INDIAN SUMMER
La jeune scène artistique indienne
Une exposition proposée
par Henry-Claude Cousseau, commissaire général, Deepak Ananth et Jany Lauga, commissaires adjoints, .
Du 07/10/2005 au 31/12/2005
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Communiqué de
presse
La jeune scène artistique indienne demeure pratiquement inconnue en France, en dépit de son dynamisme et de la pluralité de ses expressions. Aucune institution française ne s’était encore donnée les moyens de montrer la diversité pourtant exceptionnelle de la création dans ce pays immense, à la culture fascinante et toujours foisonnante.
L’exposition Indian Summer, programmée à l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts (Ensba), dans les salles du quai Malaquais, entend pallier ce manque. Elle sera donc la première en France à présenter le travail de jeunes artistes indiens.
Le principe de l’exposition repose sur la présentation d’une toute nouvelle génération d’artistes qui pratiquent la peinture, la sculpture, la vidéo, la performance ou l’installation en des démarches souvent pluridisciplinaires. Cette jeune scène qui questionne tradition et modernité est en train de renouveler et de remodeler complètement le paysage des arts plastiques en Inde.
Pour la réalisation de l’exposition, il sera fait appel aussi bien aux ressources de la production in situ, qu’à la présentation de travaux déjà réalisés.
La vingtaine d’artistes sélectionnés sont originaires de toutes les régions de l’Inde, notamment de Delhi, Mumbai, Bangalore, Baroda.: A. Balasubramaniam, Sheba Chhachhi, Krishnaraj Chonat, Ajay Desai, Atul Dodiya, Anita Dube, Sheela Gowda, Shilpa Gupta, Subodh Gupta, N.S. Harsha, Anant Joshi, Jitish Kallat, Bharti Kher, Sonia Khurana, Suresh Kumar, Pushpamala N., Raqs Media Collective, Sharmila Samant, Tejal Shah, Natraj Sharma, Surekha, Navin Thomas, Hema Upadhyay, Avinash Veerarghavan.
L’Ensba a élaboré, avec l’aide des services culturels de l’Ambassade de France en Inde, un programme d’invitations de très jeunes artistes (Prashast Kashru, Krishnaraj Chonat…) et de créateurs confirmés.
Dès 1992 l’Ecole avait déjà eu le privilège d’accueillir pendant un an le peintre, aujourd’hui célèbre, Atul Dodiya.
En 2004, Vivan Sundaram, artiste de la génération précédente confirmée sur la scène internationale, a été amené à diriger un workshop, et Subodh Gupta (New Delhi) a été invité à intervenir dans l’établissement. Tout comme le sera, en 2005, Jitish Kallat et l’artiste Pushpamala N. qui vivent à Bombay et Bangalore.
En effet, une rencontre autour de l'exposition est organisée à la Fiac le vendredi 7 octobre à 16h00 avec Frédéric Wecker, directeur de la revue Art 21, Deepak Ananth, commissaire de l'exposition et les artistes indiens, Anita Dube, Shilpa Gupta, Peter Nagy et Pushpamala N.
http://www.fiacparis.com
Un cycle de projections de vidéos et de documentaires, ainsi que des rencontres avec Pushpamala N. et Jitish Kallat seront par ailleurs organisés durant l’exposition dans la Salle de Conférences de l’Ensba.
Salle de Conférences, Palais des Etudes
14 rue Bonaparte, 75006 Paris
Le commissaire général, Henry-Claude Cousseau, s’est attaché la collaboration de deux commissaires adjoints, Deepak Ananth et Jany Lauga, avec la participation de Pooja Sood, coordinatrice de KHOJ (International Artists Workshop) de New Delhi, comme correspondante en Inde.
L'exposition a bénéficié :
- du soutien de
la maison Hermès, Princesse tam.tam et The Boston Consulting Group,
- du concours de
Algéco, Air India, Arjowiggins et Hiscox
- du partenariat media de
la Ratp et Radio Nova.

Relations presse : Heymann,Renoult Associées, Tél. : 01 44 61 76 76, Fax : 01 44 61 74 40, info@heymann-renoult.com
Responsable du service de la communication et des expositions : Naïa Sore, Tel. : 01 47 03 50 74, Fax : 01 47 03 50 88, Mél.: naia.sore@ensba.fr
Responsable de la programmation culturelle : Jany Lauga, Tel. : 01.47.03.54.58, Mél : jany.lauga@ensba.fr
Chargée des expositions : Sophie Kaplan, Tél. : 01 47 03 50 72, Mél : sophie.kaplan@ensba.fr
Chargée du développement et des partenariats : Huguette Meyran Tél. : 01 47 03 52 93, Mél : huguette.meyran@ensba.fr
Ecole nationale supérieure des beaux-arts, 13 quai Malaquais, 75006 Paris
Exposition ouverte tous les jours de 13 h à 19 h, sauf le lundi
Métro : Saint-Germain-des-Prés, Bus : 24, 27, 39, 63, 70, 86, 87, 95, 96
Droits d'entrée : 4,00 € et 2,50 € (tarif réduit)
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Exposition
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Indian Summer, l’exposition d’art contemporain indien organisée par l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts est la première de ce genre en France. Elle réunit 24 artistes qui vivent en Inde et dont la plupart ont émergé au cours des années 90, décennie durant laquelle la globalisation et le post-modernisme se sont imposés comme le nouvel ordre mondial. Dans ce contexte, la dialectique entre tradition et modernité, qui a longtemps caractérisé la dynamique culturelle de l’Inde post-coloniale, a pris un aspect plus critique en particulier dans les travaux des artistes sceptiques vis-àvis du consensus d’un supposé internationalisme imposé. Consciemment ou non, les œuvres rassemblées dans cette exposition reflètent les contradictions du monde actuel, affirmant une sorte de résistance locale : effectivement, le choix même des matériaux et des média, qui va des pratiques artisanales aux technologies les plus high-tech, est révélateur d’un audacieux mélange de styles et de tons tout à fait caractéristique de l’art contemporain indien. Il y a à la fois du sérieux, de l’humour, de l’espièglerie, teintés d’un esprit critique.
L’exposition ne prétend pas être exhaustive de la situation artistique en Inde mais donne néanmoins à voir un large éventail d’œuvres à un public qui a encore très peu vu l’art contemporain indien. Elle regroupe peintures, sculptures, installations, vidéos et œuvres interactives. De différentes façons, les œuvres évoquent quelque chose de la manière de vivre en Inde aujourd’hui : le va-et-vient incessant entre les mégapoles et le monde rural, la séduction des phantasmagories de Bollywood, les conflits incessants entre les religions, l’infiltration des multinationales, les dégâts écologiques, les centres d’appels téléphoniques, etc. En d’autres termes, ce qui est présenté n’est pas l’Inde du kitsch, de Bollywood ou la nostalgie des fastes de l’Empire à la mode en Europe, mais plutôt l’Inde dans toutes ses vicissitudes actuelles. En ce sens Indian Summer est traversée à la fois par des turbulences et par des intermèdes plus cléments.
Les artistes sélectionnés sont originaires de toutes les régions de l’Inde, notamment de Delhi, Mumbai, Bangalore, Baroda : A. Balasubramaniam, Sheba Chhachhi, Krishnaraj Chonat, Ajay Desai, Atul Dodiya, Anita Dube, Sheela Gowda, Shilpa Gupta, Subodh Gupta, N.S. Harsha, Anant Joshi, Jitish Kallat, Bharti Kher, Sonia Khurana, Suresh Kumar, Pushpamala N., Raqs Media Collective, Sharmila Samant, Tejal Shah, Natraj Sharma, Surekha, Navin Thomas, Hema Upadhyay, Avinash Veerarghavan.
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Les artistes

Biographie des
artistes
| Balasubramaniam |
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Né en 1971 au Tamil Nadu
Etudes au EPW Edinburgh
Université für Angewandte Kunst de Vienne
Vit et travaille à Bangalore
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Formé à la peinture et aux techniques d’impression, Bala s’est également initié à la sculpture. Il échappe à toute catégorisation. Fasciné par les phénomènes de la perception, sa vulnérabilité, il tente des expériences avec différentes sortes de matériaux (fibre de verre, sable, feu, bronze chromé, matières évanescentes) qu’il explore avec inventivité et avec lesquels il imagine des objets singuliers et opère un travail sur la disparition, l’absence. Souvent, il utilise certaines parties de son corps pour ses propositions : ainsi tête, bras, mains, sont autant de formes blanc sur blanc qui émergent des surfaces (murs, sols), questionnent la perception de la réalité et ses limites.
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| Chhachhi |
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Née en 1958 au Harar en Ethiopie
Etudes au Design Institute d’Ahmedabad
Vit et travaille à Delhi
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Formée aux arts appliquées et à la communication sociale, après avoir travaillé la terre cuite et le bronze pour ses sculptures, la photographie est devenue le médium principal de Sheba Chhacchi. Elle utilise maintenant pour ses installations photographies, textes, sculptures, objets trouvés, son, vidéo. Très intéressée par les écrits et les recherches des féministes des années 80, grande voyageuse, telle une anthropologue, elle a également fait des recherches sur les sadhus, les femmes ascètes pour la série des Gangas’s daughters (femmes renonçantes). Le travail de Sheba Chhacchi est presque toujours inscrit dans une dimension critique et sociale (critique des standards du cinéma populaire de Bollywood), ces œuvres sont souvent une information sur la position de la femme en Inde
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| Chonat |
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Né en 1973 à Chennai
BFA à Karnataka Chitrakala Parishad de Bangalore, Post-diplôme à la MS University de Baroda
Vit et travaille à Bangalore
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Krishnaraj Chonat réalise des pièces énigmatiques (sorte de dépouilles précieuses, trophées de chasse) pour lesquelles il utilise des matières textiles synthétiques, cuir, fausses perles de culture. Il aime à juxtaposer le banal et le précieux, le rare avec la profusion, le high avec le low. Il utilise ses matériaux avec enjouement pour des ensembles d’objets proliférant, reflétant l’engouement de la classe moyenne indienne pour le clinquant, le style « nouveau riche » que d’aucuns qualifieraient en Occident de mauvais goût.
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| Desai |
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Né en 1955 à Lucknow
MS University de Baroda, MA au Royal College of Art de Londres
Vit et travaille à Delhi
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Dans ses séries de peintures, Ajay Desai opère avec les phénomènes optiques et une approche formelle plutôt minimaliste et monochromatique. La peinture de Ajay Desai, qui a aussi beaucoup travaillé avec des papiers découpés, offre une ligne graphique très condensée, sorte de réseaux ou de structures musicales et rythmées, en noir et blanc, et constitue une pratique très personnelle qui ne se retrouve que rarement aujourd’hui. Elle explore les possibilités de l’abstraction, les problèmes purement picturaux : ornements, motifs, thèmes, variations mais aussi la ligne, la couleur, la surface, le support.
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| Dodiya |
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Né en 1959 à Bombay
Etudes à la JJ School of Art de Bombay
Vit et travaille à Bombay
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Atul Dodiya, passionné d’histoire de l’art est une sorte de chef de file des peintres de sa génération en Inde. Constamment, tant avec humour que gravité, il brouille les pistes : figuratif, abstrait, il réalise également des vitrines aux objets presque surréalistes. Atul Dodiya joue sur la superposition de toutes sortes d’imageries – images kitsch et populaires, grandes figures ou événements de la politique indienne (Gandhi, Nehru, l’état de violence au Cachemire et les émeutes du Gujarat) ou occidentale (Clinton, Poutine), autobiographiques mais également images faisant référence à l’histoire de la peinture (suprématisme, constructivisme, abstraction) – et sur le sens qui se dégage de cette collision. Il joue également avec les supports (les rideaux roulant qui ferment traditionnellement toutes les échoppes en Inde), la toile sur châssis traditionnelle mais supportée par une colonne de descente de pluie qui sert d’accroche au tableau.
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| Dube |
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Née à Lucknow en 1958
Vit et travaille à Delhi
History in Lady Shri Ram College de Delhi, Faculty of Fine Arts à la MS University de Baroda
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Formée à l’histoire de l’art, inspirée par des disciplines aussi variées que la paléontologie, l’archéologie, le dessin des bijoux, le théâtre, Anita Dube se réapproprie et subvertit des objets existants : des matériaux industriels (plastique, câble, élément de charpente), des matières utilisées dans l’artisanat (fils, perles de verre, velours), des fragments de corps : os, dents qu’elle détourne de leur fonction initiale, ainsi dans cette série de sorte d’instruments de chirurgie recouverts de velours rouge, devenus objets d’un rituel pervers.
Empreint de mémoire, d’histoire, de mythologie, le travail in situ d’Anita Dube a souvent un regard critique, une portée sociale et politique. Elle réutilise les yeux de verre qui servent d’offrandes dans les temples pour les coller dans un angle du mur, créant de cette manière une sorte de dégoulinade qui vient à la fois suggérer le corps et déjouer l’idée d’ornement. Ses dernières œuvres sont des reprises exactes des jaali (motifs architecturaux ajourés) présents dans les grands monuments mogols, réalisés avec des emballages de polystyrène.
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| Gowda |
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Née en 1957 à Bhadravati
Vit et travaille à Bhadravati
Ken School of Art de Bangalore, MS University à Vadodara, Post-Diplôme à Santiniketan, MA Royal College of Art de Londres
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Tout d’abord initiée à la peinture, le travail de Sheela Gowda a subi une profonde modification lors des émeutes de 1992 à Bombay et du retour des fondamentalistes hindous au pouvoir. Elle abandonne la peinture et réalise à partir de ce moment-là sculptures et installations. Elle utilise un élément traditionnel et emblématique de la culture indienne, à savoir la bouse de vache, une matière sacrée qui sert à la fois de combustible pour la cuisine et de matériel de construction pour l’habitat. Pour ses sculptures, souvent monumentales, elle emploie aussi des cordes trempées dans le pigment, des tôles de bidons goudronnés, des bouts de bois brûlés comme dans une sorte d’art pauvre qui évoque sa relation très forte à la nature périssable et son rapport à l’Inde rurale.
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| Gupta |
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Née à Bombay en 1976
Etudes à la JJ School of Art de Bombay
Vit et travaille à Bombay
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Shilpa Gupta, l’une des fondatrices d’Open Circle, un collectif d’artistes de Bombay aux démarches réactives, crée des sites internet, des vidéos, des installations, réalise des performances et des actions dans l’espace public qui sont ensuite déclinées sur le réseau. Réalisés à partir d’études très sérieuses, ses sites interactifs questionnent l’économie libérale, les flux de la consommation, les problèmes de société tels le trafic d’organes, les phénomènes de religion et posent un regard caustique et provocateur sur la marche du monde global et ses avancées technologiques, une sorte d’incitation au pouvoir de s’autocontrôler
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| Gupta |
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Né en 1964 à Khagaul au Bihar
BFA au College of Arts and Crafts de Patna
Vit et travaille à Delhi
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Subodh Gupta s’exprime à l’aide de multiples média : peintures, sculptures, installations, performances, vidéos. Son travail retrace son propre trajet, de la province à Delhi, parcours qui peut être considéré comme une allégorie de l’Inde d’aujourd’hui. Son travail prend le quotidien pour point de départ – un quotidien parfois très ordinaire, comme en témoigne l’utilisation d’éléments de vaisselle en inox, mais qui est présenté à une échelle démesurée. Pour ce faire, il emploie des matériaux, objets traditionnels, véhicules : bouse de vache, ustensiles de cuisines en acier poli, Kuttas (pistolets fabriqués en Inde), Ambassador (un des symboles de l’Inde) avec lesquels il construit des environnements qui questionnent le système des castes, la société de consommation. La vache sacrée indienne est souvent une figure récurrente et centrale dans son travail.
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| Harsha |
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Né à Mysore en 1969
Vit et travaille à Bangalore
BFA au CAVA de Mysore, MFA à la Faculty of Fine Arts de Baroda
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Inspiré par une éducation traditionnelle indienne et une formation artistique influencée par la culture occidentale, sa peinture prend comme point de départ le quotidien : il retranscrit dans un esprit ludique le rituel social à l’indienne. Pour ses toiles il mélange habilement la technique de la peinture acrylique et la méthode ancestrale des peintres de miniatures de Tanjore, ville du Sud de l’Inde. Les sujets qui font référence à la vie quotidienne indienne, l’importance des religions (l’hindouisme, l’islam et le bouddhisme en particulier) sont traités de façon délicate et précise avec toujours beaucoup d’humour et quelque irrévérence. Il réalise également des grandes peintures murales dans le contexte qui lui est proposé. Très communicatif, il est souvent invité à concevoir des ateliers dans des associations communautaires pour lesquelles il s’investit généreusement. Ainsi, il élabore des scénarios, des mises en espace avec des enfants suivis de la réalisation de dessins, peintures, reportages photographiques, impressions d’affiches.
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| Joshi |
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Né à Nagpur en 1969
BFA à la JJ School of Art de Bombay
Vit et travaille à Bombay
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Anant Joshi aime se servir de la lumière pour révéler les formes. Pour ses installations qui peuvent prendre la forme d’un énorme jeu d’échec, constitué de pièces en céramique très colorées disposées sur une grande table. Les projections lumineuses de ces formes sur le mur renvoient à l’idée de bidonvilles ou ses installations de rideaux réalisés avec des lames de rasoir qui renvoie de silhouettes inquiétantes.
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| Kallat |
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Né à Bombay en 1974
BFA à la JJ School of Art de Bombay
Vit et travaille à Bombay
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Pour ses peintures, souvent monumentales, il utilise des techniques modernes : photocopies, photographies d’écran TV, images digitales, qui sont ensuite retravaillées. Ses œuvres mettent à la fois en scène des symboles traditionnels de la culture indienne (éléphants, architectures de temples…), mais traitent également de problématiques sociales et politiques contemporaines : violence, terrorisme, sida.
La pièce en caoutchouc brûlé fait référence à la fois à la célèbre déclaration constitutionnelle indienne et aux troubles politiques et sociaux, émeutes interraciales et ethniques, qui ont eu lieu à ce moment-là.
Les peintures de l’artiste évoquent par leur surface même un paysage urbain, avec ses murs délavés qui portent la trace des graffitis mais font aussi référence aux violents contrastes climatiques en Inde (moussons).
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| Kher |
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Née à Londres en 1969
Middlesex Polytechnic, Cat Hill à Londres, Foundation Course in Art and Design Polytechnic à Newcastle
Vit et travaille à Delhi
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Elle utilise le bindi, micro élément qui est à la fois signe ornemental et symbole de la femme mariée, pour créer des peintures abstraites et ainsi les détourner de leur signification initiale.
Depuis l’année dernière elle a confectionné une sorte de ménagerie d’animaux recouverts de bindis en forme de spermatozoïde. Consciente de leur aspect décoratif qu’elle revendique très haut et fort, l’emploi du bindi est devenu son outil de travail de base et comme une sorte de marque de fabrique.
Elle réalise également des montages photographiques qui représentent des personnages hybrides, pour lesquels elle utilise images et symboles de la vie domestique (appareils électroménagers et autre aspirateur) et questionne l’identité féminine.
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| Khurana |
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Née en 1968 à Saharanpur
Etudes au College of Art de Delhi et au Royal College of Art de Londres
Vit et travaille à Delhi
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C’est son propre corps nu que Sonia Khurana met en jeu dans son travail de vidéaste. Ses films et installations dont les images parfois troublées, saccadées révèlent le mouvement, l’instabilité et la fragilité du corps dans l’espace mais aussi la puissance des forces de gravité qui le régissent. Entre tragique et comique, les œuvres de Sonia Khurana déjouent les codes et conventions imposés par la société actuelle.
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| Kumar |
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Né en 1973 à Bangalore
Vit et travaille à Bangalore
BFA au College of Fine Art de Bangalore, MFA au College of Art de Delhi
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Les quelques résidences et séjours de Suresh Kumar en Europe ont renforcé son intérêt pour les problèmes sociaux, son inquiétude pour la protection de l’environnement, l’équilibre écologique de la planète, la famine. Il rassemble quantité d’emballages thermoformés, de sacs, papier mâché, des graines et semences, de terre desséchée qu’il recycle dans ses sculptures et installations. De sa dernière résidence en Suisse il a réalisé sur fond de paysage alpin une série de scènes champêtres qui font référence à l’imagerie populaire du cinéma du Sud de l’Inde comparable à celle de Bollywood par ses excès et son côté kitsch jouant, aussi sur le titre Santalwood (bois de santal).
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| Pushpamala N. |
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Née à Bangalore en 1956
Vit et travaille à Bangalore
Etudes à la faculté des beaux-arts de Baroda
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Dans ses photographies, films, installations, « photos-romans », Pushpamala revisite avec un humour cinglant l’histoire de la photographie (photo de studio) et toute une iconographie indienne (ethnique, coloniale, populaire, cinématographique). Toujours mise en scène dans chacune de ses œuvres, maquillée, grimée, costumée, elle joue sur le sujet et l’objet, la photographe et la photographie. Dans ses différentes séries Bombay studio, Laksmi suite, Native women… elle met l’accent sur les stéréotypes culturels, la question des genres.
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| Raqs Media Collective |
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Collectif de trois artistes qui vivent et travaillent à Delhi, Jeebesh Bagchi, Monica Narula et Shuddhabrata Sengupta.
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Le Raqs Media Collective est un groupe indépendant d’artistes théoriciens des médias basés à Delhi. Ses trois membres, Jeebesh Bagchi, Monica Narula et Shuddhabrata Sengupta, sont les co-fondateurs du Sarai, centre de recherches des média de la ville. Dans leurs travaux, installations, vidéos, ils manipulent les nouveaux média, théorisent sur l’espace urbain, les réseaux, la cyberculture et leur développement spectaculaire en Asie du sud-est et en Inde en particulier. Attentifs au développement de la scène artistique indienne au début des années 90, les notions d’humanisme, de mondialisation, de libre circulation des signes, particulièrement dans l’espace urbain sont au coeur de leur questionnement.
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| Samant |
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Née à Bombay en 1967
BFA à la JJ School of Art de Bombay, IDD à L.S. Raheja College of Architecture de Bombay
Vit et travaille à Bombay
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Les nombreux séjours et résidences de Sharmila Samant en Europe, entre 1998 et 2001, en particulier à la Rijksakademie d’Amsterdam et à Gasworks de Londres ont renforcé son attitude critique vis-à-vis des conséquences de la globalisation et de la société de consommation. L’une des membres fondatrices du groupe d’artistes Open Circle, elle développe des projets, installations interactives évolutives, photographies, vidéos, pour lesquels elle recycle des déchets, par exemple des bouteilles ou des capsules de soda, qui questionnent l’économie de marché, l’identité des territoires. Par l’absence elle évoque aussi le corps, n’en montrant que des fragments, elle pose le problème de la construction de l’identité de chacun.
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| Shah |
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Née en 1979 à Bhilai
BFA au Royal Institute of Technology de Melbourne et à la School of the Art Institute de Chicago
Vit et travaille à Bombay
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Tejal Shah est une jeune artiste très engagée dans les mouvements féministes (Forum Against Oppression of Women, Stree Sangam). Elle aborde ces questions de genre et de sexualité dans ses photographies et vidéos. En reprenant le scénario classique des films populaires indiens, elle en inverse les rôles, le couple des héros étant joué par des femmes travesties, elle déjoue ainsi la pudibonderie hypocrite des circuits commerciaux.
Problèmes politiques, violence sont également au cœur du travail de Tejal Shah : violences contre la minorité musulmane dans l’état du Gujarat.
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| Sharma |
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Né en 1958 à Mysore
Faculty of Fine Art à Baroda
Vit et travaille à Baroda
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Les premières peintures de Nataraj Sharma étaient plutôt inspirées par une imagerie pop et kitsch pour devenir ensuite plus graves. La peinture figurative de l’artiste, de belle facture, entretient un rapport distancé avec l’actualité et reprend une iconographie qui renvoie à l’Inde d’aujourd’hui : des grands paysages méditatifs et panoramiques de la campagne indienne, à l’univers industriel de la machine, des ballets d’hélicoptère, la présence des corps : corps au repos, corps dans le jeu, dans le sport.
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| Surekha |
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Née en 1965 à Bangalore
Vit et travaille à Bangalore
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Une grande partie du travail vidéo et photo de Surekha est centrée sur la femme et sa condition de vie en Inde. Comme pour un documentaire, elle filme un groupe de brodeuses de toutes générations qui racontent à force de rires leur vie avec un mari alcoolique ou bien dans une série de photographies des fillettes prennent la pose devant un miroir en costume traditionnel, coiffées d’une tresse fleurie de jasmin ou évoquent par l’immersion dans un bain fleuri le rite de la fertilité traditionnel de la femme en Inde. Comment créer un espace féminin dans un contexte où l’imagerie de la femme est sujette à toutes sortes de stéréotypes ? Comment affirmer une subjectivité féminine dans cet espace ?
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| Thomas |
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Né en 1974 à Madras
Vit et travaille à Bangalore
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Passionné par les phénomènes urbains, Navin Thomas préfère restituer les sons de la ville plutôt que ses images. Pour ses enregistrements, il capte à la fois la rumeur de la ville mais aussi le timbre des klaxons, des cris d’animaux, les sons du trafic routier, ferroviaire, l’ambiance des gares, d’un compartiment.
De la même façon, c’est l’observation d’un des nombreux centres d’appels téléphoniques installés en Inde, par lesquels transitent des communications émanant de l’autre bout du monde, qui peut être sujet et objet de l’installation sonore. A travers le chassé-croisé entre les voix du conteur et les phrases apprises par cœur, l’œuvre joue sur la perversion de l’identité et travaille sur les contradictions autour de la communication : la communication censée être ici transparente est dévoilée comme étant opaque et problématique.
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| Upadhyay |
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Née en 1972 à Baroda
BFA et MFA à la Faculty of Fine Arts de Baroda
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Photographies, gouaches, dessins au graphite sont tout autant de médiums employés par Hema Upadhyay dont le travail est sous-tendus par le corps de la femme représenté dans l’espace urbain. Avec délicatesse et infinie subtilité, elle explore un monde au-delà du visible dans les contingences rudes de la ville. Elle joue des symboles, des échelles en rassemblant des éléments improbables : suspension réalisée avec des milliers d’allumettes ou comment un objet décoratif peut devenir incendiaire, joue avec les imageries traditionnelles des kamasoutras, des motifs de fleurs de lotus.
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| Veerarghavan |
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Né en 1975 à Chennai
Vit et travaille à Bangalore
Post School progam in the Centre for Learning de Bangalore
Stage au Studio Fronzoni et Studio Sowden à Milan
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Plutôt autodidacte dans sa pratique, Avinash s’est formé dans des studios de design et de design graphique à Milan. Outre des éditions, il réalise aussi des installations, sorte de all over d’images. Il rassemble des milliers de clichés saisis dans l’espace urbain indien. Tout autant d’images : détails d’architecture, vues aériennes, panneaux publicitaires, scènes de rue, étals d’échoppes, affiches de cinéma. Il juxtapose ensuite imagerie urbaine et imagerie kitsch indienne jouant sur la différence des deux registres.
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Commissaire(s) de l'exposition
: Henry-Claude Cousseau, commissaire général, Deepak Ananth et Jany Lauga, commissaires adjoints, .
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HENRY-CLAUDE COUSSEAU
Eléments biographiques
Henry-Claude Cousseau a été nommé directeur de l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris le 1er septembre 2000
Né en 1946, Henry-Claude Cousseau, est Conservateur général du Patrimoine. Il a été successivement Conservateur des Musées de la Vendée (1973-1976), Conservateur du Musée de l'Abbaye Sainte-Croix des Sables d'Olonne (1976-1982), Conservateur pour le XXème siècle à l'Inspection générale des Musées de Province - Direction des musées de France (1982-1985) -, Directeur du Musée des beaux-arts de Nantes puis Directeur des Musées de la ville de Nantes (1985-1994), Chef de l'Inspection générale des Musées de France (1994-1996), Directeur du capcMusée d'art contemporain de Bordeaux et Directeur des Musées de Bordeaux (1996-2000).
A travers les différents postes qu'il a occupés, Henry-Claude Cousseau a mené prioritairement, en plus d’ activités généralistes, une importante réflexion sur l'art du XXème siècle. Celle-ci s'est portée à la fois sur l'art moderne et la création contemporaine à laquelle il a toujours accordé une place essentielle. Ses fonctions lui ont donné l'occasion d'organiser plus d'une centaine d'expositions et de réaliser d'importantes acquisitions. En même temps, ses responsabilités à deux reprises au sein de la Direction des musées de France lui ont permis de participer de près au renouveau de l'institution muséale française qui a suivi les années 80. Enfin, il a pu mettre en pratique sa réflexion en ayant l'opportunité de créer des structures nouvelles : une conservation départementale en Vendée et deux directions générales de musées, à Nantes et à Bordeaux.
Aux Sables d’Olonne, la présence tutélaire de Gaston Chaissac (donation et création d’un centre d’études en 1978 et 1982) l’ont amené à explorer certains aspects des relations entre peinture et écriture (exposition des dessins d’Antonin Artaud en 1980 et des dessins de Roland Barthes en 1981).
A Nantes, il fait une part essentielle au XXème siècle dans les collections et les expositions tout en mettant en valeur le patrimoine du musée. Avec d’importantes manifestations comme Depuis Matisse... la couleur, la rétrospective Edouard Vuillard, Le rêve d'une ville, Nantes et le Surréalisme, et surtout L'Avant-garde russe, chefs-d'oeuvre des musées de Russie qui fait événement, des acquisitions de caractère patrimonial (M. Ernst, P. Roy, S. Delaunay, A. Magnelli...). il contribue à faire du musée nantais l’un des tout premiers de France. Sa démarche en faveur de l’art contemporain l’amène à concevoir un programme axé sur le soutien et la diffusion d’artistes français et internationaux tels que Martin Barré, Pierre Soulages, Martial Raysse, Toni Grand, Jean-Pierre Bertrand, Fabrice Hybert, Marcel Brodthaers, Piéro Manzoni, Howard Hodgkin, Alighiéro e Boetti, Giulio Paolini, Luciano Fabro, Gerhard Richter, Eva Hesse, Giuseppe Penone, Joan Mitchell, Bill Viola, etc.
A Bordeaux, au capcMusée d’art contemporain, il présente des artistes américains ou anglo-saxons : Cindy Sherman, Anish Kapoor, Jenny Holzer (2001), soutient des créateurs français : Pierre Buraglio, Sarkis, Toni Grand et s’ouvre à des problématiques cosmopolites ou des grands thèmes d’actualité : Cities on the move, l'art contemporain en Asie, Présumés innocents, L'art contemporain et l'enfance (2001). En tant que directeur des musées de la ville il repositionne ces derniers dans le contexte international notamment grâce à une active politique d’expositions temporaires. Citons : La route des Indes, Le Symbolisme russe, Goya ou le Gabon...
A l'occasion de ces multiples événements, ou comme historien d'art, il a été amené à écrire de nombreux textes de présentation ou d'analyse, apportant ainsi une contribution à l'étude de l'art du XXème siècle. Auteur de plusieurs livres, dont L'oeuvre graphique de Gaston Chaissac, Ed. Jacques Damase, Paris, 1982 ! Daniel Dezeuze, Ed. SMI, Paris, 1989 ; il obtient le Prix Odilon Redon de la ville de Bordeaux, en 1992, pour son essai sur Jean Hélion, aux Editions du Regard, Paris, 1992.
La réhabilitation complète du Musée des beaux-arts de Nantes, considérée comme exemplaire, lui fait décerner le Grand Prix National des Musées en 1991.
Henry-Claude Cousseau est par ailleurs membre du conseil d’administration de la Villa Médicis à Rome, Président d’Honneur des « Arts Florissants », Chevalier des Arts et des Lettres, Chevalier de l’Ordre du Mérite, Chevalier de la Légion d’Honneur.
Ancien élève de l'Institut Courtauld de Londres, Deepak Ananth est historien et critique d'art. Il enseigne actuellement à l'Ecole des Beaux-Arts de Caen. Il est auteur de nombreux textes sur l'art moderne et contemporain (Matisse, Vuillard, Bonnard, Howard Hodgkin, Anish Kapoor, les artistes dans la collection du Frac Pays de Loire, les artistes contemporains indiens et africains). Il a assuré le commissariat de plusieurs expositions, entre autres Seuils consacrée à 12 artistes français à Delhi (Sarkis, Jean-Pierre Raynaud, Christian Boltanski, Annette Messager, Pierre Buraglio, Pascal Convert, bernard Frize, Fabrice Hybert, Pierric Sorin et al), 0 Surréalismo à Rio de Janeiro, Dessins de Roland Barthes à Tokyo et à Kyoto. Il est commissaire d'une exposition des peintures de Tagore au Musée Guimet prévue en 2006-07. Il est
un des sélectionneurs pour le prix international d'art contemporain Artes Mundi pour l'année 2005.
Après des études de psychologie et lettres et une expérience de l’enseignement, Jany Lauga travaille dans une compagnie théâtrale Fartov et Belcher où elle a en charge les relations avec le public. C’est ensuite au capcMusée d’art contemporain à Bordeaux, qu’elle développe la politique d’accueil pour le public adulte, l’organisation du programme conférences, colloques, concerts, performances, voyages culturels. Elle est responsable du service culturel de ce musée de 1995 à 2002. Elle est commissaire des expositions Buysellf, Villes intimes, co-commissaire de l’exposition de la collection du frac Aquitaine, La vie au fond se rit du vrai. Depuis janvier 2003, elle est chargée de mission de la programmation culturelle de l’Ensba.
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Catalogue
Un catalogue d’exposition de 240 pages conçu par le Studio Philippe Cazal comprend des textes d’Henry-Claude Cousseau, Geeta Kapur, Cédric Vincent et de Deepak Ananth, ainsi que des notices et des reproductions couleurs pour chaque artiste.
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Informations pratiques
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INDIAN SUMMER
Du 07/10/2005 au 31/12/2005
Vernissage le 06/10/2005 à 18h00
Commissaire(s) : Henry-Claude Cousseau, commissaire général, Deepak Ananth et Jany Lauga, commissaires adjoints, .
ouvert tous les jours sauf le lundi, de 13h00 à 19h00
Métro Ligne 4 : Saint-Germain des Prés
Bus : 24 - 27 - 39 - 48 - 63 - 70 - 86 - 87 - 95 - 96
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