’à aujourd’hui, il a créé dans son œuvre une chronique de la réalité contemporaine. Il a saisi l’image de la société polonaise et montre les coutumes, les pathologies, les modèles culturels et les stéréotypes sociaux. Les œuvres récentes de Maciejowski témoignent d’un certain changement stylistique.
L’artiste y a limité sa palette au blanc, noir et gris ; le contexte publicitaire est évacué.

Robakowski

Józef Robakowski est né en 1939 à Poznan, Pologne. Il vit et travaille à Lodz. Exposé internationalement, il présente des films au Moma de New York en 2003, à la Kunsthalle de Wien, au Museum Modern Kunst de Salzbourg en 2002, au Kunstverein de Bonn et au Kunstverein de Frankfort en 2001, au Queens Museum of Art de New York, à la Generali Fondation de Vienne en 1999, au Museum of Modern Art à New York, au LUX Centre à Londres, Museum of Modern Art de Ljubljana en1998, au Studio le Fresnoy à Tourcoing, en 1996, au Martin-Gropius-Bau de Berlin et à la Galerie Zacheta de Varsovie en 1994. En 1993 au Kunstverein de Berlin, en 1992 au Musée d'Art Contemporain Lyon, en 1983 à la Nationale galerie de Berlin et au Kunstverein de Cologne et au Stadtmuseum de Kiel, Il participe à l’exposition « Présence Polonaises » au Centre Pompidou à Paris de 1983, à la Biennale de Sydney en 1982, à la

Jozef Robakowski a étudié l’histoire de l’art, la muséologie, puis le cinéma. Profondément influencé par l’histoire de la Pologne et par l’art symbolique, ses photographies et ses films représentent une tentative de détachement de la réalité sociale et politique de son pays. Son travail révèle l’absence de crédibilité de la photographie, en tant que matériau objectif dans la représentation de la réalité et privilégie une stratégie de destructuration, voire de destruction des images. Jozef Robakowski utilise le mode de l’ironie, du kitsch, de la parodie et de l’humour pour donner à ses œuvres une dimension non conventionnelle. Il crée ainsi un univers mental et désoriente le public. Initiateur d’événements artistiques et de performances multimédia importantes dans son pays, à travers le groupe Zero 61, il revisite l’idée de modernité comme une expérience reliant le Dadaïsme au Pop Art, avec le cinéma expérimental, la photographie et la vidéo.

Rogalski

Zbigniew Rogalski est né en 1975 à Dabrowa Bialostocka, Pologne. Il vit et travaille à Varsovie. Il a été exposé en 2003 au Kunst Museum de Frankfurt ; en 2002 au Palau de la Virreina de Barcelone, au CCA Ujazdowski de Varsovie et en 2001 à la galerie Arsenal de Bialystok. Il est représenté par la galerie Raster à Varsovie.

Co-fondateur du groupe Magister, il réalise à partir de 2000 des vidéos, des photographies qui éprouvent les limites de l’absurde. Ses membres créent des mini-fictions et retracent leurs moments d’ennui, le temps qui passe, la banalité par des gestes quotidiens. Par cette dérision de soi-même, ces glissements maladroits, ces irrégularités fonctionnelles, ils cherchent une alternative à cette société, une beauté absurde. Depuis, Zbigniew Rogalski développe un travail personnel de peintre. Il affirme une distance et ironie face aux limites de ce médium. Il met en scène notre regard et ce que l’artiste donne à voir. Pour lui, la peinture n’est rien d’autre que ce lieu de rencontre de ces deux moments. Il joue avec les conventions, les styles, des formats monumentaux et crée une approche filmique et spatiale de sa peinture. C’est le processus de peindre qui intéresse Rogalski et non pas un quelconque contenu. Encore une fois, la photographie est une étape dans l’élaboration de ses travaux et non un aboutissement.

Sasnal

Wilhelm Sasnal est né en 1972 à Tarnow, Pologne. Il vit et travaille à Tarnow. Reconnu internationalement, il a bénéficié d’expositions personnelles au Camden Art Center de Londres en 2004. Au Kunstverein de Muenster et à la Kunsthalle de Zürich en 2003. En 1999, au Centre d’Art Contemporain Ujazdowski de Varsovie. Wilhelm Sasnal a participé aux Biennales de Sao Paulo de 2004, à celle de Gwangju de 2002 et de Tirana en 2001, à l’exposition Urgent Painting’ du Musée d’art moderne de la Ville de Paris en 2002. Il est représenté par la galerie Foksal Foundation à Varsovie.

Ses œuvres s’inspirent de photographies existantes, d’images tirées de films, de magazines ou de bandes - dessinées. Son style est éclectique : il reprend différents mouvements comme le Photo - réalisme, le Pop Art, le Minimalisme, le graphisme de propagande des années 70 ou l’abstraction gestuelle. Son travail tend à magnifier la matérialité du médium pictural. Son propos éprouve les limites et les possibilités de la représentation. Ses compositions asymétriques, ses cadrages incomplets produisent un décalage irréel. Nous assistons à un rapport particulier de l’art avec la réalité et un certain scepticisme sur la véracité de la représentation photographique. Wilhem Sasnal recherche dans ses œuvres une émotion sociale. A partir de faits réels, il tente de comprendre la manière dont les médias retranscrivent l’événement et l’émotion qu’ils impliquent. C’est la manière de regarder le monde qui compte. Ses univers semblent surgir d’une mémoire distanciée, transformés par notre perception. Il introduit dans son œuvre tout ce qui nous affecte dans notre vie quotidienne : l’engagement et l’ironie, la jouissance et le renoncement.

Stilinovic

Mladen Stilinovic est né en 1947 à Belgrade, il vit et travaille à Zagreb, Croatie. En 2004, il participe à des expositions à la Renaissance Society de Chicago, à la City Gallery of Art de Limerick ainsi qu’au Kunstverein de Munich. En 2003, il expose à la Sammlung Essl de Klosterneuburg, à la Biennale de Venise, à la Kunsthalle Fridericianum de Kassel et au Austrian Cultural Forum à New York puis en 2002 à la Sécession de Vienne. Il participe en 1999 à l’exposition After the Wall organisée par le Moderna Museet Stockholm. En 1979 il est présent à la fondation De Appel, Amsterdam et au Stedelijk Museum d’ Amsterdam. En 1977, il participe à la Biennale de Paris, au Los Angeles Institute of Contemporary Arts et à Artist’s Space de New York.

De 1969 à 1976, le travail de Mladen Stilinovic se concentre autour du cinéma expérimental. Il développe une pratique qui intègre la peinture, la photographie, le texte et les objets au film. Son œuvre s'articule autour de la relation entre le langage et l'image. Ce qui l'intéresse dans le langage, c'est son interférence avec la politique et ses rapports avec l'art et la vie quotidienne. Certaines notions comme le temps, l'argent, la communication, le travail, font partie de ses questionnements. Son texte Praize of Laziness de 1993 présenté ici témoigne de cette analyse économique de l'art et des comportements liés à une situation sociale. Dès 1975, il devient membre du Groupe of Six Artists et organise des « expositions-actions » à Zagreb, Belgrade et Venise ; ses membres publient le magazine Maj 75. Puis Stilinovic gère la PM Gallery à Zagreb et devient commissaire d'exposition. Plus tard, il participe au projet IRWIN Retro-Avant-Garde.

Wodiczko

Krzysztof Wodiczko est né en 1943 à Varsovie, Pologne. Il a émigré au Canada, puis aux Etats-Unis. Il partage son temps entre New York et Cambridge dans le Massachusetts où il est professeur et directeur du Center for Advanced Visual Studies au Massachusetts Institute of Technology (M.I.T).
Krzysztof Wodiczko a participé à de nombreuses expositions internationales telles que les Biennales de Paris; de Sydney, de Kwang-ju, de Venise, de Lyon, du Whitney Museum, de Kyoto et à la Triennale de Yokohama ainsi qu’à la Documenta. Krzysztof Wodiczko est représenté par la galerie Gabrielle Maubrie à Paris.

Ce sont peut-être les « politiques de l’absurde » des années 1970 à Varsovie qui expliquent la mise au point de ses premiers véhicules. Le Véhicule de 1973 présenté dans l’exposition, est animé par la propre marche de l’artiste. Des photographies montrent celui-ci activant la pièce dans un parc et la rue, par ses allers et retours sur sa plate-forme basculante. Dans les années 1980, il développe cette idée, en prenant en compte la réalité capitaliste pour créer une série de véhicules destinés aux sans abri. Ils procurent à ce groupe social un outil urbain qui répond aux nécessités basiques de l’économie de survie. L’intention de l’artiste est d’apporter à ces groupes marginalisés le pouvoir d’une présence publique ainsi que le pouvoir de la parole. Cette année Krzysztof Wodiczko, avec l’architecte Julian Bonder, a reçu une commande de la ville de Nantes pour réaliser le Mémorial de l’abolition de l’esclavage en France.

 

 

Commissaire(s) de l'exposition : Nathalie Boutin, Solène Guillier et Lukasz Gorczyca

Nathalie Boutin

Après des études d’histoire de l’art, Nathalie Boutin a travaillé de 1992 à 1996 à la galerie Blum-Helman à New York et à la galerie Froment & Putman à Paris. Elle a ensuite dirigé, de 1996 à 1999, la galerie Almine Rech à Paris avant de fonder avec Solène Guillier sa propre galerie, gb agency. Elle a participé, en tant que commissaire, au projet c/o berlin en 2000, à l’exposition Mac Adams au Centre photographique d’Ile-de-France en 2001, à l’exposition OEMental Shifts à l’UKS d’Oslo en Norvège en 2002, et au projet OEHere and Now avec la fondation AARA à Bangkok, en Thaïlande, entre 2003 et 2004.


Solène Guillier

Après des études d’histoire de l’art, Solène Guillier a été de 1988 à 1989 assistante de direction à Beaux-Arts Magazine. Entre 1990 et 2000, elle a travaillé à la galerie Yvon Lambert à Paris en tant qu’assistante. Commissaire de l’exposition Confluences à la Stad gallery à Rheimshed en 1992, elle a ensuite crée Espace Coté-Rue à Paris avant de fonder en 2001 la galerie gb agency avec Nathalie Boutin et a été co- commissaire de l’exposition OEMental Shifts à l’UKS d’Oslo en Norvège.


Lukasz Gorczyca

Docteur en histoire de l’art, Lukasz Gorczyca a fondé le magazine d’art Raster en 1995, a été éditorialiste au magazine Art and Business entre 1995 et 2000, critique d’art pour la State gallery en 1996, pigiste au magazine Machina entre 1997 et 2001 et a réalisé de nombreux reportages pour le journal culturel Pegaz de la Polish State TV entre 2000 et 2003. En 2001, il fonde la Raster Gallery à Warszawa en Pologne. Il a été commissaire de l’exposition The Polish House au District Museum de Bydgoszcz en 1999, du projet Paint me à la BWA gallery de Zielona Gora et de l’exposition The Ladnie Group at d’Arcy à Warszawa en 2000 et enfin, du projet Relax à l’Arsenal gallery de Bialystok en 2001.


 

 

Catalogue

Catalogue : bilingue français-anglais d’environ 192 pages, d’après une maquette de wa 75, avec des textes de Maria Anna Potocka, Maria Morzuch, Kathrin Rhomberg, Georg Schoellhammer.

 


Informations pratiques

De ma fenêtre, des artistes et leurs territoires...
Du 17/12/2004 au 13/03/2005

Vernissage le 16/12/2004 à 18h00
Commissaire(s) : Nathalie Boutin, Solène Guillier et Lukasz Gorczyca

13, quai Malaquais, Paris 6e

ouvert tous les jours sauf le lundi, de 13h00 à 19h00

Métro Ligne 4 : Saint-Germain des Prés
Bus : 24 - 27 - 39 - 48 - 63 - 70 - 86 - 87 - 95 - 96