Jean-Michel Alberola

Né en 1953 à Saïda en Algérie, il enseigne à l’Ensba depuis 1991. Après des études universitaires, il expose pour la première fois en 1982 aux ateliers de l’ARC, musée d’art moderne de la ville de Paris. La même année, il a sa première exposition personnelle à la galerie Daniel Templon, Paris. Une part importante de son travail s’élabore au début des années quatre-vingt à partir d’une iconographie d’origine biblique (Suzanne et les vieillards) ou mythologique (Diane et Actéon), et se caractérise par l’abondance des morceaux choisis dans le Tintoret, Véronèse, Vélasquez ou Manet. Ses personnages sont emblématiques d’une réflexion que l’artiste porte sur les pouvoirs de l’image et sur la puissance du regard. À la fois peintre, sculpteur, cinéaste et fabricant de livres et d’objets, il tente de lier la peinture, l’écriture et la parole : « Le peuple écrit sur les murs et les artistes ennuient le peuple". Pourtant les artistes voudraient encore être des guides et montrer les chemins de traverse afin de ne jamais cesser d’être en éveil, d’être subversifs. » Les œuvres de Jean-Michel Alberola sont présentées par diverses galeries et dans des musées, en France comme à l’étranger.

 

Vincent Barré

Né à Vierzon en 1948, il vit et travaille à Paris et dans le Loiret. Il étudie l’architecture en France et aux États-Unis, voyage en Europe, Amérique, Asie.
Il découvre les oeuvres d’art dans leur environnement et prend conscience de l’importance des cultures non occidentales. Il exerce l’architecture et participe à des études urbaines et ethnologiques dans l’Himalaya. Depuis 1982, il se consacre à la sculpture. Il est représenté par les galeries B. Jordan à Paris et N. de Vreeze. Expositions récentes : 2000/2001, Corpus avec les musées et Centres d’Art de Beaune, Amiens, Poitiers, Orléans ; en 2003/2005, Détour à Tanlay, Bayonne et Tourcoing ; 2006, Chers confrères, avec ses étudiants, à Yvetot, Métis à Toulon.
Ses films portent la trace de son regard de sculpteur et des voyages : Détour, 2004, l’Arc d’iris, 2005, coréalisation Pierre Creton ; Métis, 2007 avec Richard Deacon. Ces films sont montrés au Fid de Marseille et en différents festivals. Il participe à des oeuvres publiques en collaboration avec des architectes (S. Dubuisson, P. Berger, F. Laisney, B. Gaudin) et des artistes, ainsi qu’au projet urbain de la ville d’Amilly, Loiret.
Chef d’atelier à l’École des beaux-arts dans le département sculpture-volume depuis 1995, il donne des séminaires à l’étranger : Chine, Inde, États-Unis.

 

François Boisrond

Né à Boulogne-Billancourt en 1959, il appartient au début des années quatre-vingt au mouvement de la figuration libre et s’exprime à travers une peinture spontanée, très colorée, à l’exécution décontractée. Son travail a depuis évolué vers une peinture plus réaliste et documentaire qui s’intéresse à la réalité d’aujourd’hui.
Depuis 1981, ses œuvres sont présentées dans des expositions personnelles ou collectives en France et à l’étranger, et notamment au Capc de Bordeaux en 1985 et à la Fondation Cartier en 1988. Il a participé à l’événement La Beauté en Avignon et à l’exposition Ce sont les pommes qui ont changé, à l’Ensba en 2000. Il a présenté en 2005, à Lyon, une série de peintures autour de la Biennale de Venise et a participé à l’exposition inaugurale Eldorado du musée d’art moderne du Luxembourg en juillet 2006.

 

Tania  Bruguera

Tania Bruguera est une artiste internationalement connue pour son travail autour des relations entre art, vie et politique et l’interaction avec le public au travers de performances.
Elle s’intéresse particulièrement à l’infiltration de l’art dans la vie politique ordinaire, non seulement comme dispositif d’autoréflexion, mais aussi comme moyen de créer et d’instaurer des modèles d’interactions sociales capables de fournir de nouveaux moyens d’établir un lien avec l’utopie. Elle envisage l’art comme expérience, comme dispositif d’autoréflexion et comme terrain propice au développement de projets utopiques. Elle développe ainsi des concepts comme celui de l’art du comportement, de l’art utile, ou de l’art contextuel. Un autre volet de sa recherche concerne la présentation de modèles de négociation en vue de la visibilité de l’œuvre en tant qu’art. Dans son travail la fonction dénominative se métamorphose en participative. Les œuvres ne se révèlent pas toujours immédiatement comme négociation entre ce qui est réel et ce qui est représenté, mais précisément comme la progression de cette tension.

Née en 1968 à Cuba, Tania Bruguera vit et enseigne à Chicago jusqu’en 2009. Elle a suivi ses études et obtenu un master à The School of the Art Institute à Chicago et à l’Instituto Superior de Arte de la Havane. Son travail a été présenté dans de nombreuses expositions internationales, notamment à la Documenta de Kassel ainsi qu’à plusieurs Biennales de Venise depuis 2001.
Elle a aussi réalisé de nombreuses expositions personnelles à la Kunsthalle de Vienne, au Frac Loraine, au Museo Nacional de Bellas Artes, au Bronx Museum, et à la galerie Juana de Aizpuru.
Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections publiques : Tate Modern de Londres, Museum of Modern Art de New York ou Museum für Moderne Kunst de Francfort.
Elle a également reçu le Guggenheim Fellowship, le Prix Prince Claus et le Neuberger Prix.



 

Marie-José Burki

Marie-José Burki est née en 1961 à Bienne, en
Suisse. Elle obtient une licence en lettres (littérature française et histoire) et le diplôme de la haute école d'art et de design de Genève.
En 1989, elle passe un an à New York dans le cadre
du PS1 Studio Progamm et retourne en Europe en
1991, à Paris et à Genève. En 1992, elle participe
à la Documenta IX de Jan Hoet. En 1995, a lieu sa
première grande exposition à la Kunsthalle de Bâle
(curator Thomas Kellein). Elle rejoint la galerie de Philip Nelson à Paris où elle expose depuis 1997. À partir de 1998, commence une série d’expositions personnelles à la Kunsthalle de Berne, au Kunstverein de Bonn, au Camden Arts Center de Londres et au Würtenbergische Kunstverein de Stuttgart (curator Martin Hentschel). En 1998, première exposition
personnelle à New York à la galerie Lehmann Maupin, elle produit une pièce radiophonique pour la drs 2, radio suisse alémanique. À partir de 1997, elle développe un projet de film et un projet audio pour l’espace public à Manhattan. En mai 2001, le film est projeté sur la tour de ventilation du Holland Tunnel.
En 2003, première exposition personnelle dans un
musée en Belgique au MACs, Grand Hornu. Elle
participe à diverses expositions de groupes, à Essen et à Anvers. À partir de 1994 et pour une dizaine d’années, elle est visiting artist à la Rijksakademie d’Amsterdam. De 2000 à 2002, elle dirige le Postdiplôme de l’École des beaux arts de Lyon. À partir de 2003, Marie-José Burki est professeur à la Hochschule für Bildende Künste de Hambourg. Elle est professeur à l’École des beaux-arts de Paris depuis octobre 2008.

 

Jean-Marc Bustamante

Né à Toulouse en 1952, il est professeur à l’École
des beaux-arts depuis 1996. Autodidacte, assistant
du photographe et cinéaste William Klein, il
réalise dès 1977 des photographies en grand format
qu’il intitule Tableau. Puis il collabore avec
Bernard Bazile sous le nom BazileBustamante.
Les projets, essentiellement des recherches sur
les codes picturaux et les systèmes de signes,
établissent sa réputation dans le monde des arts.
Après 1987, Bustamante poursuit seul sa carrière.
Il produit une oeuvre au vocabulaire complexe
qui combine des procédés empruntés à différents
médiums. Son travail s’oriente aujourd’hui vers la
peinture.

Jean-Marc Bustamante a largement exposé dans
le monde entier et notamment au musée d’Art
moderne de la Ville de Paris, à la Tate Gallery à
Londres, à la galerie nationale du Jeu de Paume
à Paris, au Kunstmuseum de Wolfsburg, au Van
Abbmuseum de Eindhoven. Il a participé aux
Documenta 8, 9 et 10 de Kassel. Il a représenté
la France à la 50e Biennale de Venise en 2003. En
2006, de grandes expositions lui ont été consacrées au Kunsthaus de Bregenz et au musée de
Saint-Étienne.
En 2007, au musée de Strasbourg, Fabrice Hergott
et Jean-Pierre Criqui présentent l’exposition intitulée l’Horizon chimérique autour des oeuvres de Ed Ruscha et Jean-Marc Bustamante.
Il a aussi été le directeur artistique du Printemps de Septembre à Toulouse en 2004, 2005 et 2006.

 

Elsa Cayo

Elsa Cayo est née à Lima, Pérou. Après des études en arts visuels et en lettres à Lima, elle étudie le théâtre à Santiago de Chili. Elle commence là ses premières expériences au sein de la mouvance cinéma qui vit une époque très intense durant les années du gouvernement Allende. Venue s’installer en Europe dès 1976, elle intègre la scène artistique et crée une librairie d’art contemporain à Bruxelles. En 1982 elle réalise Qui vole un œuf, vole un œuf, vidéo de 15 mn, faisant partie de la collection du Moma de New York et du Centre Pompidou. Suivent des vidéos (Nez, Gorge, Oreilles ; Le Java etc.) et des films 16mm (Que sais-je ?) ou 35mm (Allégorie. Où sont passés les chameaux ?, Obstacle au mouvement. Didier Vermeiren, sculptures et photographies). Son parcours n’a jamais cessé d’engager le dialogue entre le cinéma et les arts plastiques. Elle travaille actuellement à l’adaptation pour le cinéma d’un compte rendu de débats à l’Assemblée Nationale en 1916 sur la création du musée Rodin. En 2006, Sixtine de Sainte Croix a rédigé un mémoire sous la direction de Thierry Dufrêne, intitulé Elsa Cayo, réalisatrice. La représentation mirée, Université de Nanterre, Paris X.

 

Claude Closky

Claude Closky vit à Paris. Il travaille avec différents médias, vidéo, photographie, internet, dessin...
Il a exposé au Bass Museum, Miami (2005), à la
Bunkamura Gallery, Tokyo (1999), au Busan MoMA,
Busan (2005), au CCA, Glasgow (1996), au Centre
Pompidou, Paris (2006), aux fondations Miró,
Barcelone (2004), Olivetti, Rome (2002), au GEM,
La Haye (2005), à Location One, New York (2003),
au Ludwig Museum, Köln (2005), au Madre, Naples
(2007), au Migros Museum, Zürich (2002), à la
Moderna Galerija, Ljubljana (2000), au musée d’art
moderne Grand-Duc Jean, Luxembourg (2006), au Museum of Contemporary Art, Herzliya (1997), à l’Oca, São Paulo (2001), à la Tate Liverpool (2003), à la Walter Phillips Gallery, Banff (2006),
etc. Il a participé aux Biennales de Lyon (1995),
Rotterdam (photo, 2003), Sharjah (2005), Sydney
(1996), Taïwan (2000), Valence (2001), Venise (2001), etc. Il est représenté par les galeries
Mehdi Chouakri, Berlin ; Laurent Godin, Paris ;
Edward Mitterrand, Genève ; Enrico Fornello, Prato.
Dernières monograhies publiées sur son travail :
Eduardo Cicelyn, Katy Siegel & Paul Mattick, interview par Marie Muracciole, Climb at your own risk, Electa, Rome, 2007 ; Jean-Pierre Bordaz, Marie Muracciole, François Piron, Katy Siegel et Paul Mattick, Claude Closky, Éditions Centre Pompidou, Paris, 2006 ; Carole Boulbès, Lynne Cooke, Alexandra Midal, Frédéric Paul, François Piron, David Platzker, Éric Troncy, Hello and welcome, coédition Domaine de Kerguéhennec/Le Parvis, janvier 2004.

Plus d'informations sont disponibles sur ses sites internet www.sites.net et closky.online.fr

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Philippe Cognée

Né en 1957 à Nantes où il vit et travaille, ayant passé son enfance et son adolescence au Bénin, il a enseigné pendant une douzaine d’années à l’École des beaux-arts d’Angers avant d’être nommé en 2005 à l’École des beaux-arts de Paris.
Il a commencé à montrer son travail au début des années quatre-vingt dans le contexte d’une époque qui posait la question du figurable, exposant dans des galeries tant françaises qu’étrangères et notamment au musée des beaux-arts de Nantes en 1988. Son travail de peinture et de sculpture était alors élaboré sur la mémoire des ressentis de son passé africain.
Au tournant des années quatre-vingt-dix, un changement radical s’est opéré dans son travail, impliquant l’image photographique, puis filmée, dans le processus de création de l’image peinte. À la vision photographique s’est ajoutée le recours à la technique de la peinture à la cire chauffée au fer à repasser, lui permettant la réalisation d’images peintes spécifiques, caractérisées par leur floutage et un effet très singulier de dématérialisation. Son univers peint semble dès lors s’organiser entre deux pôles opposés, construction et destruction.
De nombreuses expositions institutionnelles et en galeries jalonnent son parcours tout au long des vingt dernières années. Il est actuellement représenté par la galerie Templon à Paris et par la galerie Alice Pauli à Lausanne.
Des expositions personnelles lui ont été consacrées en 2005, au musée des beaux-arts d’Angers, en 2006, à Séoul, à la fondation Claudine et Jean-Marc Salomon à Annecy, au Mamco à Genève et à la galerie Templon à Paris et en 2007, à la galerie Teo à Tokyo au Japon, à la galerie Johyun à Pusan en Corée, et au Frac Haute-Normandie.

 

Richard Deacon

Né au Pays de Galles en 1949, il a étudié à la Saint Martin’s School of Arts à Londres de 1969 à 1972. S’étant servi de stratégies dérivées de l’art conceptuel et de la performance pour enregistrer et décrire ses activités en atelier pendant son séjour au Royal College of Arts (1974-1977), Richard Deacon a commencé à fabriquer des objets, s’éloignant de l’œuvre éphémère fondée sur la performance. Les sculptures qu’il réalise depuis une vingtaine d’années explorent les relations entre littéralité, spécificité et métaphore. Il a mis l’accent sur l’importance du langage à travers toute sa carrière. Il a exploré les différents idiomes de la fabrication d’objets, ainsi que l’expression écrite, la performance et le mélange de ces éléments à travers des décors de danse contemporaine. Il a exposé en Europe, aux États-Unis, en Amérique du Sud et au Japon. D’octobre 2003 à janvier 2004, il présente Passage de la Mer Rouge dans l’atelier Brancusi du Centre Pompidou, en septembre 2004 une exposition à la galerie Marian Goodman à New York, et à la galerie Distrito 4 à Madrid. En 2005, une rétrospective de dix ans de travail « The size of it » se déroule au musée Artium, Vittoria-Gasteiz, en Espagne, puis au musée Sarah Hildenin à Tampere en Finlande et au musée Arp à Bonn en Allemagne. Cette même année « Out of order » a eu lieu à la Tate Saint-Ives, Cornouailles, Angleterre. Deux catalogues ont accompagné ces expositions ainsi qu’un livre About the size of it . Richard Deacon installe pour six mois, une sculpture monumentale, Screen Version, à Doris Freeman Plaza, Central Park, New York. En 2006, il a exposé Range à la galerie Lisson de Londres et réalise deux commandes publiques, Mountain pour le Nigata Province au Japon, et Memory Gap pour le Provincie Drenthe aux Pays-Bas. En 2007, il participe à la Biennale de Venise, au pavillon du Pays de Galles.

 

Patrick Faigenbaum

Né à Paris en 1954, il y vit et y travaille. Il enseigne à l’Ensba depuis 2001. Il étudie la peinture et le graphisme de 1969 à 1973. Son œuvre est habitée, depuis ses débuts de photographe en 1973, par la représentation de la figure humaine. Après avoir réalisé des portraits de ses proches, il entreprend en 1984, à l’occasion de plusieurs séjours en Italie, notamment à Florence, Naples et à Rome où il est boursier de la villa Médicis en 1987, de photographier les descendants des familles illustres qui, la plupart, marquèrent la Renaissance italienne. Son travail porte sur le groupe, la généalogie et le rapport qu’entretiennent les gens avec les autres membres de leur famille et leur lieu de vie. Ses principales expositions depuis 1980 se sont faites à Paris, Marseille, Rochechouart, Nîmes, Tours et Grenoble mais aussi en Europe (Allemagne, Pays-Bas, Italie), aux États-Unis (New York et Chicago) et au Canada (Toronto). De novembre 1996 à mars 1998, il était invité comme « artiste en résidence » à Brème par le Neuen Museum Weserburg pour réaliser un travail sur la ville et certaines de ses images ont été présentées à la Documenta X. Il est représenté à Paris par la galerie de France où il a exposé en 2005 Portraits dans l’atelier. Au musée du Louvre a eu lieu, fin 2004, À côté rêve un sphinx accroupi, des photographes au Louvre, exposition par les étudiants de son atelier et, en 2005, Louvre et Chaussée d’Antin, une exposition
personnelle. Pendant l’été 2007, l’exposition Tulle est présentée à l’église Saint-Pierre de la même ville, accompagnée d’un ouvrage.

 

Michel François

Michel François est né en 1956 en Belgique. Il vit et travaille à Bruxelles.
Après deux ans d’études à l’Insas (institut national supérieur des arts du spectacle) en théâtre, il réalise quelques films indépendants, documentaires et fiction ; puis fait un long voyage en Afrique. Il est ensuite diplômé de l’Erg (école de recherche graphique) où il deviendra plus tard responsable de l’atelier sculpture. Il est conseiller, artiste invité à la Rijksakademie de Amsterdam.
Entre temps il participe à de nombreuses expositions internationales: 1992,Documenta IX- 1994, 22ème Biennale de Sao Paolo- 1996, Biennale d’Istanbul . En 1999 il représente la Belgique à la Biennale de Venise avec Ann Veronica Janssens. Son travail est ou a été représenté par des galeries à Paris (Jennifer Flay), à New York (Curt Marcus, Stefania Bortolami), à Bruxelles (Isy Brachot, Marie Puck Broodthaers, Xavier Hufkens), à Berlin (Carlier-Gebauer), à Londres (Thomas Dane), à Amsterdam (Lumen Travo), à Rome (Galleria Sales). Il collabore régulièrement avec des chorégraphes (Pierre Droulers, Anne Theresa De Keersmaeker) et développe de nombreux projets curatoriaux (Appartement à Louer, Bureau NICC augmenté, La Ricarda, Faux Jumeaux…). Ses œuvres et installations sont visibles dans de nombreuses collections publiques en France et à l’étranger.

 

Dominique Gauthier

Né en 1953 à Paris, il vit et travaille à Assas, dans l’Hérault. Après avoir enseigné à l’école d’art de Cergy-Pontoise, il est nommé professeur de peinture à l’Ensba, en 2000. Sa première exposition personnelle a lieu en 1978, il expose ensuite au Capc à Bordeaux (1979), à la galerie Jean Fournier à Paris (1981), dans les galeries contemporaines du Centre Pompidou (1982), à la Fondation Cartier (1987), au musée d’art moderne de Céret, au musée Bossuet à Meaux et au Credac d’Ivry (1993), au Crac Alsace, à la galerie Les Bains douches de Marseille, à la galerie Les Filles du Calvaire à Paris, à la Vasistas à Montpellier (1997-1998), à la Box Associati à Turin (2000). Il réalise des commandes publiques pour le lycée Mermoz de Montpellier et la cité Rodenbach de Bruxelles. En 2002/2003, plusieurs expositions en France, en Belgique et en Italie ont eu un caractère rétrospectif et, en 2004, quatre ensembles de nouveaux travaux sont montrés à Paris à la galerie des Filles du Calvaire, à Montpellier et à la Box Gallery de Turin. Les peintures y ont investi différentes architectures avec une très grande volonté d’inscription. Maintenant, dans le grand exercice de la forme, dans son installation, l’œuvre se conçoit comme idée et répond à des pensées structurantes et techniques où la mobilité s’affirme définitivement comme axe consécutif.
L’année 2005 a été l’année de réalisations en extérieur, au château de Castries en hommage à l’architecte Le Nôtre, ainsi qu’au musée de Collioure en hommage à Matisse.
En 2006, une exposition a eu lieu au château de Tanlay ainsi que deux expositions personnelles à la galerie des Filles du Calvaire à Bruxelles puis à Paris en 2007.
Une commande pour le musée d’Art moderne de
Céret sera présentée début 2008. En 2008, une
exposition-rétrospective se déroulera à Turin et
au Luxembourg.

 

Tadashi Kawamata



Tadashi Kawamata est né en 1953 à Hokkaido, au
Japon. Il vit et travaille actuellement à Paris. Il a obtenu un doctorat de la Tokyo University of Fine Arts and Music en 1984.
Depuis ses premières expositions en 1977, il a
participé à de nombreux projets et expositions
dans le monde entier, parmi lesquels la Biennale
de Venise (1982), Documenta 8 (1987), la Biennale
de São Paulo (1987), Documenta 9 (1992), la Biennale de Lyon (1993), l’exposition du 50e
anniversaire des Nations Unies à Genève (1995),
le Münster Skulptur Projekte (1997), la Biennale
de Sydney (1998), la Triennale d’Art de Echigo-
Tsumari (2000), la Biennale de Shanghai (2002),
de Busan (2002), et de Valence (2003), Sous les ponts, le long de la rivière II, à Luxembourg
(2005), Estuaire à Nantes (2007).
Il a été professeur d’Art Inter Media à la Tokyo
University de 1999 à 2005, membre du comité
consultatif pour les programmes de la chaîne
Space Shower TV (Japon) de 2002 à 2005, et
directeur de la Triennale de Yokohama en 2005.
Tadashi Kawamata s’est impliqué dans des projets
locaux de longue durée dans des petites villes en
Europe et au Japon : Zug (1996 –1999) et Alkmaar
(1996 –1999), dans le village minier de Tagawa
(1996 –2006), et à Saint-Thélo (2004–2006).
Kawamata a engagé une réflexion sur la question
de la localisation, et la mise en oeuvre, au plan
local, d’orientations internationales.
Site www.tk-onthetable.com


e-mail |

 

 P2F: Regroupement des ateliers Fanchon, Figarella,

Voir biographies de Sylvie FANCHON, Dominique FIGARELLA et Bernard PIFFARETTI

 

Guillaume Paris

Né en 1966, Guillaume Paris a suivi des études à la Cooper Union à New York et à l’Institut des hautes études en arts plastiques à Paris, en parallèle à des études doctorales en ethnologie à l’University College de Londres ainsi que des études d’ingénieur. Il séjourne en 1992-1993 au Core Program à Houston, les années suivantes à la Rijksakademie von Beeldende Kunste d’Amsterdam puis, en 1997-1998, à la villa Medicis à Rome. Sa première exposition personnelle a lieu en 1991 à la Cooper Union à New York. Il a réalisé depuis de nombreuses expositions personnelles en France (galerie Ghislaine Hussenot, musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg, Palais de Tokyo, galerie Nelson) et à l’étranger : New York, Amsterdam, Turin, Prague, Québec et Sharjah. Il a enseigné à la Parsons School of Art and Design à Paris de 1996 à 2001. Depuis 2000, il est intervenu dans les écoles d’art de Nancy, Valenciennes, Reims, Pékin, Tokyo, Dunkerque, Strasbourg et Helsinki. Publications récentes : Guillaume Paris / Mixed Blessings, 2002 ; Kids, 2004, H.U.M.A.N.W.O.R.L.D expliqué aux enfants, 2005.

 

Marc Pataut

Né en 1952 à Paris, il enseigne à l’Ensba depuis 2001. Après ses études l’Ensba à Paris, où il suit les cours de sculpture d’Étienne Martin, il enseigne le dessin et commence à pratiquer la photographie. En 1979 il est reporter à l’agence Viva. En 1981, il s’éloigne de cette production spécialisée du reportage pour développer des projets d’enquête documentaire de longue durée. Son travail associe toujours un domaine d’activité, une situation sociale, une histoire et une intervention sur le contexte institutionnel, puis il devient « élève infirmier occasionnel à mi-temps » à l’hôpital de jour pour enfants d’Aubervilliers. Cette expérience va s’avérer fondatrice pour l’ensemble de sa démarche artistique. En 1986, il entreprend un travail photographique sur son propre corps, qu’il considère comme l’image des violences (notamment politiques) faites à tout corps, (Apartheid). En 1990, il participe à la création de l’association « Ne pas plier ». Cette association a pour objet de créer, produire et diffuser des images pour des causes et des sujets humains d’urgence nationale et internationale, le tout sur le mode du partage.1990 est le début d’une longue recherche sur le portrait, qui se poursuit en 1992 avec Aulnay-sous-quoi ?, un travail autour de la mémoire à partir des cinq dernières lettres de cinq lycéens, du lycée Buffon à Paris, fusillés par les Allemands en 1943, mené dans un lycée d’Aulnay-sous-Bois avec une classe d’élèves en difficulté et leur professeur de français. Il engage ensuite une collaboration, avec des jeunes de Saint-Denis puis en 1993-1994, un travail interrogeant toujours les notions d’identité et de communauté avec une communauté Emmaüs à Scherwiller en Alsace. Ce travail se prolonge auprès d’une autre « communauté », celle des habitants du Cornillon, terrain vague situé sur l’emplacement du futur stade de France à Saint-Denis : Marc Pataut passe près de deux ans à travailler avec ces gens avant qu’ils ne soient expulsés (Le Cornillon, 1994-1996). En 1996-97, il crée « Photographes de La Rue », un atelier photo avec les vendeurs du journal La Rue. Entre 1998 et 2001, il engage à Sallaumines (Nord-Pas-de-Calais) un travail sur la blessure. Pendant la même période, avec Peuple et Culture, il travaille en résidence à Tulle et dans le pays de Tulle, organisant plusieurs expositions en Corrèze. 2001/2004, Il réalise le film Les enfants ont des oreilles, 2004, 58 min., à la demande de Françoise Moulard et Marie-Pierre Jodon pour l’association SOL EN SI / MARSEILLE, dans le cadre du programme des Nouveaux commanditaires de la Fondation de France (bureau des compétences et des désirs, Marseille). Ce film a reçu le prix Georges de Beauregard au festival international du documentaire de Marseille en juillet 2004. Depuis octobre 2003, il mène à Limoges un travail commandité par l’artothèque du Limousin et le centre hospitalier universitaire de Limoges dans le cadre du programme national « Culture à l’hôpital ».

 

Giuseppe Penone

Né en 1947 à Garessio dans le Piémont (en Italie), Giuseppe Penone enseigne à l’Ensba depuis 1997. « Figure majeure de la scène italienne des années 1970, il est un expérimentateur infatigable qui expose la surface des éléments et s’attaque à la peau des choses. L’arbre voit mis à nu le mystère de sa croissance, tandis que toutes sortes de traces ou d’empreintes résultent des interventions de l’artiste sur les matériaux qu’il investit. « Toucher, comprendre une forme, un objet, c’est comme si on le couvrait d’empreintes », écrit-il. Au cœur de sa démarche réside cet impact du toucher ou du regard (l’œil, la main, le doigt sont des thèmes récurrents), ou encore les effets du souffle venu des poumons, qui engendrera une forme inédite. L’homme fait corps avec la nature comme dans le mythe de Daphné, où la nymphe se voit changée en laurier. Penone associe les éléments puisés dans la nature aux fragments de corps humains dans une synthèse inédite et vibrante. Une paupière démesurément agrandie ou une empreinte de phalange deviennent prétextes à des formules graphiques envahissant l’espace. Un ongle est restitué en des proportions gigantesques, ou son empreinte répétée à la dimension du mur. Le marbre, comme le tronc de l’arbre, révèle son anatomie de veines sinueuses tandis qu’ailleurs le cerveau dévoile un paysage. Chacune des propositions plastiques conserve son mystère, l’artiste en étant le révélateur » écrit Alfred Pacquement. En 2000, il a publié Respirer l’ombre à l’École des beaux-arts, réédité en 2004. Il a exposé en 2004 au Drawing Center à New York, au Centre Pompidou à Paris ; à la Fondation La Caixa à Barcelone ; en 2007 à la Biennale de Venise au Pavillon italien.

 

Eric Poitevin

Né en 1961 à Longuyon (54), Éric Poitevin vit
et travaille non loin de là, à Mangiennes, village
meusien. Il s’initie à la photographie dès l’âge
de onze ans, suit un enchaînement imprévisible
(voisin ami pharmacien photographe amateur
photo-club), et étudie enfin, de 1980 à 1985, à
l’école d’art de Metz, unique à l’époque avec son
option photographie.
Les vents des années 1980 sont favorables à la
photographie. J.F. Dumont à Bordeaux sera son
premier galeriste (1990) puis Pietro Sparta (1995)
à Chagny et Albert Baronian à Bruxelles, pour ne
parler que des plus proches et déterminants dans
l’évolution de son travail. S’ajoutent aujourd’hui la galerie Blancpain à Genève et Nelson / Freeman à Paris, pour d’autres projets.
Il a séjourné à la Villa Médicis à Rome en 1990, a
été artiste invité au Fresnoy en 2000 et a enseigné à l’École des arts décoratifs à Strasbourg, puis à Nancy dans l’équipe de l’option communication menée par Christian Debize, de 2000 jusque fin 2007. Parmi les exposition personnelles les plus importantes,
citons en 1998, le Centre national de la photographie, Paris, sur une proposition de
Régis Durand ; en 2000, Le Mamco, Genève, sur
une proposition de Christian Bernard ; en 2004,
Le Plateau, Paris, sur une proposition d’Éric
Corne ; et en 2007, la Maison de la Chasse et de
la Nature, Paris, sur une proposition de Claude
d’Anthenaise.
Ses oeuvres sont présentes dans de nombreuses
collections publiques : musée d’Art moderne de la
Ville de Paris ; Centre Pompidou - Musée national
d’art moderne, Paris ; Maison européenne de la
photographie, Paris ; Frac Franche-Comté ; Frac
Rhône-Alpes ; Frac Lorraine ; Frac Midi-Pyrénées ;
Frac Languedoc-Roussillon ; Frac Pays-de-Loire ;
Frac Île-de France ; Mamco, Genève ; musée de la Photographie de Charleroi, Belgique ; Mudam,
Luxembourg.

 

James Rielly

James Rielly est né en 1956 au Pays de Galles
(Royaume-Uni). Il a étudié au Gloucester College
of Art & Design à Cheltenham, et au Belfast College of Art. Il a été fellow du Fine Arts Work Centre, Provincetown, Massachusetts aux États-Unis, de la Kunstlerhaus Bethanien à Berlin, et de la Tate Gallery de Liverpool. Ses rapports avec le monde artistique français sont très forts. Sa première exposition dans un musée a eu lieu en 1997, au musée des beaux-arts de Nantes. Il travaille avec la galerie Nathalie Obadia à Paris depuis 1998.
« Depuis maintenant plus de dix ans, James Rielly
peint des portraits de famille. La violence physique des premiers tableaux, inspirés de photographies de médecine légale, a laissé la place à une violence plus sourde, nettement moins spectaculaire, mais d’une efficacité impitoyable. L’ambiguïté des personnages laisse sourdre une violence psychologique, une ambiguïté renforcée par le traitement pictural appliqué par l’artiste. Les personnages posent devant un fond monochrome, l’ensemble baigne dans une atmosphère doucereuse, les tons clairs et pastels dominent. Pour peu, on dirait des images destinées à décorer une chambre d’enfant.
Ces tableaux sont des leurres. Ils sont comme les
sucreries que nous offre un inconnu à la sortie de
l’école. Nous aimerions goûter à tant de douceur
et en même temps la raison nous conjure de partir
en courant. Attraction ou répulsion ? L’artiste joue avec l’ambiguïté qui régit nos critères décisionnels et nous laisse seuls dans le tourbillon des interprétations contradictoires qu’il s’ingénie à activer. » (M. O. Wahler).
James Rielly est représenté par des galeries à
Londres, New York, Madrid et Paris. En 2007,
El rey de la casa, Palais de la Visseina, Barcelone ; Beyond Differences, galleria On arco, Turin, Italie.
Il a exposé en 2006 à la Galeria Distrito Cu4tro,
Madrid ; à la Ramis Barquet Gallery, New York et à
World Gone Mad, Londres ; en 2005 à la Timothy
Taylor Gallery, Londres et en 2004 à la galerie
Nathalie Obadia, Paris et à Contre-Images, Carré
d’art, Nîmes.
Publications récentes : en 2006, James Rielly
Watercolours, essai de Martin Herbert ; en 2005,
Life of Rielly, essai de M. O. Wahler, Timothy Taylor Gallery, Londres ; en 2004, Contre-Images, essai de Régis Durand, Françoise Cohen et Daniel Buren, Carré d’art, Nîmes. Il est professeur à l’École des beaux-arts, dans le département des pratiques artistiques, depuis 2006.

 

Anne Rochette

Anne Rochette, née à Oullins en 1957, enseigne à
l’École des beaux-arts depuis 1993. Elle a étudié
et travaillé à New York de 1982 à 1990. Elle vit et travaille aujourd’hui à Paris. Sa première exposition personnelle a eu lieu à New York en 1990, les plus récentes à la galerie Corinne Caminade, Paris, novembre 2004, et à l’Atelier Blanc, Villeneuve de Rouergue, juin 2006. Elle a réalisé en 2000 une oeuvre spécifique pour le Jardin des Tuileries (Commande du ministère de la Culture et de la Communication) ainsi que deux commandes publiques dans des sites paysagers, inaugurées en 2003 : les Sources de l’Ill, Winkel (édition : Les Sources, 2006), et Common Food, dans le parc de sculpture de l’Université nationale australienne à Canberra (édition Common Food, 2003). Deux projets pour l’espace public sont en cours de réalisation, l’un dans le cadre d’une commande publique (ministère de la Culture, Communauté de communes du pays noyonnais) pour le parc de Dives, l’autre pour la résidence Henri Laborit à Vitry-sur-Seine. Son travail se nourrit de séjours fréquents d’échange et de production à l’étranger :
Inde en 1989–1990 et 1994–1995, Thaïlande en
1998, Chine en 2001 et 2005, Australie en 2002,
2003 et 2005.

 

Emmanuel Saulnier

Emmanuel Saulnier est né en 1952 à Paris où il vit et travaille. Il enseigne à l’Ensba depuis 2002. En 1979, il expose au Centre Pompidou ses premiers dessins muraux. Puis il part pour Milan, où il réalise de grandes pièces en verre, avant de présenter, à la Villa Médicis de Rome où il est pensionnaire, une installation (Laboratoire). De retour en France en 1987, il expose ses œuvres en Europe. Une monographie, Principe transparent, paraît aux Éditions du Regard en 1999. En 2002, il présente à Bruxelles (la Verrière-Hermès) l’ensemble Bois Vois Sois et publie son journal, Colonnes. Ses sculptures peuvent être vues à Annecy, dans le Vercors, à Strasbourg et à Brest : Hommage à Jean-Jacques Rousseau, au musée-château d’Annecy, Rester Résister, monument dédié aux civils victimes des nazis à Vassieux-en-Vercors, Deux dépendants au barrage Vauban à Strasbourg. Être loin, commande de la Ville de Brest, est réalisée en avril 2003. En 2003, il présente Dur/Fragile, exposition de son atelier à l’occasion de la Biennale internationale d’Istanbul. En 2004, il présente Ouvert/Couvert, projet pour l’Institut Gustave Roussy, Villejuif, en partenariat avec le Frac Ile de France, pour l’inauguration de La Maréchalerie, École d’architecture de Versailles. D’octobre 2004 à janvier 2005, il expose Place blanche-place noire dans l’atelier Brancusi du Centre Pompidou.
En septembre 2005, son projet Fils d’eau est lauréat du concours organisé par l’Agence de l’eau, pour le bâtiment construit par l’architecte Nicolas Michelin, inauguré en janvier 2007. En juin 2006, il expose avec François Morellet au musée de Rodez. Il est invité en décembre 2006, à Santiago du Chili et Valparaiso pour y préparer un projet avec son atelier. En octobre 2007, il expose au musée
d’Orsay dans le cadre des « Correspondances ».

 

Djamel Tatah

Né en 1959 à Saint-Chamond (Loire), Djamel Tatah vit et travaille à Paris. Il enseigne à l'École depuis 2008. Après ses études à Saint-Étienne (1981-1986), il élabore un dispositif de création, nourri des techniques picturales anciennes (peinture à la cire), de la photographie et des technologies nouvelles de numérisation.
C'est une représentation abstraite de l'homme qui réside au coeur de sa démarche. L'artiste représente des figures humaines grandeur nature, dans des espaces géométriques plans et colorés. Les aspects les plus singuliers des figures sont neutralisés par un dispositif de dématérialisation successive. La prise de vue photographique, la numérisation, la fragmentation, la recomposition, puis la projection sur la toile réduisent les figures à l'état de traces. L'attention de l'artiste se concentre alors sur la construction par couches successives d'espaces colorés dans lesquels s'insèrent les corps, les gestes et les attitudes des figures. Marcheurs, gisants, hittistes..., sont autant de motifs rejoués de tableaux en tableaux pour construire une mise en scène de la vie contemporaine.
Djamel Tatah a présenté ses oeuvres dans des expositions personnelles en France et à l'étranger et plus récemment au musée des beaux-arts de Nantes (2008), MAMAC de Nice (2009) et au Centre d'art contemporain du Creux de l'Enfer (2010).
Il a participé à des expositions collectives dont Air de Paris, Centre Pompidou (2007), Sphères, Galleria Continua, Le Moulin (2008-2009), I Mutanti, Villa Medicis (2010).

 

Patrick Tosani

Né en 1954, Patrick Tosani vit et travaille à Paris.
Il enseigne à l’École des beaux-arts depuis 2004.
Il fait des études d’architecture à Paris de 1973 à 1979 (DESA). Il développe un travail photographique depuis 1976 ou les questions d’espace et d’échelle seront centrales. Le processus photographique, ses potentialités, ses limites, la relation au réel seront constamment interrogés à travers des séries sur les objets, le corps, les vêtements, etc.
Il expose régulièrement en France et à l’étranger
notamment à l’Institute of Contemporary Art de
Londres (1987), au Magasin, Centre national d’art
contemporain de Grenoble (1991), à l’Art Institute
de Chicago (1992), à l’ARC, musée d’Art moderne
de la Ville de Paris (1993), au Museum Folkwang
d’Essen (1997), au musée Nicéphore Niépce de
Chalon-sur-Saône (1998), au Centre national de la
photographie à Paris (1998), aux Rencontres d’Arles (2001), au Frac des Pays-de-la-Loire à Carquefou (2004), à la galerie Claudine Papillon (2007). Il participe à de nombreuses expositions collectives dont dernièrement Paris-Shangaï au musée des Beaux-Arts de Shangaï (2005), De lo real y lo ficticio au Museo de Arte Moderno de Mexico (2005), Sans regard au musée de l’Élysée à Lausanne (2006), La Région humaine au musée d’art contemporain de Lyon (2006) et Les Peintres de la vie moderne au Centre Pompidou à Paris (2006).
Il figure dans de nombreuses collections publiques
en France et à l’étranger. Il a réalisé plusieurs
commandes publiques à Metz, Paris, Villeurbanne,
Beauvais.
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Jean-Luc Vilmouth

AIR (Atelier Interzone de Recherche)

Né en 1952 à Creutzwald, Jean-Luc Vilmouth vit et travaille à Paris. Il est professeur à l’Ensba depuis 1996. En sortant des Beaux-Arts de Metz, il poursuit ses études jusqu’en 1979 au Royal College of Art de Londres. Il y rencontre Tony Cragg et Bill Woodrow. Alors que les médias se font l’écho de l’émergence d’une nouvelle sculpture anglaise, il revient en France, marquant son indépendance. Parti du minimalisme et du Process art, il se tourne vers une sculpture dans laquelle les objets, souvent banals, sont transformés, détournés de leur utilisation fonctionnelle et vont trouver un autre sens dans leur nouveau contexte, en devenant signe ou représentation. Plutôt que sculpteur, empruntant le néologisme au critique Roger Caillois, il préfère se définir comme « augmentateur » : l’objet fabriqué et préexistant, point de départ de ses sculptures, subit une augmentation de sens. Depuis 1977, il expose en Europe, aux États-Unis et au Japon dans des galeries et institutions ; participe à des manifestations internationales, telles que la Biennale de Venise et la Documenta 7 de Kassel en 1982, et plus récemment à New York, à Sao Paulo, au Japon et à Paris. Il a réalisé des commandes publiques dont, en 1994, Channel Fish pour Waterloo International Station à Londres, Comme deux tours à Châtellerault, The world wheel (2000), Paris, le Café reflets rue de Montorgueil à Paris (2003). Il a participé en 2004 à Luzboa, biennale de la lumière à Lisbonne, en 2005, à la Place de l’eau au Blanc-Mesnil, en 2006, au Bar des plantes à Strasbourg et à La Force de l’Art au Grand Palais, à Paris et expose en 2007 à
Annecy.
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Sylvie Fanchon

P2F : regroupement des ateliers Fanchon, Figarella et Piffaretti

Vit et travaille à Paris. Ses dernières expositions personnelles ont eu lieu en septembre et octobre 2006 à l’Esba de Tours, Sans motifs apparents, et en janvier et février 2007 à la galerie Bernard Jordan à Paris. À l’automne 2007 a lieu Ronds Points au musée des beaux-arts d’Amiens.
Ses oeuvres sont présentes dans de nombreuses
collections publiques, notamment au Mnam-centre
Pompidou, au Fnac et au Frac Île-de-France. Les
expositions collectives auxquelles elle a dernièrement participé en 2006 sont Midnight Walkers au Kunsthaus Baseland à Bâle et Peintures Malerei collection du Mnam – Centre Pompidou au Martin-Gropius-Bau à Berlin.
Les ateliers Fanchon, Figarella et Piffaretti - P2F - sont regroupés.

 

Dominique Figarella

P2F : regroupement des ateliers Fanchon, Figarella et Piffaretti

Dominique Figarella vit à Montpellier et enseigne à l’École des beaux-arts depuis 2001. Ses tableaux
ont été régulièrement présentés en Autriche, aux
États-Unis, en Suisse et en Espagne. Il exposait à
la galerie Thaddaeus Ropac à Paris en 2001 et à
Salzburg en 2004. En 2004, il a exposé au Quartier
de Quimper et au Kunstlerhaus Baselland à Bâle,
puis il participe en 2005 à plusieurs expositions
collectives notamment au musée d’Art moderne
d’Orlando (USA) et au musée des beaux-arts de
Tourcoing.
En 2006, il participe à la Force de l’Art au Grand
Palais, au Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain, et présente son travail au Crac de Sète. En 2007, une exposition lui est consacrée à la galerie Ruziscka à Salzbourg, et il participe également à plusieurs expositions collectives au Museum of Modern Art de Bismarck dans le Dakota (USA) et à Bruxelles.

 

Bernard Piffaretti

P2F : regroupement des ateliers Fanchon, Figarella et Piffaretti

Né en 1955 à Saint-Étienne, il vit et travaille à Paris.
Il enseigne à l’École des beaux-arts depuis 1994.
Il a réalisé de nombreuses expositions personnelles dans des galeries et des musées depuis 1980 en France et à l’étranger et a été présent dans de nombreuses expositions collectives.
Plus récemment, en 2006, il a participé à plusieurs expositions, notamment à la galerie Nathalie Obadia à Paris, au château de Tanlay, au Frac Languedoc-Roussillon, ainsi qu’à La Force de l’Art au Grand Palais à Paris. La galerie Beaumont
public lui a consacré une exposition personnelle.
En 2007, il participe à l’hommage à Jean Fournier,
au musée Fabre à Montpellier. 2007 est marquée
également par trois expositions personnelles : le
Centre d’art contemporain de Sète et le Mamco à
Genève lui offrent la possibilité de déployer une
large présentation de son travail. La galerie
Nathalie Obadia à Paris lui propose sa deuxième
exposition personnelle, après Alias, en 2004, qui
a marqué le début de sa collaboration avec cette
galerie.
Les ateliers Fanchon, Figarella et Piffaretti - P2F - sont regroupés.

 

Dominique Belloir

Video/film/multimedia

Née en 1948 en Bretagne, elle vit et travaille à Paris. Elle enseigne à l’Ensba depuis 1995. Après des études de sculpture à Paris et à Bruxelles, elle commence à utiliser la vidéo dès 1972 et obtient une maîtrise de cinéma et un doctorat d’esthétique en 1978. Parallèlement à ses premières créations d’art vidéo, elle est fréquemment intervenue en tant que critique et journaliste dans des revues spécialisées et pour des numéros spéciaux (Art Press, Autrement, Sciences et Avenir…). Elle a également contribué à l’organisation de nombreuses manifestations de vidéo de création en France et à l’étranger. En 1981, elle publie un numéro spécial aux Cahiers du Cinéma, « Vidéo Arts Explorations », une histoire des premières recherches artistiques sur le médium vidéo, en Europe et aux États-Unis. Elle est présidente de l’association Grand Canal, lieu d’accueil pour les artistes vidéo et multimédia, et produit des documentaires sur l’art contemporain. Ses œuvres personnelles sont diffusées par Grand Canal, Heure Exquise et Le Vidéographe de Montréal.